AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 fashion is my thing

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Invité
Invité
Ce message a été posté Dim 19 Juil - 18:42
tenue > Quand on est suffisamment fort, on a besoin de personne. C'est ce que dit et répète sans cesse ma mère, ces derniers temps. Elle est stressée, elle a du mal à me faire confiance. Elle pense que je n'y arriverais pas toute seule. Que j'ai besoin d'un « allié » sur le terrain. Autrement dit, je suis faible à ses yeux. Je n'ai pas mon mot à dire, pas de protestations à formuler ; je dois obéir, simplement obéir. Alors je me plie à ses exigences, et j'exécute, comme un petit robot. C'est pas comme si je ne savais pas faire, ça. Je suis même très douée. J'ai eu le temps de m’exercer, en deux ans. On m'a retiré ma liberté en même temps qu'Ethan. Je suis prisonnière maintenant. Parce que j'ai trop de mal à m'enlever cette putain de cuillère en argent de la bouche.

C'est donc d'un pas rapide et assuré que je me rend au rendez-vous convenu avec le patron d'une autre marque de luxe. Ma mère m'a fait prendre contact avec lui pour convenir d'un arrangement sur la création d'une nouvelle ligne, en commun. C'est pas tous les jours qu'on peut se vanter de travailler avec Chesterfields NYC, donc vous vous doutez bien qu'il a accepté. De plus que la filière japonaise de la marque est en plein changement ; c'est la version officielle de : « j'ai besoin de trouver un travail à ma fille qui sort de cure de désintox ». Un secret de polichinelle, somme toute. A l'heure pile, j'étais devant l’accueil pour informer la secrétaire de ma présence. Un lourd soupir m'échappa en entendant que leur abruti de patron n'était pas encore arrivé. Pas. Encore. Arrivé. Les vendeuses peuvent clairement lire la haine dans mon regard. Je pense que ça ne se reproduira plus. Alors je jette un œil sur la boutique, les vêtements qui la composent, réfléchissant mentalement à ce qui pourrait être améliorer ; cette veste rendrait mieux en bleu, et cette chemise en velours vert est décidément une mauvaise idée. J'observe le peu de clients qui parcourent les allées, et remarque une jolie brune, visiblement très concentrée. Je m'approche avec discrétion, observant un à un les vêtements qu'elle observe, ceux qu'elle choisit ou repose.

Faisant mine de m'intéresser à un pull en cachemire brodé près de l'épaule, je l'interpelle ensuite : « Vous devriez oser des couleurs vives, par petites touches. Des bleus, des roses, des jaunes... Vous êtes brune, alors presque tout peut vous aller. Tenez, par exemple ; cette chemise beige clair que avez choisie est très belle, mais... », je me dirige vers le fond du magasin, ramenant une jupe que j'avais repérée dans le fond pour la lui présenter, « ... ce jaune la mettrais plus en valeur encore. Vous pourriez porter des chaussures unies avec, et faire un rappel de couleur avec un bandeau jaune ou des boucles d'oreilles. ». Allez-y, parlez de fringues et vous me perdez. Sincèrement, la pauvre, je venais de l'accoster et je me la jouais « nouveau look pour une nouvelle vie » direct. « Excusez-moi, je m'appelle Jude, j'avais rendez-vous avec le gérant du magasin... », je jetais un regard vers les vendeuses, qui en tournant négativement la tête m'informèrent de l'absence prolongée de leur patron, « ... mais il est pas là, donc bon, on a un peu de temps. ». Un petit sourire ornait mon visage alors que je regardais de nouveau la jupe et la jeune fille en face de moi.

Invité
Invité
Ce message a été posté Lun 20 Juil - 17:52
C'est une superbe journée qui s'annonce. Il fait assez beau aujourd'hui pour faire du shopping. Un de mes loisirs préférés ! Vraiment, j'adore. En fait, dans mon entourage, je connais peu de filles qui n'aiment pas les vêtements. Bien sûr qu'il y en a mais je n'en ferai jamais parti. Pour vous dire la vérité, j'ai un besoin de changement presque toutes les semaines. Je n'aime pas la routine au niveau vestimentaire et du coup, presque tout mon salaire passe dans les fringues. J'en ai une armoire bien remplie et lorsque je n'aurais plus de place je ne sais pas du tout où je les rangerais. Toujours est-il qu'aujourd'hui, vu que c'est un jour où je finis plus tôt que d'habitude, en sortant de l'agence, j'ai eu l'envie d'aller faire du lèche-vitrines. Mon but: m'acheter une nouvelle robe (comme si je n'en avais pas assez), et une chemise. Lorsque je suis sortie de l'immeuble de l'agence, un vent frais a balayé ma longue chevelure ondulée, ça m'a fait un bien fou. J'ai observé autour de moi, j'avais mon temps, du coup pour une rare fois, j'avais opté pour une allure lente et légère. Tout le monde autour de moi se pressait déjà, et moi je marchais lentement, ce qui donnait forcément un gros contraste avec les autres citoyens japonais à mes côtés. J'avais l'impression de vivre au ralenti par rapport aux autres, mais au final ça n'était pas pour me déplaire.

Je me dirigeais avec élégance vers le quartier ginza dans l'arrondissement de chuo. J'étais sûre et certaine de trouver les vêtements parfaits, ceux qui s’accorderaient vraiment à mon style. Quelques stations de métro plus tard, me voilà dans une rue commerçante bondée malgré l'heure encore pas très tardive de la journée. Beaucoup de femmes d'affaires se déplaçaient à la vitesse de l'éclair avec leurs sacs à mains entre les différents magasins de vêtements chics. Moi j'observais à l'intérieur des commerces, pour voir si le style de la boutique pourrait me convenir. J'ai fais quelques entrées et sorties dans les magasins avant de retourner dans la rue à me balader pendant au moins cinq bonnes minutes sans rien trouver. Je commençais à désespérer et ça s'est alors beaucoup accentué quand j'ai vu le nom d'un magasin qui débutait par 'Jun'. Tout les souvenirs que j'avais eu avec lui me sont revenus en mémoire et ça m'a fait comme un coup de poignard dans le coeur. Je ne sais pas vraiment enfin.. Je ne l'ai pas revu depuis que je lui ai dis adieu. Et je ne souhaite pas le revoir donc ça tombe bien. Jamais je ne pourrai lui pardonner le mal qu'il m'a fait.. A plusieurs reprises..

Mes yeux tristes se sont dirigés vers une boutique où il y avait moins de monde à l'intérieur. J'ai donc eu envie d'y faire un tour, bien décidé à trouver ce que je cherchais. J'ai filé de rayons en rayons et à un moment, j'ai croché dans une chemise beige qui avait réellement son charme. Soudain, une jeune femme m'interpella et commença à me conseiller très gentiment et avec beaucoup de professionnalisme. Je la trouvais magnifique physiquement, et elle était beaucoup plus mature que moi au niveau du visage. Je ne vais pas dire que je n'aime pas ma bouille d'enfant, mais parfois, j'aimerai parvenir à être une femme sexy et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. La jeune inconnue avec l'air professionnelle me montrait une jupe jaune que je pourrai possiblement accorder avec la chemise dans laquelle j'avais croché, et je trouvais ça sympathique de sa part de me conseiller de cette façon. J'ai appris ensuite qu'elle se nommait Jude et qu'elle avait rendez-vous avec le gérant du magasin mais qu'il ne s'était pas montré pour le moment. « Merci beaucoup. Enchantée, je me nomme Minami. Vous avez l'air d'en savoir beaucoup sur les vêtements et la mode, c'est votre métier je suppose ? » l'ai-je questionné gentiment avec un sourire brillant. Tant qu'elle avait le temps, autant arrêter mes recherches et discuter un peu, histoire de faire connaissance. « Aujourd'hui j'avais décidé de faire un peu de lèche-vitrine mais j'avoue qu'après, je crois avoir fais le tour des magasins et je ne sais pas du tout où aller. » Peut-être qu'elle en sait plus que moi qui sait ? Je pense qu'elle va pouvoir me donner des idées, ça me rendrait un gros service !

Invité
Invité
Ce message a été posté Mar 21 Juil - 21:23
tenue > La chose que les gens ont du mal à comprendre avec Ethan et moi, c'est pourquoi malgré tout le mal que l'on s'est fait, on a réussit à tenir si longtemps « ensembles ». Déjà, parce qu'on a jamais été un couple normal ; dans le sens où l'on avait pas de sentiments l'un pour l'autre ; mais aussi parce que malgré la douleur, les tromperies, les disputes, la violence de notre relation, on se faisait toujours plus de bien que de mal. Je ne me suis jamais sentie aussi en sécurité qu'a ses côtés. Au lycée, c'était mon monde, mon univers, le début et la fin de mon histoire, mon ennemi et mon allié le plus puissant à la fois. Jamais personne n'avait pu comprendre. Surtout pas ma mère. Surtout pas son père. Quand on a toujours été seuls comme c'était notre cas, trouver quelqu'un qui comprenait parfaitement vos problèmes, vos chagrin était rare. Enfin, quand on est issus de la bourgeoisie new yorkaise, c'est pas si compliqué en fait. On était tous seuls. Je sais pas si je saurais un jour si dans le vrai monde c'est comme ça aussi. On ne sort jamais vraiment de ce cercle fermé de « riches héritiers ». Un peu comme la mafia, ouais. Même au Japon, loin de tout ça, je devais subir la pression de ma mère et de cet univers étouffant. Faire mieux, plus innovant, plus vite. Surpasser mes aînés, pour prouver que je mérite ma place. Ça a pas tellement du marcher, étant donné que ma mère m'envoie me réfugier dans les jupons d'un autre grand patron (que je la soupçonne de se taper) pour qu'il m'aide à élargir mes horizons. Mon cul. Il est surtout en retard, et j'ai horreur qu'on me fasse attendre.

Je crois que la vue de cette jolie jeune fille, quelque part ça a du me réconforter. Elle semblait perdue, et avait l'air si adorable que rien n'aurait pu m'empêcher de l'aborder. J'ai tendance à craquer facilement quand je trouve quelqu'un ou quelque chose de mignon. Hum, on ne se douterait pas qu'elle est plus âgée que moi, hein? Je le sais pas encore, mais si je l'avais su plus tôt, je ne l'aurais pas abordée avec tant de spontanéité, je crois. La nature est bien faite, je trouve ! Je lui parlais de couleurs, de textures, d'ensembles, de ce qui lui irait le mieux, en fonction de son teint et de sa couleur de cheveux ; et sans m'en rendre compte, je partais déjà très loin, lui présentant une jupe qui compléterait une tenue potentielle. Je l'accaparais, allant jusqu'à me présenter. C'était la moindre des choses non? Et puis je n'étais plus à ça près. Depuis ma rencontre avec Sayo, j'essaie d'être plus positive sur le monde. « Enchantée de même. Oui, je suis responsable commerciale, ici au Japon de Chesterfields NYC. L'entreprise essaie de s'étendre par ici, et c'est sur moi que ça repose, haha. », quel rire amer, Jude. Très crédible. Pourquoi je raconte tout ça à une inconnue? Qu'est-ce qu'il m'arrive? Bon, on va dire que c'est parce que j'ai besoin de parler. Et que je suis fatiguée. Et que je suis de bonne humeur. Un peu. Du lèche-vitrine? « Je vous avouerais que je viens d'arriver au Japon, je ne connais pas vraiment Tokyo pour le moment. Enfin, si, mais par morceaux, on va dire. ».

Je jetais un dernier coup d’œil aux vendeuses, puis à ma montre. Un soupir lourd de sens m'échappa. On peut dire qu'avec trente minutes de retard, il me pose un lapin, non? « J'étouffe, ici. Ça vous dit de venir vous perdre dans Tokyo avec moi? », proposais-je avec un petit rire. « Juste une seconde. ». Je me dirigeais vers le comptoir, m'adressant à une des vendeuses, un air strict coincé sur le visage. « Vous direz à votre patron que j'ai assez attendu. Et que j'ai horreur d'attendre. Je ne reprendrais pas rendez-vous. Ça sera à lui de le faire. Et s'il n'arrive pas à l'heure une seconde fois, je vais devoir rayer les termes de notre contrat stipulant notre accord. S'il ne veut pas perdre de l'argent, il a intérêt à être plus efficace. ». J'attrapais ensuite Minami par le bras, l'entraînant avec moi vers la sortie. Le soleil qui frôla mon visage réchauffa quelque peu mon cœur. J'ai le sentiment que c'est ce dont j'ai besoin. « Je vous offre un café maintenant, ou vous préférez faire encore un peu de lèche vitrine? », demandais-je, le regard tourné vers elle, tout sourire. Il allait falloir que je vois plus de monde si je voulais effacer son ombre de mon cœur. Les fantômes finissent toujours pas nous hanter, j'aurais du le savoir.

Contenu sponsorisé
Ce message a été posté Aujourd'hui à 6:58
 

fashion is my thing

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 07. Fashion dérapage
» Barbie Fashion Queen contre Barbie Geek [Swann et quelques moldus]
» hederian ▲ only one thing matters, we’re still here.
» [Festival] Fashion Week Histo - Château de Meung sur Loir
» The funny thing about a strong woman is that she doesn't need you... She wants you. And if you start slacking she'll be content without you. ~ Kanon.
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Royal Private Schools ::  Memories, memories! :: ܛ les archives du forum ::  Les RPS useless-