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 face to face. ⊿ ft. roy

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Ce message a été posté Mar 8 Sep - 21:08
On passe son temps à se mentir pour que ses désirs soient en conformité avec ses moyens. C'est le seul antidote à la frustration.
A l'évidence, l'assiduité demeurait l'un des principes fondamentaux que nous imposaient incessamment les superviseurs de tout endroit propice à une éducation convenable. En ces lieux, cet inconvénient n'en restait pas moins fidèle.  Cependant, il semblerait bel et bien qu'aujourd'hui, ma personne ne daignait guère appliquer cette fameuse règle que tout bon étudiant qui se respecte se devait de mettre en oeuvre, qu'importe l'heure ou le moment. Mon attention, fut reportée outre le fait de me résigner à vaincre cette tentation enflammée en faveur de la procrastination. Me plonger au cœur de nombreux bouquins traitant les « miracles » médicinaux ne figurait vraisemblablement pas au sein de mon programme prochain. Par ailleurs, ce n'est probablement pas en direction du dortoir abritant bon nombre de mes faits personnels que je me dirigeais de façon nonchalante à présent. Il n'était pas rare de constater que je fuyais mes obligations, dans l'unique but de rejoindre le centre culturel adjacent à l'université. Certes, je prenais ce risque dans le plus total des secrets, chose ne semblant que très peu prodigieuse envers mes études actuelles. Mais qu'importe. Malgré tout, résidait en moi une préférence ainsi qu'une attirance particulière pour ces salles mêlant à la fois art et grande sensibilité. Et puis, je ne me faisais pas prier afin de gravir ces quelconques marches menant à cet étage disposant de l'objet de mes convoitises. Repoussant alors vulgairement, cette entrée me permettant de m’imprégner totalement des lieux où prospérité régnait sans aucun doute. Tel un automatisme ancré en moi, je finissais par m'octroyer l'une de ces innombrables chaises, toutefois significative. Une place similaire, à celle que j'ai pu m'approprier il y a de ça quelques jours, ainsi que la semaine précédant l'actuelle, ou bien encore, antérieurement. Manches de mon vêtement convenablement retroussées, je possédais toutes les clefs en mains nécessaires au bon déroulement de mes projets.

Lèvres pincées, celles-ci généreusement surplombées d'un de ces cosmétiques aux iris rosés tant affectionné par la gent féminine en terme général, j'offrais libre cours à un premier soupir de franchir cette barrière de chair. Ma bonne conscience me poussait à me dissuader que perdurer ma présence en ces ateliers artistiques n'était certainement pas une idée judicieuse. Néanmoins, ces songes jugés de futiles à mes yeux ne suffiraient guère à m'inciter de les quitter. Après tout, ma venue n'avait aucunement lien avec le fruit du hasard. C'est ainsi que, sans plus émietter une nano-seconde que j'agrippais d'un geste fébrile l'une de ces toiles sur laquelle, je me focalisais depuis plusieurs jours à présent. Des heures entières de travail indéniables, agrémentées de plusieurs déceptions et détails coriaces avec lesquels se débattre. Tout cela, dans l'unique but de reproduire, pour la énième fois, ce même visage. Une habitude acquise depuis les jours de ma plus tendre enfance, je me souvenais d'ailleurs de ces nombreuses fois où cette vilaine manie avait causé bien du tord à ma chère mère. Ce visage doté de traits fermes et matures, mais forgeant cependant un air décent à cette fameuse personne sculptée par mes esquisses noirâtres. Observant ensuite attentivement, les moindres recoins de cette peinture dont l'hauteur était soutenue par le biais d'un simple ralliement de bois. Soudain, quelques bruissements en provenance des larges corridors bourdonnaient en mon appareil auditif, me délaissant perplexe. En toute supposition, je me rendais en cet endroit lors des heures les plus paisibles où foule était inexistante. Les divers étudiants étant bien trop occupés à vaquer à diverses obligations différentes de la mienne en cet instant, pour mon plus grand bonheur sans doute. A vrai dire, je n'appréciais vraisemblablement pas les regards indiscrets portés envers ce portrait que je reproduisais inlassablement, ces fameux questionnements possédant le don de me faire grincer tout simplement des dents. Bien qu'après tout, n'y avait-il pas davantage curieux que le fait de constater la présence fréquente de la même demoiselle, totalement obnubilée par une oeuvre similaire à celle des jours précédents ? L'unique chose en mesure de différencier ces portraits similaires, restaient vraisemblablement le changement d'expression faciale que je m'étais chargée de créer au fil de ceux-ci. Cela demeurait le même visage, le même homme. Mais, ses yeux se dessinaient de manière différée, parfois, reflétant de l'émerveillement. Parfois, reflétant simplement, un néant.

Sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit allant à l'encontre de ce fait, les minutes défilèrent bien plus aisément que je n'aurais pu l'imaginer. Tandis que l'aspect de ce dessin auparavant exclusivement contourné de couleur charbon s'épanouissait à travers bon nombre de couleurs redonnant vie à ce dernier, je n'en étais pas moins satisfaite et ce fut bel et bien l'une des rares fois où ce sentiment si agréable s’immisçait entre mes entrailles. Un large sourire étirant mes fines lèvres traduisait d'ailleurs ce ressenti, pour finalement, s'évanouir le temps d'une infime seconde, puisqu'un fait inattendu vint meurtrir celui-ci.

Prise de panique, c'est au cœur d'un léger fracas que ce pinceau qui se trouvait pourtant, fermement glissé entre mes doigts, trouva subitement refuge à mes pieds. A dire vrai, je n'agissais qu'était portée au gré d'une euphorie s'éprenant de ma personne lorsque les échos de la porte s'entrouvrant se fit entendre. Ajouté à cela, le bruit sourd que les pieds que cette chaise de malheur émettaient, je me positionnais instinctivement face à l'ouverture de la pièce, dos à cette toile qui captivait mon attention ; comme si, je ne désirais aucunement qu'autrui s'étant introduit en ces lieux ne puisse apercevoir ne serait-ce qu'un banal centimètre de l'objet de mes craintes. Puisque je considérais cela comme un secret planant depuis des années dorénavant, il était hors de question pour moi de le dévoiler à cette personne dont l'identité m'était encore inconnue. « La prochaine fois, ce serait bien d'ouvrir cette foutue porte de façon moins violente. » grognais-je contre toute attente, en destination de cette silhouette pourtant camouflée par le biais de la pénombre dominant les couloirs extérieurs. Et moi qui avais naïvement pensé que les prochaines heures, ne rimeraient qu'à solitude... Il semblerait que pour la énième fois, j'avais fait fausse route.

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Ce message a été posté Ven 11 Sep - 17:26
Franchement, cette histoire de bébé et de Ryû l’avait plus tracassé qu’il n’y aurait cru. Devant la jeune femme l’autre jour, Roy avait fait le malin, n’avait pas cessé de la conseiller comme un bon professeur se le devait toutefois en rentrant chez lui le soir, il n’avait pas arrêté de penser à son meilleur ami. Qu’il profite réellement de son séjour à Las Vegas, il n’avait pas idée de ce qui l’attendait au Japon... Le professeur le connaissait, il savait également ô combien cette histoire risquait d’inquiéter son camarade et il doutait d’être vraiment en mesure de le rassurer. Bien sûr il était père, il savait ce que ça faisait d’élever un enfant tout seul néanmoins rien ne disait que Ryû était prêt à supporter tout ça. S’occuper d’un bébé, ce n’était pas rien et ça demandait de nombreuses responsabilités mais pas que... Beaucoup de sacrifices aussi. Un soupir franchi ses lèvres alors que ses étudiants disputaient un fabuleux matchs. Heureusement ceux-ci s’amélioraient et avaient le don d’apaiser le professeur au travers de leur jeu. Il les félicita à la fin de la partie, leur ordonnant gentiment de ranger leurs affaires avant d’aller se changer. Lui, il était resté là, assis sur le banc, pendant il ne savait guère combien de temps à observer ce terrain entièrement fait de terre battue qui lui rappelait ses victoires passées. Les paupières closes, le jeune homme se revoyait à présent dans le fabuleux stade du Kōshien, au centre du terrain, prêt à éliminer son adversaire qui en était déjà au second strike, plus qu’un et il était « out ».  Il entendait encore les acclamations du public, sentait la terre qui frémissait sous ses pieds et l’adrénaline qui l’encombrait tout à entier à cause du déroulement du match qui était plus que serré. Ca lui manquait. Terriblement.

Un doux sourire étira ses lèvres lorsque l’enseignant rouvrit ses yeux, enfin motivé à quitter les lieux pour retourner à l’intérieur du bâtiment et pourquoi pas retrouver ses collègues. L’ambiance était toujours agréable au sein de la salle des professeurs bien qu’il y en avait toujours qui sortaient du lot et que Roy n’appréciait guère. Ceux-là, il ne leur adressait pas la parole ou uniquement en cas de nécessité. Réfléchissant en même temps à ses prochains cours, aux futurs matchs interscolaires, le jeune homme ne s’empêchait pas de rigoler et plaisanter avec ses collègues. Grand enfant, il l’était énormément, peut-être un peu trop d’ailleurs. On lui faisait souvent la remarque qu’il devrait être plus sérieux avec les étudiants, moins les prendre comme ses copains et être plus stricte, moins conciliant toutefois lui ne parvenait pas à être d’accord avec cette discipline. A part quelques cas, en général, il arrivait à s’entendre avec les étudiants, à s’expliquer posément dés qu’un problème était posé. Il préférait rester ce grand enfant plutôt que d’être l’un des enseignants les plus détesté de la faculté à cause de son caractère de chien.

Closant son classeur, le garçon s’apprêtait à se rendre au réfectoire afin de se prendre de quoi grignoter - ce type avait tout le temps faim, un ventre sur patte ! - mais on l’interpella pour un simple service. Service qui le fit lever les yeux au ciel parce que ça le désespérait de constater à quel point ses collègues pouvaient être flemmards cependant il ne refusa pas, la salle en question étant sur le trajet de toute manière. Ce professeur d’art plastique décidément, il avait toujours la tête en l’air, il n’y avait pas un jour sans qu’il n’oublie quelque chose dans sa salle de classe. D’un haussement d’épaule, Roy s’en était ensuite allé, saluant certains élèves dans les couloirs alors qu’il sifflait une musique sans réellement se souvenir de quelle chanson il s’agissait. Puis, il était arrivé devant la classe en question... Ne songeant pas une seule seconde que quelqu’un pouvait se trouver à l’intérieur, il avait ouvert la porte - un peu trop brusquement - ses pupilles s’étaient écarquillés à l’entente d’une voix lui étant destiné. En soit, ça ne le vexait pas le moins du monde et une fois ses esprits repris, un sourire s’était même formé sur son visage. C’était à se demander s’il arrivait à cet individu de se mettre en colère parfois...

- Et vous, d’éviter de manquer de respect à vos professeurs, Répondit le garçon d’une voix cependant très calme, un brin taquine.

C’était d’ailleurs à cet instant là qu’il la reconnut. Elle ne faisait pas partie de ses étudiantes, évidemment que non, néanmoins il la croisait souvent près du terrain, en train de peindre ou dessiner comme aujourd’hui. Cette jeune fille lui échappait souvent parce que à chaque fois qu’il tentait de la cerner, soit elle lui paraissait incroyablement douce soit incroyablement sèche et froide. Il avait même appris par l’intermédiaire d’un de ses collègues qu’elle n’était pas une grande fanatique de ce sport alors Roy avait été encore plus intrigué de la voir traîner si souvent près du terrain. Il n’avait pas drôlement compris son attitude jusqu’alors... Mais à présent, tandis qu’il vaquait ses yeux dans la pièce et que ceux-ci se posèrent sur le portrait que l’élève représentait, ses prunelles s’arrondirent légèrement à nouveau. Waouh... Comment dire ? C’était assez... Impressionnant.

- Tu es Nanako c’est ça ?

Afin de ne pas trop la brusquer, le jeune homme avait opté pour débuter la discussion calmement, sans jamais être trop brutal dans les mots qu’il employait.

- Je peux ? Demanda-t-il en indiquant une chaise qu’il se saisit la seconde d’après afin de s’y assoir dessus à une distance raisonnable de cette demoiselle, Je te vois souvent près du terrain, est-ce que c’est à cause de ça ?

Le « ça » désignait évidemment l’homme représentait sur la toile et qui lui ressemblait étrangement. Enfin, Roy ne saurait pas comment expliquer, c’était plutôt bizarre comme situation... Seulement ce n’était pas en la forçant à parler qu’il obtiendrait quoi que ce soit. D’ailleurs, Monsieur Kasahara, t’étais pas censé être venu chercher quelque chose à la base ? Apparemment, il n’y avait pas que le professeur d’art qui avait la tête en l’air.

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Ce message a été posté Dim 13 Sep - 15:59
On passe son temps à se mentir pour que ses désirs soient en conformité avec ses moyens. C'est le seul antidote à la frustration.
Auparavant conquise par l'idée de me cloîtrer tel que j'en possédais l'habitude, au sein de ces ateliers où la paix était une chose proférée, il était impressionnant de constater à quel point mon être en son intégralité pouvait se raidir, à l'unique vision de cette silhouette masculine s'offrant à moi. Une confrontation que je n'aurais guère pu présager. S'il y avait bien, un individu dont la présence ne reflétait pas comme étant un désir auprès de ma personne durant ces moments où je favorisais la détente spirituelle, il s'agissait bel et bien de la sienne. Mes lippes s’affaissaient alors en un mystérieux rictus, traduisant à la fois le désespoir palpable que j'étais en mesure de ressentir, ainsi que cette détresse s'emparant doucement mais sûrement de ma personne à présent si fébrile. A l'évidence, je ne pouvais concevoir le fait de paraître prévisible en cet instant, ces faiblesses se devant de proliférer au sein de la pénombre la plus complète. Par ailleurs. Il semblerait que ma conscience me poussait à ne pas daigner omettre ne serait-ce qu'une onde de propos, l'esprit bien trop tourmenté par milles et unes torpeurs bien trop persistantes afin de lutter à l'encontre de celles-ci. La présence de ce professeur, m'engendrait bien des représailles intérieurement. Ainsi, à l'ordinaire, lorsque le visage du maître s'était dévoilé au ras de mon champ de vision, je me serais tout bonnement contentée de me sermonner face à cette erreur commise qu'était de débiter quelques dires des plus informels. Faire profil-bas, demeurait considérablement le choix le plus judicieux, d'autant plus au cœur de la position dans laquelle je me trouvais immiscée, à mon plus grand désespoir sans doute. Néanmoins, en cet instant, il n'en était rien. Un néant soudain, que seul l'homme davantage mûr prenait l'initiative de briser en éclats. Malgré ce lot d'attentions verbales à mon encontre, je demeurais vraisemblablement impassible. Une situation face à laquelle, je n'étais probablement pas l'as du jeu. En réalité, le malaise fut-il que mes pupilles noirâtres prolongeaient leur imposante présence, tâchant ma paire visuelle blanche comme neige. Le plus âgé, ne se fit alors guère prier afin de s'approprier une place de roi, parmi cette salle de classe où atmosphère artistique prônait en tout point. Bien que le brun ne fuyait pas face à cette curieuse entrevue qui se déroulait à présent, mes pensées songèrent l'extrémité.  Feinter l'ignorance ne paraissait pas se disperser en mes cordes, en ce moment même où mes agissements se trouvaient dénués de sens. Seulement, là ne reflétait pas l'unique cause de mon euphorie si brutale. Un secret dénudé de son mystère, voilà ce qui provoquait mon organe vital à tambouriner si frénétiquement contre ma poitrine.  Ce qui fut le plus troublant, était que le professeur s'engageait au gré d'un chemin périlleux, tout en arborant cette attitude dont l'opacité n'était qu'assurance et sérénité. Cependant. Ces efforts n'étaient guère suffisant afin de me procurer cette sécurité tant convoité de ma part, définitivement une pointe plus déstabilisée que je ne l'aurais cru au point où ma cavité buccale n'émettait pas le moindre accord, suite au questionnement porté concernant mon identité. Ni même, lorsque cette question me prenant au dépourvu osait pointer le bout de son nez. La suite de ses dires débités par le biais d'un ton neutre, ne m'incitaient qu'à m'emmêler silencieusement une énième fois de plus. Me débattant alors avec la coriace envie de faire acte de présence, puisque errer telle une âme dépourvue de tout but concret en cet endroit partagé avec cet homme n'était certainement pas amplement suffisant. Une jeune femme de vingt-ans, se comportant d'une manière similaire à celle dont elle avait fait preuve lors de sa plus tendre enfance. N'y avait-il pas fait plus puérile encore ? Déglutissant, non sans difficulté. Mon regard, vint finalement arpenter les fins traits composant le visage du sportif, agissant de manière toujours plus agile à mon égard. « Peu importe qui je suis et, ce que je fais. » soufflais-je au cours d'un soupir, tandis que mon attention se reportait aisément envers cet instrument primordial à l'art m'ayant échappé il y a de ça quelques minutes.

Glissant ce pinceau légèrement souillé entre mes fins doigts, j'accordais, avec générosité, une nouvelle fois mon attention à l'encontre d'autrui paraissant déterminé afin de m'inciter à dévoiler les raisons saugrenues de mes explorations mystérieuses à proximité de ce terrain vague dont l'école disposait. « Après tout. Je ne suis pas l'une de vos étudiantes et vous n'êtes pas mon professeur non plus. Alors, j'en déduis que ces informations ne sont pas primordiales pour vous. Et je ne suis pas certaine de vouloir connaître votre nom. » De façon pour le moins étonnante, je ne daignais pas laisser libre cours à mon anxiété jaillissante de me tromper innocemment. Soudainement éprise face à ce cul-de-sac, je ne pouvais dénigrer le fait de ne pas concevoir l'ampleur des propos du plus âgé. Il est vrai que le visage présent sur cette toile, présentait multiples concordances avec le professeur en question. A l'évidence, ce dernier n'était pas son portrait craché. Chacun des deux possédait ses atouts particuliers. Toutefois, ils partageaient un air mature similaire, une mâchoire convenablement dessinée, un arc de nez des plus fins. Cette subtile ressemblance était en mesure de semer le trouble dans mon esprit, provoquant des sentiments quelque peu contradictoires. Une partie de mon être m'assurait que retrouver une once d'apparence de mon géniteur était chose réconfortante, tandis qu'une seconde davantage diabolique me soufflait que cela était bien trop douloureux, au vu de cette fragilité donc je pouvais faire preuve. En réalité, je ne connaissais absolument rien de bienveillant à propos de cet homme. Auparavant, je ne pouvais deviner la sonorité de sa voix masculine jusqu'à présent, les uniques fois où celui-ci s'était exprimé fut parmi ces larges étendues de terre, les environs amplifiant les échos. Ni même, la sonorité de son nom. Tout du moins, ce dernier ne paraissait pas s'être ancré en ma conscience, puisqu'il m'était certainement impossible d'accorder une étiquette à cette apparence. Et puis, lèvres pincées, je prenais mon courage à deux mains afin de cesser tout contournement de situation qui me semblait bien futile en cet instant. « Excusez-moi de vous avoir causé du tord. Cela ne se reproduira plus à l'avenir. » énonçais-je au cours d'une courbette furtive, en signe de politesse que je ne pouvais définitivement guère négliger malgré que ce ne fut pas le cadet de mes soucis, faire allusion à ces innombrables passages de ma personne en contournant le terrain vague était inévitable. A cette unique pensée, ma tête cogitais alors, songeant à la manière dont ma chère mère pourrait me réprimander si celle-ci venait misérablement à apprendre que lors de mes heures propices à flâner, j'observais ce professeur inlassablement. Un comportement bien curieux, dont j'étais une loyale habituée cependant. Au grand damne de mes proches, me jugeant trop extravertie pour le monde extérieur.

Dorénavant face à cette toile et dos à l'enseignant, je reprenais ma place initiale, sans la moindre onde d'embarras vis-à-vis de ce dernier. Favorisant méconnaissance, je repris aisément mes gestes presque par simple automatisme, la matière absorbant cette peinture dont j'usais des services afin d'accentuer les zones d'ombre de ce tableau qui n'en finissait plus. « Vous devez me trouver complètement insensée, je suppose. » Un presque inaudible ricanement se déployait alors de ma gorge, agrémentant dont je pouvais jurer sur l'authenticité. Je ne pouvais décidément pas le mépriser d'une quelconque manière s'il arrivait par malheur, qu'une telle image puisse se répercuter sur moi-même. En toute supposition, j'étais usée par ces multiples jugements, qui, au final, ne m'atteignaient que très peu. Mes esprits dispersés, se rejoignirent rapidement, alors que ces dernières finitions que j'accordais à ma production se concrétisaient trait, par trait. Un nouveau portrait qui trouvera probablement refuge auprès de ceux à qui il s’apparentait, au cours d'un futur proche. Expérimentant la vie au jour le jour, je ne pouvais nier le fait de ne pas savoir ce qu'il en adviendra de ces œuvres lorsque ma place ne sera plus parmi cette université. Seul l'avenir nous le dira, tel que j'appréciais de le prétendre. Et puis, j'avais beau ne pas prendre l'initiative d'adresser la parole au brun, celui-ci persistait en cet endroit, pour une raison qui m'échappait. Malgré la proximité creusant un fossé entre nos silhouettes, je pouvais préalablement deviner sa posture qui n'avait certainement pas changée. « Vous devez être très occupé. Alors, pourquoi restez-vous ici ? »

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Ce message a été posté Jeu 17 Sep - 14:04
C’était frustrant et terriblement intriguant. Des questions, le professeur en avait des tas cependant, encore une fois, cela était inutile de toutes les poser car ça ne ferait que brusquer cette étudiante. Malgré lui, ses yeux ne cessaient de fixer le portrait face à lui et tentait de deviner de qui s’agissait-il. Roy n’était pas assez idiot pour songer que c’était lui mais la ressemblance était plutôt frappante alors ça le choquait réellement. L’attitude de la jeune fille, il lui était plus simple de la discerner désormais et de voir pourquoi elle se rendait toujours près du terrain de baseball à dessiner. Mais aussi le pourquoi elle était souvent assez sèche avec lui lorsqu’ils se croisaient brièvement. Cela avait un rapport avec cette personne qu’elle peignait sur ce tableau et que lui, lui rappelait assurément. Et c’en était troublant. Des ressemblances il y en avait des tas le monde néanmoins s’en apercevoir de la sorte déstabilisait tout de même l’enseignant qui se demandait comment cela était-il possible. Les mots qu’employa l’élève ensuite le surprirent plus que de raison bien que le garçon n’en montra pas le moindre signe. Cela aurait pu être considéré comme un manque de respect seulement fort est de constater que Nanako n’avait pas tout à fait tort dans ses mots. Hors Roy remarquait que ce n’était en réalité qu’un moyen de plus pour fuir la discussion qu’il risquait d’y avoir à propos de ce trouble évident. Il ne pouvait pas en vouloir à cette jeune femme de se braquer puisque comme elle l’avait si bien dit, il n’était ni son professeur, ni même une de ses connaissances, elle ne lui devait donc rien à proprement parlé. Et lui aurait du arrêter de se tourmenter, de vouloir à tout prix se mêler de ce qui ne le regardait pas puis partir. Chose qu’il ne parvenait pas à faire, encore moins lorsque la demoiselle décida enfin de s’excuser, changeant tout à coup d’attitude face à lui. Elle devait être également perturbée et ignorer comment elle devait réagir face à tout cela. Le garçon ne l’aidait pas à être plus à l’aise en restant ainsi à ses côtés mais il ne s’imaginait pas partir sans avoir pu avoir ne serait-ce que quelques réponses aux questions muettes qu’il se posait.

- Parce que ça m’intrigue,
Répondit Roy presque naturellement à l’interrogation de l’étudiante.

Et pourtant sa réflexion lui fit se souvenir que c’était vrai, il était venu chercher quelque chose pour l’un de ses collègues mais il ne se rappelait déjà plus ce que lui avait demandé ce dernier. L’art, tout ça, cela n’était vraiment pas dans le vocabulaire du jeune homme, encore moins son domaine d’ailleurs. N’y songeant plus, il adressa un sourire sincère à sa vis-à-vis avant de contempler cette peinture de plus bel. Plus que le portrait qui était représenté, il pouvait remarquer à quel point cette fille paraissait particulièrement doué. Certes, elle ne serait pas élève dans une telle section si elle ne savait pas dessiner cependant le penser et le voir était deux choses complètement différentes.

- Mais je ne te trouve pas insensée. Je pense même que je comprends, je crois. Et je n’ai pas l’intention de te juger là-dessus, c’est juste que quelque part c’est un peu perturbant.

Si on se mettait à sa place à lui, ça l’était non ? Néanmoins il ignorait comment parvenir à aider cette étudiante à se détendre, à ne pas croire qu’il était là pour se moquer d’elle ou dieu ne savait quoi d’autre... Probablement la raison pour laquelle, il reprit après un silence, une douce esquisse toujours au bord des lèvres.

- Kasahara Roy, Se présenta-t-il alors, C’est comme ça que je m’appelle. Je sais, tu as dit ne pas vouloir connaître mon nom seulement moi je sais qui tu es donc je me dis que ça n’aurait pas été équitable.

Ses épaules s’étaient haussés machinalement sur ses dires comme si ce n’était absolument pas de sa faute s’il avait donné son prénom. Son ton, en plus, s’avérait être un brin amusé, un brin taquin mais pas moqueur. C’était sa manière à lui de tenter d’alléger l’atmosphère, de montrer qu’il n’avait pas l’intention de la manger et qu’elle pouvait lui faire confiance.

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