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 forget me not (feat. bakh shôji)

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Ce message a été posté Jeu 8 Oct - 16:09
forget me not
mai ✧ shôji.
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J'ai demandé à Shôji de m'attendre dans le taxi, je suis encore en train de me changer pour être honnête et je suis loin d'avoir terminé. Porter une robe pour certaines filles semble tellement facile alors que pour moi c'est un vrai casse-tête. Je ne suis pas féminine du tout. Enfin si on me met à côté de certaines filles en particulier, je ne le suis pas. J'aime mes jeans déchirés, mes t-shirt oversize, mes baskets et mes vêtements confortables. Je pense qu'on ne devrait jamais faire quelque chose qu'on n'aime pas. Et je me retrouve dans cette robe que mon père a faite. Totalement différent de mon style vestimentaire. Je ne met pas de maquillage, juste un peu de mascara et je le fais en deux essais parce que je suis presque devenue aveugle. Laissons le reste pour les personnes qui ont l'habitude de faire. Je met ces talons compensés, met des chaussettes par dessus et lâche mes cheveux.


La nuit est déjà tombée et nous sommes juste à côté de l'appartement de mon père à Murano. Nous avons décidé de rester dans un hôtel pas trop cher. J'ai payé le chauffeur à l'avance et il semble avoir la patience de rester. Il n'a pas reconnu mon visage, puis en même temps, vous savez, je ne suis pas apparue dans les journaux italiens depuis tellement longtemps, les gens ne savent plus à quoi je ressemble. Je passe la main dans mes cheveux pour les arranger avant de sortir de la salle de bain et sortir de la chambre avant de descendre. Je vous avoue que ce n'est pas facile de marcher avec les talons. Je n'en porte pas souvent mais au moins, je ne tangue pas. Je marche d'un pas plutôt rapide avant d'aperçevoir Shôji à côté de la voiture. Une fois arrivée à côté de lui, au bout d'un certain moment, je lève les yeux vers lui et essaie de comprendre ce qu'il voudrait dire mais qu'il ne dit pas.



Mai - Si tu me trouve si moche, ne parle pas



Une évidence à mes yeux, je m'attendais à ce qu'il éclate de rire cela dit. Je détourne le regard pour ajuster ma robe et lance alors ;


Mai - Bon, tu viens ?


En m’apprêtant à ouvrir la portière

© Starseed

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Ce message a été posté Jeu 8 Oct - 17:07
incredible.
mai ✧ shôji.
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Le décalage horaire, c'est difficile à assimiler.


Je devais bien avouer que la grande différence horaire entre la capitale du soleil levant et celle de l'Italie me rendait plutôt perplexe, et ce, malgré cette quelconque heure de sommeil qui nous avait été offerte. Le réveil avait été d'autant plus difficile que si je n'avais pas osé m'endormir entre-temps. Et cette mine endormie collée à mon visage ne souhaitait apparemment pas me quitter. Malgré cette douche prise auparavant, mais aussi, cette vague d'eau gelée ayant trouvé refuge contre mon faciès à de multiples reprises. Fatigue, quand tu nous tiens, alors. Bien heureusement pour moi, ton impatience semblait jouer sur mon esprit et me poussais à agir avec une certaine rapidité. Tel un automatisme que je pouvais avoir au travers des matins avant que je ne puisse me rendre au sein de la Royal Private School, j'avais pris soin d'enfiler des vêtements préalablement préparés et sélectionnés par les goûts prononcés de l'une de mes connaissances. Elle a un goût plutôt distingué, apparemment. Et je devais bien avouer qu'au sein d'une situation similaire à celle-ci... Je ne pouvais en aucun cas me permettre d'enfiler un jean fort déchiré avec un simple haut quelconque. Impossible. Impensable.

Je me retrouvais donc, fin prêt après de longues minutes de préparations, mais malheureusement pour moi, je semblais toujours bien plus rapide que ta personne. Encore hésitante, tu traînais çà et là au sein de notre chambre d'hôtel, tout en ruminant intérieurement. Apparemment, ton choix vestimentaire semblait fort important. Ce qui, en soit, ne semblait guère être de mon ressort Et à l'évidence :. je préférais éviter un tel « enfer » en trouvant refuge à l'extérieur aux côtés du taxi plutôt que de rester en ces lieux. L'air ambiant me laissait  - par ailleurs - frissonner, mon échine pourtant bien couverte de par cette chemise, mais aussi, cette veste que je portais, m'offraient un certain réconfort.Je n'étais que très peu habitué à un climat différent de celui du pays du soleil levant, je l'avouais non sans mal à ce chauffeur de taxi qui semblait fort amusé de me voir ainsi vêtu. Moi et mon anglais légendaire étions parvenus à m'apporter une simple et unique conversation avec cet homme. Une grande première, je suppose.

Un soupir, un nouveau soupir et voilà que j'osais balayer ma chevelure vers l'arrière mon crâne lors de ta venue. Cigarette plantée entre mes lippes, je n’avais guère eu le temps d'allumer celle-ci que tu semblais avoir été bien plus rapide que moi sur ce coup-là. Malheureusement.

Mais, cette simple vision de ta personne portant une robe de couleur noirâtre me rendait bien moins frustré que je n'aurais pu l'être dans une situation similaire dans le passé. Voilà donc ce à quoi ressemble la jeune femme qui sommeille en ce corps ? Surprenant, mais peu déplaisant. C'est donc, avec un simple sourire planté contre mes lippes que j'osais t’accueillir. « Bien au contraire, bien au contraire. » Aussitôt, dit, aussitôt, osais-je entrer au sein de ce moyen de locomotion qui nous mènerait jusqu'à notre but. « A la place de ton père, j'serais fier de voir ma fille débarquer comme ça. J'dis ça, j'dis rien. » Regard rivé vers l'extérieur, ces propos sincères soufflés, je me permettais d'éviter malgré tout ton regard. Je n'étais que très peu habitué à employer d'une manière similaire à celle-ci ces propos. Et puis... L'idée d'aller voir ton paternel me rendait fort anxieux. C'était une nouvelle grande première pour moi.


« Hé. Miss, ton père, il est du genre comment ? A part « parfait », d'après toi. » Déglutissant difficilement, je détournais finalement mon regard vers ta personne avant que je ne puisse me permettre de glisser l'une de mes mains contre l'une de tes jambes afin de parvenir à attirer ton attention vers ma personne. « Hé, hé. Réveille-toi, c'pas le moment de rêver, j'suis un bordel psychologique là, j'ai besoin de ton aide. »

© Starseed

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Ce message a été posté Jeu 8 Oct - 18:18
forget me not
mai ✧ shôji.
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Un long silence s'étale tandis que je le regarde avant de répondre sincèrement perdue ;


Mai - Tu me complimente ou tu te fiche de moi ? Si tu me complimente, fais le correctement ! Je dis d'un léger ton de reproche.



On ne sait jamais avec Shôji. Je passe ma main dans mes cheveux avant de croiser les bras. C'est vrai qu'il fait un peu froid à l'extérieur, mais comparé à la personne à côté de moi qui se croirait presque en hiver, je suis plutôt bien. J'avoue que cette situation est un peu étrange mais je suis bien trop ailleurs pour en placer une. Je n'ai même pas touché à mes cigarettes, je le ferai sans doute plus tard. Je regarde à travers la fenêtre d'un air assez absent avant de sursauter en sentant sa main sur mon genou puis reposer mon attention sur lui ;


Mai - Mon père... Je pose mon regard sur mes mains et ajoute Il est assez excentrique, plaisante beaucoup et respire le sarcasme... Il va sans doute te poser pas mal de questions, te demander si ça t'intéresserait de faire parti de sa prochaine collection en plaisantant mais n'accepte pas, n'accepte jamais. Soit direct et il ne te reposera plus jamais la question, sauf quand il sera sérieux à ce sujet... Un soupir quitte mes lèvres Il est assez protecteur avec moi et va sans doute te demander des bêtises comme de veiller sur moi mais je me débrouille très bien toute seule... Ah, il parle le japonais. Content ?



Je lève les yeux vers lui avant de reposer mon regard sur la fenêtre. Mes mains tremblent doucement alors je serre légèrement les poings en ajoutant ;


Mai - Il n'est pas parfait mais il m'a toujours mieux traité que ma famille au Japon...


Cela fait un peu plus de vingt quatre heures que nous sommes en Italie et je n'ai jamais été aussi nerveuse depuis tellement longtemps. Je regarde à travers la vitre et reconnait la maison. Je vois les lumières allumées au loin et il n'y a que le portail qui nous sépare. On sort tous les deux du taxi et je sonne avant d'entendre sa voix. Je ne lui ai pas encore dit que je venais. C'est une surprise jusqu'à la fin après tout. J'entend le taxi s'éloigner et puis j'entend sa voix. Je ne sais pas comment je me sens à ce moment là.


Mai - C-c'est moi, C'est Karmen... je dis en japonais


J'entend des bruit d'objets tomber à travers l'interphone avant que le grand portail noir ne s'ouvre. Je vois la porte d'entrée s'ouvrir et il y a ce grand jardin qui nous sépare. J'ai le coeur qui se serre et le regard un peu perdu alors que je le vois presque courir. De mon côté, je presse le pas mais mes jambes pourraient fondre d'un moment à un autre... Il finit par me prendre dans ses bras.


Père - Oh sérieusement Karmen... Je commence à être un peu vieux pour ce genre de surprise... Il pose sa main à l'arrière de sa tête avant de doucement s'écarter pour la regarder puis dépose un baiser sur son front. Il attrape doucement une mèche de cheveux blonde entre ses mains alors qu'un faible sourire se dessine sur ses lèvres Ta mère a du être ravie... Il dit sur le ton de la plaisanterie avant de doucement secouer la tête. Il pose alors son attention sur Shôji avant de demander Et qui est ce jeune homme qui t'accompagne ?



Je me tourne alors vers Shôji, tentant de prendre sur moi et lance alors ;


Mai - Oh, c'est Shôji, mon ami, il m'a accompagné en Italie.


Père - Bonsoir, je suis le père de Karmen, tu peux m'appeler Lorenzo. Il dit avant de lui serrer la main Ca va, ma fille ne te rend pas la vie trop difficile ? Il dit avec un faible rire


Je lui tape légèrement l'épaule sans rien dire avant qu'il décide de nous inviter à rentrer. Je pensais qu'il avait décidé de déménager, vivre dans une si grande maison seul... Je passe ma main dans mes cheveux tandis qu'il lance ;


Père - J'étais sur le point de me mettre à cuisiner, Shôji, tu veux bien m'aider ? J'ai quelques chemises dans la pièce à l'étage, Karmen ne va pas abîmer cette jolie robe après tout.


Je me retrouve seule tandis qu'il monte avec lui à l'étage pour lui donner une chemise blanche puis un tablier noir. Il lui a sans doute proposé à propos du mannequinat, j'en suis sûre. Les yeux verts clairs de mon père semblent un peu plus vivant que sur les photos que j'ai vu. Je lui lance un faible sourire alors qu'il file dans la cuisine et que je prend place sur une des chaises au comptoir pour les regarder ;


Père - Parle moi un peu de toi Shôji, vous n'êtes pas ensemble tous les deux si ? Un faible rire s'échappe de ses lèvres il n'y a pas si longtemps que ça, un jeune italien m'a dit qu'il aimait Karmen à en mourir. Je lui ai donc demandé s'il l'acceptait avec tous ses défauts et il m'a répondu que oui. Il marque une courte pause avant de rajouter Alors, histoire de plaisanter, je lui ai dit qu'il devrait sans doute me couvrir parce que je suis tout un business de trafique de drogue et est-ce que tu sais ce qu'il m'a répondu ? "Je dois encore y réfléchir monsieur, j'ai dis des choses encensées". Il secoue doucement la tête avant d'ajouter Les gens disent les choses trop insouciamment de nos jours. Si jamais tu aime quelqu'un à en mourir, plus rien n'a d'importance... Depuis il n'est plus jamais revenu me voir il dit en riant tout en tapant dans ses mains


Il dit ce qu'il doit faire tandis qu'il prépare les plus grandes choses.


Père - Mai est la personne à laquelle je tiens le plus au monde il dit en m'envoyant un léger clin d'oeil Du coup je m'inquiète souvent pour tout et rien en même temps il dit amusé


© Starseed

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Ce message a été posté Jeu 8 Oct - 21:25
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mai ✧ shôji.
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Devais-je me sentir rassuré ?

Pas le moins du monde. Ces simples paroles à l'intention de ma personne que tu m'offrais concernant ton géniteur me rendais plutôt perplexe quant à l'attitude à opter en sa compagnie. La jouer fine ? Silencieux ? Naturel ? Je semblais hésitant, et pourtant, je n'avais guère le temps pour cela. À peine avais-je osé clore mes yeux aux travers de quelques secondes que nous étions déjà face à ce portail fort imposant. Guère surprenant, en soit. Mais ce qui semblait l'être bien plus était cet homme qui « accourait » vers nos deux personnes à présent réunies. Bien heureusement pour moi, je pue laisser mes oreilles trouver un certain repos à la simple entente de cette langue que j'affectionnais tant : le pays du soleil levant. Les traits de mon visage légèrement tiraillés, voilà que je me retrouvais à serrer la main de cet homme tout en arborant un simple et unique sourire. Que faire ? Que dire ? Les présentations semblaient faîtes et je ne pouvais qu’acquiescer idiotement. « Difficile, mais je m'y fais, écoutez. A force, hein. » Sincérité, quand tu nous tiens. Il est vrai que je n'avais que très peu de tact face aux personnes bien plus âgées que ma personne, mais je ne pouvais guère nier le fait que cette image paternelle ravivait en moi de bien sombres souvenirs. Souvenirs que je tentais – avec tant bien que mal – d'évincer de mon esprit. Au diable ces souvenirs. Je les abandonnais lorsque je daignais poser un pied au sein de cette demeure.

Impressionnante, et tout aussi similaire à celle que j'avais pu avoir dans le passé. La vie d'ancien riche, c'est parfois compliqué, mais tout aussi amusant, d'après moi.

Mais, voilà bien vite que je retrouvais entraîné au sein d'une frénésie active. Aussitôt, tablier enfilé, aussitôt, me retrouvais-je face à ce plan de table plutôt important, couteau en main et préparation face à moi. Je ne pouvais que l'avouer silencieusement, mais, malgré le fait que j’apprécie fortement la cuisine, je suis un véritable bleu dans ce domaine. Devais-je l'avouer ? Bien au contraire. Ma fierté masculine en prendrait un coup et je me contenterais de suivre les indications ou les moindres faits et gestes de cet homme à mes côtés. Intelligemment, je suppose. « Ah. Moi, et Mai ? » Un ricanement, un simple regard porté envers ta personne et voilà que je me retrouvais à agiter ma main libre face à mon visage. « Elle préfère les gamins immatures, j'crois. » A l'évidence, au travers de ces propos, je souhaitais te faire passer un message, un simple sous-entendu, une petite vengeance.

« Sympa, votre histoire, sympa. » D'un geste automatique, voilà que je prolongeais les précédentes actions que ton paternel avait daigné réaliser, légumes découpés, je me hâtais à agir tout en écoutant – avec attention – malgré tout, tes propos. « J'veux pas faire le mec rabat-joie ou bidon M'sieur, mais à mon avis, votre gigolo, il voulait juste profiter de Mai et de votre fric. » Non pas que je puisse m'y connaître au sein de ce domaine, mais j'avais déjà dû subir de telles situations au cours de mon adolescence fort chaotique. Que ce soit conquête, ou amis, un bon nombre d'entre eux ne semblaient trouver qu'un intérêt pour ma notoriété financière. Un vrai calvaire, en soi. « Enfin, dans tous les cas. Faudrait peut-être que vous aidiez Mai à revoir ses critères de sélection parce que pour l'instant, ça laisse à désirer. » Un large sourire à ton égard accompagnant ces propos. On ramasse ce que l'on sème très chère ; ceci était donc ma vengeance au travers de ton paternel et je ne manquerais pas de profiter pleinement de cette situation comme bon me semble-t-il, et ce, même si cela se retourne contre moi au final. Ce visage légèrement furieux que tu osais arborer était bien trop beau à voir pour que je puisse me stopper en si bon chemin.

Quitte à jouer avec le jeu, autant me brûler les doigts afin d'atteindre mon but et t'aider à réagir. « J'dis ça, j'dis rien vous savez. Dans tous les cas, vous voulez faire quoi avec tous ces légumes ? Parce que je m'y connais pas. Sincèrement. » Les mots, ou les multiples propos acerbes et légèrement violents me manquaient, et pourtant, je me devais de les oublier au travers de cette soirée. Une difficulté en plus que je ne manquerais pas de haïr en mon fort intérieur.

© Starseed

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Ce message a été posté Jeu 8 Oct - 23:07
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Mon père éclate de rire à la réponse de Shôji puis tape dans ses mains avant de lui dire qu'il aime sa franchise. Il passe son bras autour de ses épaules pour le conduire dans la maison. J'ai presque l'impression que je pourrais partir et ils ne remarqueraient rien. Mais tout ça c'est juste mon imagination trop débordante. Et en parlant d'imagination débordante, j'imagine déjà comment rendre tout ça à Shôji tout à l'heure quand on sera rentrés. Lorsque mon père lui demande si on est en couple, je ne réagit pratiquement pas, j'ai tellemente entendu ça ces deux derniers jours. Ah sérieusement... Même si je veux avoir l'air indifférente, je sens bien cette légère moue sur mon visage l'espace de quelques secondes. Les gamins immatures, et qu'est-ce que tu en sais d'abbord ? J'ai l'intention de ne pas répondre quand ma bouche décide de ne pas écouter mon cerveau ;



Mai - Je préfère rester toute seule en réalité... Mais même si j'étais en couple, je n'en parlerai à aucun de vous deux.



Honnêtement, je ne rentre dans rien de trop sérieux ces derniers mois ; ce n'est pas mon truc du tout. Mais est-ce que je vais parler de tout ça à mon père ? Mon père qui rit doucement avant de répondre ;



Père - Merci, je n'aurais sans doute jamais pu deviner sans toi Shôji


Du sarcasme tout le temps du sarcasme et toujours du sarcasme.


Père - Ce bonhomme a gagné exactement zéro yen et n'a jamais pu voir ma fille en personne. Il marque une pause puis ajoute Honnêtement, Mai peut me ramener qui elle veut mais si le bonhomme ne se respecte pas et ne respecte pas ma fille et qu'en plus de ça il est aveuglé par l'argent...


Il secoue doucement la tête d'un air grave et laisse cette phrase en suspens, laissant à Shôji le choix d'imaginer le reste. Rien de bien positif en soit. Mon père est une personne calme qu'il ne faut en aucun cas voir énervée, ça ne vaut pas le coup.


Père - Lasagnes de légumes et panacotta pour plus tard. Honnêtement, j'aurais pu faire de la cuisine si je n'avais pas fais de la coûture, mais mon père avait cette idée toute faite de la place de la femme dans la cuisine et pas le contraire. Il dit en secouant doucement la tête avec un faible sourire Il faut croire que si je n'ai pas réussi à totalement lui enlever cette idée de la tête Karmen l'a fait tellement efficacement quand elle était petite. Et toi tu es dans quel cursus Shôji ?


Il met le plat de lasagnes au four avant de s'occuper de la panacotta assez rapidement puis sortir de la cuisine pour venir me prendre dans ses bras après avoir lavé ses mains.


Père - Karmen Karmen Karmen... Ta mère va être folle de rage il dit dans un souffle avant de passer son bras autour de mes épaules pour marcher dans le salon et s'asseoir, me laissant au milieu Toujours pas intéressé à propos de ma nouvelle collection ? Jette un coup d'oeil ce soir, vous restez bien de soir non ?


Mai - On est à l'hô-


Père - Ai~ Quel hôtel Karmen, on ne paie pas d'hôtel alors que la maison peut accueillir plus de dix personnes. Laisse moi la note histoire que je vous décharge de toute ça ; vous êtes encore des étudiants après tout. Puis il y a tous les vêtements qu'il faut dans la pièce au fond du couloir au premier étage. Il marque une pause puis ajoute Puisque tu es venue je vais prendre quelques jours et travailler un peu plus pour me rattraper.


J'appelle ça un kidnapping. Je regarde la scène sans un mot, les regardant blablater comme s'ils avaient étés séparés depuis des années et qu'ils se connaissaient depuis toujours. Je regarde alors Shôji quelques secondes à peine avant que mon père ne lance d'un ton légèrement amusé ;


Père - Mais quand même, c'est assez inhabituel d'avoir plus de garçons que de filles à la maison. Habituellement, je suis avec Cosima et ma nièce puis sa grand-mère de Karmen passe de temps en temps aussi. Aujourd'hui nous sommes entre-

Mai - Je suis toujours là

Père - Je sais bien, je sais bien il dit avec un léger rire avant d'ajouter en secouant doucement la tête Ah, si j'avais eu un fils, je crois qu'il aurait sans doute été comme toi, est-ce qu'à ton âge il est toujours possible d'êtré adopté ? Tu as quel âge ?

Rien de sérieux, jamais. Mais...


Mai - Ah non ! Je ne supporte déjà pas l'autre alors pitié je dis avec un faible rire. Mon père fini par m'accompagner en ébourrifant doucement mes cheveux.


© Starseed

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Ce message a été posté Sam 10 Oct - 17:16
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mai ✧ shôji.
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Paix à mon âme gustative.

Lasagnes de légumes, et panacotta, pour plus tard. Voilà une recette qui semblait fortement intéressante – et tout alléchante – mais aussi, une idée que je n'avais pas encore été permis de goûter avant cette soirée, très certainement. Je me contentais alors, de hocher vulgairement la tête afin de me hâter à cette tâche. Après tout, autant me rendre utile et faire bonne impression afin de m'attirer les faveurs de cet homme, n'est-ce pas ? C'est ce dont je me persuadais, et ce, malgré le peu d'entrain qui m'animait lorsque je daignais éplucher et découper volontairement cette « horde » de légumes jonchant à mes côtés. Étions-nous véritablement trois à prendre place autour de la table ce soir ? Ou alors, un bien grand nombre des membres de ta famille allaient se permettre de faire irruption ? Je devais bien avouer que j'avais certains doutes concernant ce fait. Et peu rassuré, par la même occasion. Pourtant, je restais silencieux. Ou tout du moins, lorsque de multiples questions ne se posaient pas à mon égard. Voilà que ce sujet tant fâcheux faisait de nouveau surface tandis que nous avions pris soin de nous diriger au sein de ce pays dans l'optique de prendre quelques jours de vacances, d'office. « Moi, M'sieur. C'est dans le médical, rien à voir avec tout ce que Mai peut faire, ou vous aussi. Médecine générale et paramédicale, surtout. J'travaille aussi dans un hôpital quelques fois par mois. » N'était-ce pas là une image des plus sérieuses qu'il soit que j'osais renvoyer au travers de ces propos ?

À l'évidence, oui. Et je suis, bien sûr, qu'il ne daignerait pas me croire au premier abord. Mon physique, ma manière de me comporter, de parler, ou bien, d'agir, ne coïncidais aucunement avec ce choix. Et pourtant. C'était une fierté, je suppose.


Enfin.

Ce qui devait arriver, arriva. Ne m'en étais-je douté ? Sans conteste, j'aurais pu être désigné comme devin face à cette situation. Notre séjour à l'hôtel se stoppait bien vite et celui au sein de ces lieux bien plus... Accueillant – d'un certain point de vu – débutait à présent. Déglutissant difficilement, je n'avais pas mon mot à dire quant à cette situation, je suppose. Et ce, au vu des propos de cet homme qui semblaient forts persuader de l'emprise qu'il pouvait avoir sur sa fille, et les choix de celles-ci. Elle ne pouvait pas refuser, elle ne pouvait pas se le permettre. Et je ne pourrais aucunement lui en vouloir. Bien au contraire. Cet homme est la raison principale de notre venue en ces lieux. À quoi bon vouloir persister sur ses idéaux lorsqu'une main se tend vers vous afin de vous offrir une quelconque aide ?


Essuyant rapidement mes mains, j'avais finalement réussi à remplir ma part du marché et abandonnais fort rapidement la suite. Je ne souhaitais en aucun cas rendre ce plat qui semblait fort alléchant des plus désagréables. « Ah ah, si un jour, on m'avait dit qu'on souhaiterait m'adopter, j'aurais peut-être réfléchi à deux fois. Mais, j'crois bien qu'après une semaine, vous me jetterez bien à la porte. Et sinon, pour information, j'ai tout juste deux ans de plus que Mai. Enfin, si vous voulez bien m'excuser. » Ceci étant dit, voilà que je m'approchais de la principale concernée avant que je ne puisse me permettre d'ôter ce tablier qui – contre mon grès – avait littéralement baissé ma virilité de quelques pourcents.

« Tu devrais plutôt rejoindre ton père dans la cuisine, si tu veux mon avis. C'pas pour moi qu'on est venus ici, je me trompe ? Profites-en va, j'vais me caler sur le canapé et pioncer quelques minutes, voir fumer dehors, ou visiter, j'sais pas trop, mais t'occupe va. » Automatiquement, ce tablier qui se trouvait au creux de mes mains trouva bien vite refuge face à toi sans que tu ne puisses y faire quoi que ce soit. Dans tous les cas, je ne te laisserais pas le choix. Je me retrouvas déjà « fort loin » de ta personne afin d'éviter la moindre confrontation qui pourrait induire un refus de ta part. L'étape cuisine était clos, certes, mais vous deviez bien avoir certaines choses à vous dire en seule et unique compagnie que l'un, et l'autre. Voilà donc ce à quoi vous étiez déléguer : discuter entre-vous au sein de cette même et unique pièce.


© Starseed

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Ce message a été posté Dim 11 Oct - 22:06
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mai ✧ shôji.
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Tout ça semble encore irréel pour moi ; le fait d'être ici. J'ai l'impression que je vais me réveiller d'une minute à une autre et que je vais être déçue par la réalité. Mais la réalité est ici. Je ne pleure pas comme je l'avais imaginé mais tellement de sentiments se bousculent. Je regarde autour de moi et j'ai l'impression que la réalité va me frapper, je suis habituée à tout ça vous savez.


Père - Tout ça ne te fatigue pas trop ? Il marque une pause et ajoute d'un ton amusé Je suis toujours en admiration face aux personnes qui travaillent autant et qui sacrifient une bonne partie de leurs temps... Il hoche doucement la tête avant d'ajouter dans un faible rire Je suis quelqu'un d'assez fort mentalement tu sais, j'ai supporté tout ce qu'il y avait à supporter et Dieu sait que ça na pas été facile... Il hausse doucement les épaules avec un faible sourire.


Je passe ma main dans mes cheveux blonds et croise doucement mes bras. Je vois des cadres photos de moi sur quelques murs. Des photos de moi petite qui me font faiblement sourire. Je corrige l'erreur de Shôji dans un murmure que je suis la seule à entendre. Nous n'avons pas une année, mais deux année de différence ; raison pour laquelle il ne cesse de me rabacher que je suis une gamine et rien qu'une gamine. Raison pour laquelle parfois j'ai envie de lui en coller une. Mon regard absent fini par s'effacer quand le concerné se rapproche et me donne le tablier sans me donner vraiment le choix. Je lève les yeux vers lui avant de doucement me lever. Même avec ces talons je suis encore un peu plus petite que lui. Je le regarde s'éloigner sans pouvoir en placer une puis me dirige dans la cuisine où mon père est retourné. Je le vois écraser sa cigarette et ouvrir un peu plus la fenêtre et je ne peux m'empêcher de sourire ;



Mai - Sérieusement je marmonne pour moi même avant d'ajouter Tu sais que je n'ai plus cinq ans.


Il sourit lui aussi avant de me répondre faiblement amusé ;


Père - Il y a des habitudes qui ne s'en iront jamais Karmen...



Il vient me prendre dans ses bras et reste silencieux quelques secondes avant de lancer ;


Père - Ta mère va bien ? Elle ne répond plus à mes appels


Mai - Oui elle va bien, je dis en hochant doucement la tête


Un mensonge, je ne l'ai pas vue depuis tellement longtemps pour être honnête. Mais comme on le dit si bien ; pas de nouvelles bonne nouvelle. Je répond à son étreinte et il hoche à son tour la tête pour finalement dire d'un ton calme que c'est une bonne chose. Vous savez, mon père n'a jamais fait le buzz pour avoir été aperçu avec une femme. Je suis pratiquement sûre qu'il n'en a vu aucune autre après ma mère, il est tellement débordé de travail, il n'a plus le temps pour tout ça. Il relâche finalement l'étreinte, pour se remettre à ranger la cuisine.


Père - Il est assez attachant ce Shôji il dit en hochant doucement la tête avec un faible sourire en sortant les plats


Mai - C'est triste que tu ne puisse pas l'adopter pas vrai ?


Il rit doucement tout en secouant la tête puis me répond ;


Père - Ce que je veux dire Karmen, c'est que c'est une bonne chose que tu fréquente des personnes comme lui. Ce n'est pas tout le monde qui monterait dans un avion pour l'Italie sans parler un mot d'italien. Il doit quand même tenir à toi. Mais pas d'une mauvaise façon comme les personnes que j'ai pu voir.


Il vient m'enlever le tablier tandis que je l'aide à mettre la table dans le salon. Quand on retourne dans la cuisine, on discute une bonne trentaine de minutes, sortant le plat de lasagnes entre temps. Je pars à la recherche de Shôji avant de simplement attraper son poignet, contrairement à ma main froide, la sienne est juste légèrement tiède. Je lui murmure que c'est l'heure du dîner et lâche son poignet en cours de chemin avant qu'on ne se retrouve tous à cette table. La discussion avance facilement, rien de très compliqué avec mon père, il est tellement sociable, mais ne parle jamais pour ne rien dire. Lui qui d'habitude aime se moquer des autres à partir du sarcasme, je ne le reconnaît pas. Peut être qu'il n'y a simplement rien à dire ? Je me concentre sur le plat. Tout ça m'avait manqué.  Mon père suit le regard de Shôji avant de dire ;


Père - Ah, cette photo ? C'était quand Karmen avait sept ans ; on est allés à Disneyland Paris sans que sa mère ne sache... Elle était folle de rage quand on est rentrés mais ce sourire sur le visage de Karmen n'est jamais parti jusqu'à ce qu'elle finisse par quitter l'Italie. Il marque une pause et ajoute Ah le Japon ça n'a pas été... Mais je pense que c'est toujours mieux que de se retrouver seule dans une si grande maison. Je n'ai pas envie qu'elle soit seule et elle m'en a beaucoup voulu mais au moins, elle ne ressemble pas à la fille de ce monsieur Alfredo


Je ris doucement avant de rajouter ;


Mai - Une fille qui ne connait pas d'autre couleur que le rose et qui ruine son père avec des produits inutiles... Il est maintenant à découvert et fait de son mieux pour se rapprocher du positif


Père - Les personnes qui avaient trop d'argent et qui ne savaient pas quoi en faire...


Il part chercher le dessert une dizaine de minutes plus tard. Ma partie favorite pour être honnête. Je sens sa main au niveau de ma tête quand il passe et il lance alors ;


Père - Bon, j'ai dépassé la date limite pour l'adoption, mais j'espère que tu sais que si jamais tu dois venir en Italie, il y a une maison pour t'accueillir au lieu de payer l'hôtel il dit en me lançant un regard faussement vexé Si Karmen me le permet, on passera quelques jours entre hommes...Ah, et je ne dis pas ça parce que je risque de finir sur une table d'opération avec toi aux commandes ! il rit doucement avant d'ajouter non vraiment, n'hésite pas à revenir.



© Starseed

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Ce message a été posté Lun 12 Oct - 2:01
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mai ✧ shôji.
tenue


La nicotine, il n'y a que ça de vrai pour décompresser et se vider l'esprit.

Bien rapidement après avoir pris l'initiative de te laisser seule en compagnie de ton paternel, il ne m'avait pas fallu plus de deux minutes afin de trouver refuge à l'extérieur de cette bâtisse fort imposante. Et je ne pouvais en aucun cas me permettre de négliger ce qui entourait celle-ci. Tout aussi important que perfectionniste, tout me portait à croire que si j'osais prendre en photo un tel résultat, il pourrait tout aussi bien être issu de l'un de ces magazines recelant un bon nombre d'idées afin de rendre son bien des plus agréable et moderne qu'il soit. Une fierté, en soit. C'est donc, tout naturellement, qu'une cigarette trouva refuge au creux de mes lippes. Cette dose de nicotine tant appréciée s'imprégnant au sein de mes poumons et de ma cavité buccale m'offrait un réconfort sans nom. Il n'y avait aucune matière à réfléchir, ni penser, simplement apprécier l'instant présent sans véritablement tenir aux conséquences de nos actes. Je ne pouvais aucunement nier le fait d'apprécier ces lieux, mais, ne serais-je pas mieux au sein de cet appartement peu agréable que je louais depuis déjà quelques mois ? Ne serais-je pas mieux au sein des bâtiments de cette école que je n'apprécie que très peu ? Ne serais-je pas mieux à me soucier uniquement de mes problèmes ? Bien trop de questions, pour si peu de réponses. J'avais – jusqu'à présent – toujours agi sur un coup de tête. Et pour la première fois... J'osais remettre en question mes propres agissements. N'avais-je donc pas poussé le vice trop loin ? Partir au sein de ce pays inconnu me semblait être une bonne idée, tout du moins, avant que je ne puisse me retrouver au sein de ce tas de ferraille nous menant en ces lieux. Ma tante m'avait pourtant toujours dit : « Remue ta langue dix fois dans ta bouche, avant de parler. » Peut-être aurais-je dû le faire ? Mais. Après tout, avais-je osé imaginer que de tels propos puissent être pris de la manière la plus sincère qu'il soit ? Je n'avais aucunement douté de la faiblesse d'esprit de ma compagne en ces instants passés et, voilà où tout cela semblait m'avoir mené.

Le ciel légèrement assombri de par l'heure s'avançait peu à peu vers la noirceur de la nuit me rendaient anxieux. Pour la première fois, j'allais donc dormir au sein d'un lieu similaire à celui auquel j'appartenais au travers de mon enfance ? Quelle ironie du sort. Mais. Peut-être l'avais-je mérité.

Une fumée blanchâtre quittait alors mes lippes tandis qu'un léger paquet de cendres trouva refuge – par mégarde – contre ma veste. Moi, rêvasser ? Cela devait bien être l'une des premières fois. Vaguement, je me permis de frotter ce vêtement tandis que je prenais place assis contre l'une des multiples marches bétonnées afin de créer un escalier menant jusqu'à l'intérieur de la bâtisse. J'aspirerais à ce que vos retrouvailles puissent durer fort longtemps, mais ce ne fut aucunement le cas. Bien vite, la réalité prit le dessus sur mes désirs et je trouvai refuge assis, sur cette simple chaise, attablée aux côtés de cet homme et de ta personne. Prenant alors, part aux multiples sujets de discussion ainsi qu'au repas de la manière la plus agréable qu'il soit. « Ne m'en voulez pas, j'suis de nature curieuse et puis, c'est plutôt rare de voir Mai dans ce genre de situations. Alors, j'en profite. J'suppose. » Voir ma compagne sourire de la sorte me rendait fort perplexe. Je n'avais aucunement été permis d'obtenir une telle image de sa personne et je ne pouvais en aucun cas nier le fait que ceci semblait fort agréable. Visuellement parlant, bien sûr. « Dans tous les cas, je retiens votre proposition. Même si je doute d'être capable de retourner dans ce bordel qu'est un avion, je trouverais bien un moyen de vous rendre visite, un de ces jours. » Inévitablement. Le retour au sein du pays du soleil levant allait être l'énième voyage que j'allais me permettre au sein de ce moyen de locomotion que je n'affectionne guère. « Dans tous les cas, je tiens à vous remercier pour le repas. Mai ne m'a pas menti sur ce coup-là, vous êtes vraiment un bon cuisinier et mon estomac ne pourra en aucun cas me contredire là-dessus. Croyez-moi. »

Un soupir d'aise traversait alors mes lippes tandis que je me hâtais à cette simple tâche qu'était celle de débarrasser un bien grand nombre de choses jonchant sur la face plane de la table afin d'éviter un bien trop grand travail à cet homme que tu affectionnais tant. Ah, bonté, quand tu nous tiens alors. « Ne te fous pas de ma gueule toi, sinon on règle ça dans la chambre, je te préviens. » De simples murmures glissés à ton attention au creux de l'une de tes oreilles au travers de l'un de mes multiples passages et voilà que j'arborais un large sourire qui en témoignait de mon état d'esprit actuel.


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Ce message a été posté Lun 12 Oct - 23:04
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Je n'ai pas touché à une cigarette depuis... Je ne sais plus combien de temps déjà, la notion du temps m'échape ici pour être honnête et je ne ressens pas l'envie ou le besoin d'en consumer une autre. Je ne me sens pas stressée par quoi que ce soit, j'ai l'impression qu'ici l'air est plus léger qu'au Japon et je n'ai pas envie de penser au retour. Songe, un moment à renvoyer Shôji tout seul au Japon avant de me dire que tout ça n'est pas raisonnable.


Père - C'est la première fois que tu prend l'avion ? Il demande amusé C'est marrant, la première fois que j'ai pris l'avion c'était pour visiter le Japon avec la mère de Karmen. J'avais une peur bleue au départ mais sa mère n'a jamais su.


Je ris doucement avant de l'entendre ajouter ;


Père - Avec tout le travail que j'ai je n'ai pas l'occasion de venir souvent à Tokyo mais je te ferai signe quand je passerai. J'adore Tokyo mais j'ai si peu de temps pour voyager... Il rit au compliment de Shôji avant de lancer Il a bien fallu nourrir l'estomac sur patte que Karmen était, elle n'a jamais mâché ses mots pour ce qui est de la nourriture. Les enfants peuvent vraiment dire des choses cruelles il dit amusé.


Je suis beaucoup trop occupée à regarder autour de moi pour suivre la conversation. Mais finalement, quand il prend mon assiette mon attention se repose sur lui avec une légère mine surprise et je suis incapable de réprimer ce sourire. Je me contente de poser ma main au niveau de ma bouche et simplement hocher la tête. Mais pour être honnête, ce serait du gâchis de ne pas lui ressortir plus tard. Le dessert finit par arriver et je lance alors un autre sujet de conversation qui s'enchaîne sur un autre sujet de conversation. Je parle de mon tyran de professeur de danse quand j'avais six ans, je parle de Murano, je parle de tout de rien, rit aux anecdotes que mon père raconte, je crois que je n'ai jamais autant parlé depuis tellement longtemps. Et le temps passe, le temps passe si vite. Il est déjà vingt trois heures et j'aide à débarasser la table avant que mon père ne se charge de la plonge sans nous laisser faire. Pas besoin de me montrer le chemin de ma chambre, je le connais déjà par coeur. Je prend un pyjama, une grande serviette avant de filer dans la salle de bain prendre une douche et me changer pour enfiler une grande robe blanche.


Je retourne dans ma chambre avant de sortir sur le petit balcon et voit alors Shôji le balcon juste à côté. Je marche silencieusement avant de dire d'un ton calme en m'attendant qu'il soit surprit ;


Mai - Qu'est-ce qui te préoccupe autant à une heure pareille bonhomme ? Un faible rire s'échappe de mes lèvres au vu de sa réaction puis je prend place en tailleur, appuyant doucement ma tête contre la barrière en métal On a été kidnappé par mon père... Je murmure avant d'ajouter Mais il n'aurait pas proposé ça s'il ne t'appréciait pas un minimum, c'est assez positif pas vrai ? Un soupir quitte mes lèvres alors que j'ajoute d'un ton un peu plus sérieux en passant ma main à travers les barreaux pour atteindre ceux du balcon de Shôji Merci de m'avoir accompagné ici.. Je... Um... Tu sais, ça a été très difficile au Japon et revenir ici sur un coup de tête sans être préparée c'est... Honnêtement je pensais que ce serait plus chaotique mais tout va tellement bien... Je relève la tête vers lui et sourit faiblement avant d'ajouter Je ne suis pas sûre d'être une personne très présentable pour tes parents mais... Si tu as simplement besoin d'aller voir Hana mais que te rendre là-bas est difficile... Tu peux compter sur moi, tu sais que je ne dis pas ça comme ça. Je tend alors ma main à travers les barreaux pour sceller cette promesse et ajouter Même si je suis pratiquement sûre qu'elle ne va pas autant m'apprécier qu'en photo.. je dis en haussant les épaules


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Ce message a été posté Mar 13 Oct - 0:23
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Un repos fort mérité s'offrait à présent à moi.

Discussions enflammées, anecdotes et informations à propos de ta personne, repas fort conséquent, et bien plus encore. Quoi de mieux que de clore ce chapitre de notre première journée au sein de ce pays, par un repos fort bien mérité en ces lieux qui semblaient idylliques et dignes de l'un des plus grands magazines modernes que la gent féminine affectionne tant ?

Un soupir, un léger soupir traversait mes lippes tandis que j'abandonnais l'idée de passer par la case salle de bains en cette simple soirée fort bien entamée. Je me contentais alors, de simplement ôter ce surplus de vêtements que je trouvais en trop contre mon échine. Me laissant ainsi, vêtu de plus simples appareils qu'il soit. Simple haut à manche courte d'une couleur blanchâtre et de ce sous-vêtement plus communément connu sous le nom de « caleçon ». Me voilà donc, là, à observer inlassablement ces lieux qui me semblaient fort inconnus. Croire que tu avais passé ton enfance au sein de ceux-ci me rendait plutôt perplexe et je ne pouvais en aucun cas m'empêcher d'imaginer le simple fait que ce petit être que tu était pouvait avoir parcourus naïvement ces lieux avant de devenir, à présent, cette jeune femme se trouvant à mes côtés. C'est donc, finalement accroché aux barreaux de ce balcon que je trouvais refuge. Appréciant sans conteste cet air frais parcourant mon échine, les yeux à demis-clos. « J'sais pas, je réfléchis, à tout et rien. Et je me dis qu'au final, j'ai bien fait de traîner ici, j'suppose. » Sincérité, quand tu nous tiens alors. Il est vrai que je pensais à bien lorsque cela concernait ta personne, ou la simple idée de te voir heureuse, mais j'avais malgré tout une certaine réticence à devoir rester au sein de ces lieux bien longtemps. Quelques jours seraient amplement suffisants et, tu ne manquais de fauter face à la simple mention de ces être si détestables. Pourquoi ramener ce sujet ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi là ?


Déglutissant difficilement, j'en venais à finalement trouver refuge contre l'une des multiples murs jonchant derrière ma personne avant que je ne puisse me permettre de plonger mon regard au sein de ce ciel qui semblait apaiser bien des douleurs. « Putain. Mai. Stop. Je t'arrête tout de suite. Si jamais nous devons récupérer Hana, ensemble un jour, ça se passera comme d'habitude. Le train. La tante. J'en sais rien, mais j'veux pas voir leur gueule, pas maintenant, ni plus tard, ni dans les jours à venir. Plutôt crever. » De nouveau, voilà que je semblais incontrôlable. Ce sujet semblait si irritable que j'osais tenir un bon nombre de propos acerbes à ton égard. Je pensais pourtant t'en avoir touché quelques mots un bon nombre de fois dans le passé, n'avais-tu donc pas retenu la leçon ? « Si c'est pour parler de ces cons toute la soirée, je préfère encore aller m'coucher. Tu permets ? » Bien vite, je quittais ce simple balcon au sein duquel je semblais avoir trouvé un repos qui semblait s'être écourté sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit.

Salle de bains trouvée avec une certaine difficulté malgré tout, cette vague d'eau fraîche trouvant refuge contre mon faciès me permettait de détendre ces traits tirés que j'arborais à présent. À quoi bon persister ? À quoi bon vouloir jouer l'homme fort lorsque cela semble vous atteindre bien plus que vous ne souhaitez le démontrer à autrui ? Déchirant. Un véritable calvaire, en soit, et je ne pouvais aucunement nier le simple fait de voir cette harmonie si parfaite régner entre ta personne et ton géniteur ravivait en moi un bien grand nombre de souvenirs que je tentais, avec tant bien que mal, d'oublier.

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Ce message a été posté Mar 13 Oct - 20:00
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Le vent s'amuse légèrement avec mes cheveux et la vue est plutôt belle ici. Je crois que si on se concentre un peu plus on peut voir les maisons colorées au loin. Mais je ne regarde pas le paysage, je regarde Shôji. J'entend mon père jouer au piano dans le salon à cause des fenêtres ouvertes tandis que mes mains s'accrochent distraitement aux barreaux. Tous les deux on passe du chaud au froid en un instant. D'habitude, je me ferme automatiquement mais je ne sais pas pourquoi j'ai plus de patience avec lui qu'avec les autres personnes. Je le suis du regard avant de ne pas comprendre mes jambes qui m'incitent à me lever.


Je me rend en premier temps dans la chambre à côté avant de me rendre compte qu'il n'est pas là. J'entend alors le bruit de l'eau qui coule dans la salle de bain. D'une main hésitante je fini par appuyer sur la poignée et entrer. Puis silencieusement je referme la porte et tente de placer des mots quelques parts. Je passe nerveusement ma main dans mes cheveux avant de lancer d'un ton calme ;



Mai - Tu sais très bien que si jamais tu ne veux pas aller les voir, je ne te forcerai pas... Après tout qui est-ce que je suis pour te forcer à... Je ne termine pas ma phrase avant d'en lancer une autre Ce que je veux dire c'est que tu devrais bien réfléchir à tout ça... De sorte à ne pas avoir de regrets plus tard. C'est vrai, je ne suis pas bien placée pour te dire tout ça, je le sais...


Je passe à nouveau ma main dans mes cheveux sans pouvoir m'approcher. Je pose mon regard sur le sol avant de m'appuyer contre la porte.


Mai - Enfin... Tu sais très bien que tu es libre de faire ce que tu veux, j'ai pas envie de m'embrouiller avec toi pour ça alors...- Je ne parviens pas à finir ma phrase avant de finalement lancer Excuse moi mais c'est devenu si difficile de me regarder ? Je pince doucement mes lèvres avant de finalement lancer d'un ton calme en secouant la tête Ne t'embête pas, je vais partir de toute façon...


Je me redresse doucement avant de m'apprêter à ouvrir la porte de la salle de bain.


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Ce message a été posté Mer 14 Oct - 1:40
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Frustration, te revoilà.

Mordillant vulgairement ma lèvre inférieure, voilà que je laissais ma tête plongée sous cette eau froide déferlante afin de parvenir à noyer ces mauvais souvenirs au sein de mon esprit, et ce, pour que ceux-ci ne parviennent pas à faire de nouveau surface avant un bien long moment. Intérieurement, je me maudissais d'être parfois si puéril à ce sujet, extérieurement, je me contentais d'énoncer un bien nombre de propos acerbes à ton égard. Peut-être allais-je trop loin en rejetant la faute sur ta personne, peut-être devrais-je trouver quelqu'un qui parviendrait à m'apporter son aide concernant ce sujet fâcheux. Peut-être bien, oui. Mais je ne m'en ressentais pas capable. Je ne possédais pas la force, ni le mental, nécessaires à cela. Au fond, je semblais être la raison unique d'un tel engouement.
Et pourtant.

Un léger sursaut parcourait alors mon être à la simple et unique entente de ta voix à mes côtés. Il est vrai que je n'avais aucunement espéré de voir de nouveau à mes côtés actuellement, mais cette intonation et ces propos utilisés à mon égard me portaient à croire que tu t'en voulais. Tu t'en voulais d'avoir ravivé en moi de tels souvenirs, et d'avoir obtenu une telle réaction. Peut-être était-ce la première fois que tu me voyais ainsi. Avais-tu peur de représailles ? Dans tous les cas, je ne pouvais guère t'en vouloir indéfiniment. « Laisse tomber Mai, sérieux. » Une voix d'avantage grave, voilà que je noyais mon faciès et ma chevelure trompée contre l'une des multiples serviettes jonchant à mes côtés. Évidemment, j'évitais ton regard. Pourquoi poser la question lorsque cela semblait si évident ? Mais, bien vite, je me ravisais. Agir de la sorte ne ferait qu’alimenter ce sentiment d'instabilité et d’électricité régnant entre nos deux êtres. « Chut. Tu veux ? » Une main glissée sur le haut de ton crâne, serviette jonchant autour de mon cou, voilà que je me frayais un chemin à tes côtés avant que je ne puisse te devancer afin de rejoindre cette chambre qui semblait avoir été définie comme étant mienne.

« J'aime pas dormir seul dans c'genre d'endroits. Viens. » Non pas que je puisse avoir peur ou quoi que ce soit de similaire à cela, mais je ne semblais, en aucun cas, apte à pouvoir fermer les yeux convenablement en ces lieux. Ils avaient déjà leur identité, leur appartenance, contrairement à ces quelconques chambres d'hôtel. Et puis, c'était une manière sous-entendue afin de présenter mes excuses. Excuses que je ne pourraient guère présenter de la manière la plus simple qu'il soit. Fierté masculine oblige, c'était ainsi qu'un bien grand nombre de la gent masculine fonctionnait et je doute d'être une exception face à ce fait, malheureusement pour toi. C'était ainsi, pas autrement. Tu devais y être habituée, je suppose. Je l'espérais, du moins.

Fort bien installé contre cette literie, j'osais frapper délicatement cette place se trouvant à mes côtés afin de t'inciter à me suivre. T'installer à mes côtés. Tel était mon désir. « J'suis fatigué, j'vais pas attendre longtemps Ryuu Karmen Mai. Vous le savez aussi bien que moi que je ne suis que très peu patient, n'est-ce pas ? » Voilà que je jouais la carte de la plaisanterie.

Moi, pitoyable ? Très certainement, mais qu'importe.

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Ce message a été posté Mer 14 Oct - 12:19
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Shôji ne facilite pas les choses. C'est étrange, plus les années passent et plus j'ai l'impression d'être davantage affectée par son comportement. Pourtant, le contraire devrait se produire non ? Parfois j'ai envie de lui dire arrête, j'ai des limites moi aussi mais les mots ne viennent pas. C'est plutôt le silence qui règne. Je ne dis rien quand il pose sa main au niveau de ma tête. Je ne sais pas quoi dire pour être honnête. J'ai simplement l'intention de retourner dans ma chambre avec en tête l'idée que ça ira mieux demain. Quand est-ce que j'ai commencée à être affectée comme ça sérieusement. Ces pensées s'évaporent quand je vois Shôji se tromper de porte. Ou apparemment non. Je reste dans l'encadrement de la porte, silencieuse. Maintenant c'est à mon tour d'éviter son regard... Je me contente de me diriger vers le bord du lit et me glisser sous les draps pour finalement lui tourner le dos.


Et le prix de la personnalité la plus susceptible est attribué à Ryuu Karmen Mai. Moi qui d'habitude prend beaucoup plus de place me contente du bord. Il pourrait croire que je me suis endormie instantanément mais je met souvent du temps à m'endormir et pas avec de la lumière. Or la lampe de chevet est de son côté. Je me contente de me tourner et faire comme s'il n'était pas là, or il est là physiquement, et oui je le bouscule légèrement avant de pouvoir atteindre la lampe de chevet. C'est toujours mieux que de lui demander de l'aide et puis je n'ai pas envie qu'il voit mon visage et qu'il se mette à se ficher de moi parce que je lui fais la tête.



Mai - Egoista scemo (Imbécile égoiste)... je marmonne pour moi même en retrouvant ma place.


Je ne suis vraiment pas faite pour cacher mes sentiments avec lui. Pourtant habituellement je me débrouille plutôt bien.

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Ce message a été posté Jeu 15 Oct - 20:54
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Les femmes sont parfois si susceptibles.

Aussi étrange, la situation pouvait-elle être, je semblais bel et bien habitué à te voir agir ainsi. De la manière la plus enfantine qu'il soit, je récoltais de simples mouvements brusques, une inattention sans nom et des propos que je ne comprenais guère. Formidable, n'est-ce pas ? Un énième soupir traversait mes lippes tandis que je me retrouvais plongé au sein de cette pénombre sans pouvoir faire quoi que ce soit contre ce fait. Allumer de nouveau la lampe de chevet ne ferait qu'alimenter cette animosité que tu possèdes à mon égard. Ignorance et silence, voici donc les maîtres-mots de cette situation.

Serviette reposée contre l'un des multiples meubles se trouvant à mes côtés, c'est finalement à tâtons que je parvenais à trouver place au sein de ce même et unique lit que nous partagions. Mon corps à présent glissé sous cet amas de couvertures, je frappais délicatement ce coussin jonchant au-dessus de ma tête avant que je ne puisse me permettre de tenter un quelconque rapprochement. Qui ne tente rien, n'a rien. Et je devais bien avouer que de te voir agir de la sorte me rendait plutôt perplexe quant à l'attitude à adopter face à cette situation. Devais-je prolonger l'ignorance ? Ou bien, devais-je me résigner à trouver un moyen afin de me faire pardonner ? Hésitant, ce n'est qu'après un manquement de réflexion que je daignais m'approcher d'avantage de ta personne. Main glissée sur le haut de ton crâne, je daignais reposer mon menton contre l'une de tes épaules afin de capter ton attention. - Prévoyant, par la même occasion, l'idée que je puisse me recevoir un coup sans parvenir à éviter celui-ci. - « Mai, ce n'est pas fini ces enfantillages ? C'est bien simple pour toi de me parler dans ta langue natale, mais si tu veux vraiment m'dire quelque chose, dis-le, histoire que ce soit clair. J'ai pas la tête à me casser les couilles et chercher ce qui te tracasse toute la nuit, j'dis ça, j'dis rien, tu vois. » Ceci étant dit, je parvenais avec un certain mal à reprendre ma place initiale. J'étais sincère au travers de mes propos, certes, le vocabulaire utilisé n'était pas des plus avenant, mais, je doute de parvenir à changer cette mauvaise habitude uniquement pour ce changement de comportement.

« Enfin, fais c'que tu veux. Si tu veux jouer la gamine, c'est ton choix. Bonne nuit, et évites de me réveiller à huit heures du matin, j'te préviens. » Moi qui ne semblais pas être du matin, je ne souhaitais en aucun cas qu'une quelconque personne de mon entourage puisse venir perturber ce sommeil si réparateur dont je semblais manquer. Travail, études, et maintenant, ce voyage. Quand pourrais-je véritablement obtenir des vacances à proprement parler ? Deux, cinq... Dix ans ? Je ronchonnais intérieurement face à cette simple constatation et trouvais finalement place.

Morphée, viens alors à moi. Je suis impatient de me retrouver au creux de tes bras. Profiter de ces multiples images que pouvait bien m'offrir mon subconscient. Ô grand Dieu. Les yeux clos, couverture recouvrant mon être de toute part, une légère brise se frayant un chemin au sein de cette pièce au sein de laquelle nous nous trouvions tandis que je parvenais, avec tant bien que mal, à garder le silence. Le tien n’annonçant rien de bien, je devais bien avouer que je n'appréciais très peu de telles situations et cela devait s'en ressentir au vu de mes agissements, gigotants quelque peu, regards jetés à ton attention malgré la noirceur totale. « Putain... »

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Ce message a été posté Jeu 15 Oct - 22:35
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Je suis chiante moi aussi, je sais, je crois qu'on se complète de ce côté là il faut dire. Je suis aussi la seule personne à pouvoir supporter son caractère sans mettre la clé sous la porte. Parce que est-ce que sa copine a vu tous ses visages ? Je vais vous expliquer ; au départ, elle va dire qu'elle l'aime avec ses défauts mais surtout ses qualités, qu'ils partagent beaucoup de choses, puis elle va en avoir assez. Ils vont en avoir assez. Ce qu'elle va aimer chez lui va devenir un défaut de plus, elle va s'accrocher malgré tout et on va la ramasser à la pelle... Puis pourquoi est-ce qu'on revient à ce sujet. Je me désespère, ce sont ses affaires tout ça après tout mais malgré tout je reviens toujours à ce sujet. On pourrait croire que je l'aime mais ne vous méprenez pas ; il n'y a vraiment rien de tel entre nous.


Je frissonne légèrement quand je sens son menton au niveau de mon épaule. J'ai envie de l'envoyer valser quand il parle d'enfantillage mais je prend sur moi. Ma main est sur le point d'attraper son bras mais avant même d'avoir fait la moitié du chemin quand je sens qu'il s'éloigne, je ne fais pas plus d'efforts.



Mai - Oui, bonne nuit.



Une réponse bien plus froide que la température à l'extérieure à l'heure actuelle. J'ai l'impression que son parfum est resté sur mes vêtements. Je me contente de ne rien dire et regarder les ombres qui se forment dans à partir de cet arbre dans le jardin. Je suis plutôt douée pour le roi du silence d'habitude mais je dois vous dire que ce soir... Ce soir, je me contente de me retourner vers lui brusquement avant de lui dire ;


Mai - J'essaie d'être là... Je me redresse en ajoutant, je sais que t'as pas besoin de ça, mais j'essaie d'être là pour toi, je fais des efforts et tu te comporte comme un petit con avec moi ou alors tu te renferme comme si on se connaissait depuis quelques semaines... Tu pense que j'ai fais le voyage par hasard avec toi ? Que j'aurais accepté de partir avec n'importe qui ? Tu crois que... Je m'embrouille dans mon explication avant de finalement lancer Non, laisse tomber en me retournant à nouveau de sorte à lui tourner le dos. Laisse tomber Shôji...



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Ce message a été posté Lun 19 Oct - 0:14
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Je doute de parvenir à comprendre la gent féminine, c'est un fait irrévocable.

Un soupir, un nouveau soupir avant que l'une de mes mains ne parvienne à balayer vulgairement cet effet fatigué de mon faciès avant que je ne puisse me permettre de fermer les yeux. Je doute de parvenir à mettre la main sur Morphée avant de longues minutes, mais qu'importe. Je resterais de marbre face à cette situation des plus quelconques. Sans conteste, nous avions dû faire face à bien pire que cela au vu de nos comportements puérils et bornés. Aussi bien forcé, l'un, que l'autre. Mais, c'était sans compter sur ton initiative de reprendre la parole. Tiens donc, la grande Ryuu Karmen Mai daignait glisser sa fierté de côté afin de parvenir à une certaine... Réconciliation ? Je suppose, et ce, malgré les propos que tu daignais employer. Je savais à présent lire au travers des lignes, ou tout du moins, de tes paroles. Malgré tout, je trouvais cela plutôt surprenant de t'entendre t'aventurer sur un chemin si glissant. « Arrêtes Mai. De suite. » Me redressant bien vite, je daignais te faire face après avoir pris l'initiative d'appuyer sur ce quelconque interrupteur lié à cette lampe de chevet à mes côtés. J'aspirais à voir ta personne, j'aspirais à clore cette discussion afin d'oublier celle-ci. Mais malheureusement, rien de cela ne semblait réalisable.

C'est donc, tout naturellement, que je me permis de glisser l'une des mains sur le haut de ton crâne avant que je ne puisse vulgairement hocher la tête d'une manière négative. « Là n'est pas le problème. Tu sais très bien que la mention de mes géniteurs me rend ainsi, tu sais très bien que je n'apprécie pas en parler, c'est comme ça. Clairement, ça me casse les couilles, mais j'peux pas faire autrement. » Une confession faite et voilà que je me semblais d'avantage faible face à ta personne. À mon plus grand regret, d'ailleurs, mais qu'importe. Nous étions « confrontés à une situation de crise ».


« J'ne peux pas nier que j'apprécie tes efforts à vouloir m'aider, mais même pour tout l'or du monde, je ne voudrais pas être aidé. J'me contente d'avancer, peu importe ce qu'il adviendra de ma personne et de ma relation avec ces personnes ayant fait partie de ma vie passée. Maintenant, si tu le veux, j'aimerais éviter que tu te tortures. Stop. » Secouant très légèrement ton crâne, je me permettais d'ébouriffer naïvement ta chevelure avant que je ne puisse reprendre place, tourné vers ta personne cette fois-ci. Je resterais ainsi, et ce, jusqu'à ce que tu puisses accepter définitivement mon choix, sans rechigner. C'était peut-être une idée radicale, certes, mais j’espérais que cela parvienne à te faire changer ton point de vu concernant ce fait. Mon histoire n'était pas des plus plaisante, et je devais bien avouer que Mai semblait être l'une des rares personnes envers qui j'avais osé me dévoiler concernant cela à de multiples reprises afin que celle-ci parvienne à me connaître d'avantage. Était-elle spéciale ? Je n'irais pas jusqu'à m'étendre sur ce sujet, mais elle était très certainement l'exception à la règle que j'avais posée concernant ce sujet.

« Alors, Ma-de-moi-selle Ryuu, toujours butée sur tes idées ? Tu sais, j'peux rester comme ça pendant trois heures, jusqu'à ce que tu acceptes, j'suis aussi têtu que toi, bordel. »

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Ce message a été posté Lun 19 Oct - 20:00
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Vous savez, je ne suis pas du genre à me- Non c'est faux, je me mèle souvent de ce qui ne me regarde pas mais je ne suis pas du genre à insister. Mais avec Shôji c'est différent et même si ma conscience me dit que ça suffit je n'arrive pas à mettre de limite. Il est plus âgé que moi pourtant ; deux années nous séparent et je suis la plus jeune. Et je sais que ce n'est pas à moi de faire la tête alors pourquoi est-ce que c'est le cas à l'heure actuelle ? Je passe ma main dans mes cheveux pour écarter les mèches rebelles sans un mot, les bras à nouveau croisés, et le dos tourné vers lui. Mes yeux se ferment un court instant quand il ébourriffe mes cheveux. Pourquoi ça t'énerve Mai, il n'est pas question de toi dans tout ça et tu es pourtant l'égoïste de service non ? Je me mord la lèvre inférieure, tout ça ce n'est pas moi, pourtant je n'arrive pas à être d'accord avec lui. D'un ton calme, dans un murmure presque, je lui demande d'un ton sincère

Mai - ...Et si jamais tu ne peux pas revoir Hana alors ? Je ne lui laisse pas le temps de répondre Tu vas le regretter... Voila ce qui va arriver et tu vas t'en vouloir pour toujours.

J'ai le coeur qui se serre légèrement alors j'inspire profondément sans rien dire avant de finalement me tourner vers lui. Un faible sourire triste se dessine sur mes lèvres tandis que j'ajoute tout en secouant doucement la tête ;

Mai - Laisse ta fierté de côté un moment et tu verras que ça ne peut pas être pire que de tout perdre... J'attrape doucement sa main tout en me rapprochant un peu avant d'ajouter tout en regardant celle-ci au lieu de le regarder S'il te plais, fais l'effort Shôji, essaie au moins...



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forget me not (feat. bakh shôji)

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