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 i need to feel alive (/w baby boo)

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Ce message a été posté Lun 12 Oct - 17:49
“What happens when people open their hearts?"
"They get better.”

 If you wake up at a different time in a different place, could you wake up as a different person?



Parfois, c’est bien d’être adulte. D’avoir une voiture, de se promener, de pouvoir se teindre les cheveux librement. Une main distraite passe et repasse dans ma chevelure, essayant d’enlever quelques nœuds au passage, c’est étrange. Après toute ces années à être blonde, me voilà châtain, et j’en connais une qui aura probablement milles et une question à me poser. Je gars l’audi plus aussi neuve mais pas non plus vieille, on passe le cap des un mois, et monte les escaliers un peu rapidement. J’ai un plan pour une fois : 1/ me changer les idées 2/ éviter les questions en la prenant par surprise 3/ y’a pas de 3.  Est-ce que c’est un plan ? Ne devrait-il pas y avoir une sorte de logique, et des chapeaux et transitions ? Tant pis, on y pensera après, je sonne sans vraiment me poser de question avant d’atterrir nez à nez… Depuis quand Sayuri est grande et mâle et mets des costumes ? Oh, son père. Ok.

« Bonjour, je suis une amie à Sayuri, je venais.. » la kidnapper, non, mal, « … on devait sortir ensemble ? » et pas sortir dans le sens date, brunch et diner aux chandelles, j’espère qu’il a compris, rassurez moi, il a compris ? De toutes façon, la voilà qui arrive, j’espère que ça ne lui cause pas de soucis que je vienne à l’improviste. Ça faisait si longtemps que je ne me pose plus ce genre de questions à vrai dire, calculer les parents, puis, ce genre de détails superflus passent complètement à la trappe depuis le retour de Vegas. Je souris et lui fait un signe, elle semble avoir capté, mission accomplie. Peut-être avait-elle prédit mon arrivée en ayant lu ça dans des feuilles de thé ? Peut-être est-ce notre connexion spirituelle ? Je divague. Elle arrive. Je m’incline pour saluer son père, au revoir, et verrouille mon bras avec le sien, elle ne pourra pas s’échapper. Mince, que font les jeunes d’aujourd’hui, on est à Tokyo, qu’est-ce que je faisais à son âge ? Non, si je la vois c’est pour oublier que je suis vieille et très vieille, c’est pour être jeune et rêver d’être étudiante et libre. « Surpriseeeee » ma tête se cale contre son épaule « Bon t’es contente de me voir j’espère, parce qu’on va passer une après-midi de folieeee que tu le veuilles ou non ! » Voilà libre et wild et free.


© GASMASK

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Ce message a été posté Jeu 15 Oct - 20:32
“What happens when people open their hearts?"
"They get better.”

 If you wake up at a different time in a different place, could you wake up as a different person?



Les deux morveux braillent, leur mère tente de les calmer désespérément (je me demande encore comment mon père a pu un jour décider de vivre avec elle). Puis lui d'ailleurs il n'a rien de mieux à faire que de crier sur moi, de nouveau. Kei et Hao ne sont pas là. Seule face à cette moitié de famille de fous, je me contiens et cherche désespérément une manière de me casser loin de là, du moins jusqu'à ce que je sois fatiguée, dans la nuit noire où je reviendrais comme à mon habitude pour recharger les batteries et renouveler mes affaires pour une nouvelle journée. Mais en ce samedi d'automne, l'homme me servant de père semble plus fort que d'habitude. Tel un pénitencier, il se bloque devant la porte en me surveillant du coin de l'oeuil, alors que tranquillement assise et coincée dans le salon, je tente de trouver LE moyen de m'enfuir. Pas facile avec une paire de béquille. C'est à cause de cette foutue entorse qu'il est plus puissant que moi aujourd'hui, je me serais déjà enfui par la fenêtre en tant normal. Mais bien que ma vie sois pourrie, je tiens à vivre un peu plus longtemps et sauter de quatre étage avec une cheville en moins serait risqué. Maintenant que j'ai à peine retrouvée Chiharu, je n'ai jamais eu d'aussi bonnes raisons que de continuer d'avancer.
Mais ça n'est pas grave, j'ai juste à tenir une dizaine de jours supplémentaires et bientôt, j'emménagerai avec ma grande sœur pour une nouvelle vie. En attendant, je peux supporter encore un petit peu cette existence dans ce foyer qui n'a rien de chaleureux et accueillant.  

« Tu sais Sayuri, je ne voulais pas en arriver à ce point, mais tu ne me donnes plus le choix. Ça fait trois jours qu’on ne t’as pas vu ! Bientôt on m’appellera pour me dire que tu es disparue, tu imagines un peu l’ampleur de tes bêtises ?! » Sa femme me regarde de loin, mais lorsque mes yeux croisent les siens, elle baisse rapidement la tête, se re-concentrant sur ses mioches.
« Toc toc », sauvée. Je profite de cette magnifique occasion pour prendre la direction de ma chambre, il est plus facile de peaufiner mes plans seule que sous l’oeuil de ces deux mollusques.
«Bonjour, je suis une amie à Sayuri, je venais.. »

Attendez, n’est-ce pas la voix de Mi ?

Je saute de mon lit, me faisant mal à la cheville mais peut importe, après un juron j'attrape rapidement ces trucs en fer, met mon sac de provisions pour la journée sur mon dos et me faufile jusqu'à la porte d'entrée. « Miiiii ! » Souriant plus que jamais, je fonce en sa direction. « oui ! on devait aller à l'école faire trois trucs » mens-je à mon parent. Poussant légèrement mon amie derrière le paillasson pour me frayer un chemin en sa direction, je n'hésite pas une seconde à passer sous le bras de mon père (tenant la porte) afin de quitter l'appartement. Lançant un « Salut » à la va vite, je déambule dans la cage d'escalier et emporte Mi qui prend le temps de faire une courbette. J'entends mon père crier mon nom au loin, alors que saute marche par marche à cloche pied. Mais je ne m'arrête pas, malgré la douleur,  on pourrait croire que j'suis une marathonienne ! ²

On arrive en bas, avec Mi visiblement enthousiaste. Si je suis contente ?  « AHHHH TU M'AS SAUVEEEE, MI MERCIIIIIII ! » Entourant son épaule de mon bras, je sautille, bien trop contente d'être sortie de là. Mais je fais un brusque arrêt. Attends, un truc me trouble. Je la scrute, de haut en bas, de droite à gauche. Je tourne autour d'elle, me baisse, me relève. Stop, quelque chose n'est pas normal.

« OY OY OY NOTRE PETIT MI S'EST ENLEVE SON BLOND ? » Bien trop dans la précipitation, je n'avais même pas pu remarquer ce détail, qui est plus que ça. MI N'EST PLUS BLONDE. C'est grave et en fait je suis un peu contrarié, parce que nos décolorations nous caractérisent pas mal, et j'aimais bien voir les regards bizarres des gens dans la rue nous voyant bras dessus bras dessous, les mèches décolorées se mélangeant dans le vent. Mais elle m'a abandonnée, elle m'a  lâchée pour un brun plutôt clair mais toujours brun. Bien, dans ce cas moi aussi je vais redevenir brune. « Je rêve, comment tu m'as lâché là Mi… » Mais ça lui allait bien, si bien.
« Je suis troooooooooop contente de te voir ! Tu m'emmènes où alors ? »




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Ce message a été posté Dim 18 Oct - 6:24
“What happens when people open their hearts?"
"They get better.”

 If you wake up at a different time in a different place, could you wake up as a different person?



Je savais que venir ici à l’improviste allait être une très bonne idée, mais je ne pensais pas me faire foudroyée par la tempête Sayuri dès les premières secondes où mon regard croise le sien. Littéralement une boule d’énergie cette fille, et de bonne humeur, et c’est pile poil ce dont j’avais besoin ! Non, vraiment, j’aurais dû venir beaucoup, beaucoup plus tôt.

Je parlais de tempête à l’instant. Que dis-je, un tourbillon, un tsunami, une vague, un éclair foudroyant, et tout ça en même temps. Regardez-la qui me tourne autour, qu’ai-je fait de mal ? Ah oui, mes cheveux, j’avais presque oublié.

« Ah, tu as remarqué ? » Je rigole faiblement avant de reprendre plus sérieusement et sur un ton carrément inquiet « Ça va, c’est pas trop moche ? J’étais tellement habituée au blond à vrai dire, j’ai fait ça sur un coup de tête.. »

Non, pas comme une envie de changement total de nouveau look pour une nouvelle vie depuis que je suis revenue mariée de Las Vegas, absolument pas. Au moins, je ne les ai pas coupés, bien que l’idée de me faire un carré court ait plusieurs fois traversé mon esprit. Moh, lâché ? Ah, si elle savait la vérité. En fait, j’ai tellement envie de lui dire la vérité que c’en est indécent, mais comment en arriver là ? Je ne vais pas simplement, entre deux parties de billard, ‘et au fait je suis mariée’. Surtout qu’elle doit penser que j’ai entre 18 et 18 ans. Je suis foutue à ressasser mes pensée en boucle, mais je ne suis pas là pour ça, on est là pour s’amuser non ? Zut à la fin. « Mh, lâché ? Mais non regarde, je te tiens toujours » je rigole en m’agrippant à elle comme un koala, dire qu’à certains moments j’ai envie de devenir adulte et responsable, « Puis, yah, je t’ai dit que c’est sur un coup de tête ! Tu veux que je te lâche vraiment et te laisses retourner chez toi ? Hm ? » bien que je ne suis aucunement capable de ça. Et que les menaces ne sont pas mon fort. Et que je ne suis absolument pas crédible. Elle ne va pas faire ça j’espère, elle ne va pas retourner là-bas ?

« Mais moi aussi je suis trooooooooooop contente de te voir !! » dis-je sur un ton pas très adulte et responsable tout en revenant chez les bipèdes, quittant mon statut de koala de Sayuri, ce qui me rend légèrement  triste à vrai dire puisqu’elle est confortable et que j’aime me tenir aux gens comme s’ils n’allaient jamais me quitter. Surtout elle. « Ahh, je n’y ai pas trop réfléchi, salle d’arcade ? cinéma ? manucure ? shopping ? manger ? C’est toujours l’heure de manger de toute manière. » Oui, surtout pour quelqu’un qui se nourrit de pockys goût fraise pour ses repas. « Ohh, et si tu te teignais les cheveux comme moi ? Non ? » Je crois que l’expression de mon visage signifie simplement : si tu refuses je pleure. Je pleure trop facilement, ces derniers temps, mais je crois que ce serait un point de repère de la voir avec des cheveux comme les miens. Qu’elle est un point de repère, tout simplement.



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Ce message a été posté Ven 23 Oct - 13:57
“What happens when people open their hearts?"
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If you wake up at a different time in a different place, could you wake up as a different person?



Si j’ai remarqué ? Elle plaisante ? En même temps… qui n’aurais pas remarqué ? Le blond, c’était sa marque de fabrique, ce qui faisait qu’elle était Mi, une fille incroyablement attachante. Comment vais-je pouvoir la nommer « ma blonde » maintenant ? J’suis un peu déçue, c’est vrai, mais après tout ça marque un renouveau, comme disent les adultes. J’essaie de m’en persuader et de voir le bon côté des choses tout en rigolant bruyamment suite aux petits commentaires de Mi qui s’accroche a moi.
« Tu ne peux pas m’abandonner de toute façon, je le sais ! » C’est sur cet élan de modestie que j’entoure mon amie de mes bras pas très longs. Trop d’amour par ici, et cette ancienne blonde est bien la seule à avoir droit à ce côté de moi si tendre et doux. Après tout, il s’agit de Mi, ça ne s’explique pas ça. « Moche ? Mmh… j’en sais rien… » A vrai dire, la question ne se pose pas, évidemment que cela rend bien, évidemment qu’elle reste très mignonne. Mais je lui laisse comprendre par mon ton d’ironie ce que je pense réellement.
Bref, il nous faut un programme de journée, parce qu’on ne peut pas rester 8h sur ce parking délabré où quatre vieilles voitures reposent à leurs emplacements. Alors Mi propose, elle me sort un listing d’activités sympathiques, à l’exception d’une ou deux. A vrai dire, on a beau passer des journées au téléphone, se rencontrer à n’importe qu’elle heure, rire, se câliner… au fond, je ne connais pas grand-chose sur Mi. Je veux dire, en ce qui concerne sa vie. Etablissement, famille, tous ces trucs, elle n’en parle pas et je ne pose aucune question à ces sujets. Même son âge met inconnu, mais après tout, à quoi bon ? Tant qu’on s’amuse. D’ailleurs, sa dernière proposition ne me laisse pas indifférente. Je la regarde, les yeux grands ouverts, la bouche s’écartant peu à peu pour bientôt s’ouvrir en un grand sourire. « MAIS OUI ! » J’adore ma décoloration, j’adore sortir du lot par ces reflets blonds, mais cette idée me retourne complètement, c’est juste un trop bon projet. « MAIS OUI ! » deuxième prise. A vrai dire, je répète ces deux mots trois quatre autres fois, parce que c’est vraiment une super super idée.
« Mais genre, maintenant ? Tout de suite ? » Okey ! La prenant par le bras, je l’entraîne avec moi tout en sautillant. C’est en quelques pas que nous nous rendons au centre commercial 109, qui n’est pas très loin de mon petit appartement de pauvre. Ici, nous pourrons trouver un coiffeur aisément. « ça ne te dérange pas hein, de m’accompagner ? » Je viderai peut-être mes dernières économies, mais je ferais plaisir à ma famille et plus particulièrement à Chiharu, en revenant à ma couleur originelle. Mouais, c’est une bonne chose, c’est important pour moi qui viens à peine de retrouver ma grande sœur. Du coup, on m’installe sur un fauteuil, et plus rapidement que je ne le pensais, une femme s’occupe déjà de ma longue chevelure. Je tombe sur le genre de coiffeuse un peu grincheuse, dans le genre à tirer la tête. Mais pas grave, moi j’ai ma Mi. Elle est en face, assise non loin de moi. Je lui souris et soudainement : « Oh fait Mi, pourquoi t’es partie aux US ? » ça me trottait en tête ça, c’est sortit tout seul, ne me demandez pas pourquoi.


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Ce message a été posté Dim 1 Nov - 15:26
“What happens when people open their hearts?"
"They get better.”

 If you wake up at a different time in a different place, could you wake up as a different person?



Mon visage s’illumine un peu trop lorsqu’elle accepte de se teindre les cheveux. Genre s’illumine vraiment et à plusieurs reprises même. Comme si de la lumière irradiait de mon être, que c’était la meilleure nouvelle de la journée, de l’année, du siècle, du millénaire. Je la regarde amusée quand elle se répète, puis, j’ai quand même l’impression de la forcer un peu.

« Oui maintenant mais t’es sûre que tu veux faire ça, ça te dérange pas ? »
C’est pas comme si elle l’avait répété plusieurs fois hein. Je rigole à sa question sincèrement, « Je t’ai proposé moi-même d’y aller alors pourquoi ça me dérangerait ? Non puis il te faut un soutien moral, ça fait vraiment un choc de quitter sa couleur » ouuuu c’est juste moi qui y ai apporté trop de valeur sentimentale. D’un côté, j’ai cette couleur depuis mes quatorze ans, c’est évidemment ma marque de fabrique, ça fait maintenant presque neuf ans que je vais chez le coiffeur toutes les deux semaines parce que je hais les racines apparentes. Ce qui est étonnant, me connaissant, on pourrait croire que je laisse ça pousser cinq centimètres et advienne que pourra. Mais ça doit être probablement la seule chose dans ma vie que je tenais régulièrement on va dire. L’habitude de devoir apparaître bien aux yeux des autres peut-être. Genre je veux choquer mes parents mais pas trop. D’un autre côté, ça signifie plus de rendez-vous toutes les deux semaines, des économies d’échelles sont faites là vous savez. On parle et on parle et je ne me rends pas compte qu’on est déjà arrivés, et en un clin d’œil elle est déjà sur un fauteuil. Devrais-je faire quelque chose à mes cheveux ? Revenir totalement au brun naturel ? Ou alors juste un soin, ou les pointes, quelque chose dans le genre. Je suis dans mes pensées quand elle m’en sort avec sa question.

« A vrai dire, je ne sais pas, c’était assez soudain et sur un coup de tête aussi je… Je prends trop de décisions sur des coups de têtes je crois » notamment se marier hein, je continue parce que je ne peux pas lui mentir avec sa bouille trop mignonne il faut dire, « Puis tu te rappelles le voyage en camping cet été ? Ryû m’avait proposé d’y aller –tu vois qui est Ryû ? Mon voisin, il est prof d’informatique à rps – et j’avais envie de changement et de nouveau » ah ça va, j’ai était assez servie en terme de changement et de nouveau, « On devrait aller en voyage nous aussi ! Genre maintenant » et après je regrette d’être trop impulsive, bravo les bonnes résolutions, « ou après ta couleur évidemment » je rigole doucement et jette un regard mauvais à sa coiffeuse qui semble résolue elle, à tirer les cheveux de ma Sayuri. Non mais. Bon à qui je fais peur moi déjà ?

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Ce message a été posté Mar 10 Nov - 19:08
“What happens when people open their hearts?"
"They get better.”

 If you wake up at a different time in a different place, could you wake up as a different person?



En grimaçant un peu, j’essaie au mieux de faire abstraction à la douleur des cheveux qui se coince entre mon dos et le siège. Mais plus vite que je ne le croyais, ma chevelure est recouverte de papiers qui permettront de retrouver une nouvelle couleur plus neutre. C’est une teinte plus foncé que celle de Mi que j’ai choisie, un marron foncé donc. La coiffeuse est plutôt silencieuse mais super rapide, c’est pas plus mal. Un soutien moral comme disait Mi, j’en aurais peut-être besoin au final. Plus mes mèches disparaissent sous le papier, plus j’ai l’impression de regretter. Au final, je l’aimais beaucoup ma couleur blonde me différenciant tant des autres.

Alors je fais abstraction en discutant, façon, trop tard, j’peux plus revenir sur mes pas.
« Si je connais Ryû ? ahaha » (petit rire sarcastique), je reprends : « Sérieusement ?! Vous êtes partis ensemble ?! Anhhh pourquoi j’étais pas au courant plus tôt, mais c’est super ! » Ce que ne semblait pas savoir Mi, c’est que je collaborais parfois avec son voisin en secret pour la faire tomber dans ses bras. Et je compte bien arriver à mes fins, crée mes petits plans pour les aidés, c’est clairement le genre de chose qui m’éclate et me rend la vie plus drôle. Alors mon visage dessine un grand sourire, un énorme sourire plein d’espoir. « Alors, à quand le mariage ? » dis-je en levant les sourcils, comme une enfant d’école élémentaire.
Moi qui n’avais pas tellement commencé mon travail de cupidon, Mi me lance ici une grande perche. C’est encore plus amusant et facile.
Mais j’oublie vite toutes ces pensées d’amour et d’eau rose. Elle vient de me proposer un voyage, genre l’idée du siècle. « En fait l’idée du coiffeur n’était rien à côté de ce que tu viens de dire, Mi » Les yeux pleins d’espoir, je la dévisage comme s’il s’agissait d’une déesse. Remarque, elle en est pas loin. Elle comprend peut-être pas ce que je voulais dire, mais je fais pas tellement attention à ça. « Okey ! Tu as une idée de destination ? » J’aime les coups de tête de Mi, ça annonce toujours quelque chose de bon. J’ai déjà hâte d’en finir avec ce coiffeur pour pouvoir partir, m’échapper de ce monde, seule avec mon amie, dans notre univers à nous. C’est aussi une bonne raison pour fuir la famille, une fois de plus. Oui, cette journée est vraiment la meilleure, celle qu’il me fallait en ce moment. Et alors qu’on parle de notre petite excursion future, mes cheveux s’imbibent de cette nouvelle couleur, ce retour au sombre.

Toute contente d'être ici, d'être avec Mi, je ne peux m'empêcher d'afficher un énorme "smile". On est là, on est bien, entre filles. Elle m'avait manqué ma Mi, j'veux lui faire un câlin là maintenant, j'ai un genre de pulsions mais j'suis bloqué, j'ai un truc imposant sur les cheveux, ça me gêne. Puis,

« Toi aussi tu vas faire quelque chose de tes cheveux aujourd’hui ? »

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Ce message a été posté Jeu 19 Nov - 19:36
“What happens when people open their hearts?"
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Moh, son rire devrait me faire peur je crois, mais je ne fais pas attention au fait qu’elle contourne la question par une excitation légèrement envahissante. Et pas envahissante dans le sens où je me plains, envahissante dans le sens adorable donnez-moi un peu de sa jeunesse s’il vous plait. « Oui, super, ahahah » (petit rire gêné). « Mais tu es sûre que je ne t’en ais pas parlé plus tôt au téléphone ? Ah, les jeunes, trop distraits pour écouter.. » fais-je dans un soupir vraiment très très las. Pas comme si je vous ai dit deux phrases plus haut qu’elle mérite l’award d’adorabilité de l’année. Oui, même chez le coiffeur. C’est grave non, c’est peut-être une maladie, qui sait.

Enfin, je m’étouffe avec de l’air. Des inconnus me regardent comme si j’allais les contaminer, mais ça va, c’est rien, je suis juste en train de m’étouffer sur sa question, à part ça. Si tu savais. J’ai envie de lui dire par contre, et je crois que je finirais bien par lui dire, mais ça sera plus balancé entre deux cafés que là maintenant, parce que je m’évite voyez-vous, ce qui me fait éviter sa question. C’est peut-être trop flagrant non ?

Je suis confusion puis je suis joie. En fait, j’adore les voyages. J’adore ma petite Sayuri. C’est la combinaison gagnante ! Espérons maintenant qu’on ne va pas se marier, ça serait mieux. « Oh, ohhh, t’es vraiment d’accord ? Ahhh » oui, professeur d’économie, nominée au prix nobel, oui, « Et si on allait à l’aéroport et on choisissait une destination au hasard ? » ou : comment passer pour un terroriste. Si, je l’ai vu dans Yes man, il se fait ensuite arrêté et soupçonné parce qu’il dit oui à tout. Est-ce que je dis oui à tout ? « Oui » apparemment oui. Je viens de décider que je m’éclaircirais peut-être juste un chouya… Bon non juste les pointes alors, j’essaye de laisser pousser ma frange sans réel succès, j’arrive au stade moche à chaque fois et décide de couper car c’est une horreur réelle, une honte pour nous tous. D’accord, ça n’aide pas à me donner l’air plus vieux, mais un jour je passerais ce cap. Ça sera comme gravir l’Everest. Comme devenir adulte. Ou j’en étais ? « Mais je sais pas quoi faire et ta coiffeuse ne me semble pas la plus aimable » je rigole, c’est assez rare que je joue aux langues de vipères, je suis cependant trop douillette du cuir chevelu pour les confier à n’importe qui. « Et toi les amours alors ? On parle que de moi ici, c’est pas juste ! »

Et en un clin d’œil, une autre coiffeuse a dû entendre mon appel télépathique et après un échange qui a dû durer moins longtemps qu’un vine, elle s’est occupée de me faire un soin. Youpi l’eau trop chaude. Youpi laisser poser. Tiens donc, je suis dérangée pile au moment où on parle d’autre chose que de moi. Je reviens à elle, parce que ce n’était pas qu’une manière de détourner la conversation et je suis réellement curieuse et espère que tout va bien pour la fille méritant le plus que tout aille bien au monde, rien que ça. « Alors ? »


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Ce message a été posté Jeu 3 Déc - 23:00
“What happens when people open their hearts?"
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 If you wake up at a different time in a different place, could you wake up as a different person?

Venir dans cet endroit est une chose soudaine, la venue de Mi est soudaine, nos idées farfelues sont toujours soudaines. Au final, c’est ça la vie, ne rien prévenir, suivre ses envies, manger des chips, boire du lait à la fraise, agir sur pulsions, vivre.  Après le départ de Chiharu, je me suis beaucoup posée de questions sur l’existence, ce que je devais faire au jour le jour pour apprécier la vie. M’amuser ou me priver, pleurer, attendre ? J’étais perdue, et finalement, je découvre que les moments les plus bêtes sont les meilleurs. Les moments comme sortir subitement de la maison pour s’exiler dans un salon de coiffure avec sa copine.
Je songe à tout ça en une fraction de secondes, le temps d’une mini pause dans notre conversation avec Mi, qui reprends rapidement.  
Evoquer le mot mariage provoque un étouffement chez elle, comme si l’ancienne blondinette devait se reprocher quelque chose. J’pensais qu’elle m’aurait envoyé balader pour rire, comme une personne normale qui se fait taquiner. Mais non, ma Mi, elle est différente. Puis finalement, on passe vite sur le sujet, parce que maintenant, on est sur une pensée de voyage. C’est comme ça chez nous, on discute passionnément d’un truc, et la seconde qui suit, on passe à autre chose. Comme la fois ou acheter des chocolats est devenu une sortie aux jeux d’arcades. C’est bête, c’est du Mi&Sayu.

Mais on est là sur une si bonne idée. Mi, a eu une si bonne idée. Je suis toujours la première partante lorsqu’il s’agit de s’envoler, que ça soit loin ou à la rue d’à côté, même si, ouais au final, plus loin je m’éloigne de ce monde, mieux s’est. Choisir une destination au hasard dans un aéroport ? « Ca peut être drôle, j’aime ! » Je nous voyais déjà des valises encombrantes en main, lunettes de soleil sur le nez, parcourant les longues listes de différents pays, dont je ne connaitrais pas la moitié des noms. Seulement, est-ce qu’on doit prend en compte le fait qu’après ce changement capillaire je n’aurais plus un sous  en poche, en plus d’avoir perdu ma couleur rayon de soleil ? Tant pis, y a toujours des solutions après tout non ? Je m’en fiche, je reste dans mon rêve, on verra plus tard. Pour le moment, je dois attendre que ce qui me couvre la tête fasse action sur ma chevelure et me redonne une teinte plus foncée.
La coiffeuse boudeuse part. J’envoie un énorme sourire et rejoins Mi dans son rire. On est tellement bien là, entre nous.

« Les amours ? Connais pas. »
 Ce genre de question me passe tellement au dessus, c’est pas à moi qu’il faut essayer de parler amour, vraiment. « Et… » Coupée en pleine phrase, je me vois dans l’obligation de partager mon amie qui m’est enlevée par une des coiffeuses. Dommage. En tout cas je la suis du coin de l’œil, riant dans mon coin. Enfin, on m’enlève ces trucs sur la tête, passage sous l’eau et alors je découvre le résultat. Choquant, c’est tellement bizarre de se retrouver dans une telle sobriété, j’ai l’impression que ça ne me va tellement pas puis en même temps, je me sens contente. « Alors ? »  Mi réapparait devant moi, avec toute cette émotion, c'est à peine si j'entends le son de sa voix. La mine décomposée je lui lance d’une faible voix : « dis moi que c’est bien j’ai envie de pleurer… »  Pleurer mais aussi me réjouir. Ouais, bizarre, on y peut rien, je ne me comprends pas bien moi-même. Après un rapide séchage, je reste bloquée sur ma face, oubliant tout ce qui m’entoure. Je comprends les sentiments de mon amie, c’est tellement choquant. « Bon… reste plus qu’à payer j’imagine ! »  

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Ce message a été posté Dim 6 Déc - 16:40
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Est-ce qu’elle sait que je la vois au loin se moquer de moi qui souffre actuellement ? Devrais-je être vexée ? Et surtout, comment être vexée face à elle ? De toute façon, j’aurais dû me douter que c’était une mauvaise idée de passer après elle vu comme elle-même a été torturée, mais il semble que la logique ne soit pas mon fort. La coiffeuse m’oblige à tirer des grimaces de douleur avant que je puisse réapparaître face à Sayuri, et vraiment, être vexée contre elle serait du temps perdu. Je pourrais me moquer et lui faire croire que c’est horrible histoire de me venger, mais cette possibilité ne me traverse pas l’esprit et elle a droit à une reproduction du célèbre tableau du cri de Munch et j’essaye de ne pas trop crier pour ne pas déranger les autres mais « Ma chérrrrrieeee » je ne peux pas me retenir de toucher ses cheveux aussi, « C’est ma-gni-fique » et ça change tellement. Je me sens comme une mère émue face à son bébé poussin qui vole de ses propres ailes, à deux doigts de sortir les même remarque qu’on entend à chaque repas en famille quand on est une fille, vous savez. Oh, tu deviens une jeune femme ; ce genre de chose embarrassante pour tout le monde. Je dois être trop expressive déjà à la base, mais je ne peux vraiment pas m’empêcher d’applaudir légèrement, vais-je laisser couler une larme d’émotion ? Non, on se retient. Je souris, et c’est comme si je n’avais pas utilisé ces muscles depuis si longtemps qu’ils étaient rouillés. C’est différent tout ça, c’est bien. J’acquiesce, et tiens, quand il s’agit de prendre de l’argent ils sont plus rapide que quand il s’agit de nous torturer les cheveux. Je ne peux pas m’empêcher de jeter de rapides coups d’œil tandis qu’on marche, peut-être suis-je trop à fleu de peau ses temps-ci, mais Sayuri est vraiment belle. Mon bébé poussin qui vole de ses propres ailes. Je me répète ?

« On devrait prendre une photo, pour immortaliser tout ça » c’est Ryû qui m’avait montré comment prendre des photos avec l’appareil du portable, j’ai bien mis 20 ans avant de comprendre comment changer le devant du derrière et je n’arrêtais pas de me plaindre à coups de pourquoi n’ont-ils pas fait ça plus simplement. Mais vous savez où on devrait aller ? Le photomaton juste en face, je lui montre du doigt et la tire en conséquence. « Sayuuu, fait une grimace, j’aurais l’air belle comme ça à côté » je rigole et évidemment la photo est prise à cet instant. Heureusement que y’a 4 essais où je pourrais avoir l’air moins. Plus. Oui. On finit par faire des grimaces ensemble et ça ne ressemblera probablement à rien, tant pis. On sort, et tandis qu’elle est occupée à regarder les photos qui sortent trop lentement de la machine, « Au fait, je me suis mariée à Las Vegas » dit en accéléré de préférence.


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Ce message a été posté Dim 13 Déc - 23:28
“What happens when people open their hearts?"
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 If you wake up at a different time in a different place, could you wake up as a different person?

Wow, Mi m’a l’air emballée. Tant mieux, tant mieux. Je crois qu’elle n’a jamais paru aussi sincère et sûr d’elle face à moi, c’est drôle. Ses expressions me décrochent un gros rire masculin, dans le genre pas du tout sexy. D’ailleurs deux trois têtes tirant la grimace se retournent vers nous, mais c'est du tout moi.

Après des heures et des heures devant ce miroir –ouais c’est exagéré mais on est vraiment restées longtemps à se regarder mutuellement dans la glace- ; l’heure de lâcher les billets vient. Je suis à présent fauchée mais je m’sens belle. C’est pas un sentiment que je ressens souvent, et je m’en fou un peu de la beauté, c’est pas avec moi que tu parles makeup ou je sais quoi, mais se sentir bien, bweuh… ça peut être important. Hm.

Des faux sourires, des mercis et quelques formules inutiles, nous voilà partis de ce salon. « J’ai pris des bonbons au passage, y’en avait au comptoir » Fière de mes petites trouvailles que je brandis à Mi, j’affiche mon plus beau smile. Des photos ? Pourquoi pas ! J’ai pas même le temps de réaliser que je me retrouve dans ces vieilles cabines aussi petites que mes toilettes. « Mi, dans ce monde, y a encore des gens qui prennent des photos dans ça à part toi ? » Okey, trop tard le premier cliché est pris. Elle, est bouche ouverte, dents mise en avant et moi, de profil essayant de comprendre la situation. Wow, quel duo on fait. Mais on se démonte pas, on reprend. Je me tais finalement, me concentrant sur le rond de l’écran. Une grimace ? D’acc, jsuis la pro des grimaces moi ! J’exécute alors le geste, ce qui nous donne une photo plutôt sympa au final. Ouais, on à l’air bien là, toutes les deux.
C’est fou la lenteur de ce truc, mais c’est marrant à voir, j’suis comme… fascinée ! Puis, soudainement : « Au fait, je me suis mariée à Las Vegas »

« Hein ? » Toujours accroupie face à l’imprimante de la machine, je tourne vivement la tête, direction Mi. C’est un genre de blague pour que mon attention revienne sur elle ? Pour ne pas que je l’oublie face à un photomaton ?
« Mariage ? C'est-à-dire…» J’en perds carrément mes mots… vraiment. Je la regarde, la dévisage. Pourquoi j’ai comme un sentiment bizarre ? … un sentiment qui me dit qu’il y a plus que ça. Un sentiment qui me force à y croire. Non, ça n’est vraiment pas une plaisanterie, pas cette fois, je le sens vraiment, comme ces derniers jours où j’ai pressenti le retour de ma grande sœur, même si c'est bien différent.

Les photos tombent à terre. Je les prend en main sans même y faire attention. Je souris à demi, « Mi… » un rire nerveux, un regard méfiant, je sais plus quoi faire en fait, c’est fou « t’es drôle ! ». Et en fait, c’est là que je me rend compte de tout : du fait que j’ignore complètement les détails de celle que je considère comme l’une de mes plus proches amies, une des plus importantes. Age, études, métiers... les basiques, je ne les connais même pas. Parce qu’avec Mi, y a pas de tout ça, on est simple, on ris sans en savoir plus, sans se prendre la tête. Mais après tout… je commence à vouloir en savoir plus. « un banc, on a besoin d’un banc ! » traduction : « on va poser nos lourdes fesses, et essayer de tout reprendre ». Saisissant ces deux épaules, je l’entraîne avec moi.

© GASMASK

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i need to feel alive (/w baby boo)

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