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 Always there at the wrong time [Feat. Eime]

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Ce message a été posté Jeu 19 Nov - 20:38
 Always there at the wrong time


 
feat : Eime & Yong Pal

Tokyo, capitale du Japon englobant plus de 44 millions d’habitants, ville qui ne dort, en apparence, jamais. J’insiste sur le terme ‘’en apparence’’ car elle regorge de coins sombres, terrifiants et déconseillés, où pas un seul chat n’ose y mettre ses petites pattes, craignant des représailles. Cette ville pourtant si joyeuse, chaleureuse, accueillante et illuminée, abrite un bon nombre de malfrats, de gangsters, voir même la mafia japonaise, donnant ainsi à cette ambiance si festive une toute autre allure. Fort heureusement, tout le monde, ou à peu près tout le monde, sait quels sont les recoins les plus malfamés, là où règne une atmosphère des plus funèbres, et tente donc de les éviter le plus possible. Mais il reste quand même un pourcentage conséquent d’individus qui, comme moi, se retrouve à arpenter les ruelles les plus obscures de la ville. Il n’est pas rare d’y croiser, dans ces ruelles, des morceaux de doigts, des cheveux arrachés, du sang sur les murs, des inscriptions faisant de la propagande, des individus au regard dangereux tenant dans leurs mains des armes blanches, bref, tous les déchets de la ville s’y retrouvent, formant presque une famille et pourtant, se détestant tant. Bref, un décor des plus chaotiques, mais on finit par rapidement s’y habituer, se retrouvant même à avoir quelques stupides traditions. Il ne faut pas se méprendre, je ne fais pas partie de ce système où la violence est maître, au détriment de toute rationalité. Non, non, si je sillonne ces ruelles c’est uniquement à cause de mon métier, certes illégal, mais c’est à cause de lui si j’en suis arrivé à un tel stade, cherchant toute bonne occasion pour avoir quelques billets en plus. Le point positif est que je n’ai plus peur des malfrats, que je sais me défendre et que je suis protégé par certains clans, le seul problème est qu’autant je suis aimé, autant je suis détesté. Beaucoup me désirent en vie, comme beaucoup me veulent mort. C’est la dure règle d’être enlisé dans un tel système. Ma vie est mise en jeu à chaque seconde et elle ne tient qu’à un fil. Il n’est donc pas rare de me voir courir  à toute vitesse entre les ruelles, le visage transpirant, le souffle haletant, parfois même blessé. Cela fait juste partie de mon quotidien.

Ce n’est donc pas une surprise de me voir aujourd’hui courant, encore, comme un aliéné, tentant d’échapper à des malfrats armés, le visage en sueur, le cœur battant à tout rompre contre ma poitrine et quelques égratignures parsemant mes bras. Chaque fois l’adrénaline est à son rendez-vous et au fond, cela ne me rend que plus excité. Bien sûr, je ne dis pas que l’idée de la mort ne me fait pas peur, au contraire c’est une chose tout de même difficilement représentable dans mon esprit, mais j’aime cette sensation que ma vie peut s’arrêter à tout moment et que si je parviens à survivre c’est uniquement parce que mon instinct a été plus fort que tout. Je dois avouer qu’à mes débuts, la peur m’avait de nombreuses fois broyé l’estomac, me faisant ainsi vomir après chaque course-poursuite, j’avais même eu le désir de tout arrêter, et il m’arrive encore d’avoir cette envie, mais j’ai fini par avoir un certain plaisir, et heureusement, car j’aurai depuis longtemps tout arrêté. Continuant à courir, de nombreuses pensées traversent mon esprit, et je me dis que pour une fois je risque d’y passer. Enfin pour une fois . . . je pèse mes mots, ce n’est pas la première fois et ni la dernière, je l’espère. A vrai dire, il n’y a pas si longtemps, les mêmes malfrats, qui me poursuivent actuellement, ont voulu me tuer et ils auraient pu atteindre leur objectif si cet homme stupide ne m’était pas venu en aide. Je devrai certes le remercier, mais autant dire que malgré le fait qu’il m’ait sauvé une première fois, rien dans ma situation n’a changé, je suis toujours autant en danger.

Je décide de me poser juste quelques secondes, histoire de reprendre mon souffle correctement. Ces hommes ont vraiment du mal à me lâcher aujourd’hui et j’ai du mal surtout à les semer, en même temps ils sont au minimum 10 contre un seul homme, quel déséquilibre ! Ils devraient presque en avoir honte. Je n’ai pas le temps de reprendre plus ma respiration qu’ils débarquent dans la même ruelle que moi, se ruant vers moi tels des enragés. « Et merde » dis-je en reprenant ma course, espérant avoir assez de force pour tenir jusqu’au bout. Malheureusement pour moi, à croire que ma chance s’est dissipée, je me retrouve face à une impasse, derrière moi il y a des malfrats près à me tuer, et en face de moi il y en a aussi. Je me suis fait avoir, comme un bleu. Un sourire mesquin sur le visage, je finis par éclater de rire. « Allons Messieurs, finissons autrement la soirée ! Vous n’allez tout de même pas vous attaquer à un seul homme ! Moi qui vous croyez plus forts, vous n’êtes que des avortons ». Je sais que ce n’est pas le même d’ironiser, mais c’est plus fort que moi. Serrant les poings, je m’apprête à combattre, prêt à lancer l’assaut.

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Ce message a été posté Mar 24 Nov - 22:33
 Always there at the wrong time


 
feat : Eime & Yong Pal

Non. Cette fois-ci, l'autre il peut se démerder pour se sauver les miches de son énième absence. Eime avait décidé de ne plus tout accorder à ses collègues, uniquement parce que son corps commençait à tirer sur la corde raide et qu'il allait tôt ou tard lui aussi tomber. Après s'être entretenu avec un de ses supérieurs pour expliquer son refus de remplacement, ce dernier constata qu'en effet les absences en plus d'être nombreuses étaient toujours destinées à un remplacement par Eime, à croire que son ainé profitait de la gentillesse du plus jeune pour se la couler douce et ne prendre que les horaires de plein régime. Aussi, pour lui faire comprendre sa douleur, l'officier avait collé toutes les gardes diurnes à cet homme et son binôme qui avait gardé le silence, et Eime serait de nuit pendant deux semaines. Les nuits étaient souvent plus tranquilles. Calmement mais sûrement, il regagna son domicile du coup. Un coup d’œil dans le rétro. Ok, c'était l'heure. Il était tard mais pour une fois, aucun imprévu ne se profilait à l'horizon et quelque part, Eime était fier d'avoir osé dire non. En réalité... à qui osait-il dire non ? Ah si, il y avait eu cet homme. Ce docteur grincheux qui n'était jamais content de rien. On voulait lui sauver la vie, il voulait mourir. On voulait l'aider, il refusait quitte à ce que ce soit débile. Ah vrai qu'il n'avait jamais rencontré pareil tête de mule. Un bon souvenir en dépit de son caractère... dommage qu'il ne le revoit probablement plus.... Mais bon, il a l'habitude, personne ne reste jamais longtemps dans son entourage. Il s'est même pris la tête avec son cousin adoré récemment. Quelle merde...

Perdu dans ses pensées, il conduit le long d'une avenue. Une avenue comme les autres, il est peut-être même perdu, à force de pas regarder où il va... rah... Une avenue avec des ruelles et des gens bizarres la nuit, ces mêmes gens qui finissent une fois sur deux dans leur camion de service... Ces gens là que beaucoup évitent et qui du coup, se sentent rejetés et deviennent agressifs ou méfiants. Et crescendo les autres s'en méfient encore plus etc etc.... un cercle vicieux mais c'est pareil partout. La confiance et l'intégrité sont des qualités tellement rares de nos jours. Son regard vogue à gauche à droite, la fenêtre ouverte quand il voit une masse de gens dans une ruelle en face d'un carrefour où il attend au feu rouge... c'est quoi ça... il doit appeler les flics ? Non mais non sérieux, il peut pas être tranquille un soir sans avoir besoin de jouer au bon samaritain et puis après c'est sur sa gueule que ça va retomber encore. Il regarde le ciel en soufflant avec un : « Franchement toi là haut t'es pas cool... » Pourquoi il peut pas lui envoyer une gentille fille rigolote qui puisse égayer sa vie ? Bah non, un troupeau de gueux citadins qui en veulent à un pauvre type sans défense... Ah il va faire un truc très con , mais bon.... Surveillant le groupe, essayant de distingué combien de gens sont victimes derrière ces types, il se fige. Non c'est une blague. Hey serieux... il le fait exprès ? Il va commencer à se poser des questions sur ses fonctions sur terre. Quoi on l'a fait naitre pour être l'ange gardien de cet abruti notoire ou..... ? Grumpy Doc, là bas, en face. Il a encore des ennuis ? Non mais pourquoi il a toujours des ennuis.... ? Pourquoi il peut pas juste regarder la télé le soir comme tout le monde ? Le feu passe au vert. A partir de là , Eime a arrêté de réfléchir... Le fait d'être un abruti notoire comme le grand brun là, ou de faire ce qu'il va faire, il sait pas ce qui est le pire. Il va le tuer avec ses conneries … Alors pourquoi il l'aide ! Il pourrait passer, comme ça viout ! Mais non, faut qu'il pile à la sortie de la ruelle et fasse se retourner toutes ces têtes de pine, édentés ou très moches -bon ok, y'en a un ou deux de canons mais leur conscience est moche elle ! Il ouvre la porte et sourit en agitant volontairement le bras comme un gros débile qui fait coucou... Sans compter qu'il s'est mis un sac en carton souple, vous savez le machin pour porter les courses là, après avoir fait deux trous pour les yeux et foutu la tête dedans. Incognito ! AH ! AH ! Autant destabilisant qu'efficacement débile comme plan. « Hey oh les moches !! Vous me voyez, ou vous êtes trop stupides pour voir à plus de deux mètres comme les bébés ? » Quel rapport, on sait, il a trouvé que ça … « J'ai tout vu, je vais aller voir les flics ! Et j'ai vu vos têtes héhé ! Tentative d'homicide contre un docteur reconnu, c'est con ça, ça fait dans les... ouais quinze ans de taule non ! Surtout prémédité... quelle bande de nazes... vous le saviez même pas... » qu'il gueule avec un ton sarcastique et fouteur de gueule.

« Choppez moi ce débile !! Vous deux vous restez pour lui démonter la gueule ! Allez ! »

Hein !!! Deux ? Non, attends dix moins deux, ça fait combien ! Huit ! Non dix moins deux, ça fait forcément … genre... trois ? Non ? Non non ! Ils arrivent. Les types se pointent en courant, et Eime remonte dans la voiture, marche arrière ultime. Putain, il y voit rien avec ce sac de course sur la tête, il va se tuer.... Attends, attends, oui voilà, le bon sens. Il entend un pom derrière. Oh merde... il a tapé un mec avec son capot ? « désolé ! » qu'il gueule . Avant de repartir en trombe, deux bagnoles le suivant à fond. Non non, ça craint ça, il a des méchants au derrière ! Il a rien demandé lui. Yong Pal il va te maudire sur dix mille générations ! Ok, donc tourné le plus possible, pour les semer, c'est pas ce qu'ils font les gosses dans GTA bidule là, avec les bagnoles qui passent partout et où tu peux shooter les mains avec des coups de pelle dans la nuque pour les doubler ? Un coup de feu alors qu'il est à fond dans les feux. Ça aide d'être pompier, on connait les enchaînements de feu vert pour aller le plus vite possible. Oui, non , c'est pas du jeu , ils passent au rouge ! Enfin, un , qui passe au rouge, l'autre, il a du s'arrêter pour pas se bouffer un poids lourd.

Il en a laissé que deux à Grumpy Doc, ça devrait aller non ? Non ça va pas du tout ! Il en a marre ! Pourquoi il a fait ça ! Il va aller en taule et ce sera de sa faute. Il plaidera la lobotomie au jugement, manipulation extrême par ce type, même si c'est pas vrai mais on s'en fiche ! Il veut pas aller en prison. Et puis c'est pas ses méchants à lui. Enfin, si, maintenant qu'il les a insulté, peut-être un peu. Sans s'en rendre compte, il est tout proche de la ruelle où il a attiré les mecs, donc Yong Pal doit pas être loin. Un coup d’œil trop tard et la voiture se prend des coups de feu dans le réservoir et les pneus et finit en tonneau dans un terrain vague près d'une vieille usine désaffecté.... Vive les nouvelles voitures ! Double ceinture et … eime se décroche une fois le tonneau vient violent... et s'écrase comme une merde sur le toit... ah oui, elle est sur le toit. Il a la tête qui tourne, le bras en miette et … a putain... son épaule est démise... Minute sur le toit ? Non sa voiture... et ça pue l'essence.... Panique extrême... Eime s'extirpe de la voiture explosée comme il peut. Ça devait pas se finir comme ça !!!! Ah il l'a perdu le sac de papier pour sûr... mais là, on s'en fout. Les deux bagnoles de sales cons sont là à l'opposé et un d'eux visent la flaque d'essence à coté.... Il va la faire pété !! Non non non ! Alternative !!! Eime court à l'opposé, en courbé et bancal, sa prothèse, lui faisant super mal, ils ne peuvent pas le voir, se tenant l'épaule... et passe dans une petite ouverture dans un des murs de l'usine, une taule ouverte par des squatteurs probablement ou des gosses.... Il est soufflé par l'explosion et se retourne sur le dos dans un râle intense de douleur.... le feu se reflétant dans ses rétines... sa phobie... sa pire peur... ce qui lui a volé sa jambe et toute sa vie... Tétanisé, il ne bouge plus, alors qu'il devrait fuir, parce que les mecs comptent bien vérifier, même si les deux types manquants ne les rejoignent pas.... Mais Eime ne peut pas bouger... hypnotisé...


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Ce message a été posté Ven 4 Déc - 23:32
 Always there at the wrong time


 
feat : Eime & Yong Pal

Pris au piège, je grince des dents, essayant de faire fonctionner mes méninges pour trouver une issue de secours. Je n’ai cependant pas besoin de chercher bien longtemps car une voiture surgit de nulle part, laissant mes adversaires quelque peu abasourdis et me laissant moi-même dans une totale incompréhension et dans une grande surprise. Je ne sais pas d’où sort cette voiture, ni à qui elle appartient, mais j’en suis presque heureux. Certes je ne sais pas si le conducteur a fait exprès de débarquer aussi brusquement ou si c’est un malencontreux accident, mais je me dis que cela va me permettre de gagner du temps et cela va surtout mettre mes interlocuteurs dans un moment d’inattention, me permettant ainsi de m’enfuir. J’espère toutefois que c’est un accident et que ce n’est pas volontaire car je risque de ne plus être le seul à être quelque peu emmerdé et je n’ai franchement pas envie d’embourber quelqu’un dans mes mauvaises aventures, surtout si c’est un parfait inconnu. Je m’étouffe presque avec ma respiration quand je constate que le conducteur a un sac poubelle sur sa tête, essayant certainement de passer incognito. Si je n’avais pas été dans une telle situation si périlleuse, j’aurai trouvé cela presque marrant. Je trouve cependant cela nettement moins marrant quand lorsque, par le son de la voix, je reconnais le conducteur. C’est une blague n’est-ce pas ? C’est une sacré blague de mauvais goût ? Qu’est-ce qu’il fait là encore ? Pourquoi encore lui ? Sur toutes les personnes peuplant cette planète il fallait que ça tombe sur lui, encore une fois, comme si deux fois n’avaient pas déjà suffi. « Non mais c’est pas vrai ! Encore lui » dis-je assez fort sans même m’en rendre compte, faisant tourner quelques visages vers moi. Sans le faire exprès je viens de dévoiler, ou presque, que je connais cet homme et maintenant, ils vont croire à un complice, comme si mes affaires n’étaient déjà pas assez compliquées comme ça. Je suis décidément et réellement malchanceux avec lui, à croire que les fils du destin se sont trompés de direction. Là tout de suite je n’ai qu’une envie, c’est de me frapper la tête contre le mur. Non mais sérieusement, est-ce qu’il croit qu’avec ce type de menace mes agresseurs vont avoir peur et vont me laisser tranquille et le laisser tranquille par la même occasion, le pauvre, ça se voit qu’il n’a jamais eu à faire avec ce genre d’hommes, mais c’est bien mieux ainsi. Et puis, au fond, ça réplique me fait bien rire, si innocent que ça en devient presque mignon. Je secoue négativement de la tête, me ressaisissant rapidement. Il n’y a rien de mignon dans ce genre de comportement, c’est totalement aberrant, et surtout imprudent de sa part. Ne lui ai-je pas assez répété de ne plus se mêler de mes affaires ? De ne plus interférer  dans toute situation m’impliquant ? Je crois que c’est rentré par une oreille et que c’est ressorti par l’autre.

Malgré mon énervement face à un tel comportement enfantin, grâce à lui je finis par me retrouver avec seulement deux malfaiteurs, les autres me laissant seul, à mon propre sort, pour pouvoir s’occuper d’Eime. Je regarde au début la scène qui se passe sous mes yeux, légèrement amusé par son incompétence, mais je finis tout de même par être brusquement inquiet quant à sa survie. Maintenant qu’il m’a débarrassé de ces malfrats, comment lui il va s’en sortir ? Deux personnes pour me surveiller c’est clairement la cerise sur le gâteau, le Noël avant l’heure. Ce n’est rien pour moi deux personnes, ça ne représente rien, mais lui par contre, il est sacrément mal tombé. Bien sûr pour le moment il peut fuir en voiture, comme il tente si bien de le faire, mais jusqu’à quand pourra-t-il le faire ? Je doute que sa voiture tienne le coup jusqu’à la fin, j’en suis même certain. Donc au final, en voulant m’aider, encore une fois, il s’est mis en danger, dans un très grand danger. Je pourrai donc très bien me débarrasser rapidement des deux individus présents pour soi-disant me surveiller et simplement fuir, je devrai faire ça n’est-ce pas ? Et je le ferai. Cela lui apprendra à vouloir sauver les autres, maintenant comment compte-t-il faire pour se sauver ? Je suis certain qu’il n’a pas pensé à cette éventualité. J’espère qu’il a un bon plan et qu’il n’a pas couru tête baissée, comme à son habitude.

En quelques secondes à peine, je me débarrasse des deux hommes et commence à fuir, loin, laissant ainsi Eime à son triste sort. Après tout, il mérite ce qui lui arrive, il n’avait pas qu’à venir à mon aide et puis je ne lui ai rien demandé. Je n’ai pas envie de me retrouver encore plus en danger que ça ne l’était de base et puis, il a sûrement réussi à fuir ses poursuiveurs, vu l’énergie qu’il a à chaque fois je n’en doute pas. Même s’il a une jambe en bois, il va s’en sortir, comme un grand, il n’a pas besoin de mon aide et puis ma survie passe avant celle des autres. En plus, si je ne l’aide pas il arrêtera de trainer autour de moi, il arrêtera de finir à mon aide après avoir subi une telle trahison. Je vais enfin pouvoir me débarrasser de lui, quelle joie ! Toutefois pour une raison totalement inconnue je me décide à faire demi-tour et à retrouver cet idiot fini. Je ne sais pas pour quelle raison je me comporte de la sorte mais au fond, je ne peux pas me résoudre à le laisser face à ces malfrats. C’est un être pur qui n’a jamais rien demandé, et qui ne mérite sûrement pas d’avoir croisé mon chemin. Par ma faute il risque d’y laisser sa vie, je ne peux donc pas le laisser ainsi, comme ça, sans intervenir une fois. Bien sûr, c’est aussi parce que je ne veux pas laisser de trace, que je ne veux surtout pas devoir lui être redevable aussi, et puis parce qu’il doit enfin comprendre qu’il doit cesser d’intervenir dans ma vie, de débarquer si brusquement sans même que je ne puisse répliquer. Qu’est-ce qu’il m’énerve, mais qu’est-ce qu’il m’énerve ! J’ai les veines qui bouillent tellement je suis fatigué de toujours le croiser au mauvais moment et au mauvais endroit. Ça va finir par s’arrêter un jour, je l’espère.

Je reviens donc sur mes pas et cherche rapidement  où peut se trouver Eime. Après quelques secondes à scruter les alentours, une certaine et étrange anxiété me tiraillant le ventre, je finis par repérer sa voiture brûlée et comprends immédiatement que les choses ne se sont sûrement pas passées comme ce qu’il aurait souhaité. A mon avis les malfaiteurs ne l’ont pas encore pris, enfin je l’espère. Il faut que je mette la main sur lui avant eux. Je jette un rapide coup d’œil à la voiture, sait-on jamais, le cœur battant à tout rompre. Je ne sais pour quelle raison je suis autant en sueur et anxieux à l’idée qu’il ait pu . . . comment dire . . . ne pas s’en sortir. Fort heureusement, rien d’alarmant dans la voiture, ni autour cela veut donc dire qu’il est encore en vie, respirant encore, enfin je l’espère, sauf si les malfaiteurs l’ont déjà attrapé, là, c’est une autre histoire aussi. Après réflexion, je me dirige rapidement vers le seul lieu où il a pu s’abriter, si en vie il est, c’est-à-dire une usine désaffectée. J’espère vraiment l’y trouver, en chair et en os. Après quelques pas, je finis par voir une ombre inerte, ne bougeant pas. Au début ayant quelques doutes, j’observe de loin cette ombre inerte, n’osant m’approcher plus, mais je finis quand même par me rapprocher, me préparant au combat. Je pousse un soupir discret lorsque je constate que c’est Eime et qu’il a donc réussi à se cacher, enfin il a réussi à sortir de sa voiture sans qu’on ne l’attrape, encore. Alors que je m’approche doucement de lui, j’entends des voix qui s’élèvent et me doute bien que les malfrats risquent de nous découvrir. Je m’approche donc rapidement d’Eime, le prends brusquement par le bras, l’entraine dans un coin sombre, essayant de nous cacher au maximum. Je le pousse à s’agrouper pour se tasser le plus possible et me colle presque à lui, une main sur sa bouche, pour ne pas qu’il parle. Sans même le regarder et fixant les alentours je lui dis « surtout tais-toi, ne bouge pas, ne respire même pas ou respire le moins possible, si tu veux survivre, écoute moi pour une fois ». Le cœur battant à tout rompre devant tant d’adrénaline, quelques sueurs perlant mon visage, je tends l’oreille pour voir où ils en sont. Lorsque j’ai enfin l’impression qu’ils se sont un peu éloignés, je pousse un soupir de soulagement et me tourne vers Eime. C’est là que je m’aperçois de la grande proximité à laquelle on fait face, je suis à deux doigts d’effleurer ses lèvres. Enlevant soudainement ma main de sa bouche, je m’écarte rapidement, gardant une certaine distance de sécurité. « Je t’ai pas dit de le coller autant bordel ! Quel con tu fais ! Tu en rates pas une toi ce n’est pas possible ! Faut que tu m’expliques comment tu fais pour être autant derrière mon dos ! Tu es un vrai pot de colle. Tu ne veux pas trouver un autre passe-temps que d’intervenir autant dans ma vie. Regarde où l’on est maintenant à cause de toi ». Décidément, je ne suis même pas capable de le remercier pour m’avoir en quelque sorte aidé à m’en sortir, en même temps ce n’est pas moi qui vais le faire et je pense qu’il le sait suffisamment bien.

Malheureusement je ne me rends pas compte de suite que je parle un peu trop fort, ameutant alors nos poursuiveurs. « Et merde » dis-je en me grattant l’arrière du crâne. Je me relève rapidement, prends la main, instinctivement, d’Eime et commence à courir avec lui. Je ne sais pas où je dois me diriger, ni comment trouver une autre bonne cachette, mais je cours, jusqu’à trouver l’endroit idéal. C’est alors qu’essoufflé je m’arrête et me tourne vers Eime « ça va ? ». Je ne sais même pas pour quelle raison je me pose cette question mais elle est sortie d’elle-même. Je regarde sa jambe, je regarde autour de moi et finis par avoir une brillante idée. Il ne nous reste que cette solution pour le moment et je ne pense pas qu’elle va plaire à Eime. « On doit entrer là-dedans, tu ne pourras pas tenir le rythme et je n’ai franchement pas envie de me faire attraper à cause d’un handicapé comme toi, alors autant faire une pause, et se cacher dedans » dis-je en pointant du doigt des bennes à ordure.

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