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 ♦ Soul Sister soul sister! | Ft. Hikari

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Ce message a été posté Mar 1 Déc - 19:51
Les choses s’enchaînaient d’une façon étrange depuis quelques jours. À vrai dire, elle ne savait pas comment elle s’était retrouvée invitée à dîner avec un homme qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Certes, elle avait été touchée par sa balle et ils s’étaient inutilement énervés l’un contre l’autre, mais cela valait-il la peine de l’inviter ? Elle n’était pas habituée à de telles initiatives avec les hommes, mais c’était peut-être parce qu’elle n’était pas très familière avec ces derniers de façon générale. Elle était plutôt frigide et réservée lorsqu’il s’agissait d’entrer en contact avec l’un d’entre eux, plus qu’avec le reste du monde, d’ailleurs. Si seulement tout s’était limité aux hommes. Elle aurait certainement eu plus de facilité à discuter avec les autres, les personnes qu’elle ne connaissait pas et qui faisaient toutefois partie de son entourage.

Heureusement, certaines personnes étaient parfaitement intégrées au petit monde dans lequel vivait l’ancienne patineuse. Elle savait discuter avec elles, leur confier ses inquiétudes, elle qui était habituellement terriblement réservée et préférait garder tout ce qu’elle ressentait pour elle, ne rien dire à personne, et c’était à ce groupe plutôt réduit de personne qu’appartenait Hikari. Elles discutaient rarement de ce qui les touchait personnellement. Ou peut-être le faisaient-elles un peu trop ? Elles parlaient énormément, de presque tout et n’importe quoi, mais Natsuki avait toujours gardé une certaine réserve par rapport à ce qui avait fait d’elle la personne qu’elle était devenue désormais.

« Je t’offre quelque chose à boire ?  » Avait-elle demandé en un sourire, alors qu’elle laissait entrer son amie qu’elle avait invitée lorsqu’elle avait obtenu un jour de congé. «  Je suis tellement contente que tu aies pu venir aujourd’hui, je n’avais pas envie de rester seule.  »

Perturbée ? Elle l’était certainement. En vérité, elle ne savait pas du tout comment elle allait faire pour se rendre au restaurant ce soir-là. Elle était tellement perturbée ! Ses mains en tremblaient presque alors qu’elle allait se servir un grand verre d’eau, attendant la réponse de sa grande amie qui était venue lui rendre visite à sa demande. Elle avait tellement, tellement peur. Comment pouvait-elle faire ? Ne pouvait-elle pas prétendre qu’elle était malade ? Qu’elle avait soudainement été prise de maux de ventre ou de tête ? Elle voulait annuler ! Le problème, c’est qu’elle ignorait totalement comment le faire, quelle excuse inventer. Avec un peu de chance, Hikari aurait peut-être la solution pour elle.

Après avoir constaté avec désespoir que ses mains ne cessaient de trembler à la simple idée de se rendre au restaurant et de se couvrir de ridicule, elle avait déposé le verre qu’elle tenait dans les mains sur le plan de travail de son appartement, souriant d’un air embêté avant de s’adresser à son amie en un sourire embêté.

« Je suis vraiment désolée Hikari, je suis totalement paniquée pour des bêtises. »

Elle avait toujours été là pour elle, un véritable réconfort aux yeux de l’ancienne patineuse, mais elle avait l’impression d’être pitoyable, même à ses yeux.

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Ce message a été posté Mar 1 Déc - 20:39
Cela faisait bizarre de ne plus avoir Shota pour lui barrer la route, pour lui faire du mal et de se savoir soutenu par Ryû. Jamais elle n’aurait pu croire ça réel, elle se croyait dans une sorte de rêve mais malgré ça, elle était toujours effrayé. Elle osait à peine quitter sa chambre. Pourtant elle était loin de Tokyo néanmoins c’était comme si en sortant de l’hôtel, son petit ami l’attendrait devant pour l’embarquer à nouveau avec lui. Hikari essayait de penser à autre chose, de se trouver un nouveau travail afin de pouvoir rembourser son ex-fiancée et subvenir à ses besoins mais c’était compliqué. Sans parler de cette peur qu’elle avait de le croiser, elle avait arrêté ses études en plein milieu, elle n’avait aucun diplôme et elle allait devoir reprendre une formation si elle voulait un bon travail. Elle aurait pu demander de l’aide à ses parents cependant elle ne leur avait pas parlé depuis un moment et il était hors de question qu’elle les recontacte dans de telles conditions, pour se montrer aussi pitoyables. Elle avait foi en elle... Plus qu’avant, cette lueur d’espoir, la jeune femme la voyait quand même. Il lui fallait juste un peu de temps pour qu’elle parvienne à se battre, à devenir une véritable battante et se reprendre complètement. Qu’est-ce qu’elle adorerait retourner à l’université pour continuer ses études, pour devenir ce qu’elle avait toujours rêvé d’être... Mais à son âge, est-ce que cela était encore possible ? Elle avait déjà perdu tant d’années... Peut-être pourrait-elle en parler avec Natsuki aujourd’hui. Son amie la plus proche à qui elle avait caché tant de choses au final cependant à présent, elle n’avait plus vraiment de raison de lui cacher quoi que ce soit... Et plus que n’importe qui, elle avait besoin de ses conseils à elle. Elles avaient deux caractères différents néanmoins étrangement elles se complétaient plutôt bien puis d’une manière ou d’une autre, elles avaient toujours su se soutenir comme il le fallait. Sans qu’elle ait eu besoin de lui parler de ses problèmes, sa camarade avait toujours cette présence réconfortante et Hikari admettait qu’elle lui manquait. Elle ne l’avait pas vu depuis quelques temps, encore moins avec cette histoire et elle avait été heureuse qu’elle l’invite chez elle. Ca l’avait mise de bonne humeur bien qu’elle avait été stressé rien qu’à l’idée de mettre un pas dehors.

Afin de ne pas se faire capter si jamais Shôta l’espionnait, la jeune femme ne payait qu’en liquide à chaque fois et avait préféré prendre un taxi plutôt que le train. Cela l’aurait encore plus angoissé bien que sur le trajet, elle n’avait pu s’empêcher de dévisager le chauffeur sans arrêt. C’était plus fort qu’elle, elle se méfiait de tout le monde. Et pourtant... A peine avait-elle franchi la porte de l’appartement de son amie qu’une esquisse sincère avait étiré ses lèvres. Il n’y avait pas de mots pour décrire ô combien ça lui faisait du bien d’être ici.

« Je veux bien un café » Lui avait rétorqué la demoiselle posément, « Il fait froid dehors, du chaud ne fera pas de mal ! »

Et ce qui tombait bien était qu’elle non plus n’avait pas envie de se retrouver seul. Toutefois la demoiselle remarqua rapidement le désarroi de sa camarade, ce qui l’inquiéta plus que de raison mais heureusement quand Natsuki se justifia en employant le mot « bêtise » elle fut plus rassurer. Même si elle ne pouvait être que curieuse quant à ce qui stressait sa meilleure amie.

- Eh, calme-toi, Dit-elle en se rapprochant d’elle d’une voix douce, Qu’est-ce qui te met dans cet état ? C’est rare de te voir aussi paniquée.

Elle connaissait la jeune femme, elle la savait pas très sociable et qu’elle se tourmentait facilement pour pas grand chose. Hors là elles étaient chez elle, il n’y avait personne d’autre à par elles ici donc Hikari ne comprenait pas vraiment. Elle espérait juste qu’il s’agisse réellement uniquement que de « bêtises » et que cela ne soit pas plus grave.

Invité
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Ce message a été posté Mar 1 Déc - 21:57
Un café, un café. C’était bien un café, elle n’aurait pas dû avoir autant de mal à trouver l’endroit où elle avait rangé la précieuse boisson. Elle avait l’impression que la moindre mobilisation qu’on aurait pu lui demander à cet instant était une véritable épreuve, qu’elle se sentait totalement perdue par rapport à ce qu’elle aurait dû faire. Mon dieu. Il fallait qu’elle arrête de se prendre la tête aussi ridiculement pour des bêtises comme celles-là. Non, franchement, ça devenait pitoyable à un tel point qu’elle se demandait comment Hikari pouvait encore être dans la pièce et essayer de l’écouter. Pas qu’elle lui avait dit beaucoup de choses depuis son arrivée, mais là ça devenait vraiment trop compliqué pour elle ! Pourquoi avait-elle accepté ce repas, déjà ? Elle allait mourir !

« Aaah, je suis vraiment désolée, Hikari. Je… Je sais pas ! » Si, tu savais parfaitement, en vérité ! « J’ai accepté un rendez-vous avec un homme ! Enfin. Non, c’est pas un rendez-vous, je… »

La demoiselle poussa un gémissement désespéré en voyant le contenu de sa cuillère de café se répandre sur le plan de travail à cause de ses tremblements. Elle était tellement pitoyable. Alors, dans un élan de désespoir, elle leva les yeux vers son amie et leva la cuillère où ne subsistaient que quelques rares grains de café qui semblaient s’y accrocher.

« Regarde la catastrophe ! Je fais n’importe quoi ! »

Et à vrai dire, elle n’osait même pas baisser les yeux pour constater l’ampleur des dégâts, parce que c’était clairement pitoyable, au point où c’en était arrivé. Elle avait l’impression de faire n’importe quoi et de se donner plus travail qu’elle n’en avait déjà avec tout ce stress. Imaginez si elle avait tenu une bouteille, d’eau ! C’est tout juste si ça ne lui aurait pas donné l’occasion de nettoyer sa cuisine après l’avoir salie à cause de ce café. Laissant échapper un soupir, la demoiselle croisa les bras en espérant s’empêcher de trembler comme une feuille et, après un instant, elle avait repris la parole.

« J’ai rencontré un gars l’autre jour, quand je me promenais, et comme il m’a frappé avec une balle, il a voulu s’excuser en m’invitant au restaurant. Je n’ai pas osé dire non. Ça m’angoisse. »

Son amie savait à quel point Natsuki craignait ce genre de situation. En vérité, cela la rendait totalement folle, cette impression d’être pitoyable, d’être plus vulnérable que jamais face au regard des autres, car elle était intimement convaincue qu’elle serait jugée dès qu’elle oserait commettre un geste de travers. Ah, c’était tellement stupide ! Peut-être qu’Hikari avait une idée, une astuce, quelque chose ?

« Ça va faire une semaine que je réfléchis à une excuse pour décliner, mais je n’arrive à rien du tout. »

Prenant une profonde inspiration dans l’espoir de se calmer, elle s’était retournée vers l’appareil qu’elle utilisait pour préparer du café et s’était occupée d’en mettre un peu pour Hikari, croisant de nouveau les bras une fois que c’était fait et qu’elle avait repris une bonne gorgée d’eau.

Invité
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Ce message a été posté Ven 4 Déc - 20:21
Un rendez-vous ? Natsuki avait un rendez-vous ? Hikari ne put s’empêcher de la contempler avec surprise alors qu’elle songeait déjà ô combien, elle devrait être parfaite pour ce rencard. Oui bon, certes, elle s’emballait peut-être un peu trop vite. Mais c’était tellement rare que son amie se décide à sortir qu’il fallait sauter sur l’occasion pour la rendre encore plus belle qu’elle ne l’était déjà. Un fin sourire étirait ses lèvres en la voyant paniquée pour si peu. Vraiment, sa camarade lui avait manqué et ça lui faisait du bien de la voir aujourd’hui. A elles deux, elles pourraient se soutenir dans leurs péripéties. Et curieuse, la jeune femme ne pouvait s’empêcher de se demander quel était cet homme fou pour inviter une fille à dîner juste pour s’excuser. En soit, c’était incroyable bien qu’elle espérait que cela soit pas une vieille technique de drague pour mettre la main à la patte sur sa meilleure amie. Hikari risquait d’apprécier moyennement si c’était le cas. Hors elle connaissait Natsuki et elle se doutait que si elle avait senti ce problème, elle aurait décliné l’invitation. Personne n’a envie d’aller au restaurant avec un dragueur un peu lourd. Donc dans un sens, elle remerciait cet homme pour sortir sa camarade de sa routine, en espérant qu’il soit beau, ça serait bien.

Natsuki méritait quelqu’un de bien, qui l’aide à avancer, qui la fasse sourire, la rende heureuse et lui montre à quel point la vie était précieuse. Certes, ce n’était qu’un rendez-vous mais dans le plus profond de son âme, Hikari a toujours été une grande rêveuse, à idéaliser les histoires d’amour, croire au prince charme et peu importait ce qu’elle avait traversé, elle aimerait que sa meilleure amie connaisse ça aussi. Qu’elle rencontre un homme qui l’aimerait telle qu’elle était et qu’elle pourrait l’aimer en retour. Peut-être que le destin voulait que ce soit ce garçon qu’elle rencontrerait ce soir, peut-être que cela serait quelqu’un d’autre mais la jeune femme avait envie de l’aider pour ça, lui donner un petit coup de pouce. Ca serait bien qu’elle rencontre quelqu’un comme Ryû - si elle savait, si peu - quelqu’un qui pourrait la protéger, lui pardonner ses erreurs, être là pour elle à n’importe quelle heure de la journée, de la nuit aussi. Quelqu’un de sérieux qui la chérirait comme personne, un peu bizarre, un peu drôle, maladroit mais qui sait la valeur des choses... Natsuki méritait réellement ce genre d’individu.

Le sourire aux lèvres, la demoiselle alla se placer à ses côtés avant de la pousser gentiment, lui déclarant qu’elle s’en occupait. En attendant que le café se fasse, elle décida de nettoyer les dégâts avant de rincer l’éponge dans l’évier.

- Moi, je pense que justement c’est l’occasion pour d’arrêter de fuir, Lui dit-elle en souriant, On dit souvent qu’on arrive à surmonter ses peurs en les affrontant. Tout le monde ne va pas te juger Natsuki tu sais ? Laisse lui le bénéfice du doute. Et puis si jamais il fait un pas de travers, tu n’as qu’à me le dire, j’irais le frapper !

Sur ses dires, elle avait froncé ses sourcils avant de rire, amusé de sa propre blague. En soit, elle faisait de la boxe et avait même pris des cours d’auto-défense, cela pourrait marcher même si, en vrai, elle détestait la violence gratuite.

- On devrait te choisir de beaux vêtements et te faire encore plus belle pour ce soir. Ca aide à se sentir mieux et puis sait-on jamais, il sera peut-être l’homme de ta vie !

C’est comme ça que tu espères la rassurer ? Cela n’était sûrement pas la bonne solution mais l’aider à trouver une excuse ne l’était pas non plus. Au contraire, son rôle en tant qu’amie était de la motiver à sortir de là, de se créer une véritable vie sociable et de voir que tout le monde n’en avait pas après elle. Elle finirait bien par rencontrer quelqu’un qui l’apprécierait telle qu’elle était.

- Il s’appelle comment d’ailleurs ?

Ah. Hikari où l’art de mettre les pieds dans le plat.

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Ce message a été posté Sam 5 Déc - 16:16
Une excuse, c'était tout ce qu'elle demandait. Quelque chose qui aurait pu lui permettre de se défiler et de ne pas assister à ce rendez-vous qui risquait d'être des plus gênants pour elle. Elle avait peur, tellement peur de passer pour l'imbécile de service qui n'était pas capable d'agir comme le commun des mortels. Si elle agissait n'importe comment, cet homme allait la regarder de travers et raconter à tout le monde qu'elle était une folle qui travaillait dans une école. Peut-être. Oh non, ça ne pouvait pas arriver, qu'allait-elle faire si c'était le cas? Elle risquait de perdre son travail parce que le directeur ne supporterait pas que les parents aient une mauvaise image de son établissement. C'était inadmissible. Et elle ne pourrait plus trouver de travail parce que toutes les écoles voisines seraient au courant. Horrible. Affreux. Que pouvait-elle faire? Rien, sans doute, juste attendre le moment où elle se couvrirait de ridicule. Sauf si Hikari avait une idée!

« Mais! » La protestation n'était pas nécessaire, elle le savait parfaitement. « Hikari, tu sais très bien que c'est insurmontable. Je vais le voir, je vais paniquer, trembler comme une feuille et m'enfuir en courant. » Affirma-t-elle gravement. « Et je n'ai rien à mettre!  »

L'excuse n'était-elle pas superficielle? Elle ne pouvait pas prévenir cet homme pour lui dire que sa garde-robe était vide et qu'elle préférait éviter de sortir avec un pyjama ou une serviette de bain. Déjà que tout habillée c'était le sentiment qu'elle avait lorsque quelqu'un posait le regard sur elle. Du coup, elle avait un peu de mal à croire qu'elle puisse tomber sur l'homme de sa vie ce soir, et encore plus si celui qu'Hikari désignait comme tel était le père de cette enfant. Comment pouvait-elle avancer une théorie pareille? C'était juste invraisemblable.

Elle marqua un temps d'arrêt à la nouvelle question de son amie, soudainement prise par la réalisation d'un fait qu'elle avait omis jusque là. Son nom? Ahaha.

« Je... Je ne sais pas?  » Réflexion intense. Comment pouvait-il s'appeler. « On n'a qu'à l'appeler Truc. Ça me semble bien.  »

Truc? Oui, bien sûr, c'était poli d'appeler les gens truc. Elle poussa un petit soupir avant de joindre ses mains et de s'appuyer sur le plan de travail, posant le regard sur son amie.

«  De toute façon, je n'irai pas. Je ne veux pas qu'il dépense de l'argent pour moi. » Ridicule, vraiment. «  Et toi, comment tu vas? »

Cela faisait longtemps qu'elles ne s'étaient plus vues et Natsuki s'inquiétait un peu de son amie. Cela, plus le fait qu'elle avait besoin de détourner la conversation. Jamais trouver un sujet n'avait été aussi facile. Elle lui adressa un franc sourire, espérant sans doute se faire oublier, alors que ses mains tremblaient toujours un peu mais qu’elle faisait un effort surhumain pour les calmer. Parler lui permettrait peut-être d’oublier cette sortie qui lui posait tant problème. Il fallait qu’elle reste chez elle, sinon le monde allait savoir qu’elle était idiote et pitoyable.

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Ce message a été posté Mer 6 Jan - 16:56
Natsuki avait rendez-vous, peu importait qui était cet homme, Hikari songeait à quel point c’était une occasion rêvé. Elle imaginait déjà ce garçon changeait son amie du tout au tout, l’aidait à s’épanouir, à être moins stressée aussi puisque pour qu’elle accepte une invitation à dîner, il en fallait beaucoup non ? Tout d’abord, il lui fallait de beaux vêtements vraiment. La demoiselle se sentirait plus à elle et peu importait si son ambition n’était pas de charmer le jeune homme. Pour une fois qu’elle sortait, Natsuki devrait faire un plus grand effort, un fin zeste de maquillage, un peu de parfum et une jolie robe suffirait. Certes à son propos, la connaissant, sortir vêtu de la sorte risquait de mettre sa camarade encore plus mal à l’aise néanmoins elle aussi, elle prenait de l’âge et il était temps qu’elle profite du monde extérieur, qu’elle rencontre l’amour à son tour et voit à quel point c’était magnifique. Oui, c’était vrai, cela pouvait être douloureux, horrible toutefois c’était quand même un sentiment qu’il fallait par dessus tout connaître. Hikari ne regretterait jamais son histoire avec son ex-fiancé, elle en avait toujours gardé que les bons souvenirs puisque de toute façon, elle était la principale fautive dans cette histoire. Son amour pour lui a toujours été très grand et très fort, lorsqu’elle pensait à eux et à leur relation, elle le comparait à ceux des films, celui que tout le monde rêve de vivre et qu’on ne croit pas possible. Si la fin avait été des plus tristes, la jeune femme ne regrettait pas de l’avoir revu, d’avoir pu éclaircir certains points et d’avoir justement modifié le chapitre final de leur histoire. Elle aurait été la première à vouloir se réfugier dans ses bras, lui demander de recommencer de plus bel néanmoins elle n’en avait pas le droit et aujourd’hui, sans qu’elle ne puisse réellement expliquer pourquoi, la barmaid était plus apte à tourner la page, à se battre et à se reprendre en main aussi. Probablement la raison pour laquelle, elle arrivait à aborder un tel sujet avec plus d’aisance. Bien sûr Shota rodait toujours dans la parage et rien que l’idée d’y penser la terrifier néanmoins à l’heure d’aujourd’hui, elle se sentait plus forte à l’affronter. Porter plainte serait compliqué mais le fuir, elle y parviendrait, elle voulait croire en cela.

« Tu ne t’enfuiras pas en courant ! Et on trouvera quelque chose à te mettre ! » Avait répondu la jeune femme avec les sourcils froncés et un sourire qui en disait long.

Non, elle n’en démordrait pas et son amie irait à ce rendez-vous. Ce n’était pas grave si elle ne le connaissait pas, un dîner cela rapprochait forcément. Enfin cela dépendrait certainement du garçon qu’elle aurait en face d’elle et s’il en valait la peine. Hikari priait malgré tout intérieurement de ne pas la conduire dans quelque chose de bizarre et que ce gars n’était pas un boutonneux geek qui l’emmènerait dans un restaurant miteux. Ah, son amie commençait à déteindre sur elle et à lui mettre quelque peu le doute.

Un léger rire franchit ses lèvres à l’entente du « prénom » du mystérieux inconnu alors qu’elle en venait à se demander s’il méritait un tel surnom ou si Natsuki n’exagérait pas un peu. Appeler le futur homme de sa vie « truc » n’était pas glorifiant du tout.

« Ca sera l’occasion, un début de conversation, vous n’aurez qu’à vous présenter ce soir ! Mais ne l’appelle pas « truc » en direct, là, ça risque de mal tourner sûrement. »

Son amie était incorrigible mais c’était bien pour cela qu’elle l’adorait. Elle avait tout le temps le don de la faire rire même lorsqu’elle essayait de contourner la conversation. Sauf qu’elle n’avait pas de chance, Hikari aussi savait être bornée.

- Je vais bien mais pour l’instant, ce n’est pas le sujet. Tu ne peux plus reculer et n’essaie pas de trouver d’excuses pour fuir. Qu’est-ce qui te dit que ça se passera mal ? Puis, il est mignon ou pas ?

On peut savoir le rapport, Hikari ?

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Ce message a été posté Mar 2 Fév - 10:35
Ça serait tellement plus facile si elle n'avait pas peur de tout ce qui aurait pu arriver. Non, parce qu'elle n'avait pas peur de ce qui se passait réellement, mais de tous les scénarios improbables et impossibles qui se présentaient à elle sous la forme d'idées, plus confuses les unes que les autres. Ah, elle avait si peur de voir sa vie prendre une fois de plus un tour désastreux qu'elle ne parvenait pas à passer outre les craintes qui l'accablaient. C'était pourtant simple : elle devait aller à ce rendez-vous, manger en compagnie de cet inconnu - qui avec un peu de chance n'allait pas être si désagréable que cela ? - et simplement attendre la fin du repas pour rentrer chez elle. Ce qu'elle pouvait se sentir sotte lorsqu'elle commençait à imaginer le pire! Mais elle ne pouvait s'en empêcher, c'était juste horrible.

« Pourquoi faut-il toujours que tu démontes mes excuses, hm? »

Hikari était si forte à côté d'elle, elle avait tellement plus de talent lorsqu'il fallait gérer les situations sociales. Dans une autre vie, peut-être que Natsuki en aurait été capable, elle aussi, peut-être aurait-elle pu aller à ce rendez-vous, discuter tranquillement avec cet inconnu et supporter sa présence sans avoir l'impression de décéder à chaque seconde qui allait passer, mais elle savait qu'elle n'en était pas capable dans cet univers. Pas dans cette vie. Cela lui faisait trop peur, elle savait qu'elle n'en serait pas capable. Il l'intimidait alors qu'elle ne le connaissait pas. Mais tout le monde l'intimidait, en vérité.

«  Truc ...  »

Elle sourit un peu à cette pensée, se trouvant soudainement stupide. La panique lui faisait faire n'importe quoi, vraiment.

« Je sais que ça se passera mal, ça se passe toujours mal avec moi. J'ai l'impression qu'il va fuir en courant au bout de quelques minutes et... » Alors qu'elle réfléchissait à la question que venait de lui poser son amie, la demoiselle sentit ses joues s'empourprer légèrement. « Et je ne sais pas. Pas plus qu'un autre?  »

Non, pas plus qu'un autre. Mais avait-elle beaucoup de chances de comparer? Les hommes n'étaient pas fréquents dans l'établissement où elle travaillait, car les mères étaient généralement celles qui géraient la vie de leurs enfants, et elle ne sortait pas énormément, alors il était plutôt rare qu'elle croise la route d'un homme. Ce n'était pas de sa faute si elle était stressée! Elle n'avait vraiment pas l'habitude.

« Qu'est-ce que tu appelles mignon? Tu n'as pas envie d'aller à ma place? Je suis sûre que ça serait bien plus intéressant.  »

Et évidemment, cet homme ne remarquerait pas que la femme qui se trouvait en face de lui n'était pas celle qu'il avait invitée? Bien sûr, Natsuki, tu nous rappelleras quand tu auras fini de débiter des sornettes. Un soupir échappa à la jeune femme alors que son regard fuyait de nouveau celui de son amie... Elle devait trouver un moyen de s'en sortir.

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Ce message a été posté Ven 19 Fév - 9:20

Si elle le pouvait, Hikari secouerait tellement sa meilleure amie pour la motiver, pour l’obliger à déstresser et qu’elle aille à ce fichu rendez-vous. Ca n’allait pas la tuer, elle en était pas certaine puis si elle n’avait pas refusé ce « rencard », cela signifiait que le garçon en question ne devait pas être si terrifiant. Ah, si tu savais qu’il connait Ryû, tu le trouverais parfait mais il vaut mieux ne jamais se fier aux apparences. Comme on dit, elles sont parfois trompeuses et le dénommé « truc » était assurément l’un des plus grands idiots qui devaient exister, mais oui, il était parfait. Au moins, l’avantage était qu’il n’y en avait pas deux des comme lui. Bref, ce n’était pas le sujet. Le sujet était cette demoiselle qui tentait vainement de fuir un dîner qui lui permettrait peut-être de rencontrer l’amour de sa vie. Certes, c’était exagéré mais elle aimerait tellement que son amie puisse connaître ça, qu’elle se donne les chances de rencontrer une personne qui pourrait la compléter, la soutenir, l’aider à changer aussi. L’amour pouvait être si formidable, destructeur également néanmoins c’était avant tout un sentiment merveilleux que tout le monde se devait de connaître au moins une fois dans son existence. Natsuki méritait quelqu’un de bien, méritait d’être heureuse mais elle ne s’en donnait jamais la peine donc pour une fois qu’on lui offrait un rendez-vous, qu’elle n’espère pas qu’Hikari l’en empêcherait.

« Parce que tu m’énerves à être bornée, y a pas d’excuses à avoir ! »

Elle pouvait bien lui en inventer des tas, la jeune femme trouverait toujours une solution et l’éducatrice irait à ce dîner, qu’elle le veuille ou non. Et ce, même si Hikari devait l’y traîner par la peau des fesses, elle le ferait néanmoins Natsuki n’avait certainement pas envie d’en arriver là. Elle savait que la situation la rendrait encore plus ridicule donc elle ferait un effort n’est-ce pas ?

Les sourcils froncés, la barmaid l’écoutait avant de plisser légèrement ses yeux. Comment ça « pas plus qu’un autre » ? Il y avait des différences entre chacun non ? Son amie aurait du mieux regarder ou même le prendre en photo, elle aurait pu lui dire elle, s’il était mignon ou pas.

« C’est parce que tu psychotes toujours trop ! » L’avait-elle gentiment grondé avant de porter sa tasse de café à ses lèvres, « Si déjà tu paniques à l’avances, c’est sur que ça va mal se passer, détend-toi. Moi je suis sûr qu’il ne va pas te manger ! »

Bon, ce n’était pas tout à fait vrai, elle ne connaissait pas cet homme, elle ignorait de ce dont il était capable. Probablement qu’elle mettrait ça sur une simple intuition féminine. Ou plutôt sur la rpgiste qui se cache derrière tout ça et qui a l’impression de devenir un peu plus schizophrène au fil des lignes.

- Non, je n’irais pas à ta place ! Eh, tu es une grande fille non ?

Sur ses dires, elle posa sa tasse pour lui pincer les bras avant de la dévisager gentiment et lui sourire.

- Je ne sais pas ce que j’appelle mignon, c’est quelque chose qui se sent quand tu vois la personne. Après il peut être canon aussi mais si c’était le cas, tu serais encore plus paniqué ! Enfin, à moins que ça soit le cas ? C’est pas une star au moins ?

Mais... Qu’est-ce que tu racontes toi ? Tout ce que tu dis n’a aucun sens puis si elle ne connaît même pas son prénom, comment veux-tu qu’elle sache s’il s’agit d’une star ou non, idiote ?

Invité
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Ce message a été posté Mer 24 Fév - 13:50
Si on la laissait fuir, là, tout de suite, Natsuki serait on ne peut plus heureuse, mais sa meilleure amie semblait prendre un malin plaisir à démonter ses idées les unes après les autres. Pourtant, la laisser partir n'aurait pas été si bête que cela, pas vrai? Elle voulait qu'on la laisse tranquille, et elle préférait mille fois finir seule avec un chat - même si ce dernier risquait de tout salir, le comble de l'horreur - qu'aller passer la soirée avec un homme dont elle ne savait rien! Elle avait tellement envie de s'enterrer six pieds sous terre! Mais elle n'allait pas le faire, de toute façon Hikari ne semblait pas approuver l'idée, ce qui la rendait profondément malheureuse. Quoi? Oui, elle exagérait peut-être un peu. Mais juste un peu.

« Mais ça va mal se passer! insista-t-elle sans la moindre hésitation. »

Rien à faire, Natsuki était plus bornée qu'une autoroute et rien ne semblait lui faire changer d'avis. Elle avait envie de fuir en courant et d'échapper au malheur qui s'abattait sur elle, à cette vie sociale qu'on voulait lui infliger alors qu'elle souhaitait un peu de tranquillité! De la tranquillité? Non, de la solitude. Elle était terriblement seule mais ne semblait pas vouloir faire quoi que ce soit qui lui permette de changer les choses. C'était tout simplement la peur qui l'immobilisait. Ou la faisait trembler, plus précisément.

« Une star? Hikari, la seule star que je reconnaisse, c'est ce type déguisé en tortue pour vendre des bonbons bizarres, et encore je ne connais pas son nom. »

Désespérante. En vérité, il y avait aussi ce type qui faisait la pub des rasoirs, là, mais elle ne connaissait pas leurs noms, ça lui avait échappé et elle n'avait absolument aucun intérêt pour ce genre de choses. Et si elle rentrait chez elle lire le dictionnaire? Ça pourrait être une vraiment bonne idée, en vérité.

« Bon, je vais l'appeler et lui dire qu'on annule, ça me semble être une bonne idée! »

Et sur ces mots, sans laisser une chance à son amie de la retenir, Natsuki avait pris la direction de l'endroit où elle avait abandonné son téléphone et commencé à composer le numéro de cet inconnu afin d'annuler le rendez-vous. Elle n'était absolument pas prête à ce genre d'interaction sociale et elle avait furieusement envie de fuir le pays, rien qu'à l'idée de devoir l'appeler, mais ce n'était pas grave: une fois que ça serait fait, elle n'aurait plus à s'en faire.

Dans l'attente de la sonnerie, la jeune femme s'assit sur son lit, espérant que Truc ne mettrait pas trop longtemps à décrocher. Elle n'avait toujours aucune idée de ce qu'elle allait pouvoir raconter à cet homme, mais avec un peu de chance Hikari accepterait de parler pour elle et de prétendre qu'elle avait soudainement pris froid et ne pouvait venir au rendez-vous? C'était un plan, et à vrai dire elle n'en avait pas d'autre sous la main... Allez, mais pourquoi trainait-il autant, hein?

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Ce message a été posté Jeu 3 Mar - 20:12
« Un type déguisé en tortue pour vendre des bonbons bizarres ? » Sérieusement, est-ce que Natsuki n’avait que ça comme référence pour les célébrités ? Puisqu’elle n’était pas certaine qu’une tortue soit réellement une star alors si elle comparait Mister X à une publicité pareille, elle n’osait pas l’imaginer physiquement. Est-ce que cela signifiait qu’il était si horrible que ça ? Non, Hikari ne pouvait pas s’y fier, c’était sûrement sa camarade qui exagérait encore ou elle qui avait mal compris le sens de sa phrase. Quand elle parlait de ce star elle, elle parlait des idoles, des acteurs connus, de grands chanteurs ou peut-être même des comédiens. Du genre... Brad Pitt, son amie ne connaissait-elle pas Brad Pitt ? Tout le monde était censé connaître Brad Pitt. Hors, ce n’était plus vraiment le sujet puisque apparemment le jeune homme qu’avait rencontré son camarade n’en était pas une. Sans même le connaître, s’il en avait été une, elle l’aurait su.

« On s’en fiche de ça, je veux juste savoir s’il est mignon ! »

Pourquoi Natsuki détournait le sujet comme ça, elle avait envie de savoir elle ! Il ne manquerait plus qu’elle vienne l’espionner pendant le dîner mais heureusement pour la jeune fille, la barmaid n’était pas ce genre d’individu. Puis qui savait, si elle lui disait cela, peut-être que l’idée plairait à sa camarade. Comme dans les Shojo, elle lui enverrait des conseils par message, la guiderait et la soutiendrait néanmoins si elle faisait ça, l’éducatrice ne parviendrait jamais à s’habituer au relation sociale.

En parlant de relation sociale, ses pupilles s’arrondirent à la suite des évènements alors qu’Hikari songeait déjà à comment elle allait devoir la tirer par la peau des fesses au restaurant. Sa camarade était décidément incorrigible et si elle n’employait pas la manière forte, celle-ci n’arrêterait pas de commettre des bêtises. Sans un mot, elle la suivit sur ses talons puis de ses sourcils froncés, elle prit le téléphone des mains afin de raccrocher. Très vite, ses doigts tapotèrent ensuite sur le clavier pour envoyer un message au dénommé « truc » précisant qu’il s’agissait juste d’une fausse manipulation et qu’il ne fallait pas en tenir compte.

- Tu m’énerves à agir comme ça ! La gronda la jeune femme sévèrement mais avec un sourire au coin des lèvres malgré tout, Arrête de paniquer ainsi, tu ne comptes pas finir le restant de tes jours seule, si ? Il faut que tu prennes sur toi et que tu ailles à ce dîner... Cela ne pourra pas te faire de mal.

Ce n’était qu’un petit pas en avant et si jamais cela se déroulait mal, ce n’était pas grave. Au moins, elle aurait essayé. S’installant à ses côtés, Hikari lui arbora une nouvelle esquisse tout en la contemplant doucereusement.

- Tu t’en fais toujours trop. Si cet homme t’as invité, vas-y. Prends ça comme une nouvelle expérience, non ?

Elle ignorait si c’était ce dont sa camarade avait besoin seulement elle était certaine que ça lui ferait du bien, ne serait-ce que de sortir et voir de nouvelles têtes. Il n’y avait qu’ainsi que Natsuki pourrait se réhabituer petit à petit. Du moins, la jeune femme l’espérait.

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Ce message a été posté Mer 9 Mar - 21:53
Annuler, c'était bien tout ce dont Natsuki avait envie à cet instant. Elle avait envie d'appeler monsieur l'inconnu et de lui dire que non, elle n'avait pas envie d'aller à ce rendez-vous. La simple idée de se retrouver attablée avec une personne dont elle ne connaissait rien lui donnait des sueurs froides. Ajoutez que cette personne était un homme et elle avait de l'urticaire. Pourquoi avait-elle à ce point peur de la confrontation avec des gens qui n'auraient pu la juger, puisqu'ils ne connaissaient rien d'elle? Elle ne parvenait pas à se convaincre que ses peurs étaient irrationnelles. Tout ce qui accablait la surveillante, c'était cette conviction désagréable d'être sous le feu des projecteurs, qu'on n'attende qu'une bêtise de sa part pour la descendre en flèches. Elle savait ce que ça faisait, être l'idiote aux yeux des autres. Elle avait encore tellement honte de sa propre bêtise. Celle qui avait causé son accident.

Alors non, mignon ou pas, Natsuki n'avait pas envie de voir ce garçon, encore moins de dîner en sa compagnie. Hikari ne semblait toutefois pas avoir envie d'accepter son opinion et, quand l'ex-patineuse la vit prendre son téléphone et ruiner sa tentative d'éviter la situation problématique, la jeune femme se renfrogna, croisant les bras contre sa poitrine avant de jeter un regard noir à sa meilleure amie. Oh non, elle ne lui dirait rien, mais elle n'en pensait pas moins! Elle l'énervait aussi. Elle n'était pas comme elle, ce n'était pas aussi simple!

« Arrête de parler comme s'il était l'homme de ma vie! C'est simplement un parent d'élève qui n'a rien de mieux à faire. Si ça tombe, il veut juste payer moins cher!  »

C'était possible, après tout, non? Elle n'en savait rien. En fait, même en travaillant là-bas, elle n'était pas certaine du fonctionnement de l'établissement. Ce n'était pas elle qui s'occupait de l'administratif; elle paniquait trop, même pour ça.

« Je n'ai pas envie d'une nouvelle expérience Hikari... Tu ne peux pas comprendre ça? »

La vérité, c'est qu'elle avait toujours aussi peur de la façon dont les choses auraient pu tourner. Qu'allait-elle dire ou faire si le repas se passait mal? Elle aurait l'air si bête, si ridicule.

«  J'ai trop peur de me rendre ridicule. »

Elle avait tellement plus confiance en elle lorsqu'elle était encore capable de filer sur la glace, quand il lui suffisait d'enchaîner les prestations et les entraînements, histoire de s'améliorer et de gravir petit à petit les marches qui auraient pu la mener à ce dont elle avait toujours rêvé. Peut-être même aurait-elle pu participer aux jeux olympiques d'hiver, si elle n'avait pas été blessée? Ce rêve, elle le chérirait à jamais, mais ne parviendrait pas à le réaliser. Elle l'avait ruiné d'elle-même.

«J’aimerais être comme toi, ne pas avoir peur, mais je ne peux pas. »


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Ce message a été posté Jeu 24 Mar - 21:11
Natsuki et elle étaient tellement différentes. Cependant, malgré cela, elles se complétaient sur de nombreux points aussi. Certainement qu’elles ne seraient pas amies si elles n’étaient pas capable de s’entendre si bien. Elles avaient un caractère bien à elle et Hikari n’était pas prête de la laisser tomber quoi qu’il arrive. Elle connaissait la jeune femme, elle connaissait sa personnalité particulière, les peurs qu’elle avait néanmoins il fallait à présent qu’elle aille de l’avant. Ce rendez-vous était comme un signe, une raison qui devait la motiver à tenter de se sortir de cette routine peu importait ô combien ceci semblait interminable. Dans la vie, il fallait savoir faire face à la réalité, réunir toutes ses forces et avancer. Elle refusait d’obliger Natsuki à effectuer ce choix, cela devait probablement venir d’elle-même cependant ça l’attristait quand elle se disait que sa camarade avait plus de la vingtaine, que d’autres à leur âge étaient sûrement mariés et avaient des enfants. Natsuki n’avait personne. En soit, Hikari non plus toutefois avec tout ce qu’elle venait de vivre, elle était plutôt pour le faire de prendre une pause.

« Tu penses que tous les hommes sont des profiteurs ? » Ne put-elle s’empêcher de répliquer dans un rire, amusée.

Sa camarade était réellement incroyable à imaginer toujours de drôles d’hypothèses. Certes, elle ne disait pas que ce n’était pas possible mais il ne fallait pas être bien dans sa tête pour adopter des méthodes aussi saugrenues, juste pour avoir une infime réduction. Seulement c’était vrai que beaucoup d’hommes étaient bizarres alors parfois il ne valait mieux pas se poser trop de questions.

« Oui mais... Comment veux-tu vaincre tes peurs si tu n’essaies pas de les affronter ? »

C’était vrai, non ? Natsuki avait peut-être juste besoin d’un petit coup de pouce, d’un bon encouragement pour avancer. Un soupir franchit ses lèvres à ce que déclara sa meilleure amie ensuite, si bien qu’Hikari ne put résister à la frapper gentiment derrière la tête en la traitant d’idiote. Elle avait également ses peurs, elle était effrayée par des tas de choses cependant elle adoptait toujours une attitude forte afin de ne pas se laisser submerger. Mais ça c’était peut-être parce qu’elle avait déjà eu de l’expérience, qu’elle avait quelqu’un à qui se rattacher intérieurement et qui lui avait tout le temps permis de ne pas flancher quoi qu’il arrive. Tout était compliqué au final...

- Dit-moi... Est-ce que tu comptes finir seule toute ta vie ? L’interrogea alors la demoiselle posément, Non parce que là, tu es bien partie pour hein ? Je ne dis pas que ce garçon sera le bon mais c’est en osant que tu parviendras à mettre toutes tes peurs de côté. Si ça se passe mal, ce n’est pas grave, tu n’auras qu’à recommencer encore et encore.

Comme disait le dicton, cela arrivait à tout le monde de tomber et ce n’était pas grave du moment qu’on se relevait toujours.

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Ce message a été posté Ven 25 Mar - 21:50
Parfois, Natsuki se demandait comment elle parvenait à être amie avec une personne aussi têtue que Hikari. Sans doute était-ce simplement parce qu’elle était encore plus bornée qu’elle, lorsqu’il s’agissait de la gestion de sa vie privée et des sentiments hostiles qu’elle éprouvait à l’égard du reste du monde. En vérité, de l’hostilité, ce n’en était pas vraiment. Elle avait plutôt peur du reste du monde, et cela la conduisait à agir comme une ennemie envers ce dernier. Après tout, pouvait-elle vraiment rejeter la faute sur les personnes qui l’entouraient, à partir du moment où elle avait été l’artisan de son propre malheur ? Elle avait agi comme une imbécile, elle avait continué de s’entraîner alors qu’elle aurait du tout simplement se contenter de prendre une pause ou l’autre, et elle s’était finalement blessée. Tout ça, c’était arrivé parce qu’elle l’avait voulu, parce qu’elle avait décidé de ne pas s’arrêter un moment. Bornée, nous disions donc.

« Peut-être ? Qu’est-ce que tu en sais, hein ? Tu sais qu’ils sautent sur la première occasion pour… Pour… »

Pour profiter, oui, c’était précisément ce qu’elle avait sur le bout de la langue, mais elle n’avait pas envie d’aller plus loin dans son explication. Elle se contenta de croiser les bras sous sa poitrine avant de tenir tête à sa meilleure amie, en lui expliquant ce qu’elle ressentait et, face aux propos d’Hikari, elle ne put que laisser échapper un soupir qui se mêlait à un gémissement plaintif.

« Mais je n’ai pas besoin de les vaincre, ça n’est pas si grave d’avoir peur ! »

Aurait-on du lui rappeler que cette peur la paralysait dans tous les aspects de sa vie privée ? Natsuki n’aurait pas admis une telle vérité, pourtant elle savait que c’était le cas. Alors, elle se contenta de garder le silence après ces quelques propos, gardant résolument les bras croisés, la mine boudeuse. Et pourtant, au fond d’elle, elle ne cessait de tourner et retourner la question de sa meilleure amie, tout comme celle qui suivait. Ses traits se relâchèrent légèrement alors qu’un soupir lui échappait et elle laissa ses bras retomber devant elle, joignant ses mains sans relever les yeux vers Hikari.

« Ça ne change rien à mes yeux, tu sais ? » Un sourire peiné étira ses lèvres à ces quelques mots qu’elle ne pensait pas vraiment. « Je n’ai pas envie d’imposer ma compagnie à une autre personne. Qui aurait envie de supporter une personne constamment stressée et paranoïaque ? »

Qu’il s’appelle Truc, Bidule ou Muche, ça ne changeait rien, à partir du moment où elle, Natsuki, restait la même idiote incapable de se contrôler lorsqu’il fallait passer au contact social. Elle aurait dû s’habituer, pourtant, elle travaillait dans un endroit qui lui demandait de gros efforts à ce niveau, mais elle n’y parvenait pas. À partir du moment où la conversation débordait du cadre professionnel, elle se sentait mal, commençait à paniquer et, au bout du compte, faisait n’importe quoi. C’était tout bonnement ridicule.

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Ce message a été posté Dim 17 Avr - 15:22
Hikari ne savait pas comment faire pour encourager sa meilleure amie, encore moins pour la motiver à faire ce pas en avant. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle n’avait pas l’impression d’être la personne qui arriverait à la changer, probablement à cause du fait que depuis qu’elles se connaissaient, elle n’avait jamais cherché à la juger, pas même à l’obliger à devenir ce que Natsuki n’était pas. Peut-être aurait-elle dû la booster, être plus sévère néanmoins elle n’avait jamais voulu brusquer sa camarade, pensant qu’avec le temps, cette dernière finirait par s’en sortir, par aller de l’avant et surpasser ses peurs. Ce qui n’était pas arrivé et à l’heure actuelle, elle ne pouvait pas la laisser passer à côté de cette occasion en or qui lui permettrait de quitter ses mauvaises habitudes, de vaincre ses peurs et qui savait, peut-être même d’en sortir plus forte. De toute manière, ne fallait-il pas souffrir pour avancer dans la vie ? C’était en subissant des douleurs qu’on en retenait les leçons, qu’on évitait de reproduire les mêmes erreurs et qu’on grandissait. Ô non, elle ne souhaitait pas à sa meilleure amie de souffrir, celle-ci avait déjà eu sa dose par le passé cependant elle n’avait pas eu la chance de connaître l’amour, du moins pas comme elle, elle se focalisait sur ses peurs et sans qu’elle ne s’en rende compte, elle finirait seule dans son appartement sans mari, sans enfant. Etait-ce réellement ce que Natsuki désirait ? Au fond d’elle, Hikari ne pouvait pas le croire, tout le monde rêve de fonder une famille, de rencontrer une personne qui est faite pour nous et finir nos jours à ses côtés, non ?

« Tous ? C’est faux et tu le sais très bien » N’avait pu s’empêcher de répondre la demoiselle presque au tac au tac.

Sa camarade ne le savait peut-être pas après tout puisqu’elle angoissait facilement cependant c’était vrai que tous n’étaient pas des profiteurs. Heureusement, il y avait toujours des bonnes personnes, elles étaient rares toutefois en cherchant bien, on pouvait les trouver. Pour cela, il fallait se donner le courage de les affronter et de prendre le risque. Natsuki avait raison, ce garçon pouvait être un profiteur seulement il pouvait tout autant être quelqu’un de bien et si elle ne lui offrait pas sa chance, elle ne pourrait pas le savoir. Plutôt que de lui répondre, elle avait soupiré alors que bien sûr que ses peurs étaient gênante pour sa camarade. Elle se demandait comment elle parvenait à vivre avec toutes ses angoisses sur le dos, à force, ça devait être pesant...

- C’est toi qui penses comme ça Natsuki. Moi, je suis sûre que quelqu’un t’acceptera comme tu es. Mais si toi tu ne te donnes pas la peine d’essayer, tu ne pourras jamais la rencontrer. Tu sais, je dis ça pour toi. J’ai envie que tu sois heureuse, vraiment.

Et que son amie ne lui déclare pas qu’elle l’était parce qu’à ce niveau là, Hikari serait incapable de la croire également. En vivant comme elle vivait, ce n’était pas possible d’être heureuse à cent pourcents.

- Puis... Ce jeune homme t’a invité, ce serait encore plus déplacée de ta part d’inventer une excuse grotesque pour ne pas y aller plutôt que d’être stressée. S’il n’est pas capable d’accepter ça, c’est que c’est un idiot !

Pas certain que ce genre de réflexion aide la jeune femme à prendre une décision néanmoins elle ne savait pas vraiment quoi faire pour la convaincre de sortir, d’essayer de s’amuser et de rencontrer du monde. Ca ne pouvait pas lui faire du mal, elle, elle en était certaine !

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Ce message a été posté Jeu 21 Avr - 17:57
Après avoir subi ses angoisses pendant des années, Natsuki avait fini par se résigner à l'idée qu'elle ne serait jamais comme tous les autres. Elle grinçait des dents lorsque son téléphone sonnait, décrochant à contre-coeur pour entendre une voix qu'elle ne connaissait peut-être pas; elle perdait le contrôle de ses nerfs lorsqu'elle se retrouvait dans une situation un peu trop éprouvante; et lorsqu'il était question de prendre la parole en public, en dehors de son travail, elle était tout simplement mortifiée. Pouvait-on réellement penser qu'une personne comme elle, en proie à tellement de frayeurs irrationnelles, soit un jour capable de fonder une famille, d'avoir un enfant et une personne prête à l'aimer? Elle n'y croyait plus depuis bien longtemps.

En un haussement d'épaule, la surveillante balaya les propos de son amie, estimant qu'elle avait tort et que les hommes étaient, pour la plupart, des profiteurs. Évidemment, ce n'était pas uniquement le cas de la gente masculine : aux yeux de Natsuki, la plupart des personnes qu'elle rencontrait étaient susceptibles de lui faire du mal. Une paranoïa dont elle n'avait pas réussi à se faire au fil des années et qui, maintenant encore, continuait de paralyser sa vie professionnelle et sentimentale.

« Hikari... »

Une fois de plus, Natsuki s'apprêtait à protester, joignant ses mains alors qu'elle reposait ses orbes noisette sur sa meilleure amie, une pointe plaintive dans la voix. Elle ne savait que dire, si ce n'était qu'elle craignait encore ce rendez-vous, mais les propos de son amie finirent malgré tout par lui faire changer d'avis et, en un soupir qui en disait long sur son état d'esprit au plus bas, la jeune femme se redressa et jeta un regard las en direction de sa garde-robe, qui paraissait encore plus menaçante que d'habitude.

« Tu as raison. » admit-elle en soupirant de nouveau. « Je dois y aller, ne serait-ce qu'essayer. Ça ne peut pas me faire de mal. »

Son ton était tremblant, tout comme tremblaient ses mains, mais elle essayait encore de se convaincre de la véracité des propos de Hikari. Son amie ne pouvait lui vouloir du mal, pas elle, même si elle émettait des théories impossibles, des hypothèses qu'elle ne pouvait croire sans avoir vérifié. S'approchant de la garde-robe, Natsuki ferma un peu les yeux avant de pousser la porte coulissante qui la fermait, découvrant ainsi les nombreux vêtements qu'elle renfermait, bien qu'ils soient tous un peu classiques.

« Tu veux bien m'aider à choisir, s’il te plaît ? »

Pour une personne inadaptée comme elle l'était, composer une tenue semblait être un véritable parcours du combattant. Fallait-il porter une robe ou plutôt un pantalon ? Devait-elle essayer d'enfiler des talons, même si elle n'était pas particulièrement à l'aise, ou devait-elle de préférence mettre des chaussures plates ? Elle avait beau essayer d'y penser, les solutions semblaient être trop nombreuses et, si elle prenait cette décision par elle-même, elle risquait fortement de se vêtir comme pour une journée de travail, ce qui n'était pas forcément recommandé dans le cadre d'une sortie au restaurant.

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♦ Soul Sister soul sister! | Ft. Hikari

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