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 Leave me alone, go take a running jump ! • |

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Ce message a été posté Sam 6 Fév - 12:18





Ce n’était pas grave ce qu’il risquait de lui arriver. Roy avait choisi de ne plus s’en formaliser et de vivre au jour le jour. C’était mieux comme ça : profiter jusqu’au bout. Après tout, le meilleur moyen de vaincre la maladie était de ne pas la laisser nous « bouffer » n’est ce pas ? Voilà pourquoi, il avait décidé de vivre pleinement jusqu’au dernier. Un mois, c’était bien trop court pour représenter le poids d’une vie néanmoins malheureusement son compte à rebours était lancé et il ignorait réellement à quel moment son coeur risquait de le lâcher. Le fait était qu’à présent, le jeune homme ne pouvait pas continuer à s’isoler à Okinawa mais plutôt revenir sur Tokyo. Mine de rien, ça lui manquait puis avec le peu de temps qui lui restait, s’il souhaitait profiter de ses proches, ce n’était pas sur une autre île qu'il le ferait. Il ne voulait pas jouer encore un rôle qui n’était pas lui, travailler dans un endroit qui n’avait rien avoir avec ce qu’il était, cela ne lui apporterait rien. Dans la capitale, il y avait toute sa vie. Une vie qu’il avait essayé de mettre de côté pendant plusieurs semaines parce qu’il fuyait intensément la réalité. Une réalité qui aujourd’hui encore était difficile à encaisser mais il faisait avec. Ce n’était pas comme s’il avait le choix de toute manière.

Alors, il était revenu. Haru avait été très coopératif sur le sujet bien qu’il était déçu de devoir quitter ses camarades de classe mais de lui-même, il avait déclaré qu’il était content de rentrer. A Tokyo, il y avait plus d’endroit pour jouer, il y avait « papi et mami », « Tonton Ryû » et sa maîtresse préférée. Roy n’avait pu que sourire, amusé par la réaction de son fils qui le surprenait un peu plus chaque jour. Si le bonhomme retournerait dans son ancienne école, le garçon lui avait contacté la Royal Private School pour parler avec le directeur d’un potentiel retour. Il ne leur avait jamais expliqué les raisons de son départ prémédité, un « besoin de s’aérer » avait-il dit. La raison pour laquelle on n’avait jamais accepté sa démission et qu’on s’était contenté de la mettre de côté. Tout le monde savait quel genre de professeur était le jeune homme, à quel point il était passionné et adorait son métier donc c’était d’autant plus surprenant que de le voir partir. Néanmoins, heureusement pour lui, en dehors de son meilleur ami et du proviseur, personne n’avait eu vent de ses intentions. La rumeur racontait simplement qu’il avait pris de grandes vacances puisqu’il s’en était tout de même allé durant quelques semaines.

C’était serein qu’il avait pris la route ce jour-là, marchant tranquillement, une cigarette entre les lèvres qu’il écrasa une fois arrivée à l’université. La nostalgie le gagnait et il fut le premier heureux de croiser certains de ses élèves, apparemment content de le revoir. Après tout, les professeurs qui s’amusaient avec ses étudiants, qui ne cherchaient pas à être sérieux tout le temps et qui les considéraient parfois comme ses « potes », cela ne courrait pas les rues. Les saluant, l’enseignant était en premier lieu passer voir le directeur avant de rejoindre la salle des professeurs afin d’y déposer ses affaires. A peine fit-il son entrée que le peu de personnes présentes sortirent à ce moment-là. Il eut juste le temps de les saluer joyeusement que la porte s’était refermé derrière lui le laissant seul avec... L’unique individu qu’il détestait vraiment dans cet établissement.

En le voyant ainsi installé à son bureau, les pieds sur le bureau à trifouiller sur son téléphone portable, un soupir traversa machinalement ses lèvres. Il ne comprenait même pas pourquoi un professeur tel que lui enseignait ici alors qu’il lui paraissait si associable. Roy ignorait ce qui l’énervait tant chez lui cependant il y avait des personnes comme ça qu’on n’arrivait pas à saisir pourquoi on ne les aimait pas. Rien qu’à le voir, ça l’agaçait. Bien, on pouvait dire que la journée commençait plutôt bien. Ou pas vraiment.

Son bureau était derrière le sien, du coup, son « collègue » lui tournait forcément le dos et aussi stupide que cela puisse être, ça avait été plus fort que lui. Sanzo aurait pu au moins avoir l’audace de le saluer - certes, Roy aurait également pu le faire mais il avait trop de fierté pour cela. Sauf que sa fierté ne parut pas l’empêcher d’agir tout aussi bêtement qu’un enfant de sept ans et il l’avait attaqué. Oui, attaqué. Ses doigts avaient saisi cette gomme sur la table avant qu’il ne la lance sur l’autre jeune homme, le touchant de plein fouet au niveau de la tête. Abruti. Et tu te crois malin ?!  

- T’as pas appris à te dérider depuis le temps ? Répliqua le professeur d’un ton sarcastique alors qu’un sourire en coin dessinait ses lèvres.

Certainement qu’il avait envie de mourir plutôt que prévu. Soit on était un idiot fini, soit on ne l’était pas. Lui pencherait plus sur la première catégorie.



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Ce message a été posté Dim 7 Fév - 18:53
Sa matinée avait été comme toutes les autres lorsqu'il travaillait, c'est à dire, affreusement soporifique, et les élèves qui piaillaient sans cesse en cours l'agaçaient au plus au point. En faite, il aurait préféré avoir des gamins pas trop casse-couilles, qu'il lui foutrait la peine sans demander qu'il leur explique la leçon du jour. Quitte à ce qu'ils jouent sur l'ordinateur, franchement, il s'en balançait, c'était bien ce qu'il faisait, alors pourquoi pas eux.
Quelques mails envoyés par-ci par-là, il jetait à nouveau des coups d’œils sur les fichiers des élèves de l'école, il tenait à récolter le maximum d'information qu'il lui permettrait de retrouver sa petite sœur, jusque-là, encore introuvable.
Heureusement pour lui, que c'était un jeu d'enfant de rentrer dans le système informatique de l'établissement, il s'y sentait comme un poisson dans l'eau.

Il faut dire qu'enseigner les bases de l'informatique, c'était sympa mais bien ennuyant pour un génie comme lui, surtout quand c'était des cours répétitifs à des classes différentes, son caractère distant et son genre 'je m'en foutisme' n'aidait en rien le bon déroulement.

Il se retrouvait donc là, dans la salle des professeurs, à échanger des messages avec ses sources d'informateurs qui l'aidaient dans ses recherches. Ils n'étaient pas nombreux, mais ils étaient fiables et loyaux, certes pas fréquentables, mais la plupart de ses relations ne l'avaient jamais été, alors ça ne changera pas grand chose.
Il avait une folle envie de mettre ses écouteurs sur les oreilles pour éviter d'entendre tout ses profs qui se chamaillaient sur les élèves à problèmes, ou encore ceux qui s'échangeaient les soit-disant meilleures techniques d'apprentissage, où d'autres qui stressaient de ne pas avoir terminé de programmer leur prochain cours et rassemblaient leurs affaires en vitesse, manquant de tout faire tomber et de renverser leur café.
Fort heureusement pour lui, personne ne lui adressait la parole, et c'était ce qu'il préférait, il l'évitait, un peu comme-s'il était invisible.

Soupirant d'aise quant ils quittèrent tous la salle, il ne vit pas un certain professeur entrer et s'installer tranquillement.
Il gardait ses pieds sur la table, ne lâchant pas son regard de son portable dernier cri - avantage de ses petites manigances discrètes - mais leva un sourcils en se tournant vers la personne qui venait de lui jeter une...gomme ? Sur la tête, autant dire que c'était agaçant. - T’as pas appris à te dérider depuis le temps ?.
Ce mec là, il le cherchait ou quoi ? Il avait pas appris auprès des autres qu'il ne fallait pas se confronter au professeur Sanzo ? Ou alors, il voulait crever sous ses poings....parce qu'il avait cette tendance à s'agacer rapidement et à monter crescendo, quitte à taper dans le tas, ça le gênait pas.
Il suivait des réunions pour son addiction pour la drogue pas pour gérer sa colère.

Retirant les pieds de la table, il se pencha en avant, les coudes remplaçant ses jambes, il posa sa tête sur ses mains, et lança un regard noir à ce jeune homme qu'il n'avait fait que croiser et saluer brièvement, sentant comme une certaine animosité envers ce type qui souriait tout le temps !
- T'as cru que tu pouvais me parler comme si on était pote toi et moi ? Me cherche pas, j'ai pas l'obligation de te saluer.

Il sortit son paquet de cigarette de sa poche, fit mime de prendre sa veste pour l'enfiler, avant de la laisser retomber sur la table quand il aperçut la fameuse gomme par terre, il se baisser pour la ramasser, l'inspecta sans réellement avoir un sens, et pris de l'élan avec son bras pour venir la balancer derrière le mur de ce type dont il ne se souvenait même pas le nom. Le bruit qu'il fit quand elle cogna un peu trop fort dans le mur - laissant une trace d'impact - le fit sourire très légèrement en coin, un sourire quasiment invisible. - M'agace pas plus que je ne le suis déjà, okay gamin ?

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Ce message a été posté Dim 7 Fév - 20:21





Ce n’était pas parce qu’on enseignait le baseball, qu’on pouvait passer son temps à lancer des objets n’importe où. Bien qu’aux yeux du jeune homme, cela n’avait rien d’un potentiel entraînement, ça avait juste été un réflex pour attirer l’attention de l’autre idiot qui se croyait apparemment, plus intéressant qu’un autre. Certes, lui n’était pas mieux placé pour parler néanmoins lui avait le droit. Il n’était pas aussi « con » que cet individu qui semblait broyer du noir tout le temps. Qu’il fasse un effort et montre au moins qu’il éprouve un quelconque intérêt pour le métier qu’il exerçait ici. D’ailleurs, il était professeur de quoi ? Maintenant que Roy y songeait, son collègue n’avait pas l’air des plus intelligents et s’il enseignait le sport, il l’aurait déjà croisé dans la cour ou dans les vestiaires. Les sourcils froncés, alors qu’il le dévisageait discrètement, il tentait vainement de deviner quelle était la spécialité de son vis-à-vis. Hors, ce n’était pas comme si c’était inscrit sur son front et bon, en soit, cela lui faisait une belle jambe de le savoir puisque Sanzo ne paraissait pas s’intéresser à son propre travail. Cela ne devait pas être quelque chose de passionnant. Le pauvre. Quelque part, Roy pouvait compatir et éprouver un peu de pitié à son égard. Ne pas avoir de but ou de passion dans la vie, c’était tellement triste... Enfin il ignorait si c’était le cas de l’autre garçon cependant ça lui plaisait de penser que oui.

Pourquoi l’attaquer avec une gomme ? Lui-même n’aurait pas été en mesure de l’expliquer. Il avait agi bêtement, par réflex, sous l’impulsion et peut-être qu’il l’avait regretté après. Non pas parce que son interlocuteur l’effrayait mais parce qu’il avait eu conscience de sa propre stupidité. Cela ne le concernait pas après tout si cet abruti préférait se noyer dans un silence et être indifférent à tout le monde qui l’entourait. Hors, il l’agaçait. Certainement à cause du fait qu’ils avaient deux caractères bien différents et qu’il était le premier à vouloir surpasser chacun de ses problèmes. Il n’aimait pas s’y enfoncer car selon lui, c’était fuir la réalité, agir comme un lâche et s’apitoyer sur son sort. On pense qu’on est atteint par toutes les misères du monde toutefois on ne cherche jamais à s’en relever. C’était vrai il ne connaissait rien de la vie de ce gars, peut-être qu’il en avait beaucoup souffert seulement ce n’était pas en se coupant du monde qu’il s’en sortirait et deviendrait quelqu’un de bien. Roy ne se considérait pas comme un héro ou un garçon invincible, il avait ses faiblesses - principalement ces derniers temps - ça lui était arrivé de tomber très bas parfois. Sauf qu’au bout du compte, il choisissait toujours d’affronter les choses, de se battre du mieux qu’il le pouvait contre ce que la vie lui infligeait et d’en ressortir gagnant à la fin. Pleurer, baisser les bras, cela n’apportait rien de bon dans une existence et si d’un certain point de vue, il avait abandonné l’envie de se battre pour vaincre la maladie, il s’était fait à cette idée, il n’avait pas perdu. Parce qu’il ne restait pas seul dans son coin, parce qu’il n’attendait pas à ce que la mort vienne l’atteindre et qu’il, au contraire, souriait fièrement à la vie qui était une incroyable « chienne ».

« Je t’ai pas demandé de me saluer » Avait répliqué le professeur d’un grand sourire, signe qu’il se « moquait » quelque peu de lui, nullement intimidé par l’autre garçon.

Garçon qui prenait un peu ses désirs pour une réalité. Roy, le prendre pour son pote ? S’il avait envie de faire ami-ami avec quelqu’un, Sanzo serait la dernière personne chez qui il se rendrait pour cela. Il avait émis une simple constatation, rien de plus. Il s’était absenté plus d’un mois et rien n’avait changé sur cet individu. Il était encore si froid et l’horripilait toujours autant. Pourquoi tenter une discussion alors ? Parce que les idiots, ça aime les provocations et que ça ne sait pas rester sagement dans son coin. Ceci valait autant pour lui que pour le jeune homme d’ailleurs.

Déposant son sac sur son bureau, il lui avait fit face de nouveau en l’entendant bouger et il n’avait pas cillé face à sa misérable attaque. Misérable oui puisque Roy avait déjà connu pire et quand on s’était déjà pris une balle de baseball à plus de cent vingt kilomètres heures en pleine tête, on n’est pas effrayé par un morceau de gomme. Et puis, il n’avait surtout même pas peur de se faire briser si c’était ce que son vis-à-vis désirait. Ce n’était pas lui qui risquait d’être rongé par les regrets ensuite mais cet homme qui lui faisait face.

- Eh, on va se calmer de suite mon gars, Déclara-t-il alors qu’il se décalait de son bureau pour s’approcher du sien.

On aurait du lui dire d’arrêter les bêtises, qu’à force de trop chercher les ennuis, elles allaient lui tomber dessus sans même qu’il ne s’y attende. Hors, il n’avait pas peur. Il était trop borné pour s’attarder sur un tel détail puis dans le pire des cas, il savait quand même se défendre. Et il avait plusieurs battes de baseball dans son sac. Tout s’expliquait, Roy avait en fait tout prévu. Ou pas vraiment. Une fois à sa hauteur, il s’était penché en avant et n’avait pas hésité une seule seconde à élancer ses doigts contre son front en guise de pichenette.

- Et bien quoi, tu veux me frapper ? Vas-y. Je te donne une bonne raison de le faire.

Sur ses mots, le jeune homme s’était reculé et avait étendu ses bras dans le vide comme pour l’inciter à exécuter ses propres paroles.

- Si ça peut te donner un sentiment de satisfaction, tu devrais le faire. Ce n’est pas moi qui aurait des ennuis ensuite.

Il ne comprenait tellement pas cet homme. Ni pourquoi lui-même cherchait autant à le provoquer alors que cela ne lui apporterait rien de bon. Le pire était que Roy avait conscience de cela, que son interlocuteur n’hésiterait certainement pas à le frapper mais peut-être qu’il essayait de pousser ses limites. Voir si cet homme était aussi insensible que ce qu’il semblait montrer à longueur de journée et ce qu’il avait vraiment dans le ventre. Si c’était sa manière pour tenter de le discerner un tant soit peu, personne ne pouvait le lui reprocher.



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Ce message a été posté Mar 16 Fév - 21:17
Fallait arrêter de le prendre de le prendre pour quelqu'un de complètement désintéresser et n'ayant aucun but. Ce gars n'avait pas besoin de lui parler pour le lui dire, il le voyait parfaitement à sa tête, et ses réactions. C'était pas non plus un livre ouvert, mais il avait tellement vu ce visage qu'il pouvait le deviner avec aisance. Franchement, qu'il le détestait, l'énervait, l'admirait ou qu'importe quel sentiment, il s'en fichait, tant qu'il ôtait cette sensation de pitié qu'il haït tant !
La pitié, ce sentiment qui essaye de se faire passer pour de la compassion, qui se veut gentil et réconfortant. Foutaise, c'était juste de la pitié, point barre, et ce n'était pas agréable du tout de le ressentir sur soi
Il se coupait du monde volontaire et non pas à cause de son passé. Il n'était pas non plus à plaindre, sa vie était merdique certes mais il s'en foutait, son but s'était pas d'être heureux, de trouver l'amour, fonder une famille, finir par vivre à la campagne avec une femme, des gosses et un clebs, oh non, c'était pas son trip. Il était dans cette université, seulement pour retrouver sa sœur, le reste importait peu. Qu'on le considère comme un gars bien ou comme un mec non fréquentable, c'était le cadet de ses soucis, il était pas là pour faire ami-ami avec les guignols de professeurs. Elle ne l'était pas, donc il était sur qu'il n'avait pas besoin de faire des efforts de ce côté-là.

« Je t’ai pas demandé de me saluer » Parce qu'il parlait encore celui-là ? Il l'aurait presque oublié tellement il n'avait qu'une hâte, sortir, fumer sa cigarette, expirer cette fumée salvatrice et reprendre le cours qu'il doit enchaîner. Il n'avait même pas envie de perdre son temps à répondre à cette personne, ça lui servirait à quoi ? A rien, et quand quelque chose est inutile, il n'y prêtait aucune attention, point barre.

Rongé par les regrets ? Sanzo ne l'était pas, tout ce qu'il avait fait, les erreurs comme les bons moments, il ne regrettait rien, il avait choisi, il l'assumait et ne changerait rien de son passé car c'était lui qu'il l'avait fait devenir ce qu'il était aujourd'hui. Les gens avait cette fâcheuse tendance à penser le connaître, ou à croire de lui qu'il était malheureuse, pleins de regrets ou qu'ils n’interprétaient pas correctement ses actes.
Il le vit s'approcher de lui, le laissant faire, les bras croisés et il reçut une pichenette sur le front. Ce type cherchait-il réellement les ennuis ? Il était pas fréquentable, pas franchement de bonne humeur et avec certaines tendances à ne pas savoir se canaliser. Il venait d'un gang à la base, peut-être qu'il le savait pas, mais il valait mieux qu'il se méfie de ses actes s'il voulait pas se retrouver dans le fossé non loin de l'université.
" Et bien quoi, tu veux me frapper ? Vas-y. Je te donne une bonne raison de le faire." paroles montraient bien à quel point son immaturité était coriace et bien établi. Parce qu'il croyait vraiment qu'il allait lever le petit doigt juste par cette petite provocation de gamin ? C'était mal le connaître.

Des ennuis ? Il avait envie d'éclater de rire à ses dires, comme-s'il craignait les ennuis, il baignait dedans depuis l'enfance, depuis qu'il savait marcher, se battre et parler à vrai dire, depuis tout petit alors le frapper et en récolter les foudres du directeur ou d'une quelconque autre personne tenant à cet espèce d'énergumène, c'était pas un problème, encore moins une menace à laquelle se préoccuper.

"Les provocations, j'en ai subis dans ma vie, t'es pas le premier, tu seras pas le dernier. Je vais pas répondre à tes conneries de gamin.". Il n'avait pas décroisé les bras jusque-là mais il se perdit de le faire pour attraper le col de ce professeur un peu trop téméraire - ou suicidaire, au choix -, le regard noir plongé dans le sien, menace silencieuse qui le prévenait de ne pas trop jouer avec ses nerfs.
"Frapper de la merde, c'est pas dans mes projets. Reste à ta place, je m'en porterais que mieux. Je connais même pas ton nom et je m'en tape. Me cherche pas des noises si tu veux pouvoir toujours te servir de tes jambes."

Le lâchant brutalement, il reposa ses fesses sur la chaise précédemment occupée et leva un court moment les yeux aux yeux au ciel, lassé par ce qu'il va se suivre, il sentait la migraine pointer son nez.
"Vas-y, libère-toi si ça peut te faire du bien. Tu veux quoi, une friandise, un câlin pour te réconforter. T'as passé une sale journée mais c'est pas la peine de pourrir la mienne. Alors vas-y déballe, histoire de faire faussement ami-ami et me foutre la paix."

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Ce message a été posté Mar 16 Fév - 22:45





Roy le disait souvent qu’il n’avait pas peur de grand chose et sans le vouloir - un peu quand même - il était toujours le premier à courir vers le danger. Il avait conscience que son collègue pourrait le mettre six pieds sous terre s’il le désirait, lui briser les bras, les jambes cependant était-ce une raison pour lui de fuir ? Il n’était pas ce genre de lâche. Lui, il était plus du type à foncer tête baissée vers l’adversité et si ça pouvait être considéré comme un défaut, ça lui avait permis de gagner de nombreux matchs par le passé. Si ça plaisait à son vis-à-vis de le descendre plus bas que terre, de le terre, et bien qu’il le fasse... Toutefois, lui ne voyait pas ce qu’un tel comportement pourrait lui apporter par la suite ? Tout comme ces hommes qui l’avaient attaqué chez lui juste pour de l’argent, au final, qu’avaient-ils gagné ? Est-ce qu’ils étaient fiers d’eux ? A leur place, lui en aurait terriblement honte cependant il n’était pas en droit de juger untel ou untel. Chaque individu avait son passé, son vécu et sa personnalité. Malheureusement, cela ne devait pas les autoriser à agir n’importe comment. On ne pouvait pas se battre, tabasser des innocents juste parce qu’à nous, cela nous faisait du bien, cela nous soulageait et qu’on n’avait que faire de ce qui nous entourait. Son plus grand rêve aurait été de vivre dans un univers sans conflit seulement ce n’était qu’une utopie et si un jour celle-ci se réalisait, lui ne serait plus là pour y assister. La plupart des êtres humains sont égoïstes, hypocrites ou alors trop solitaires, trop dramatiques et croient que le monde entier leur en veut alors qu’en vérité, il suffit uniquement d’un sourire, un simple sourire pour s’en sortir. Hors, il était certainement le seul à voir les choses aussi positivement, à songer au bonheur des autres avant le sien. Peut-être était-il trop bon. Ou trop « con ». Cela dépendait assurément des points de vue néanmoins jamais le professeur n’avait eu l’intention de changer et ce n’était pas parce qu’il lui restait que quelques semaines à vivre, qu’il le ferait. Fidèle à lui-même. Toujours.

« Gamin », il l’était aussi et si ça n’avait tenu qu’à lui, le jeune homme lui aurait répondu que non, il n’en était pas un. Mais, ce serait de la mauvaise foi puisqu’il avait conscience qu’en cet instant, le plus puéril des deux, c’était bien lui. Qu’est-ce qu’il y pouvait si ce garçon face à lui l’insupportait et qu’il en avait marre de le voir aussi déridé ? Ca lui apportait quoi de se couper du monde tout le temps ? Il était heureux de cette vie - vraisemblablement misérable - qu’il menait. A sa place, Roy en serait tellement blasé, tellement triste aussi. Ca ne devait pas être joyeux de traîner avec ce genre de gars tous les jours. Et peut-être que quelqu’un devrait rappeler à cet homme que son job à lui, ce n’était pas la psychologie.

Il n’avait pas bronché le moins du monde lorsqu’au bout du compte, son interlocuteur s’était emparé de son col et avait noyé son regard neutre dans le sien. Certes, au vue de la fatigue clair qui étirait ses traits, son expression ne devait pas être des plus terrifiantes toutefois elle était suffisante pour montrer qu’il lui en faudrait plus pour l’effrayer. Trop fragile néanmoins, Roy du faire de son mieux afin de rester sur ses jambes et ne pas trébucher quand l’autre le relâcha. Il aurait au moins pu avoir l’audace de le faire dans la délicatesse cependant ça aussi, c’était certainement trop demandé. Sans daigner bouger, ses bras s’étaient croisés à son torse avant que ses sourcils ne se froncent à la question du jeune homme. Est-ce qu’il ressemblait vraiment au genre d’hommes à avoir passer une mauvaise journée ? Seulement, tel l’abruti qu’il était, plutôt qu’échapper la conversation, le rembarrer puis partir, il avait bêtement pensé que ça ne lui ferait pas de mal de discuter avec ce garçon. La question était pourquoi alors qu’il ne l’aimait pas. Roy répondrait que c’était parce qu’il était plus intrigué en vérité et qu’il ne parvenait pas à cerner cet individu. Il l’exaspérait, c’était vrai. En cet instant précis, il aurait bien voulu lui faire fermer son clapet cependant il n’était pas du genre à s’emporter si ça n’avait pas lieu d’être. Et puis... Au fond, cela ne ferait-il pas trop plaisir à Sanzo ?

Voilà la raison pour laquelle, plutôt que de s’énerver, l’enseignant avait arboré une esquisse amusée avant qu’un léger rire ne franchisse la commissure de ses lèvres.

- Excuse-moi mais je n’ai aucune raison de pourrir ta journée. La mienne était parfaite. Je reviens de vacances.

Menteur.

- Je ne vois pas pourquoi je devrais être démoralisé. J’aime mon travail. Mais si tu tiens tant à que je te raconte ma vie et qu’on fasse semblant de faire ami-ami, je peux le faire aussi.

Idiot, tu ne vas pas te lancer là-dedans quand même, ? En guise de réponse, Roy dirait que c’était la faute de son vis-à-vis et qu’il n’aurait jamais du proposer. Pourtant, il n’était pas de ceux qui adoraient raconter leur vie mais si c’était pour la bonne cause, pourquoi s’en priverait-il ? Pas décidé à bouger, il avait fini par s’adosser contre le bureau de son collègue afin de lui faire face alors que ses bras s’étaient croisés à son torse.

- On est allé à Okinawa. Je n’ai jamais eu l’occasion d’y aller avant, c’est vraiment un bel endroit. Haru a adoré et veut déjà y retourner.

On ne noterait pas le détail que l’autre garçon ignorait qui était cet individu mais aux yeux du professeur de baseball, ça n’avait aucune importance. Lui souriant sur ses dires, il haussa les épaules sur ses propres mots avant de reprendre son monologue apparemment décidé à ne pas vouloir le laisser tranquille.

- Ca change de Tokyo, les gens là-bas sont moins « speed » et très chaleureux. Je crois que j’y retournerais si j’en ai encore le temps. Tu devrais y aller aussi, je te promets, c’est plutôt pas mal.

Si la vie lui accordait une seconde chance, pour sûr qu’il irait et cette fois-ci, il prendrait vraiment le temps pour visiter l’île correctement. Sans éteindre l’éclat qui égayait son visage pâle, il se pencha en avant pour lui ébouriffer les cheveux - le con - avant de se décaler et s’apprêter à rejoindre son bureau. Sauf qu’à peine eut-il fit deux pas, qu’il se recula de nouveau puis s’appuya contre le meuble derrière de plus bel.

- Ah au fait... Ajouta le jeune homme d’un ton plus sérieux, calme mais toujours avec le sourire, Kasahara Roy.

Mais... Sanzo n’avait-il pas dit qu’il « s’en tapait. » ?

- C’est comme ça que je m’appelle. Et même si tu n’en as rien à faire, je te le dis quand même.

Ceci expliquait donc cela. Après tout, il avait ses principes et si lui-même n’appréciait pas le garçon face à lui, il avait fait l’effort de mémoriser son nom. Donc, ça ne tuerait pas ce dernier de faire de même.



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