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 locked in (inah + camille)

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Ce message a été posté Lun 8 Fév - 22:43
▹▸▹▸ La même consigne avait été donnée à toutes les promotions confondues de la formation en journalisme : l’étudiant qui aurait traité le meilleur sujet libre verrait son sujet publié dans un grand journal dont l’éditeur en chef n’était autre que le professeur le plus renommé de toute la section. Depuis qu’elle avait eu vent de la nouvelle, Camille trépignait d’impatience et ne pensait qu’à une seule chose : remporter ce concours qui en plus de booster son dossier universitaire se fondrait à merveille sur son CV. Le choix du sujet n’avait pas été aisé et Camille y avait songé pendant des nuits entières, incapable de fermer l’œil parce qu’elle voyait partout autour d’elle des sujets potentiels. Mais aucun n’avait su trouver grâce à ses yeux jusqu’à ce que LE sujet lui saute aux yeux. Une sombre histoire de construction dont les fondations s’étaient écroulées il y a une quinzaine d’années. L’affaire avait été enterrée puis oubliée jusqu’à aujourd’hui, mais la découverte de liens entre le propriétaire du bâtiment et un potentiel racheteur aujourd’hui propriétaire du terrain sur lequel s’érigeait en maître son complexe hôtelier avait ravivé l’affaire.

Camille s’en était saisie en étant persuadée d’être la seule au courant parmi tous les étudiants. Elle avait même reçu les conseils avisés de son professeur qui lui avait conseillé plusieurs angles pour traiter le sujet et lui avait conseillé plusieurs pistes de recherche. Le plus clair de son temps, Camille l’avait passé à rôdé autour et dans les locaux du commissariat de police, prête à se jeter sur la moindre miette d’information que l’on serait prêt à lui jeter. Aussi avait-elle appris que le racheteur du terrain avait longtemps été en mauvais terme avec le propriétaire de l’immeuble effondré. Ce dernier ne voulait pas lui céder le terrain et les suspicions allaient jusqu’à évoquer un délit orchestré pour ruiner le terrain et son propriétaire en vue de ne plus lui laisser aucun choix et signer le contrat de vente. Camille était passionnée par l’affaire, elle aimait par dessus tout le journalisme d’enquête, bien plus entraînant que la seule rédaction de faits rapportés par autrui.
Il y avait toutefois une ombre au tableau. Si Camille pensait être la seule sur l’affaire, elle s’était vite rendue compte qu’elle allait devoir faire face à une rude compétition : In Ah n’était peut être qu’en deuxième année mais elle avait sorti ses griffes si facilement que Camille ne pouvait la voir que comme une dangereuse concurrente. Toute la semaine, les deux filles s’étaient partagées le terrain et tiré dans les pattes pour se mettre hors compétition. Camille ne savait plus trop comment tout cela avait commencé, malgré la compétition elle n’avait pas de mal à entretenir de bonnes relations avec ses autres camarades ! Mais avec Kim Inah, c’était une autre paire de manche. T si Camille voulait protéger son sujet et s’assurer toutes les chances d’être publiée, elle n’avait d’autre choix : il fallait riposter et répondre aux attaques lancées... par des attaques plus forte. Dispersion de fausses informations, aiguillages sur de fausses pistes, simulation de fausses conversations téléphoniques... quelles journées éreintantes !

En cette fin de journée, Camille avait réuni suffisamment d’informations pour faire un bon sujet. Elle n’avait plus qu’à rentrer chez elle et passer le reste de la nuit à peaufiner quelques détails et son papier serait prêt pour demain, à la première heure ! Il faisait déjà nuit lorsqu’elle sortit du commissariat avec le cœur léger d’avoir accompli son devoir. Mais alors qu’elle s’apprêtait à prendre sa voiture, elle entendit des voix s’échauffer dans un recoin sur sa gauche et en y prêtant un peu plus attention, elle s’aperçut qu’il s’agissait d’Inah qui s’exaspérait du comportement d’un ivrogne qui ne voulait pas la laisser tranquille. Affinités ou pas, Camille n’hésita pas une seule seconde à lui prêter main forte mais la scène se transforma bientôt en un pugilat : les deux étudiantes contre l’homme-bouteille. Dans les effusions, la bouteille de bière gicla et Camille comme Inah s’en retrouvèrent aspergées. A ce moment là, une voix grave donna l’alerte et l’ivrogne s’enfuit, laissant les deux jeunes femmes déboussolées et en pagaille. « Encore vous ?! » S’exclama le policier qui accourait vers elles.

La suite des évènements échappa entièrement au contrôle de Camille : il leur passa un savon, se rendit compte qu’elles sentaient l’alcool à plein nez et assuma qu’elles étaient en train de se battre après avoir bu un peu trop d’alcool. Leurs protestations ne suffirent pas et l’officier ne voulait rien entendre. « Comment ça toute la nuit ? Monsieur l’officier, c’est pas ce que vous croyez, je... monsieur ? Monsieur ! HEHO, VOUS NOUS ENTENDEZ ?! » S’écria-t-elle en vain, les mains crispées sur les barreaux de la cellule de dégrisement. « Oh mon dieu, c’est pas possible. » Elle passa sa main dans sa chevelure, incapable de réfléchir correctement et se demandant comment elle allait bien pouvoir se sortir de ce pétrin. Elle se laissa basculer à l’arrière et son dos heurta les barreaux en acier de la cellule contre lesquels elle se laissa lentement glissés avec toute la résignation du monde. Elle recroquevilla ses jambes et enfouit sa tête entre ses bras. « C’est vraiment la pire semaine de ma vie. » Lorsqu’elle releva la tête, elle fit directement face à Inah qui ne semblait guère plus enchantée qu’elle. « Hé, tu n’as rien ? » Demanda-t-elle d’un ton mal assuré, ne sachant pas comment se comporter avec elle. Elle aurait pu tout rejeter sur elle mais ce n’était pas le style de Camille. Et puis surtout, ce n’était pas la faute d’Inah !

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Ce message a été posté Lun 8 Fév - 23:58
▹▸▹▸Une semaine éreintante ou une semaine sans fin ?

J’hésitais sur l’appellation à lui donner.

Tout d’abord il y avait THE BATTL. Celui qui permettait à l’un des étudiants en journalisme de faire partie des articles parus dans un JOURNAL À GRAND TITRE. En somme, c’était une occasion en or pour se faire reconnaître dans le milieu journalistique. Cependant, notre chef de section, l’un des journalistes les plus renommés du pays était un tant soit peu sadique. En effet, j’avais réussi à voir clair dans son jeu. Il m’avait aiguillé ainsi qu’une autre élève sur un sujet épineux. Je le soupçonnais grandement de vous nous voir nous crêper le chignon afin que nous nous surpassions.

Grand bien lui fasse, je me décidais à relever le défi. Cependant, sans compter les effets de l’adrénaline et de la concurrence, Camille m’insupportait. Pauvre petite fille riche. Elle s’était même permise d’être désagréable en joutant dans mes affaires. Bah oui ! Qu’elle idée, un pauvre déchet comme moi entravait son chemin.

De là, je ne n’étais en rien agréable. Et tout comme elle, j’essayais d’obtenir l’exclusivité. D’autant plus qu’elle n’hésitait pas non plus à utiliser des pièges pour me déboussoler sur mes pistes. Je réussissais pourtant à m’en sortir par moi-même, grâce à quelques indics. En effet, tout ne se jouait pas au commissariat. C’est pourquoi je partis avant elle, ce fameux soir…

Effectivement, la veille de rendre nos travaux, je pris le chemin de la faculté. C’était sans compter mes péripéties avec un saoulard qui rêvait de tâter mes hanches et + si affinité. Prude ? Certainement ! Intègre ? D’autant plus. Puis qui voudrait perdre sa virginité avec un gros dégueulasse ?! Ça pourrait être Brad Pitt que je lui cracherai quand même au visage ! Je commençais à sortir les griffes, inutilement.

À ma grande surprise, Camille s’interposa. Nous formâmes un seul corps fasse à ce butor. À notre grand malheur, la bouteille gicla entièrement sur nous quand nous tentions de nous dégager de l’emprise du saoulard. « Et là, c’est le drame… »

==> Bienvenue dans la case prison, ne prenez pas vos M 200

Il ne manquait plus que cela, un flic qui se venge de notre présence de la semaine à la recherche d’information. L’alcooltest n’existe-t-il pas ? Et si j’avais envie de prendre un parfum fragrance bière, merde quoi! On est en démocratie !

Blasée, je m’adossais contre le mur de béton, m’écroulant sur le sol. Tandis que Camille s’époumonait à tenter de lui faire entendre raison. Au fond, je me sentais véritablement coupable vis-à-vis d’elle. Elle se retrouvait dans la panade à cause de ma malchance. De plus, mon estime envers elle avait augmenté x10 par son action. Combien auraient-seulement jetés un regard ? Ou pire, combien se seraient postés en spectateurs ? Trop, je ne le sais que trop.

« Hé, tu n’as rien ? » me demanda-t-elle.

Je fus d’autant plus surprise qu’elle ne semblait pas m’en vouloir. Je m’étais véritablement fait une mauvaise opinion d’elle par quiproquos.

« Je suis partagée, je suis plutôt désolée que tu te retrouves dans cette situation par ma faute… » Ça me tuait de dire cela aussi facilement. Certainement le reste d’un ressentiment dû à la compétition acharnée de la semaine. Il fallait dire qu’elle ne m’avait pas fait de cadeau.

«  Merci Camille d’être intervenue… » J’espérais quand même que cela enterrerait la hache de guerre. Après tout, elle avait fait le premier pas.

« Il faut que l'on envoie notre article... mais ce crétin à confisquer nos ordinateurs... » Les pensées fusaient dans ma tête, à la recherche d'une solution. Et puis je me sentais redevable envers elle... J'hésitais à lui faire mettre son nom sur mon article pour que l'on soit quitte.



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Ce message a été posté Mar 9 Fév - 19:11
▹▸▹▸ Camille n’en revenait pas de si peu de considération. Cet homme-là se disait officier mais il n’avait eu aucune difficulté à les mettre derrière les barreaux. Est-ce qu’un policier n’était pas censé réprimer l’injustice ? Celui-là s’était sans doute trompé de vocation. Et leur coup de fil, il était où ? L’appel à un ami, le joker, le bénéfice du doute quoi ! Camille était verte de rage mais elle gardait tout dans une petite boîte au fond d’elle. Elle attendrait patiemment de sortir de là et lorsque ça serait fait, elle donnerait une bonne raison au commissariat de la (re)foutre en cellule.

Inah était restée muette et lorsqu’elle se décida enfin à parler, ce n’était que pour s’excuser d’avoir embarqué Camille dans cette situation. L’américano-japonaise ne s’attendait pas à entendre ça, elle s’attendait plutôt à quelque chose qui allait dans le prolongement de leur comportement l’une envers l’autre durant la semaine. « Ce n’est pas de ta faute. » soupira-t-elle en posant son menton par-dessus ses mains. Même avec toute la mauvaise foi du monde elle n’aurait pas pu tenir Inah pour responsable. « Si j’y avais pas mis mon grain de sel, je pense que ce n’est pas en prison que tu te serais retrouvée. » Le sous-entendu était lourd mais elle n’avait pas besoin d’aller plus loin pour qu’Inah comprenne. Elle frissonna à cette seule idée. Et dire que cet homme rôdait toujours dans le coin. Lorsqu’elle la remercia, Camille se contenta de sourire sincèrement l’air de dire que franchement, ce n’était rien. Et puis grâce à son intervention, elles expérimentaient la prison, si ce n’était pas gratter le ticket gagnant ça ! « Je crois que je n’oublierais pas cette semaine de si tôt. » Lâcha-t-elle entre ses mains, à la fois exaspérée et amusée.

Puis Inah rappela que leurs affaires leur avaient été confisquées, c’est à dire non seulement leurs téléphones mais aussi leurs ordinateurs. Résultat des courses, elles ne pouvaient pas envoyer leurs contributions pour le concours et risquaient de se retrouver bredouille après avoir travailler si dur. « Je pense que je vais revoir mon sujet, j’ai suffisamment de preuves pour dénoncer les TRAITEMENTS INHUMAINS ET DÉGRADANTS QU’ON FAIT SUBIR AUX PAUVRES CIVILS EN BAFFOUANT LE PRINCIPE DE LA PRÉSOMPTION D’INNOCENCE ! » Sa voie était monter crescendo dans l’espoir que le policier était là, quelque part à les écouter et à se mordre les doigts. Et dans le fond, si elle ne pensait pas un mot de ce qu’elle avait dit, elle se disait après coup que ce n’était pas une si mauvaise idée. Négligence et incompétence ne font jamais bon ménage, il devait être entrain de regarder un feuilleton télé en se gavant de ramyuns. Oh le fourbe. « Je sais pas comment on va s’en sortir... je sais même pas quand est-ce qu’on va sortir. Parce que si cet idiot ne nous laisse sortir que demain matin, ce sera une mission quasi impossible. » Vint à en déduire Camille avec l’expression la plus plate et la plus fataliste possible. Qu’on se le dise, ce n’était pas un film. Elles n’allaient pas limer les barreaux avec une lime à ongle, ni ouvrir la porte de la cellule avec une pince à cheveux ! Qu’est-ce que le monde réel pouvait être ennuyant parfois... Et cette odeur de bière, non mais sérieusement, ça devenait juste insupportable ! « Lorsqu’on sera sorti de là, j’offre le poulet frit. Par contre tu m’excuseras, mais je passe sur la bière. » Elle leva le nez au plafond comme pour s’éloigner le plus possible de l’odeur mais elle ne voyait pas comment elle pourrait échapper à son pull imbibé comme un baba au rhum. « Tu t’es bien battue cette semaine. » Ironisa-t-elle après un petit moment de silence. Faut l’avouer, elels avaient été particulièrement sauvage...

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