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 Chat échaudé craint l’eau froide - ft. Gong Ha Neul

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Ce message a été posté Lun 7 Mar - 18:50
Chat échaudé

Chat échaudé craint l'eau froide


USA, Une douce journée d’automne.

Une main saisit la mienne, un sourire éblouit mes yeux. Une douce odeur sucrée de parfum me transporte à l’autre bout du monde. Elle est là, avec moi, radieuse et vibrante, comme toujours. Je ne sais pas ce qu’elle me raconte, mais sa voix me saisit et m’enveloppe d’un voile de douceur. Je suis à mon aise. Un nouveau décor est planté en un instant et la pluie s’abat sur nous en trombes. Ma vision devient la représentation idéale du flou artistique. Son contact s’efface sous les torrents de pluie, et bientôt je me retrouve de nouveau seul, abattu, sous la pluie, le cœur brisé.


Tokyo, à l’université royal, une froide journée d'hiver.

Ma voisine secoue gentiment mon bras. La sonnerie retentit, mes yeux s’ouvrent. Le rêve a pris fin, c’est le dur retour à la réalité. C’est aussi la fin du cours, c’est même la fin de la journée. Ce fut une journée sans fin. Le temps est radieux dehors, ça me redonne un peu le sourire. Je range en silence mes affaires posées sur la table et auxquelles je n’ai presque pas touché de l’après-midi. Je n’avais clairement pas la tête aux études aujourd’hui, j’avais plutôt la tête vide suite à la nuit que j’avais passée la veille. Une nuit interminable, elle aussi : je n’avais pas fermé l’œil de la nuit.

Je fermais mon back pack, le mettais sur mon dos et saisissais à la volée mon sac de sport. D’un pas déterminé je sortais de la classe et me dirigeais vers le centre sportif. Mon téléphone à la main, j’en profitais pour vérifier mes messages et mails professionnels ou personnels. Rien à signaler à première vue. J’allais pouvoir profiter un peu de ce temps libre seul, enfin. Cependant, deux secondes plus tard je sentis mon portable vibrer dans ma poche. Ha Neul. J’ouvris le message et soupirais. Elle me demandait où j’étais parti d’un pas si vif. Nouveau soupir. « Piscine » répondis-je simplement. En deux ou trois mouvements je me retrouvai face à la piscine athlétique de l’école. Un sentiment de bien-être m’envahit pour la première fois de la journée. J’y pénétrai et me glissai en un éclair dans une des cabines pour m’y changer.

Une fois prêt, je déposais mes affaires dans un casier et me dépêchais en direction du plus grand bassin. La voie était libre. J’y plongeais, tête la première et me laissais aller doucement au fil de l’eau. Personne n’était là pour me gêner, je supposais que les autres étudiants profitait des doux rayons de soleil à l’extérieur.

Quant à moi, je ne regrettais pas mon excursion à la piscine : j’étais à la fois un peu plus réveillé, grâce à la fraicheur de l’eau, mais aussi un peu plus détendu. Nager est un pur bonheur à mon sens. Je profitais de ce moment de solitude pour parcourir de nombreuses longueurs dans l’espoir d’être détendu une fois la session terminée. Au bout de quelques minutes je me décidai à m’arrêter et à sortir de la piscine pour un bref instant.

C’est à ce moment que je remarquai Ha Neul, posée à quelques mètres du bassin, l’air peu à l’aise mais son regard fixé sur moi. « Salut » lui lançai-je rapidement, un peu surpris. Jusqu’à présent, lorsque j’avais décidé de venir à la piscine Ha Neul avait toujours pris la décision de ne pas m’y  suivre. Sa présence à la piscine, si exceptionnelle qu’elle était, ne cessait de me surprendre. Je sortais du bassin et me dirigeai vers elle. « Venue te baigner ? » lui demandai-je en saisissant ma serviette.
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Ce message a été posté Lun 7 Mar - 23:01

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☆Elle porte beaucoup d’importance à suivre le cours. Le regard rivé sur le prof, elle boit littéralement ses paroles sans vraiment les comprendre. Cela fait déjà un moment qu’elle tente de comprendre ce qu’elle entend, mais rien ne semble rentrer. Son stylo coincé entre les dents, elle mâchouille le pauvre bouchon. Elle lâche un profond soupire, non vraiment, c’est un jour sans, elle fronce les sourcils, mécontente. Elle va avoir du mal à rattraper le cours si déjà elle ne comprend rien maintenant. Elle grimace rien qu’à l’idée de s’ajouter du travail en plus. Elle abaisse son visage et son regard se pose sur sa feuille, blanche, pure. Elle se fige, sa bouche s’entrouvre légèrement et son stylo tombe sur sa feuille. Elle sent quelque chose d’humide au coin de sa bouche, de la bave, elle s’essuie rapidement. Classe. Charmant. Elle ramasse rapidement son stylo et le jette dans sa trousse. Elle relève la tête et soupire longuement. Bon, peut-être qu’elle pourra rattraper sur son voisin. Elle reste choquée devant son voisin de table. Avachit, endormit. Bon, mince. Elle se mord les lèvres, en fait, là à ce moment précis, c’est le parfait timing pour prendre une photo et le faire chier avec plus tard. Mais voilà, elle se retient de toutes ses forces. Elle penche légèrement la tête sur le côté et le laisse dormir. Une âme généreuse aujourd’hui.

Le prof termine son cours et tout ce qu’elle puisse faire, c’est de le remercier et de pousser un long soupir de soulagement. Enfin, terminer. Elle s’étire discrètement. Elle voit ses camarades faire de même, bon, elle se sent légèrement rassurée même si elle est dans un sacré pétrin. Elle s’avachit quelque secondes sur son bureau et voit le professeur quittait la salle et les bavardages commencent. Elle prend une inspiration et donne un coup de coude à son voisin. Qui se réveille aussitôt. Il ne dit rien, range ses affaires à la vitesse de l’éclair et s’en va. Elle le voit partir. Sa camarade à la table d’en face se retourne vers elle et l’interroge du regard. Oui, elle sait. Haneul croise les bras et hausse les épaules avant de se reculer dans le siège. A première vue, il a oublié qu’on avait un cours à rattraper ce soir. Haneul sort ses cahiers et son portable. Elle envoie un rapide sms à Bogum pour savoir comme il va et en envoie un a son voisin de classe. Elle a le droit à un piscine. Elle roule des yeux et émet un grognement. Le professeur d’étude et voit rapidement le siège vide à côté d’elle. Malheureusement, il n’a pas besoin de parler, elle sait déjà ce qu’elle doit faire.

Elle dévale les escaliers et les couloirs à la vitesse de la lumière. La peur au ventre. Elle n’est pas tellement heureuse à l’idée de devoir aller le chercher à la piscine. Elle est partagée entre deux feux, prendre tout son temps et faire reculer sa rencontre avec sa plus grande peur ou bien se dépêcher et ne pas se faire punir par le professeur. La mâchoire serré, elle sent l’énervement monté en elle. A son grand désespoir, elle arrive très vite à la piscine. Bon, elle a juste besoin de se ternir loin et de frôler les murs. L’odeur la prend de cours, elle pince son nez et s’avance prudemment vers le bassin sans l’approcher pour autant.

Elle le voit entrain de nager. Elle déglutit difficilement. Postée à dix pas de l’eau, elle essaye de contenir ses tremblements. Elle se concentre sur sa respiration. Un salut se fait entendre dans l’enceinte. Elle reprend ses esprits. « .non pas vraiment. » qu’elle lâche en guise de réponse. Non, elle n’est pas venue pour nager mais pour venir te chercher. Elle tente de reprendre ses esprits et de ne plus se focaliser sur l’eau. « .je crois que t’as oublié le cours de soutien de ce soir. » son regard se perd sur lui et oh. L’eau était pas mal quand même. Elle se sent rougir.

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Ce message a été posté Mar 8 Mar - 22:31
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Je tentais de garder un semblant de calme en moi. Je sentais s’accumuler une certaine tension entre nous, ce genre de tensions négatives qui peuvent vite mener à des situations déplaisantes. Je lui répondais d’un ton calme et sondais son regard mi interrogateur mi agacé. A quoi bon venir me voir à la piscine si c’est pour gâcher mon unique moment de plaisir de la journée ? Une réponse sèche à une simple question n’annonce rien de bon. C’est le calme avant la tempête.

Sa posture est déséquilibrée, son regard se fait distant et son ton semble déplaisant. Je soupire. Ça a vraiment tendance à m’agacer ce genre de comportement. Moi qui pensais simplement entamer une conversation banale et l’encourager à venir dans l’eau. J’ai l’impression que, pour une raison ou une autre, elle est fâchée contre moi. Pourtant plus j’y songe plus j’ai le sentiment de n’avoir rien fait pour mériter ce traitement. A moins que… Me faisait-elle la tête parce que je ne l’avais pas attendue ? Ou parce que j’étais parti sans ne rien lui dire ? A vrai dire, je n’y avais pas songé plus tôt. Sortant tout juste de ma douce somnolence, je n’avais seulement eu le temps de réaliser qu’il s’agissait de la fin du cours. Et puis ça peut arriver à tout le monde d’avoir besoin de temps pour soi, d’avoir une opportunité d’être seul et de se recentrer.


Le désespoir me gagna alors. La fatigue de la nuit et de la journée accumulées me donnait tout sauf envie de me prendre la tête avec quelqu’un aujourd’hui. Encore moins avec Ha Neul qui, quand elle le souhaite, peut avoir la tête dure. Alors que je m’évertuais à former toutes sortes d’hypothèses dans ma tête, Ha Neul se décida à me procurer la solution à l’énigme. « Je crois que t’as oublié le cours de soutien de ce soir » prononce-t-elle, toujours sous le même ton. C’était donc ça. Maintenant que le mystère était levé, je ne pouvais rien faire d’autre que de rire. Je trouvais cela exquisément drôle. Je décidais soudain de me ressaisir, ne voyant aucunement Ha Neul esquisser la forme d’un sourire ou d’un rire.

« Effectivement, j’avais oublié. Mais c’est pas grave, je n’irai pas de toute manière » lui affirmai-je solennellement. « Le prof ne fera que répéter ce qu’il a dit la dernière fois. Je préfère passer le reste de mon après-midi à faire quelque chose qui finira par me servir ». Je lui fis un petit sourire satisfait et tentai de la transformer en doux petit agneau. En un sens, et peut-être aussi car je n’avais qu’un maillot de bain sur moi, je sentis Ha Neul faiblir. Je crus même discerner en elle un petit changement de couleur. Elle était soudainement passée d’une couleur presque blanche d’anxiété à la jolie couleur d’une rose rouge. « Allez, ne fait pas la tête. Reste avec moi si tu veux. De toute façon toi non plus tu n’as pas besoin de ce cours de soutien » affirmai-je. Je poursuivais : «  Tu viens ? » Je m’approchai du bord de la piscine tout en prononçant ces mots et m’y asseyais, les pieds dans l’eau. Ma main clapotait dans l’eau, intimant à Ha Neul de s’approcher et de tremper ses petits pieds dans le bassin.

Voyant une part de résistance subsister, je décidai de saisir sa cheville et de la tirer vers moi. Je la tirai simplement et parvins à la faire s'asseoir un peu maladroitement sur mes cuisses. J’y parvins facilement, elle était si légère. C’est ainsi que je me décidai à lui faire croire qu’elle allait se retrouver dans l’eau lorsque je me penchais vers le bassin. Mais pas aujourd'hui. C'est pourquoi avant de la faire basculer dans l'eau je la retenais et me penchais à nouveau en arrière pour nous stabiliser en position assise.



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Ce message a été posté Mer 23 Mar - 22:31

☆ Ses pensées s’embrument. Elle a du mal à se concentrer, à penser à autre chose. Ça la tourmente, elle ne comprend pas ce qu’elle fait ici, comment elle est arrivée ici. Elle a l’impression que son corps se transforme en pierre à mesure qu’elle marche, que ses pas pénètrent cet endroit qu’elle fuit depuis qu’elle est toute jeune. Elle a ses poings qui se serrent, si fort qu’elle sent ses ongles pénétraient sa peau. Elle a la mâchoire qui se contracte. C’est contradictoire, elle a l’impression qu’elle ne répond plus de rien, pourtant tous ses sens sont aux aguets. Elle est trop près du bord. Elle a entend clairement le mouvement de l’eau, comme si elle avait son oreille près de l’eau. Elle déglutit difficilement et tente d’attirer l’attention de son problème. Elle le déteste, clairement. Il lui demande ce qu’elle fait là, ce qu’elle ne tarde pas à lui dire. Elle n’est pas là pour s’amuser. Peut-on réellement s’amuser quand on est dans l’eau ? Elle est là parce qu’elle n’a pas le choix. Elle recule d’un pas, puis d’un autre lorsqu’elle le voit sortir de l’eau. L’odeur du chlore l’insupporte. Tout ici l’insupporte, ça la rend malade.

Intérieurement, elle est tétanisée, pourtant elle tente d’afficher une façade. Mais elle sent ses efforts se résultaient par un zéro pointé. Son stress est à son apogée, rien de bon n’arrive lorsqu’elle est près de l’eau. Elle a l’impression que son petit tambour en cage est situé au niveau de ses tempes. Elle pourrait même sentir les pulsations beaucoup trop rapides si elle pointait son index sur cette partie de son visage. Elle a les lèvres qui tremblent légèrement. Elle l’écoute parler. Oublié, vraiment ? Oui, bon, elle accepte l’idée qu’on puise oublier surtout lorsqu’elle se remémore la scène, lui entrain de dormir sur son bureau. Mais au diable, pourquoi venir nager si on est fatigué. Ce n’est pas logique, vraiment pas. Elle hurlerait presque ses pensées. Et puis bon, en soit, il n’a pas tort. Ils n’ont pas tellement besoin de ce cours de soutien. Après tout, s’il ne veut pas venir, ce n’est pas elle qui va le forcer à la suivre, elle n’aura qu’à dire qu’elle ne l’a pas trouvé, point. Il se fera punir la prochaine fois, tant pis. Pour une fois, elle met de côté sa loyauté. « .hum. d’accord. si tu le dis, j’aurais au moins essayer. mais tu ne m’en voudra pas de dire que je ne t’ai pas trouvé hein. » son regard est planté sur cette surface qui l’effraie le plus au monde.

Elle secoue légèrement la tête et essaye de reporter son attention sur lui. Grave erreur, son regard apeuré se pose sur son torse. Plutôt bien dessiné. Elle interdit le hoquet de surprise de sortir de sa bouche et détourne le regard rapidement. Elle sent le rouge lui monter aux joues. Elle se pince les lèvres. « .non, ça va aller. » lâche-t-elle en guise de proposition. D’ordinaire, elle n’aurait pas refusé, mais rester dans ce lieu plus longtemps est quelque chose d’impossible pour elle. Elle le voit s’asseoir sur le bord de la piscine. Elle tente de reculer mais elle bute sur un transat. Son regard se pose sur cet objet de malheur et elle sent quelque chose lui attraper la cheville. Elle se sent attirer par la poigne.

Elle ne sait ni comment il a fait, ni comment elle est arrivée là. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle a envie de hurler mais aucun son ne sort de sa bouche. Ses jambes sont tendues, au-dessus de l’eau. Elle est assise sur les genoux de Yong Sun, il la tient par la taille. Les mains d’Haneul agrippent ses avant-bras avec force. Il s’amuse. Elle se sent partir en avant sous sa force puis revenir à leur position initiale. « .s’il te plait, lâche moi. c’est pas drôle. » sa voix tremble. Instinctivement, elle se recule, se plaquant d’avantage au torse du jeune homme. Le corps de la jeune fille est tendu. Elle ferme les yeux, espérant que tout ceci n’est qu’une blague, un mauvais rêve.

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Ce message a été posté Lun 28 Mar - 16:40
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« Tu viens ? » lui dis-je alors pour tenter de la convaincre de rester. Je la sentais réticente. Je ne pense pas que ce soit ma présence qui la gêne, sinon elle aurait trouvé une ruse pour envoyer quelqu’un d’autre, ou elle aurait fait comme si je n’existais pas. Peut-être avait-elle simplement envie de retourner au plus vite en classe pour ne pas recevoir un regard désapprobateur de la part de notre enseignant. Dans ce cas, je comprenais bien ce qu’elle ressentait. Il n’y avait presque rien de pire que de décevoir quelqu’un. Mais au fond de moi, je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir un petit côté égoïste en moi. Elle m’avait dérangé dans ma séance, autant rester ici et profiter de ce petit temps ensemble plutôt que de se séparer de nouveau et de nous avoir fait perdre notre temps.

Mais ma proposition s’était soldée par un échec. Je n’en devenais pas fâcher, mais je dois avouer que ce comportement m’était totalement étranger. Ha Neul n’agissait jamais comme cela en ma présence. C’était comme si, d’un coup, elle était devenue une personne différente. Je m’imaginais alors qu’elle avait dû être contrariée au cours de la journée. Ou peut-être avait-elle… ses problèmes de fille ? A en juger par sa réponse, il semblait même hors de question qu’elle reste dans l’enceinte de la piscine. J’en étais encore plus surpris. Elle aurait pu rester au bord de la piscine, même si elle ne voulait pas se baigner…

Je la vois reculer. Mais qu’est-ce qui lui prend ? Alors qu’une vague de confusion lui traverse le visage lorsqu’elle se heurte au transat, je décide de lui saisir la cheville et de la tirer vers moi. En deux ou trois mouvements, Ha Neul se retrouve sur mes genoux. Elle est légère comme une plume, ce ne fut pas très difficile. C’est en lui faisant miroiter que j’allais la faire tomber dans l’eau que je me rends compte qu’Ha Neul est vraiment mal à l’aise. Elle ne semble pas agacée. Elle parait terrifiée. De la terreur, c’est le mot juste. Ha Neul fait un mouvement de recul et se referme instantanément. Elle a l’air d’une enfant qui souhaite échapper à ses peurs. Je comprends que le problème ne vient pas directement de moi, mais de quelque chose qui nous environne. Je décide alors de reculer du mieux que je peux pour l’éloigner de l’eau. L’eau… C’était sûrement de ça dont Ha Neul avait peur. « Qu’est-ce qu’il se passe ? » prononçais-je dans un murmure. Je souhaitais que mes doutes soient confirmés.

Une fois mes jambes hors de l’eau, je dépose Ha Neul à terre et la guide discrètement vers le fameux transat. Il me paraissait évident qu’il n’était pas nécessaire d’attirer davantage l’attention sur nous en la portant dans mes bras.

Je l’entoure de ma serviette, m’accroupis devant elle et l’observe attentivement. Ça n’avait pas vraiment l’air d’aller mieux. Si Ha Neul avait réellement peur de l’eau, alors j’avais agi comme un imbécile. Mais comment aurais-je pu deviner ? J’étais loin de tout savoir, et comme beaucoup de monde, il m’arrivait de vouloir plaisanter. Quoi qu’il en était, je m’attendais à recevoir une belle claque, tant physiquement que mentalement, lorsque Ha Neul aurait retrouvé un semblant de calme.






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Ce message a été posté Sam 2 Avr - 13:21
☆ Yong Sun. Tout ça à cause de lui. Lui et sa belle gueule et son sale caractère. Et puis elle. Elle et sa mauvaise manie de toujours s’occuper de ses affaires. Mais quelle idée d’avoir acceptée la proposition du professeur d’étude. Elle se maudit intérieurement de s’être levée au premier regard alors qu’elle aurait très bien pu reléguer la tâche au délégué de la classe. Mais non, la voilà. Plantée comme une idiote dans un lieu qu’elle fuit naturellement. Elle a les poings serrés, elle recule lorsqu’il lui propose de venir près de lui. Sans façon, vraiment. L’odeur du chlore la rende nauséeuse. Elle est clairement tétanisée. Son attention est rivée sur cette eau. Plus elle est loin d’elle, plus c’est mieux.

Dang. La voilà trop près. Elle ne sait pas comment elle est arrivée là, sur les genoux du jeune homme. Elle sent l’eau touché ses talons et elle se sent relevé ses jambes et tenter de ne pas entrer en contact. C’est sa compter le petit jeu du jeune homme qui s’amuse à se balancer d’avant en arrière. Elle tente tout pour éviter l’eau, se collant d’avantage à lui, relevant les jambes en l’air. Son cœur bat la chamade. Elle a le souffle court, elle a l’impression de s’étouffer. Comme si elle se noyait de nouveau. Elle se revoit à ses huit ans. Elle ferme les yeux, elle fatigue. Elle le supplie de la lâcher. Espérant qu’il la lâche du bon côté.

Les yeux fermés, elle se laisse guider quand il recule en arrière la relâchant sur le carrelage. Elle sent le froid du sol mordre ses cuisses et les paumes de ses mains. Elle ouvre les yeux, les posant sur ses cuisses. Elles ne tremblent pas en apparence, pourtant elle en a l’impression. Il lui demande ce qu’il se passe. Elle pince les lèvres et s’efforce de reprendre une respiration normale par le nez. Il la guide vers un transat, elle le suit, avec quelque difficulté n’ayant plus de force dans les jambes. Elle a l’impression d’avoir couru deux marathons à la suite. Elle s’assoit et ses mains s’agrippent à ses genoux. Il lui glisse une serviette sur le dos et se poste devant elle, à sa hauteur. Elle ne le regarde pas. Car elle le tuerait sur place. Les jointures de ses doigts deviennent blanches à force de s’agripper à ses genoux. Elle se fait mal volontairement, essayant de ressentir quelque chose. Elle sentirait presque les quelques regards curieux sur eux.

Elle relève la tête vers lui et ne peux s’empêcher de lui asséner un regard mauvais. « .crétin. » la peur parle. Elle ne se demande pas s’il était au courant ou pas. Elle ne comprend pas la manie des gens à jouer avec l’eau. Elle lève la main en l’air, prête à lui foutre une claque mais elle se retient. Elle n’a pas la force, elle serre les dents. « .tu as de la chance que je ne t’en mette pas une. » sa main s’abaisse mollement. « .je vais mettre ça sur le compte de l’ignorance. » elle se mord les lèvres et se fait violence pour ne pas hurler. Elle transforme cette envie en plaquant ses mains sur ses épaules et en le poussant en arrière.

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Ce message a été posté Dim 24 Avr - 15:10
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Mes gestes étaient devenus doux, mon regard attentionné. J’essayais de créer une bulle autour de nous, un environnement qui la ferait se sentir en sécurité. Je m’en voulais terriblement de l’avoir tant taquinée, elle qui semblait être terrifiée à l’approche des milieux aquatiques. Nous n’avions jamais eu cette discussion auparavant. Ce trait de caractère de Ha Neul m’était totalement inconnu. J’en tombais des nues. Je m’accroupis devant elle, m’attendant à ce qu’elle éclate en larmes ou qu’elle reste muette un moment, le temps de retrouver son calme. Mon regard ne croise pas le sien. J’aurais aimé qu’elle lève la tête, qu’elle pleure ou qu’elle me gifle, qu’en l’espace d’un instant tout soit oublié. L’ignorance, c’était la pire des choses. L’ignorance me rendait coupable, mais il la rendait aussi silencieuse. Je n’avais aucun moyen de savoir si ça allait mieux ou non ni même de savoir si elle souhaitait que je la laisse ou que je reste à ses côtés. Vide. Notre bulle était vide. Vide de ressentis, et pleine d’émotions dissimulées.

La seule chose que la jeune femme laisse transparaître, c’est son sens de la maîtrise. Je ne sais si elle souhaite se faire mal, ou s’il s’agit là d’une manière de se canaliser, mais ses mains serrent si fort ses genoux que ses doigts se confondent avec la couleur du carrelage.

« Crétin » est le premier mot qu’elle prononce. J’ai le sentiment de mériter cette insulte. Néanmoins, elle est dite avec si peu de vigueur que je me demande si elle le dit sous l’effet de la peur ou parce qu’elle le pense. Lorsqu’elle lève la main en l’air, je comprends que son insulte était sincère. Son bras retombe sans effleurer mon visage. « Tu as de la chance que je ne t’en mette pas une. » dit-elle, le ton ferme cette fois. J’avais conscience d’avoir fait une erreur. J’avais conscience qu’il n’y avait pas de quoi être fier. Mais de là à me mettre une baffe ? Ce n’était pas comme si j’avais été au courant et que j’avais joué dangereusement avec sa phobie. Il n’en était rien, je ne m’étais pas joué d’elle.

Après m’avoir asséné un dernier coup verbal, Ha Neul pose mes mains sur mes épaules et me pousse. Étant accroupi, le corps plutôt détendu et instable sur ses pieds, je pars en arrière, glisse et tombe dans la piscine. Je suis déstabilisé l’espace d’un instant mais je remonte très rapidement à la surface. Je remonte suffisamment rapidement pour observer Ha Neul tourner les talons et laisser tomber la serviette à terre. Ultime marque de dédain. Les autres étudiants sont à l’arrêt, un peu incrédules. Leurs regards alternent entre Ha Neul et moi, et bientôt le show est terminé et tous retournent à leurs activités.

Je soupire. Tout le monde va me prendre pour un goujat. Je pourrais être énervé, je pourrais en vouloir à Ha Neul, et il est vrai qu’au fond de moi je garde un peu de rancune. Mais rien ne sert d’aggraver la situation. Je sors donc de la piscine, très clairement agacé. Mon amitié avec Ha Neul était fragilisée, je m’étais tordu la cheville, et ma session de piscine était clairement fichu. Je ramassais la serviette brusquement et disparaissais vers les vestiaires.

Une fois habillé, j’envoyai un message à Ha Neul. « Écoute, si tu as un problème ce n’est pas de ma faute. Comment veux-tu que je sache que tu as peur de l’eau si tu ne me le dis pas ? Je passe pour un goujat dans toute cette histoire alors que je n’ai jamais voulu faire de mal à qui que ce soit ». Je jetai mon portable au fond de mon sac, le balançai sur mon épaule, et sortait du bâtiment d’un pas déterminé.  



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Ce message a été posté Sam 7 Mai - 12:59
Elle n’a qu’une envie, celle de quitter ces lieux, ne plus y revenir, ne plus essayer. Elle a l’impression de ne plus avoir de force en elle, comme à chaque fois. La peur est toujours présente en elle, comme si elle ne voulait pas la quitter maintenant. Figée sur le bord du transat, elle tente de reprendre ses esprits, de reprendre un semblant de vie pour pouvoir s’en aller, mais rien. Elle desserre sa prise autour de ses cuisses, ses doigts sont engourdis, elle a la marque de ses doigts sur sa peau. Elle respire, on peut le voir, sa poitrine remonte et descend à chaque inspiration, expiration. Pourtant, elle a l’impression de suffoquer, encore et encore. Pourtant elle n’est pas allé dans l’eau, elle n’a pas touché une goutte d’eau, il a compris avant, il s’est arrêté avant. Elle redresse son visage après de longues minutes à regarder le sol.

Haneul ne sait pas tellement ce qu’elle ressent, de la peur. Cette peur qui l’a fait parler, qui l’insulte sans force. Qui soulève sa main en l’air et qui retombe comme très vite sur ses cuisses. Non, il ne mérite pas qu’elle le frappe. Le savait-il ? Savait-il qu’elle avait peur de l’eau ? Bon nombre de personne ici le sait. Et puis dans toute cette confusion, il y a de la colère, surtout contre elle, d’être comme ça, d’avoir autant peur de l’eau, de croire qu’on veut en finir avec elle à chaque fois qu’on joue de ça. Contre lui, oui, mais pas assez. De la colère, pas pour son geste, mais pour son ignorance. Ici, même si elle n’en parle pas forcément, on le sait. L’eau et Haneul, ça ne colle pas, ça ne coïncide pas. Dans un geste trop primitif, elle pose ses mains sur ses épaules et le pousse, sans grande conviction. Malgré ça, sa force lui fait perdre l’équilibre et il finit dans l’eau. Son cœur s’arrête de battre tandis qu’elle se lève du transat, comme si elle avait retrouvé la force dans ses jambes ; en réalité, elle panique devant ce qu’elle vient de faire. Elle vient de le pousser dans l’eau. Ses mains se resserrent autour de sa veste, priant pour qu’il remonte à la surface. Quelques secondes passent, comme une éternité puis il remonte. Elle reprend sa respiration trop vite et le monde tourne autour d’elle. Honteuse et peureuse, elle s’enfuit de l’endroit, faisant tomber la serviette sur le transat, elle a envie de la ramasser mais ses jambes guident son corps jusqu’à la sortie.

Elle retrouve rapidement son chemin vers la sortie ; l’air frais envahit ses poumons, elle cherche son air comme si elle venait de renaître. Les jambes flageolantes, elle cherche appui contre l’un des murs du bâtiment. Son cœur tambourine contre sa cage thoracique, si fort, si rapide qu’elle le sent, qu’elle l’entend dans ses tempes. Elle se laisse tomber contre le mur, se demandant s’il va bien, si elle ne lui a pas fait mal. Elle a cette envie d’aller le voir, de s’excuser de son comportement, de ce qu’elle a fait. Que ce n’est pas de sa faute, de ne pas savoir pour cette phobie, de cette peur qui a voulu l’enlever deux fois ou plus dans sa vie. Elle se sent oppressée, elle se donne des coups au niveau de sa poitrine.

Les minutes s’écoulent, les yeux fermés, elle sent ses larmes couler le long de sa joue, elle évacue sa frustration en silence, accroupit contre le mur, sous les regards curieux des autres élèves. Elle est encore là, elle n’est pas retournée à son cours de soutien. Elle a besoin de s’excuser. Elle relève la tête et essuie ses joues humides avec la manche de sa veste, le regard posé sur cette porte de sortie qui s’ouvre de temps en temps. Il n’est toujours pas là ; elle se mord les lèvres, presque inquiète. Elle se redresse tant bien que mal avec l’aide du mur pour marcher un peu. Elle s’arrête, regarde droit devant elle et se demande ce qu’elle peut bien lui dire. De plus, elle a oublié son portable dans son sac, dans la classe. Elle passe ses mains dans ses longs cheveux. Elle entend la porte s’ouvrir et Haneul se retourne, espérant le voir. C’est lui, il a l’air déterminé à sortir. Elle attend et l’arrête dans sa marche. Elle souffle, le regard baissé avant de le relever et de le regarder. « .Ecoute … » elle se pince les lèvres. « .je suis vraiment désolée pour ce que j’ai dit tout à l’heure. Je n’aurais pas dû te pousser … Je ne voulais pas te pousser dans l’eau. Crois-moi, je suis désolée. » elle passe sa main dans sa nuque, à bout de mots, à bout d’excuse. Elle se mord les lèvres et fais des gestes nerveux avec ses mains, ses bras. « .je suis désolée. je … pense que je vais y aller. ne t’inquiète pas pour le prof. » elle sourit faiblement, maladroitement avant de se retourne et le laisser tranquille. Il n’a surement pas envie de la voir et elle comprend tout à fait.

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