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 Let me run more

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Ce message a été posté Ven 18 Mar - 13:26
Please leave me alone, I don't wanna live my life with you again.Tout autour de moi me semblait si familier, et pourtant tout autant inconnu à mes yeux. Le retour au Japon s'était fait sans encombrement, je ne pouvais pas dire si j'étais heureuse ou non de continuer une histoire qui n'avait pas semblé être la mienne avant mon départ pour la Corée. Je ne savais pas si c'était mon histoire ou eux qui voulaient écrire mon histoire. Je ne ressentais plus rien, ni rancune, ni haine, ni peine. J'étais revenue à l'état natif auquel j'avais appartenu avant de rencontrer tous ces gens que je voulais sûrement éviter. Je ne voulais plus de nouveau être manipulée pour être adroitement guidée vers un chemin qui n'est pas le mien. Je ne veux pas que mon histoire devienne une "notre" histoire, je préfère être seule dans mon histoire pour ne pas finir cette histoire car il n'y aurait plus que moi, et que je serai contrainte à finir mon histoire car je ne serai plus seule dans cette histoire. Robotisée ? C'est possible. Je recevais un message de mon nouveau sbire, certains pensent que c'est mon ami et qu'il me suit partout. Pour moi c'est quoi ? Rien, juste une compagnie dont je peux me passer. Il me demandait où j'étais, aucune importance pourquoi il m'embête avec ça. Je décidais d'ignorer son message, si ça pouvait l'amuser de me courir après pour me retrouver c'était son choix. Pour ma part, j'allais me détendre à Shibuya, le quartier des achats pour certains. J'allais en faire justement, je ne savais pas encore pourquoi. C'était nécessaire je suppose, il me manquait des choses essentielles pour ma survie disons. Et mourir n'était pas dans mes choix de toute manière. Mais que pouvait-il y avoir comme options dans mes choix ? Seule moi le savait, cela faisait du bien de reprendre le contrôle.

Je rentrais donc à l'intérieur de l'énorme centre commercial du quartier de Shibuya sans me soucier de ce qui pouvait m'attendre, bonne ou mauvaise surprise pour certains était obsolète pour moi. La surprise serait ni bonne ni mauvaise, je me contenterais de la contourner pour ainsi dire, sans me rendre compte si cette dernière est bonne ou mauvaise. J'avais même pas pensé à mettre une perruque pour passer un peu plus incognito, mais je ne pensais pas à me faire repérer ici de toute manière. Tandis que je regardais les prix d'un produit, je plissais les yeux sur ce dernier d'un air calme et complètement neutre comme si ce dernier ne m'inspirait rien et m'importait peu. En dehors du magasin où j'étais je distinguais une silhouette familière, je plissais de nouveau mes yeux pour m'assurer que c'était bien la personne que je pensais. Oui, c'était YunHua. Une bribe de mon passé que je souhaite oublier, très certainement. Même si elle m'a aidée en m'emmenant avec elle en Corée, je pense ne rien avoir à lui donner, je n'ai plus les capacités à lui apporter quoi que ce soit de toute manière. La revoir serait inutile à mes yeux. Je pose donc le produit tranquillement, me dirigeant tout aussi tranquillement vers la sortie du magasin en question, continuant ma petite trotte dans le centre commercial à la recherche de ce dont j'avais besoin en prenant le soin d'éviter YunHua comme je pouvais. Mais cela se révélait plus compliqué que ça en avait l'air. J'allais le découvrir très bientôt en ne remarquant pas que YunHua m'avait repérée, j'essayais de ne pas entendre ce qu'elle me disait, de l'éviter au maximum. Je sais comment elle fonctionne, elle va vouloir me faire redevenir comme avant et c'est tout ce que je ne veux pas. Ca va être quoi cette fois du coup ? Je vais devoir courir peut-être, j'aime pas trop ce concept mais bon pour échapper aux gens j'imagine qu'il va falloir se faire mais ce n'est pas encore dans les options et tant mieux. Je faisais mine de m'arrêter dans une boutique de vêtement assez isolée et remplie de monde bizarrement. Ca me donnait plus de chance de pouvoir l'éviter, à coup sûre, puis connaissant YunHua elle va pas hurler mon nom pour me faire sortir.
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Pseudo : Juh Mes messages : 5102 Yen (¥) : 1058 Avatar : Im Yoona (SNSD) - made by miki ♥ Schizophrène? :

aiko kiyumi & son hye ni Age : 21 ans Date de naissance : 13/03/1995 Astrologie : poisson & cochon Métier : en standby Année : 3ème année Résidant à : un petit appart à shinjuku avec Roxas ♥ Planning :

♚ arrêter de prendre les gens pour des menaces potentielles ♚ arrêter de jouer la forte quand je suis au bout de ma vie ♚ passer un savon à ma mère × m'habituer à vivre toute seule en appartement ♚ disparaître du champ de vision de Royal Shit ♚ prendre soin de Roxas autant que possible ♚ essayer de me dire que revoir une psy me fait du bien ♚ prier pour ne plus jamais recroiser Dakota ♚ penser à me confier à quelqu'un de confiance au sujet de mes problèmes ♚ réussir mon année cette fois ♚ dessiner pour évacuer mon surplus de stress... mais pas des trucs glauques ♚ essayer de ne pas penser que ma vie sentimentale est certainement condamnée pour de bon ♚ éviter mon père comme la peste ♚ me faire toute petite à l'université ♚ décider officiellement si cette impression d'être suivie n'est que le fruit de ma paranoïa ou si c'est une menace bien réelle ♚ faire attention à mon alimentation pour retrouver ma silhouette d'avant la grossesse ♚ mais en même temps je n'aime pas non plus être si fine... dilemme ♚ m'entraîner autant que possible au taekwondo pour être plus forte & savoir faire face à un potentiel danger ♚ penser à ne pas sombrer dans la spirale cap ou pas cap ♚



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Ce message a été posté Dim 20 Mar - 20:18
&

No more running



Tenue ♣ Contre toute attente, j’ai quand même réussi à trouver un peu de temps pour m’évader en dehors de l’appartement et de l’université, afin de m’accorder quelques heures de temps libre, en ville, histoire de me détendre et de ne pas devenir complètement aliénée et confinée à cause de mes obligations studieuses et parentales. On ne va pas se mentir, j’attendais cet instant avec impatience car depuis que j’ai accouché, je n’ai pas eu l’occasion d’aller me ressourcer avec un bon après-midi consacré au shopping pour célébrer le fait que je ne ressemble plus à un énorme ballon. Ou à une grosse boule de Noël fuchsia d’après les dires d’un certain brun. Le fait est qu’il est grand temps pour moi de profiter d’avoir retrouvé une silhouette digne de ce nom pour faire les magasins et me trouver de nouvelles choses à me mettre car non, les vêtements de création que m’a envoyés ma mère pour mon anniversaire, comme elle le fait chaque année, sont loin de combler mes attentes. De toute façon, je me demande parfois comment elle peut imaginer que je puisse mettre ça pour sortir dans la rue, ignore-t-elle à ce point que je ne participe jamais à de grandes occasions ? Ce n’est pas moi qui ai l’honneur d’être invitée à de grands défilés ou des mondanités futiles où il faut se mettre sur son trente-et-un. Et comme Noël est déjà passé, on peut dire que je ne suis pas prête de porter ces trucs.

Il va de soi que ma destination se concentre inévitablement sur Shibuya, qui possède le centre commercial rêvé pour dévaliser les magasins en tous genres. Parce que si je suis déterminée à refaire une bonne partie de ma garde-robe, c’est loin de me suffire. Non pas que je sois tentée devant les bijouteries luxueuses ou les magasins de chaussures de renom, loin de là. L’objet de mon attention en vérité se trouve être une boutique de vêtements pour bébés et malgré mes efforts, il faut me rendre à l’évidence. Je ne peux pas résister à ces petits habits mignons qui sont juste à croquer et il me suffit de compter ceux que possèdent déjà Roxas pour en venir à la conclusion que quelques-uns supplémentaires ne lui feront pas de mal. Et j’ignore délibérément la possibilité que Ryû puisse trouver cela déraisonnable et s’insurger en affirmant que le bébé a déjà tout ce qu’il faut. De toute façon, un enfant en bas âge grandit vite, alors autant préparer le stock nécessaire.

Et c’est donc avec un sourire complètement niais et une expression si mielleuse que je me mettrais des claques si je me voyais actuellement, que je finis par sortir du magasin, chargée comme tout avec les paquets que je possédais pour moi. Si le brun ne fait aucune réflexion à mon retour, je crois que je pourrais marquer ce jour d’une pierre blanche et penser que les miracles existent. Sans compter que je n’ai pas l’intention de m’arrêter là, au contraire, j’ai déjà repéré une nouvelle boutique qui fera mon bonheur. Ou pas. Je ne me trouve même pas encore à l’intérieur dudit magasin que l’apparition d’une silhouette on ne peut plus familière me pétrifie, au point de me faire lâcher mes sacs. Comment est-ce possible ? Comment le hasard peut-il à ce point se jouer de nous ? Pourquoi faut-il que le seul jour où je me décide à sortir pour passer du bon temps, il faut que je tombe sur ce qui est devenu l’équivalent d’un spectre ? Car Anastasia avait tout de cela aux dernières nouvelles, puisque justement, je n’ai plus eu de nouvelles depuis notre séjour en Corée du Sud. J’étais persuadée qu’elle était restée là-bas pour de bon et que je ne la reverrai jamais, ou du moins pas de sitôt.

Dans un premier temps, je reste figée. Je ne sais pas quoi faire, tout tourbillonne dans ma tête, de l’instant où elle m’a annoncé qu’elle m’accompagnerait dans mon exil coréen à celui où elle me déclare mystérieusement qu’elle ne reviendrait pas avec moi. Et où je n’ai plus eu de nouvelles dès lors, et ce n’est pas faute d’avoir essayé d’en avoir, car oui, Anastasia est bien l’unique personne que j’ai harcelée et que j’ai tenté de tenir au courant concernant ma grossesse. Peu étonnant qu’au vu de sa réaction j’ai fini par craindre d’en parler à qui que ce soit d’autre. J’aurais pu faire mine de rien, m’en ficher, faire la mauvaise tête en faisant preuve d’une rancœur inouïe à son égard, mais non. J’avais besoin de savoir, pourquoi elle avait disparu – encore – durant ce laps de temps et pourquoi elle ne m’avait pas reparlée depuis. Sans compter que vu ce qui est arrivé la dernière fois qu’elle était partie comme une voleuse, le pire est à craindre. Alors voilà, je me décide à la suivre, à la poursuivre même, sans relâche, bien décidée à avoir mes réponses. Et ça ne va pas être du gâteau.

« Anastasia ! Anastasiaaaaa !, je scande, alors qu’elle semble s’éloigner de plus en plus, hey ! »

Rien à faire, elle ne semble pas m’écouter et s’engouffre dans un autre magasin. Pourtant, aucun doute, je suis certaine que c’est elle et si elle cherche à me fuir, ce ne sera pas si facile. Elle garde peut-être en mémoire la Yun Hua renfermée, avec certains problèmes de sociabilité – bon c’est toujours un peu d’actualité – mais elle n’a aucune idée de la détermination dont je peux faire preuve désormais. Il ne faut pas oublier que j’ai enduré un accouchement et qu’à côté, une course poursuite dans un centre commercial est un jeu d’enfant pour moi. Me faufilant parmi le monde, je réussis grâce à mon petit gabarit à me rapprocher peu à peu d’elle et dans un élan de folie, je fis un bond vers l’avance, pour attraper son poignet. Gagné. Ledit poignet en main, je tire sèchement dessus pour l’obliger à s’arrêter, et par la même occasion à se retourner.

« Non mais c’est quoi ton problème ?!, je lâche, sourcils froncés, non sans trahir la colère qui me tiraille, ça te suffit pas de disparaître sans rien dire, faut que tu fasses semblant de pas me connaître aussi ? Des mois que j’ai pas eu de nouvelles et tout ce que tu trouves à faire, c’est de me fuir dans un magasin ? Je m’attendais à mieux venant de toi Anastasia. »

N’est-ce pas elle qui rabâchait sans arrêt qu’il ne faut pas fuir ses problèmes ? Et qui s’obstinait à me répéter que ce bébé n’était peut-être pas un simple accident et qu’il valait mieux faire face à la vérité que se cacher derrière des mensonges. Alors pourquoi tentait-elle de m’éviter ? Je n’en sais rien mais une chose est sûre, je ne la lâcherai pas tant que je ne saurais pas ce qui se trame dans sa petite tête, quand bien même ça prendrait toute la nuit.
@ pyphi(lia)

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Ce message a été posté Sam 9 Avr - 21:09
Please leave me alone, I don't wanna live my life with you again.Le changement ne plaisait pas à tout le monde, on peut le dire il ne faisait pas l'unanimité, c'était même quelque chose de mauvais pour certains ; ne pas reconnaître ce qu'on a connu peut faire peur car nous n'avons plus de repère. Mais dans mon cas, j'ai changé pour une bonne raison, c'est une sorte de retour au source, je m'étais laissée aller avec des sentiments insignifiants et guère importants, je m'en suis rendue compte une fois après que je me sois rendue en Corée, d'un côté je devrais remercier YunHua de m'avoir donnée cette chance de m'avoir donnée la possibilité de me "racheter" ou plutôt de m'être retrouvée. J'avais eu l'habitude d'entendre que j'étais une sorte de robot, et depuis un moment je m'étais laissée aller avec mes sentiments, j'en développais trop surtout à mon goût et j'ai découvert que ça ne pouvait pas être bon pour moi alors j'en ai profité pour ne plus en ressentir, je les ai éteint. Comme une  simple lumière, mon corps était une pièce plongée dans l'obscurité du néant sans lumière pour l'éclairer. C'est ce que dirait certains, mais le corps est formé d'organes, je ressens encore la douleur physique mais morale ce n'est plus le cas, je n'ai plus besoin de rien à part de choses essentielles pour vivre. Les choses futiles ne m'intéressent guère. Je préférais faire mon chemin seule maintenant, m'éloigner de ce passé qui m'avait fait un peu trop chavirée. L'ouverture de mes yeux s'était faite pour mon plus grand plaisir, et maintenant dans ce centre commercial je n'avais aucune attache. Même en voyant cette personne qui m'a été chère pendant un moment, je ne ressentais plus rien à son égard. Du moins c'est ce que je m'évertuais à penser, la vérité allait sûrement me revenir en pleine face un de ses jours, va savoir quand. Mais pour le moment j'étais certaine de ce que je pensais, je ne voulais plus rien ressentir ni voir ni sentir d'humain en moi. C'était une décision qui m'appartenait après tout, ça n'a rien à voir avec de l'égoïsme ou peut-être que si, je m'en fiche beaucoup trop pour me demander si ça en est ou pas. Fini les analyses pour comprendre les blessures d'autrui, ça ne m'intéressait plus du tout. Sauf peut-être dans un cadre de jeu, ça me fascinera toujours dans ce cadre d'une certaine façon, j'aimais quand même analyser les humains et voir leurs réactions face à ce qui leur est étranger, au surprise de la vie, des chamboulements. Ces expressions si différentes et pourtant si similaires à la fois. Tout en devient prévisible lorsqu'on connait une personne et qu'on l'analyse bien.

Je ne pouvais plus rien apporter à YunHua comme elle ne pouvait plus rien m'apporter, triste me direz-vous, pour moi c'était un mécanisme auquel je m'étais facilement détachée, je ne restais pas attachée aux choses car on a toujours le choix de faire ce que l'on veut dans notre société actuelle. Pensant qu'elle me laisserait continuer mon petit bonhomme de chemin j'entends à sa voix qu'elle me suit et qu'elle souhaite m'attraper. J'aurais pensé qu'elle m'en voudrait ou qu'elle aurait trop de rancœur pour faire un tel pas vers moi mais elle a l'air plus déterminée que ça. Je me demande ce qu'elle veut sans pour autant y porter un énorme intérêt, j'essaye plutôt de l'éviter et de la fuir en allant dans un magasin assez rempli. Alors que j'essaye de lui échapper, de paraître hors de sa portée elle m'attrape le poignet sans que je m'en rende compte, j'aurais très bien pu me libérer de cette prise avec aisance mais je fais mine comme si de rien était et comme si la situation m'indifférait profondément. Ce qui était le cas, dans ma tête enfin je me disais ça. Je m'arrête donc dans ma fuite, tournant mon visage lentement vers la personne qui venait de m'arrêter, haussant un sourcil à peine surpris en la distinguant ; pas parce que je l'avais déjà vu mais je faisais mine que je ne l'avais pas remarqué et que j'étais légèrement surprise de la voir sans plus, ça ne me donnait pas une émotion des plus stimulantes, j'avais vu mieux. Je l'écoute donc, mon problème ? Je suis sûre que tu voudras me faire ressentir les choses que j'ai pu ressentir auparavant mais ce n'est plus possible ; malheureusement ? Elle évoque ensuite ma disparition, c'est pas comme si ce n'était pas récurent mes disparitions, bousculons nos habitudes est l'une des meilleures devises. Elle me dit qu'elle n'a pas de nouvelle de ma part, que je la fuis dans un magasin, qu'elle s'attendait à mieux venant de moi. Que lui dire à ce sujet ? Que je m'en fiche sans doute de la décevoir, que ce n'est pas mon problème ? Je ne fuyais pas les problèmes, je me contentais juste de fuir le passé pour mieux renaître de mes cendres, comme un phoenix.

- Ah salut YunHua, je ne t'avais pas vu. Disais-je d'un air détaché en plissant les yeux. Que me veux-tu ? Demandais-je d'un air calme en te regardant.

Oublie nos bons moments, oublie tout de moi que tu as pu connaître qui se voulait moralisateur, oublie ce que j'ai pu faire de "bien" et humain alors que maintenant ça m'est complètement étranger. Il était mieux qu'elle me déteste plutôt qu'elle s'entête à vouloir me refaire passer du bon côté alors que je ne survivrais même pas une minute dans son monde de sentiments, de choses incompréhensibles à mon sens. Je ne pouvais me résoudre à m'attacher à de telles choses qui m'indiffèrent complètement à l'heure actuelle.

- Je n'ai pas le temps de rester, j'ai des affaires dans pas très longtemps et je n'aime pas être en retard. Lâchais-je en regardant l'heure, sachant pertinemment que le rendez-vous était bien plus tard, tentative de fuite, bonne à prendre ou à faire pour moi.
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Pseudo : Juh Mes messages : 5102 Yen (¥) : 1058 Avatar : Im Yoona (SNSD) - made by miki ♥ Schizophrène? :

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Ce message a été posté Jeu 21 Avr - 20:11
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Elle est là, devant mes yeux, bien en chair et en os, maintenant que j’ai son poignet en mains, j’en suis absolument certaine. Même en la poursuivant, je n’étais pas tout à fait certaine de courir après quelque chose – ou quelqu’un en l’occurrence – de concret, de réel. J’aurais presque songé à une apparition fantomatique, sortie tout droit de mon esprit pour X raison, me hanter et ressasser des souvenirs que je ne pensais pas voir revenir de sitôt. Mais non, le fait est qu’Anastasia n’est pas le simple produit de mon imagination farfelue, non, c’est bien une personne, un corps humain consistant qui se trouve sous mes yeux, et qui a exactement les mêmes traits que les siens, parce que oui, j’aurais tout aussi bien pu imaginer la voir et faire erreur. Ce ne serait pas si étonnant après une absence de plusieurs mois sans réelle explication, encore une fois. Le fait est que cette fois-ci, je ne m’attendais pas à ce qu’elle agisse de la sorte, je pensais qu’elle était décidée à m’accompagner en Corée, parce qu’elle avait choisi d’être là pour moi, de m’apporter une présence dans l’épreuve que je traversais et dont je suis récemment sortie, du moins en partie. Disons que je ne me promène plus avec un ventre rond comme un ballon mais que je suis appelée à changer les couches à la place quand c’est nécessaire. Alors non, je ne pensais pas qu’elle pouvait disparaître sans rien dire, sans daigner donner de nouvelles, sans rien à vrai dire sinon un message à délivrer à son demi-frère, Raylai. Etait-ce bien à moi de le lui transmettre ? Pourquoi ne s’en est-elle pas chargée directement ? Savait-elle déjà qu’elle ne reviendrait pas avant un moment ?

Le pire dans cette histoire, c’est son attitude présente. On ne va pas se mentir, je ne suis pas bien placée pour faire des sermons sur un passage imprévu en silence radio auprès de ses proches, sur le fait de ne pas vouloir les mettre dans la confidence quand on traverse une épreuve inattendue, mais au moins, je ne me suis pas prise à les fuir quand nos chemins se sont croisés après coup. J’aurais pu comprendre, j’aurais pu faire preuve de tolérance et de patience, de compassion même, peu importe ce qu’elle m’aurait dire, mais qu’elle me fasse la revisite d’une course-poursuite à l’improviste dans un centre commercial, non, je ne peux pas comprendre ce geste-là. Alors oui, je suis énervée, pas seulement parce que j’étais terriblement inquiète pour elle malgré tout, que je me suis imaginée le pire après son histoire de balle aux Etats-Unis – le tireur aurait pu la retrouver ce n’est pas négligeable – mais aussi parce qu’elle fait comme si de rien n’était, que ça l’indifférait. Et ça, après ce qu’on a pu traverser ensemble la dernière fois, je ne peux pas le supporter.

Elle ne m’avait pas vue ? Le summum de l’hypocrisie, elle me prend réellement pour une idiote. Je ne suis pas aveugle, ma vue ne s’est pas dégradée durant ces presque neuf mois de grossesse, je sais bien qu’elle m’a vue, et qu’elle s’est mise à emprunter la direction inverse dès ce moment. Ça me blesse, c’est certain, je ne pensais pas un jour qu’elle agirait de la sorte, même du temps où nous ne faisions que quelques sorties ensemble sans jamais être vraiment proches. J’en aurais presque un haut-le-cœur.

« Oh, eh bien je suppose que ce n’est qu’une piètre coïncidence si tu t’es mise à marcher activement vers l’autre bout du centre commercial quand je t’ai vue, n’est-ce pas ?, je lâche avec sarcasme, trahissant mon agacement, ne me prend pas pour une conne, Anastasia, s’il te plaît. Je sais pertinemment que tu me fuyais, même si j’ignore pourquoi. »

C’est vrai, que je sache, je n’ai jamais rien fait pour la blesser, j’ai précieusement gardé son secret tout comme elle n’a pas parlé du mien, du moins à ma connaissance. Je lui fais au moins confiance pour cela, mais est-ce encore pertinent, maintenant qu’elle agit comme si elle me connaissait à peine ? Non, jamais je n’ai fait de tort à Anastasia, malgré le fait qu’elle provienne d’un milieu bien plus aisé que le mien, sans doute fort proche de celui de mon géniteur, je l’ai toujours plus ou moins appréciée, quand bien même elle avait tendance à analyser les gens plus qu’à essayer de tisser des liens avec eux. En cela, nos rapports sociaux n’étaient pas tellement aux antipodes.

« Des affaires, hein, je reprends avec un léger ricanement, je suppose que ça peut attendre, non ? Après tout, la patience devient vitale avec toi, alors je pense que ce ne sera pas bien grave si tu perds quelques minutes. Parce que tu vas prendre le temps de discuter avec moi et de me dire ce que tu as fichu ces derniers mois, j’énonce froidement en resserrant ma prise sur son poignet, le regard on ne peut plus sérieux, on a pas mal de choses à rattraper tu vois. »

Par exemple le fait que je ne sois plus enceinte et que j’ai fini par garder le bébé. Mais ça, ça viendra plus tard, du moins si elle est disposée à établir un dialogue, parce que tel que ça se présente, c’est mal barré. Pour l’heure, je veux surtout savoir ce qui lui est arrivé, pourquoi elle se met à agir si froidement à mon égard et pourquoi je n’ai pas eu droit à un seul mot. Chose d’autant plus inquiétante si ça a pu avoir un tel impact sur elle, alors que ses mois d’hospitalisation aux States n’en ont pas vraiment eu. Autant dire que je m’attends au pire. Et que je ne bougerai pas tant que je n’aurai pas de réponses à mes questions.
@ pyphi(lia)

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Ce message a été posté Jeu 5 Mai - 18:25
Please leave me alone, I don't wanna live my life with you again.On aurait pu me confondre avec un spectre fantomatique que ça m'aurait été égale, on aurait pu m'éviter et on aurait pu m'oublier ça m'aurait tellement arrangée. Surtout dans le cas Yunhua, j'aurai préféré qu'elle me déteste et me fuit comme la peste plutôt qu'elle tente de se raccrocher à quelque chose de mort. Si j'avais été du genre à avoir une explication irrationnelle à tout j'aurai souligné qu'une personne qui dirigeait mon destin voulait me mettre face à des obstacles pour que je ne réussisse pas mes objectifs de castration des sentiments développés auparavant, enfin ce n'était qu'infime, il y avait toujours de l'analyse mais aussi une petite compassion malgré l'analyse neutre. Cela pouvait être des souvenirs agréables si j'avais encore cette envie de ressasser le passé, si j'avais envie que l'idée idoine que je me faisais en cet instant était d'être sentimentale, de me laisser aller. Mais non mon idée idoine était tout sauf ça, je voulais juste rester une idée robotique, ce que Yunhua a pu voir n'était qu'un spectre dès à présent. Je pense avoir connaissance de la volonté de Yunhua de vouloir revoir ce doux souvenir, mais elle ne devrait que remercier ces souvenirs, elle ne devrait pas s'accrocher à moi, ou si elle continue elle aura la déception, elle ressentira une haine singulière. Je devrais peut-être la faire me haïr, comme me hait Raylai en cet instant. C'était sans doute le plus simple à faire pour moi et pour eux. Enfin pour Yunhua et ses idées idéalistes, optimistes j'en doute qu'il soit si simple que de la faire détester quelqu'un sans une bonne raison.

J'ai prétexté ne pas l'avoir vu mais pour quelle raison ? Pour fuir plus vite ou pour ne pas la blesser de mon égoïsme inconscient que je ne remarquais même pas, je me berçais sans doute d'illusion en me disant que je l'avais fait juste pour ne plus rien avoir à faire avec elle, que je ne trouvais plus mon compte, et quand on ne trouve plus son compte avec quelqu'un, autant ne plus lui adresser la parole. Pourquoi s'entêter à rester accrochée à moi et à vouloir me faire parler ? Je ne comprenais pas tout à fait le but du concept. Je voulais m'éloigner d'elle, et elle me courrait après pour me rattraper comme si nous étions dans une fable de La Fontaine elle doit y voir une morale à la fin. Moi ? Je n'en vois aucune à part le fait que pour se préserver il faut sûrement s'éloigner des gens qui peuvent te "nuir'. Elle me soulignait avec un sarcasme incroyable saupoudré d'agacement que ça n'était qu'une coïncidence que j'ai pris le chemin contraire à elle, remettant ma parole en doute jusqu'au bout, elle voyait très bien le problème mais elle ignorait le pourquoi, elle ignorait la cause de cette fuite. Après tout elle ne m'avait rien fait, il était vrai d'un certain point de vue. Mais au fond de moi, peut-être que ce côté sentimental lui en aurait voulu de m'avoir justement fait ressentir des sentiments humains que je ne comprends pas, des choses inconnues totalement incontrôlables. Je ne pouvais pas la contredire alors qu'elle avait raison, mais après chacun son avis sur le sujet mais je n'étais pas du genre à m'emporter car quelqu'un dit la vérité. De toute façon, je ne comprenais pas le but de la colère dès à présent, j'étais bien trop calme, bien trop neutre, bien trop étrangère aux sentiments pour le comprendre. Je ne faisais plus que preuve d'analyse avec les gens. A sa rétorque que mes affaires pouvaient attendre pour discuter, je la regardais en plissant les yeux. Elle pensait que mon temps pouvait lui être réservé, qu'on avait pas mal de choses à rattraper mais au fond je m'en fichais je ne voulais rien rattraper avec elle, du moins pour atteindre mon but, pour "mon bien". Il fallait mettre les choses droites, au clair comme on pourrait dire. Mais je n'avais rien à éclairer, moins elle en savait, mieux je me portais après tout.

- Je ne pense avoir rien à dire, je n'ai pas envie d'épiloguer, je n'ai rien fait ces derniers mois à part m'impliquer dans mon travail. Je suis revenue pour le travail et pour terminer mes études en bonne et due formes. Disais-je de manière neutre et comme si c'était qu'une réponse sans sentiments, une réponse qu'on pouvait fournir en tant que personne sans âme, sans vie.

J'avais appris par hasard qu'elle avait gardé son enfant et qu'elle avait accouché sans encombre c'était une bonne chose pour elle mais ça ne me concernait plus dès à présent, YunHua ne faisait plus partie de ma vie, enfin j'essayais de la sortir de ce bâtiment complètement démoli, qui essaye de se remettre à neuf mais qui ne lui conviendrait pas le moins du monde mais elle persistait à vouloir intervenir dans les travaux du nouveau bâtiment alors qu'elle ne pourrait rien changer, rien apporter aux constructions, elle voulait retarder le processus déjà mis en marche.

- Je crois que tu as d'autres choses à faire que de me courir après, Yunhua. C'est pas important, on se recroisera sûrement. Retourne auprès de ton enfant. Disais-je en la forçant légèrement à lâcher mon poignet, je la regardais dans les yeux avant de diriger mon regard autre part, pour passer à côté d'elle pour me permettre une sorte du magasin, elle devait s'en occuper et pas laisser la société lui faire devenir quelque chose que cet enfant ne voudra pas.

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Pseudo : Juh Mes messages : 5102 Yen (¥) : 1058 Avatar : Im Yoona (SNSD) - made by miki ♥ Schizophrène? :

aiko kiyumi & son hye ni Age : 21 ans Date de naissance : 13/03/1995 Astrologie : poisson & cochon Métier : en standby Année : 3ème année Résidant à : un petit appart à shinjuku avec Roxas ♥ Planning :

♚ arrêter de prendre les gens pour des menaces potentielles ♚ arrêter de jouer la forte quand je suis au bout de ma vie ♚ passer un savon à ma mère × m'habituer à vivre toute seule en appartement ♚ disparaître du champ de vision de Royal Shit ♚ prendre soin de Roxas autant que possible ♚ essayer de me dire que revoir une psy me fait du bien ♚ prier pour ne plus jamais recroiser Dakota ♚ penser à me confier à quelqu'un de confiance au sujet de mes problèmes ♚ réussir mon année cette fois ♚ dessiner pour évacuer mon surplus de stress... mais pas des trucs glauques ♚ essayer de ne pas penser que ma vie sentimentale est certainement condamnée pour de bon ♚ éviter mon père comme la peste ♚ me faire toute petite à l'université ♚ décider officiellement si cette impression d'être suivie n'est que le fruit de ma paranoïa ou si c'est une menace bien réelle ♚ faire attention à mon alimentation pour retrouver ma silhouette d'avant la grossesse ♚ mais en même temps je n'aime pas non plus être si fine... dilemme ♚ m'entraîner autant que possible au taekwondo pour être plus forte & savoir faire face à un potentiel danger ♚ penser à ne pas sombrer dans la spirale cap ou pas cap ♚



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Ce message a été posté Lun 9 Mai - 15:20
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Jamais je ne me serais attendue à ce qu’elle agisse de la sorte avec moi, à ce qu’elle remette si bien son masque avec une indifférence hors du commun. Cela ne me surprend qu’elle agisse avec tant de détachement, enfin, disons plutôt qu’il fut un temps où cela ne m’aurait pas surprise, ce temps où j’étais encore sur la défensive de mon côté et où je ne me confiais à elle que très partiellement. Un temps où il ne me serait jamais venu à l’esprit de partager avec elle mon fardeau, cet évènement aussi inopportun et inattendu, si elle était restée fidèle à elle-même, elle n’aurait pas tant insisté de son côté non plus pour savoir ce qui se tramait réellement. Et elle ne se serait pas embêtée à me conseiller et à me pousser subtilement à reconnaître que le mensonge n’est jamais une solution, aussi extrême le contexte puisse-t-il être. Si je m’en suis sortie sans trop de dégâts c’est aussi en partie grâce à elle – et aux sermons très clairs de Kasahara-san, passons – c’est pourquoi je ne peux pas simplement accepter son changement, accepter qu’elle ait décidé de m’oublier et de tourner la page, en tournant les talons, faisant comme si je ne l’avais jamais revue. J’ai trop attendu son retour pour cela, même si ça me consume de l’intérieur de le reconnaître. Parce qu’elle ne s’est pas embêtée de me fournir la moindre explication, encore, et qu’elle m’a juste chargée de délivrer une lettre pour son demi-frère, si j’ai bien compris. Tout ça pour me faire face des mois après avec une attitude désinvolte qui me donne juste la nausée. Oui, je suis écœurée qu’elle se comporte comme cela avec moi, au moment même où j’ai pris la bonne résolution de ne plus me fermer autant aux autres.

Aussi son calme apparent ne fait-il que m’exaspérer davantage, au point que j’en viens à soupirer. Elle ne souhaite visiblement pas me répondre, ni se défendre, que pourrait-elle dire après tout, je sais pertinemment qu’elle ment quand elle affirme ne pas m’avoir vue. Tout comme elle garde le silence après que je lui ai implicitement demandé pourquoi elle agissait de la sorte. Soit, j’ai beau avoir été pas mal occupée et préoccupée ces derniers mois, cela ne veut pas dire pour autant que j’ai la mémoire défaillante, et si je m’en veux très clairement d’avoir tenu à l’écart mes proches de ma grossesse, je ne me souviens pas avoir commis la moindre faute concernant Anastasia. J’ignore ce qui lui est arrivé mais de toute évidence, ce n’est pas quelque d’anodin, et ce n’est certainement pas en jouant les sourdes oreilles et en faisant preuve d’autant de détachement qu’elle parviendra à me décourager. Elle a été là pour là, elle a été une oreille attentive au moment où j’avais besoin de parler sans vouloir le reconnaître, alors même si elle n’en a pas envie, je veux être présente pour elle aussi. Quand bien même elle peut penser que ce n’est pas le moment adéquat.

« Et c’est ton travail qui t’a rendue si distante aussi je suppose ?, j’ironise en roulant des yeux, on ne change pas comme ça du jour au lendemain sans une bonne raison. Tu as été jusqu’à m’accompagner en Corée et maintenant tu vas me dire qu’en travaillant là-bas tu as décidé que je n’existais plus ? »

Je ne peux pas le croire, je ne veux surtout pas imaginer une seule seconde que cela puisse être vrai. Cela me ferait trop mal, je dois bien l’admettre, après tout, nous nous sommes ouvertes progressivement l’une à l’autre sans trop savoir comment, alors si elle choisit finalement de se renfermer dans sa coquille, que suis-je censée déduire ? Que c’est finalement mieux de se tenir à l’écart des gens car on ne récolte que de la souffrance au bout de compte ? Ce n’est pas vrai, je ne peux pas rayer tout ce que j’ai appris ces derniers mois sous prétexte qu’elle a simplement de revenir à la case départ en revenant de son séjour. Le pire ? Qu’elle se permette de mentionner Roxas. Mes poings se serrent alors qu’elle m’a obligé à la lâcher, ma mâchoire se crispe et je dois faire un effort de taille pour ne pas lui en coller une. Elle ne peut pas se pointer comme une fleur, jouer les indifférentes et me dire que je dois m’occuper de mon enfant. Aussi à la place, j’opte pour une réaction plus sereine, enfin, si on peut dire que la suivre, lui barrer la route et la saisir par les épaules est quelque chose de serein. J’aurais essayé.

« Stop. Déjà, tu ne sais pas ce qui en est, tu n’as pas le droit de me dire ce que je dois faire ou ne pas faire pour mon bébé. Qui est un garçon et qui se nomme Roxas au cas où ça t’intéresserait encore, je rétorque, faisant de mon mieux pour ne pas me laisser submerger à la fois par la colère et la tristesse, qu’est-ce qui te prend Anastasia ? Tu n’étais pas comme ça lorsqu’on s’est quittées, tu ne me parlais pas comme si on n’était que de simples connaissances qui se croisent de temps en temps à la fac. Roxas peut sans doute supporter encore quelques heures sans moi, mais moi, je ne peux pas supporter que tu agisses comme ça à l’avenir. »

Malgré moi, ma voix s’est mise à trembler, sous le coup de la peur. La peur de la perdre, de la voir partir comme si de rien n’était et de devoir me résigner à accepter sa décision, de la laisser s’en aller sans jamais espérer récupérer l’amitié que nous avions construite. C’est peut-être parce que je redoute d’être à deux doigts de la perdre, mais oui, je suis consciente désormais qu’Anastasia est pour moi une amie, et que je n’ai pas envie de renoncer à elle juste parce qu’elle prétend le vouloir. Quitte à ce que ça me prenne tout l’après-midi.
@ pyphi(lia)

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Ce message a été posté Lun 23 Mai - 23:00
Please leave me alone, I don't wanna live my life with you again.Je m'y attendais, je savais que si je croisais mon passé il allait me rappeler des choses que je voulais oublier, des choses auxquelles je n'avais pas envie de répondre ça semblait être une perte de temps de toute façon. Mon passé me demandait si je pourrais l'aimer de nouveau comme avant,  de manière identique. J'ai peut-être été un peu bête de lui montrer une facette éphémère qui disparaîtrait un jour ou l'autre car je ne suis pas faite pour ce genre de facette. Mais après cet incident, je pouvais pas faire comme si j'étais la même et dire que ça m'avait rien fait. Puis vint alors le voyage en Corée qui m'aura remis les pieds sur Terre, heureusement dans un sens je me disais. Ca me disait que je ne pouvais pas faire croire que j'étais une humaine comme les autres qui pouvaient ressentir quelque chose, c'était impensable, c'était bien que je reste à cette forme de caractère rigide et inintéressé pourtant attentif envers les gens pour mieux les analyser. J'avais aidé à faire avancer Yunhua par le passé mais elle devait comprendre que c'était bel et bien passé pourtant elle ne semblait pas vouloir l'entendre cette oreille en entendant son ton sarcastique et ironique à sa question suivante suivie d'une rétorque qui disait assez vrai en général avec les autres personnes. Ce qui me chagrinait à vrai dire c'est qu'elle puisse dise qu'elle n'existait plus, alors que je conçois très bien son existence, je ne voulais juste plus en faire partie, de cette existence. Ou plus au niveau où elle m'avait mis. Je pense que ce moment doit être difficile pour elle, mais je n'y pouvais rien je l'avais décidé ainsi.

- Non je sais très bien que tu existes, Yunhua. Tu n'es pas morte, je n'ai pas encore les capacités de parler à un être surnaturel. Je préfère me consacrer à mes études et mon travail qu'aux relations que j'ai pu avoir.

Je ne réfléchis pas au message que je puisse véhiculer à Yunhua, si c'est mieux qu'elle ne donne sa confiance à personne ou non, peut être qu'elle aurait mieux fait de ne pas s'attacher à moi. C'était sans doute mieux pour elle dans un sens qu'elle ne s'attache pas à moi, les déceptions pour les personnes peuvent les rendre faibles sur le moment et ils peuvent faire des bêtises sur le coup. Mais par la suite ça les rend sans doute plus fort mais ils ne s'en rendent pas compte, c'est comme l'évolution ça se fait sur des années et des années. J'avais donc choisi l'option simple, de lui dire d'aller s'occuper à d'autres choses plutôt que me courir après, après c'était sans doute gratifiant qu'elle me court après vu qu'elle tient à moi mais d'un côté je ne voulais pas qu'elle tienne à moi, ça lui ferait du mal un jour ou l'autre elle le savait pourtant je pense. Je lui ai donc dit qu'elle devait se focaliser sur son enfant car c'était lui qui était important et sûrement pas moi, je préférais encore qu'elle me déteste plutôt qu'elle veuille m'aider pour redevenir comme avant. Je pouvais pas faire marche arrière, même si elle le voulait, moi je ne le voulais pas et ne pouvais pas. J'avais essayé de m'en sortir de nouveau mais bon elle était têtue et semblait vraiment souhaiter que je ne parte pas. Elle me précisait alors que son bébé était un garçon et qu'il se nommait Roxas et que je n'avais pas le droit de lui dire ce qu'elle devait faire. On aurait dit qu'elle voulait garder son calme, moi face à elle, j'étais stoïque, je la regardais sans dire un mot, c'est quand j'entends sa voix trembler que je plisse légèrement les yeux d'un air indescriptible, je n'arrivais pas à compatir à son sentiment car je ne pouvais pas le ressentir mais en même temps au fond de moi, je sentais un pincement au coeur en la voyant dans cet état. Et je ne comprenais pas pourquoi ce pincement au coeur survenait en cet instant car j'avais pas envie de retourner en arrière. Alors je me disais que c'était juste une sensation éphémère et que fallait pas que je la prenne en compte. Dans ma tête c'était clair et pourtant ma gorge était un peu nouée en l'entendant, en sentant sa peur. Il fallait que je garde mes moyens, je n'avais pas du tout envie de lui infliger une vie où elle me court après pour retrouver une chose perdue, je préférais vraiment qu'elle me déteste plutôt qu'elle adore un souvenir, je ne pouvais pas lui donner une vie pareille elle mérite bien mieux.

- Je préfère que tu me détestes plutôt que tu continues à t'attacher à moi. Crois-moi ça te fera plus de mal qu'autre chose, alors déteste moi. Tu ne pourras pas aimer la Anastasia que je suis redevenue, tu t'accroches à une cause perdue et je peux pas te laisser faire ça. Disais-je avec une certaine difficulté qu'on pouvait difficilement noter car j'avais réussi à bien le dissimuler mais moi je l'avais bien ressenti cette difficulté de lui dire de me détester, je l'avais pourtant bien penser. Il était plus simple de la fuir plutôt que lui parler en face, je le savais mais il fallait que j'aille jusqu'au bout. Occupe toi de Roxas, apprend lui les bonnes choses et laisse moi partir, ça ne sert à rien de vouloir comprendre ce qui m'arrive. Les gens changent, des fois mieux, des fois pas comme tu aimes.

Il fallait vraiment que je reste sur mes objectifs et ne pas perdre mon but premier, je n'oublie pas que les émotions ne sont qu'éphémères et que ce sentiment de désolation et de déception envers moi même est juste par le fait qu'il y a Yunhua en mauvaise posture en face de moi, qui est impuissante face à mon changement. Et je ne sais pas si elle va continuer ou me tuer parce qu'elle ne verra pas d'autres solutions.
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Ce message a été posté Mar 31 Mai - 15:05
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C’est plus fort que moi, au fur et à mesure que les secondes passent, que mes yeux cherchent désespérément à capter les siens, comme pour se persuader qu’ils ne sont pas tout à fait éteints, que les mots s’échangent sans pour autant amener de réelle avancée, les souvenirs refont surface, ma mémoire ressasse indéfiniment tous ces moments passés ensemble, qui ont fait que j’ai cru que nous étions réellement en train de construire quelque chose, un semblant d’amitié qui commençait peu à peu à prendre forme, sans qu’on s’en rendre bien compte. J’y croyais, même sans en avoir conscience, j’étais intimement persuadée de compter pour elle et pouvoir compter sur elle surtout, avoir quelqu’un à qui me raccrocher si jamais j’avais le malheur de replonger dans un tourbillon de psychose et de stupidité à propos de ma grossesse. Mais non, il a fallu qu’elle disparaisse de nouveau, sans rien dire, sans laisser d’indice, sinon un message à délivrer qui, j’en suis sûre, ne devait pas contenir plus d’informations. Cela encore, je peux le concevoir, malgré tout, quand bien même les circonstances exigeaient que j’avais besoin d’elle, que j’aurais apprécié pouvoir avoir quelqu’un avec qui passer du temps durant cette période, à part Ryû. Ce n’est pas si grave, je m’en suis bien sortie après tout, c’est assez facile à pardonner de mon point de vue.

Mais il n’y a rien à faire, je ne peux pas cerner son comportement, je n’arrive pas à discerner ce qui cloche chez elle, pourquoi Anastasia a si soudainement décidé que je ne devais plus faire partie de sa vie. Et pourquoi d’ailleurs elle se plaît à utiliser des images aussi morbides pour me répondre. Pourquoi en vient-elle soudainement à insinuer que je serais morte ? Ce n’est pas une chose qu’on lance si impunément, encore moins quand on a conscience du passé de cette dernière, si je me souviens sa mère en avait après elle justement parce qu’elle la tenait responsable du décès de son père. Comme un mot à consonance pourtant si forte peut sortir de sa bouche comme s’il s’agissait d’une simple broutille, elle qui pourtant porte toujours une attention particulière aux moindres détails du comportement d’autrui ? Elle me fait peur, je ne peux le nier, aussi cela explique-t-il sans doute pourquoi je me mets progressivement à perdre mes moyens, à chercher à m’accrocher à elle, quand bien même elle essaie de partir malgré mes précédentes interventions. Je ne peux simplement pas la laisser s’en aller, cela signifierait que je renonce à ces bribes d’instants que nous avons partagés ensemble. Et quitte à être blessée, autant l’être profondément, mais pas sans m’être battue pour défendre ce qui me tient à cœur, je n’ai que trop appris combien il pouvait être dangereux de s’en détourner en jouant la carte de l’indifférence.

« C’est ça qui te fait peur ?, je lâche, incrédule, ayant de plus en plus de mal à réprimer les hoquets qui me soulèvent le cœur, que je puisse te rejeter parce que tu es devenue une autre personne pendant ton séjour ? Tu ne peux pas décider à ma place de ce qui est mieux pour moi Anastasia. Ça ne convient peut-être pas à ton cher esprit rationnel, mais sache que je décide de rester, là maintenant. Et que je ne te laisserai pas tomber si facilement, que je m’accrocherai tant que je croirai encore que tout ça n’a pas juste été le fruit de mon imagination. »

Car non, cela n’a pas été le cas, je veux m’en convaincre et plus j’y pense, plus je me dis qu’il aurait fallu un nombre incalculable de malentendus et de mauvaise interprétation pour penser qu’en fin de compte, tout ça ne représentait rien à ses yeux et que je n’étais qu’une distraction supplémentaire pour pimenter sa monotone existence. Anastasia paraît peut-être insensible, presque robotique, aux yeux de certains, mais elle n’est pas fausse, elle ne s’encombre pas d’un attachement superflu fondé sur des faux espoirs. Ses mots trahissent-il quelque chose ? Ce changement d’attitude voudrait-il dire que j’ai réussi à m’approcher de cette nouvelle carapace qu’elle s’est créée ? En tout cas, il n’est pas question que je renonce, peu importe ce qu’elle essaiera de dire pour m’en dissuader.

« Ce n’est pas si aisé de savoir ce qui est bon ou mauvais Anastasia, tu sais que je ne suis pas forcément douée pour prendre les bonnes décisions, et toi, tu m’as aidée à faire le bon choix la dernière fois, je reprends, en reniflant péniblement et en essuyant quelques gouttes qui ont commencé à apparaître au coin de mes yeux, peut-être que tu as simplement changé et peut-être que ça ne me plaît pas tellement en effet. Ça ne veut pas dire que je vais décider de couper les ponts avec toi comme ça du jour au lendemain. »

Ce n’est pas parce que j’ai choisi de faire silence radio auprès de mes quelques amis ces derniers mois que je ne tiens pas à eux ou que je ne me soucie guère de ne plus pouvoir les voir comme ça, sans prévenir. Je n’ai pas beaucoup de personnes qui comptent réellement à mes yeux, c’est vrai, mais je suis plus que prête à me démener pour ces dernières et je ne capitule pas si finalement face à l’une d’elles quand je sens qu’il y a anguille sous roche.

« Tu sais, je voulais vraiment que tu le vois, j’achève avec un triste sourire, j’aurais voulu pouvoir te montrer sa petite bouille, pour qu’il sache qu’il y a au moins quelqu’un de sensé aux alentours pour aider à gérer la situation. Même de loin. »

C’est idiot, mais j’ai toujours pensé qu’avant qu’elle ne reparte, Anastasia était devenue mon ange gardien pour m’aider à surmonter cette épreuve et qu’elle continuerait à l’être par la suite. Il semblerait désormais qu’on en soit bien loin.  
@ pyphi(lia)


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Ce message a été posté Sam 4 Juin - 1:50
Please leave me alone, I don't wanna live my life with you again.Les gens m'ont toujours attendue, même quand je n'étais pas là, ils m'ont fait confiance, je ne pouvais pas promettre de les protéger car je m'en savais incapable. J'aimerai qu'ils puissent m'oublier même si je ne les oublie pas, je préfère qu'ils le fassent, je n'oublie rien mais je ne ressens plus rien, ceci n'est que souvenirs dénués de sentiments humains, je ne voyais pas l'intérêt de s'y accrocher. Je me doutais que Yunhua n'allait pas vouloir que ça se fasse aussi facilement, elle était du genre têtue et pas décidée à vouloir renoncer à une relation sûrement perdue d'avance à mes yeux peut-être. Absence de conscience, conduite zéro, j'agissais comme une perdante pour la plupart des gens, comme si j'avais perdu. J'avais peut-être perdu mes relations par choix, mais je pensais avoir gagné mon identité, quelque chose qui m'est propre et dont je n'ai pas besoin de me cacher ou pas besoin de m'inventer une nouvelle. Je pense qu'elle n'arrivait pas à me cerner et c'état bien le but de la manoeuvre orchestrée, plus je paraissais monstrueuse et dépourvue d'émotions humaines comme un vulgaire robot, plus ça semblait m'aller. YunHua employait un mot qui me fit hausser un sourcil. Peur ? Je ne compernais pas pourquoi elle pouvait penser que j'avais peur, avoir peur veut dire avoir un sentiment d'insécurité la plupart du temps, c'est quelque chose qui nous effraie. Je ne pensais pas être effrayé par une quelconque idée, peut-être pensait-elle que j'avais peur de ressentir des émotions, non c'était simplement que je ne voulais plus en ressentir, les raisons ne regardaient que moi et j'en restais que difficilement identifiable avec elle, elle semblait le voir qu'il allait être dur de me cerner et de me comprendre. Je n'ai jamais été évidente comme fille, ou plutôt les gens préféraient voir leurs propres interprétations que la vérité de l'histoire. Le problème ne venait pas de là, ce n'était pas que j'avais peur qu'elle me rejette, je voulais juste qu'elle m'oublie tout simplement, je n'avais aucune excuse à lui fournir pour mon départ et je voulais avancer, même si ça semblait compliqué pour elle d'avancer sans avoir ma présence dans sa vie, au fond, tout au fond de moi ça me rassurait mais ça m'inquiétait en même temps car je pense qu'elle avait vraiment mieux à faire et méritait bien mieux qu'une personne aussi insensible que moi et je ne suis plus celle qu'elle veut que je sois, je n'ai plus cette aura protectrice, je me l'assurais du moins. Elle me servait ainsi comme argument que je ne pouvais pas décider à sa place, je plissais alors les yeux d'un air peu convaincu, elle ne me laissait pas non plus le choix d'un certain point de vue, c'était une sorte de cercle. Je voulais m'échapper mais elle me retenait, j'entendais des excuses pour m'humaniser alors que je n'en voulais pas du tout. A vrai dire je ne savais pas trop quoi rétorquer en cet instant, la situation était assez compliquée pour elle, et pour moi elle semblait simple puisque je voulais lui éviter un tracas en plus, je savais que je ne redeviendrais pas l'Anastasia qu'elle a chéri et qu'elle a aimé, je suis peut-être égoïste, il faudrait lui vider la tête de cette image qu'elle a de moi mais je ne sais pas trop comment m'y prendre. Elle m'assure qu'elle ne laissera pas tomber et qu'elle allait tenir car elle se souvient de notre relation passée et que tant que c'est pas le fruit de son imagination elle continuera d'y croire.

- Ca ne me fait pas peur non. C'est un choix que je prends, c'est différent. Je n'ai pas peur que tu me rejettes, je sais très bien comment tu es et que tu arrives à t'adapter à beaucoup de comportements même les plus loufoques  ou invraisemblables.  Comment tu comptes faire alors ? Tu vas me suivre jusqu'à me rendre une humanité ? Demandais-je d'un air presque ironique.

Elle me rappelait quand j'étais là pour elle et que je l'avais aidé à prendre cette décision de garder cet enfant, c'est ce que je voulais qu'elle oublie ce côté protecteur qui n'existait plus, ce côté bonne conseillère aussi je ne l'avais plus, il me restait rien à part ma franchise et mon objectivité sur les situations le reste était parti en même temps que ma décision de rester en Corée pendant quelques mois. Je sais pas à quoi elle jouait mais ça me faisait me sentir piégée, je n'aimais pas cette sensation, je pensais qu'on pouvait toucher à un bouton replay pour me ramener dans mon passé où je n'avais de compte à rendre à personne, aujourd'hui c'était pas le cas je devais rendre des comptes à YunHua, je ne sais pas trop comment m'en défaire, c'est éreintant d'un côté je ne sais pas du tout comment avancer.

- J'ai besoin d'un verre. Tu devrais abandonner YunHua, tu es vraiment trop tête brûlée. Tu te rends pas compte de ce que tu veux faire. Je t'offre le plus simple à ta portée alors pourquoi tu le refuses ?Demandais-je d'un air incompréhensif, c'est vrai je ne comprenais pas pourquoi elle s'attachait tellement à moi et à une image qui n'était plus du tout d'actualité.

Peut-être pense-t-elle que quoi que je fasse elle saura l'endurer, je ne sais pas pourquoi mais j'en doute fort même si c'est une forte tête et qu'elle ne baisse pas facilement les bras. Elle essaye de jouer sur ma corde sensible. Je passais une main dans mes cheveux tandis qu'elle me racontait qu'elle voulait que je le vois, cet enfant que je l'avais convaincu de garder.  Pour lui montrer quelqu'un de sensé, paraît-il, j'étais peut-être un peu trop sensé des fois, abandonnant les relations qui me rapportaient pas tant que ça au fond. Je posais ainsi de nouveau mon regard sur elle d'un air neutre et calme, au fond je ne savais pas quelle émotion adoptée face à cet aveu débordant de sincérité et de tristesse à la foi, c'était assez dur à savoir ce que je pourrais faire pour ne pas trop la blesser.

- Il y a d'autres personnes qui sont sensés et sensibles, YunHua. Moi j'arrive pas à concilier les deux. Je ne trouve pas ça malheureux, je suis juste comme ça. Disais-je dans un premier temps. Ensuite, je pense que ton enfant aura toute l'éducation dont il a besoin, mais si tu as besoin d'aide au cas où, il y a le père et si tu n'en trouves pas auprès de ce dernier... Ajoutais-je avant de marquer une légère pause. Dans ce cas, viens me voir. Tu as fait le bon choix en le gardant.

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♚ arrêter de prendre les gens pour des menaces potentielles ♚ arrêter de jouer la forte quand je suis au bout de ma vie ♚ passer un savon à ma mère × m'habituer à vivre toute seule en appartement ♚ disparaître du champ de vision de Royal Shit ♚ prendre soin de Roxas autant que possible ♚ essayer de me dire que revoir une psy me fait du bien ♚ prier pour ne plus jamais recroiser Dakota ♚ penser à me confier à quelqu'un de confiance au sujet de mes problèmes ♚ réussir mon année cette fois ♚ dessiner pour évacuer mon surplus de stress... mais pas des trucs glauques ♚ essayer de ne pas penser que ma vie sentimentale est certainement condamnée pour de bon ♚ éviter mon père comme la peste ♚ me faire toute petite à l'université ♚ décider officiellement si cette impression d'être suivie n'est que le fruit de ma paranoïa ou si c'est une menace bien réelle ♚ faire attention à mon alimentation pour retrouver ma silhouette d'avant la grossesse ♚ mais en même temps je n'aime pas non plus être si fine... dilemme ♚ m'entraîner autant que possible au taekwondo pour être plus forte & savoir faire face à un potentiel danger ♚ penser à ne pas sombrer dans la spirale cap ou pas cap ♚



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Ce message a été posté Jeu 9 Juin - 15:19
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Ce n’était pourtant pas dans ma nature de m’accrocher aux gens de la sorte, du moins, c’était ce dont je m’étais convaincue jusqu’ici, j’étais si certaine de n’avoir besoin de personne, de pouvoir tout gérer toute seule sans l’aide de quiconque, que je n’avais pas soupçonné un instant que si quelqu’un décidait soudainement de prendre ses distances cela me ferait aussi mal. Pourtant, c’est bien ce qui est en train de se passer, j’ai beau tenter de retenir Anastasia de toutes mes forces, de chercher une explication à son comportement si déroutant – qui ne le serait sans doute pas autant si je n’avais pas changé également de mon côté – rien n’y fait, c’est comme si elle filait un peu plus entre mes doigts et que même si j’essayais de les resserrer, ce n’est pas assez. Alors je perds mes moyens, je ne sais quoi penser, me suis-je trompée durant tout ce temps ? Suis-je à cet instant victime de tout ce que je redoutais, de cette peur d’être abandonnée sans prévenir ? Elle n’a peut-être aucune ressemblance avec l’être abject qu’est mon père, pourtant, à ce moment précis, je ne peux m’empêcher de comparer son intention de m’écarter de sa vie aux actes de ce dernier, je n’ai de cesse d’appréhender cette nouvelle blessure qui s’ouvrira et que je ne sais pas même si je pourrais la panser un jour. Je ne sais plus quoi penser de ses paroles, non, elle sait que je ne la laisserai pas, que je m’accrocherai tant que possible, après tout, j’en ai déjà bien vu, ce n’est pas son attitude froide qui pourrait me faire fléchir. Mais comment peut-elle réagir de la sorte ? Si je suis prête à la poursuivre ? Evidemment, on parle quand même d’une fille qui a traversé la ville sous la pluie pour aller confesser son mensonge au père de son futur enfant. A côté, suivre Anastasia sans arrêt paraît être un jeu d’enfant.

Voilà que les larmes ont décidé de se joindre à notre échange et c’est péniblement que je tente malgré tout de m’accrocher encore à elle, de tenter d’éveiller ne serait-ce qu’un soupçon de ce qui restait de tous ces bons moments passés ensemble. Tête brûlée hein ? C’est sans doute vrai, j’ai tendance à paraître particulièrement têtue et effrontée quand je suis convaincue de quelque chose ou que je veux parvenir à mes fins, alors il n’est pas facile de m’envoyer voir ailleurs, encore moins quand on prétend mettre l’option la plus aisée à ma portée. Qu’elle pense que c’est mieux ainsi, ce n’est pas mon problème, ce n’est pas ce que je souhaite tout simplement. Il est bien plus difficile à mes yeux de détruire tous mes souvenirs avec elle et de la rayer de mon existence, plutôt que de surmonter ce soudain changement d’attitude pour repartir du bon pied. Il faut croire que je suis assurément plus sentimentale que je ne voulais bien m’en convaincre auparavant, que malgré ce mur que je voulais préserver entre moi et les gens, certains ont su m’atteindre de telle sorte que je ne peux plus les laisser partir. Anastasia y compris.

« Je n’ai jamais aimé la simplicité tu sais bien, je réplique avec un rire nerveux, ça n’a jamais fait partie de mon existence, maintenant plus que jamais, alors je ne vois pas pourquoi tu ferais exception. Tu comptes trop à mes yeux pour cela. »

Si j’ai appris quelque chose au fil des derniers mois, c’est qu’il est important  de dire aux personnes qui nous sont chères combien elles sont importantes pour nous. Qu’est-ce que je ferais si demain elle avait une maladie similaire à celle du meilleur ami de Ryû, qu’elle ne m’avait rien dit et que je la perde sans jamais lui faire savoir que je tiens à elle ? Mon ancien instinct m’aurait suggéré que les choses seraient peut-être mieux ainsi finalement, qu’elle serait plus en sécurité loin de moi et de la folie de mon paternel que je ne redoute que trop, mais désormais, je veux m’accrocher aux gens qui me sont précieux, je ne peux pas me contenter de les regarder s’éloigner sans agir, sous prétexte que c’est mieux pour eux. Tout comme elle cherche à le faire avec ce même argument. Mais enfin, j’entrevois une faille, mes yeux s’illuminent, pleins d’espoir face à ce revirement de situation. Elle ne me laissera pas, elle est prête à être là pour moi, elle ne va pas s’évaporer de nouveau dans la nature sans nouvelle. Elle ne jouera plus les sourdes oreilles et l’indifférence la plus totale face à moi, je peux le deviner dans le ton qu’elle emploie. L’Anastasia que je connaissais a refait surface pour un bref instant, mais c’est amplement suffisant pour que je ne perde pas espoir et que je sois suffisamment convaincue dans mes résolutions.

« Ce n’est pas grave si tu n’arrives pas à concilier les deux, tu n’as jamais été un modèle de sensiblerie Ana, je reprends avec un faible sourire, essuyant les dernières larmes sur mon visage, ce n’est pas ce que je te demande. Juste... Ne me laisse pas, ne me repousse pas quand j’essaie d’aller vers toi. Peut-être que tout ne peut pas redevenir comme avant, mais on ne peut pas faire comme si de rien n’était et renoncer totalement hein ?, j’ajoute avant de lui saisir soudainement le poignet, et merci, je suis soulagée de savoir que tu seras là si besoin. Il y a des conseils que tu es la seule à pouvoir me donner. Et sache que ça me fait plaisir de voir que ton cerveau sensé approuve mon choix. »

Peut-être avait-elle eu raison dès le départ, peut-être que ce n’était pas un simple « accident » de base comme je m’étais évertuée à le lui affirmer, peut-être que la naissance de Roxas était destinée à m’apporter du positif dans cette existence chaotique. Et peut-être que la retrouver était aussi destiné à conforter cette situation, qui sait ?
@ pyphi(lia)

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Ce message a été posté Ven 17 Juin - 5:53
Please leave me alone, I don't wanna live my life with you again.Les changements ça rend fou, c'est déroutant, ça te prend par surprise. C'est ce qu'on peut dire avec le mien, c'était un changement qui déboussolait sûrement YunHua. Même si elle m'a connue toujours aussi robotique et antonyme aux sentiments. Je pense qu'elle devrait lâcher prise sur moi, ça ne lui apportera rien et je lui fais savoir que ça ne lui apportera rien. Mais bon elle est déterminée dans son idée, je pense qu'elle a dû voir pire pour encore vouloir me suivre alors que je la fuis comme tous les autres à vrai dire, même Raylai qui était censé être mon frère par famille d'adoption mais j'avais voulu oublié que c'était le cas, à force de le décevoir il avait fini par me haïr je trouvais son choix judicieux et plus simple finalement, au moins il n'aurait plus à souffrir inutilement à cause de moi et de mes départs. Je voulais pas imposer ça à YunHua, ça lui donnerait plus de travail qu'elle en a sûrement déjà et je pense pas que j'avais ma place au sein de sa vie à mon sens. Je voulais sortir de sa vie comme j'étais sortie de celles des autres et ne pas devoir lui faire subir un changement plutôt radical de ma part pour la simple et bonne raison que je voulais faire un reboot, estimant qu'ils n'avaient pas besoin de moi dans leurs vies après tout. Honnêtement je n'avais pas prévu l'éventualité que YunHua soit attachée à moi, je l'ai même jamais envisagé car c'était plus simple pour moi de pas penser à cette éventualité, ça en serait d'autant plus complexe pour ma personne que d'avoir une information comme ça.

Voilà que maintenant elle pleure, ça va pas du tout me faciliter la tâche ces excès de sentimentaliste, elle continue, elle s'accroche à quelque chose de perdu, d'effacé j'aurai pu trouver ça si j'avais eu des sentiments, je ne sais pas trop ce que je ressens à ce moment là, je me sens froide comme je l'ai toujours été depuis mon retour, il n'y a rien qui m'éveille on dirait qu'il y a de la mort en moi, c'est vide et inexistant, peut-être suis-je un monstre, j'en ai aucune idée, je m'en fiche à vrai dire de savoir ce que je suis. Ce n'était pas le plus important dans l'histoire. Elle me dit ne pas aimer la simplicité, moi qui veux lui offrir une vie simple pourquoi s'acharne-t-elle à choisir la difficulté ? Même si après tout choisir la difficulté est un choix de vie pour la booster et en faire un challenge, je ne comprends pas réellement le choix de ne pas choisir la simplicité alors que je lui propose cette éventualité, de sortir sa vie en oubliant tout nos souvenirs, j'aurai sauté sur l'occasion pour ma part, mais je fonctionne différemment des autres. Déjà que je ne suis pas à l'aise avec les personnes qui pleurent, je ne comprends pas ce système d'évacuation à proprement parlé, je lui tends donc un paquet de mouchoir d'un geste détaché et lasse. Je compte trop à ses yeux ? Je comprends encore moins comment je peux compter à ses yeux alors que je n'ai jamais été émotion et gentillesse avec elle. Je ne sais pas trop quoi lui dire, j'ai vraiment besoin d'un verre ça m'aiderait peut-être à être plus méchante et ferme avec elle, mais je suis trop neutre pour ça, être méchante est un sentiment que je n'ai pas réellement. C'est creux, c'est absent, c'est moi.

- Tu devrais pourtant la choisir parfois, surtout quand je te la mets sur un plateau d'argent. Rétorquais-je en plissant légèrement les yeux. Je ne sais pas comment tu fais pour m'accorder de l'intérêt, je n'ai pas de qualités morales YunHua, ça se voit, ça s'entend, ça se sent. Tu l'as pourtant remarqué, j'ai changé depuis mon retour de Corée.

Les sentiments humains, un tome à écrire, voire plusieurs vu à quel point je galère sur ce sujet, je ne saurai pas par où commencer dans mes questions auxquelles je n'aurai même pas d'explications à fournir. S'accrocher aux gens qui ont été dans une passade de ta vie, c'est quelque chose qui m'échappe sûrement un peu trop, je suis trop logique lorsque l'équation ou le problème a trouvé une solution on le refait pas pour le plaisir généralement. Je sais pas pourquoi je lui promets d'être là alors que je peux rien promettre, dès que j'aurai fini mes études et que je n'aurai plus besoin de ce nouveau travail je m'en irais sûrement de nouveau, plus personne ne me verra et c'est tant mieux dans un sens. Pourquoi ne suis-je pas partie en la laissant avec les mémoires qu'on avait ? Je ne peux pas la forcer à les oublier mais bon, j'ai proposé mon aide si jamais le père ne se voyait pas apte à remplir ses fonctions. Je n'aime pas ce semblant d'humanité qui se réveille parfois alors que j'en ai plus à revendre, c'est mal de donner des faux espoirs aux gens qui en ont besoin, je n'aime pas être qualifiée de ce genre. Elle m'apprend rien, j'ai jamais été comme ça, j'ai toujours été incapable de concilier le sensible et le sensé, elle me demande juste de ne pas la laisser. Alors que c'était mon but premier à la base, c'est tragique de dire ça d'un certain point de vue car je l'abandonne mais j'ai toujours fait ça après tout pourquoi elle a pas peur que je l'abandonne encore ? Elle devrait même pas vouloir de nouveau de moi dans sa vie. J'avais ce but d'effacer les mémoires, de changer les souvenirs en m'effaçant à l'intérieur mais rien à faire. Elle m'attrape le poignet, je crois elle a vraiment peur que je parte en prenant mes jambes à mon cou, elle a pas tort j'aurai pu le faire immédiatement après avoir promis ça.

- C'est vrai mais je n'envisage pas de retourner dans un instant sensible, tu dois te le mettre dans la tête. Disais-je dans un premier temps avant d'avouer la suite. A la base, je pense pas que ce que je vais te dire va t'enchanter, mais j'avais pour but de te laisser avoir une vie normale et d'en sortir. Mais tu sembles pas décider alors j'attendrais que tu sois prête à m'en laisser sortir. Ca arrivera un jour où l'autre, je suppose. Ajoutais-je avant d'hausser un sourcil à sa réflexion. Des conseils comme lesquels ? Je vois pas quel conseil je pourrais te donner, et surtout que seul moi je pourrais te donner.

Selon moi, considéré un enfant comme un accident est gage d'être un mauvais parent et je ne pensais pas YunHua être comme tel, c'était pas une personne mauvaise. Considérer son enfant comme un accident lui amoindrirait forcément sa confiance en lui et son envie de vivre comme étant le fils de, est ce qu'il le mérite vraiment, est ce qu'il est finalement voulu ou a-t-il été juste le fruit d'un soir. C'est sûr que ça aidera pas un enfant de lui faire croire qu'il n'était pas voulu.

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Pseudo : Juh Mes messages : 5102 Yen (¥) : 1058 Avatar : Im Yoona (SNSD) - made by miki ♥ Schizophrène? :

aiko kiyumi & son hye ni Age : 21 ans Date de naissance : 13/03/1995 Astrologie : poisson & cochon Métier : en standby Année : 3ème année Résidant à : un petit appart à shinjuku avec Roxas ♥ Planning :

♚ arrêter de prendre les gens pour des menaces potentielles ♚ arrêter de jouer la forte quand je suis au bout de ma vie ♚ passer un savon à ma mère × m'habituer à vivre toute seule en appartement ♚ disparaître du champ de vision de Royal Shit ♚ prendre soin de Roxas autant que possible ♚ essayer de me dire que revoir une psy me fait du bien ♚ prier pour ne plus jamais recroiser Dakota ♚ penser à me confier à quelqu'un de confiance au sujet de mes problèmes ♚ réussir mon année cette fois ♚ dessiner pour évacuer mon surplus de stress... mais pas des trucs glauques ♚ essayer de ne pas penser que ma vie sentimentale est certainement condamnée pour de bon ♚ éviter mon père comme la peste ♚ me faire toute petite à l'université ♚ décider officiellement si cette impression d'être suivie n'est que le fruit de ma paranoïa ou si c'est une menace bien réelle ♚ faire attention à mon alimentation pour retrouver ma silhouette d'avant la grossesse ♚ mais en même temps je n'aime pas non plus être si fine... dilemme ♚ m'entraîner autant que possible au taekwondo pour être plus forte & savoir faire face à un potentiel danger ♚ penser à ne pas sombrer dans la spirale cap ou pas cap ♚



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Ce message a été posté Mer 29 Juin - 13:47
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Rayer les gens de sa vie comme un dessin raté qu’on jetterait spontanément à la poubelle, ce n’est pas si simple, à vrai dire, de mon point de vue, ça paraît même impossible. Elle ne peut pas simplement décider de sortir de mon existence sans me demander mon avis en amont et elle ne peut pas m’y forcer si je préfère batailler comme jamais pour m’y opposer. Trop longtemps j’ai dressé un mur entre les personnes extérieures et moi, trop longtemps j’ai cherché à me protéger derrière ce semblant de carapace sous des airs je-m’en-foutiste qui me desservaient plus qu’ils ne me protégeaient, trop longtemps j’ai préféré fuir la réalité et le contact sans jamais donner la chance aux autres de se faire une place dans mon univers ou même sans me donner une chance à moi-même d’avancer, de passer outre toutes ces choses que j’ai endurées et pour lesquelles ils ne sont pas responsables. Se fermer aux autres et les repousser peut apporter une certaine sécurité, mais avec le recul, on passe à côté de tellement de choses et on finit par être plus perdant que gagnant dans l’histoire. Parce que la richesse d’un soutien vaut bien plus qu’une série d’échecs, parce que le fait d’avoir une seule personne auprès de soi compte plus que tout ce que d’autres ont pu nous faire endurer. Et pour moi, la brunette fait partie de ces personnes-là, et j’ai beau totalement ignorer ce qui lui traverse l’esprit à cet instant même, il n’est pas question d’y renoncer aussi aisément. Pas tant qu’elle n’aura pas trouvé de meilleur argument qu’un « C’est mieux pour toi. C’est pour ton bien. ». Je ne me contenterais pas de cela, bien au contraire, elle ne s’en rend certainement pas compte, mais Anastasia est un jalon essentiel pour mon équilibre psychologique, un appui non négligeable qui ne m’a jamais déçue quand j’en avais besoin. Si on oublie sa récente absence, mais au vu de son vécu personnel, je doute que c’était juste pour le plaisir de faire du tourisme et couper les ponts parce que je l’étouffais. Le moment viendra peut-être où j’en saurais davantage mais pour l’heure, il ne faut pas que je la laisse s’éloigner à cause de cela.

Avec reconnaissance, j’accepte le paquet de mouchoirs qu’elle me tend pour sécher mes larmes, qui coulent plus que je ne le voudrais, je n’ai jamais réussi à contrôler ce tempérament émotif qui me fait pleurer dès que j’ai l’impression de me prendre une claque sans prévenir. C’est presque fou que les gens ne se lassent pas à force de me voir dans tous mes états, j’ai beau être encore étudiante, je ne suis plus une petite fille, je ne devrais pas me mettre dans des états pareils, surtout face à quelqu’un qui ne laisse jamais entrevoir ses propres émotions. Elle doit me trouver pathétique de faire preuve d’autant de faiblesse, cependant, elle ne pourra pas remettre en question ma sincérité. Je ne suis pas du genre à verser des larmes de crocodile simplement pour faire flancher mes interlocuteurs et obtenir gain de cause, de toute façon, ça ne fonctionnerait pas avec elle, elle est bien trop détachée pour se laisser avoir de la sorte, elle le verrait forcément. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles je l’apprécie particulièrement, on a beau la trouver statique et indifférente, au moins, elle est vraie.

« Que veux-tu, je suis une idiote, je réplique après m’être mouchée, tu as beau ne pas être la perfection morale, tu m’apportes bien plus que tu ne peux l’imaginer. Et ce, malgré tes défauts émotionnels, ce n’est pas important, je suis aussi un piètre exemple tu sais. Ça ne m’empêche pas de t’apprécier pour autant. »

J’aime à penser qu’on fait la paire en quelque sorte, que son soudain revirement d’attitude a été causé par quelque chose de similaire à ce que j’ai pu vivre et qui m’a conduite à dresser des barrières avec les gens. Alors je peux comprendre en quelque sorte, mais je ne vais pas me résigner à me contenter d’une porte fermée à jamais. C’est dans sa nature de ne pas être expressive quant à ce qu’elle ressent, pour autant, je n’ai jamais ressenti cela comme un problème dans nos échanges, c’est sa façon d’être, et alors ? Je ne demande pas d’avoir quelqu’un de très prononcé dans ce qu’il pense, le dire tout simplement c’est déjà beaucoup, mais peut-être n’en a-t-elle pas conscience parce qu’elle est restée si longtemps en dehors de ce monde miné qu’est la Royal. Je ne lui demande pas d’y mettre les formes, enjoliver la réalité ne m’intéresse pas tellement, je veux simplement qu’elle soit là et qu’elle me dise les choses telles qu’elles sont parce qu’elle a toujours eu le don de les voir mieux que moi alors qu’elles se trouvent sous mon nez. Sa lucidité est assurément sa plus grande qualité et l’une des grandes raisons pour lesquelles j’aime à discuter avec elle. Tout comme je l’entrevois en ce moment en écoutant sa réponse.

« C’est ton choix, je n’irai pas contre et ce n’est pas mon but de te forcer à faire marche arrière, toi seule peux le décider si tu en as envie un jour, je déclare en haussant les épaules, j’avais plus ou moins compris que c’était ton intention mais ce n’est pas si facile avec moi, je ne te lâcherai pas, tu peux compter là-dessus, même si je dois te courser dans toute la ville pour cela !, je lance avec un petit sourire avant de reprendre plus sérieusement, des conseils comme ceux que tu m’as donnés quand je suis venue te voir l’été dernier. Tu m’as fait réfléchir, beaucoup réfléchir, et je n’aurais sans doute pas eu le courage d’aller voir le père pour tout arranger si tu n’avais pas été là et que tu ne m’avais pas fait comprendre quelle connerie monstrueuse j’avais faite. »

Certes, elle n’avait pas été la seule à pointer ce détail du doigt mais il n’empêche que l’entendre de sa voix si pleine de bon sens a eu un point considérable dans la balance. Surtout l’entendre d’une personne de mon entourage et pas de celui de Ryû, ce qui m’a incitée à penser que c’était aussi la meilleure chose à faire pour moi, pas uniquement pour lui. Aurais-je eu le courage de courir comme une dératée ce jour-là si ses paroles n’avaient pas résonné dans ma tête depuis des jours ? Peut-être, peut-être pas, en tout cas, je ne peux pas faire comme si ça n’avait pas eu d’importance. Anastasia a eu un impact non négligeable sur moi, c’est aussi grâce à elle que j’ai réussi à me fondre dans cette masse de jeunes friqués sans détonner, elle m’en a appris les bases après tout. Même si ça ne reste pas le point sur lequel elle a eu le plus d’influence.

« Et c’est aussi peut-être en discutant avec toi que je me suis aperçue que je ne pouvais pas simplement me détacher de Roxas en agissant comme si c’était une erreur que je ne pourrais pas gérer moi-même. Que je m’attacherai trop à lui pour m’en séparer. Alors merci pour ça, pour être une oreille attentive et judicieuse qui sait m’orienter quand je suis complètement perdue. »
@ pyphi(lia)

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Ce message a été posté Lun 11 Juil - 6:16
Please leave me alone, I don't wanna live my life with you again.Le temps file, j'ai pas vraiment le temps de m'attarder sur des détails de dernière minute, je peux pas le contrôler non plus, si j'avais pu l'arrêter j'aurai remonté assez loin pour que YunHua n'ait pas à me croiser. Ca se saurait si j'avais de tel pouvoir, je suis peut-être pas humaine dans mon fonctionnement la plupart du temps c'est déroutant mais je ne peux pas avoir un pouvoir qui m'aide ou me facilite plus la vie ; bien que je fais de ma vie extrêmement simple je peux malheureusement pas contrôler les autres qui veulent pas coopérer dans les choix que je fais, Yunhua faisait partie de ces gens là. Elle préfère s'attacher à une cause perdue c'est-à-dire moi plutôt que de prendre l'opportunité que je lui donne en sortant de sa vie. A vrai dire ça ne m'étonne pas, j'aurai préféré éviter ce moment plutôt que de la voir pleurer pour moi car elle veut pas m'abandonner alors que moi au final je voulais qu'elle avance, que je sois une partie de sa vie seulement et qu'elle m'oublie petit à petit sans me revoir, ça aurait fini par se faire au final. Je sais pas si c'est un restant d'humanité mais je lui tends un paquet de mouchoir comme si c'était une offrande mais je n'affiche aucune expression précise qui représente une émotion particulière.

Je ne comprends pourquoi elle m'est reconnaissante c'est pas comme si j'avais été d'une grande aide pour le coup, ces sentiments ont toujours été disproportionnés d'une certaine façon. Le chemin des sentiments n'étaient décidément pas un chemin fait pour moi, il était pas taillé pour que mon âme s'y rende et se faufile entre les remparts, je n'ai même pas envie de faire l'effort d'essayer, c'est vain et inutile. On fait contraste c'est un peu une sorte d'opposer moi je montre rien d'émotionnel et elle elle montre tout. L'indifférence et le réalisme c'est tout ce que j'avais, je pouvais pas m'empêcher d'apporter un point de vue sans réel subjectivité, même si d'un certain sens on pouvait voir mon avis mais il était souvent dénué de sentiments, c'était parfois purement logique. Ca s'évade, ça a un but artistique je la regarde sans émotions comme toujours, j'entends le temps défilé dans ma tête. M'apprécier ? A croire que l'inaccessible est définitivement séduisant, je plisse légèrement les yeux.

- Tu l'es que quand tu veux ou quand la situation s'y prête, sinon tu ne l'es pas. Disais-je dans un premier temps avant de demander par la suite. Je ne sais pas ce que tu me trouves, qu'est-ce que je t'apporte qu'un ordinateur ne pourrait pas t'apporter ?

Je l'écoute attentivement pour voir ce qu'elle a à me dire quant aux conseils que j'ai pu lui donner qui lui ont permis d'avancer dans sa vie, c'est à propos de l'histoire de cette grossesse, c'est vrai que je lui avais dit de garder Roxas et d'en parler avec le père car c'était sûrement mieux pour elle. Un jour ? Je ne compte pas revenir sur mon choix ou ma décision d'extirper complètement les sentiments que j'ai pu avoir et je compte plus jamais en avoir. Elle m'assure ensuite qu'elle ne compte pas me lâcher même s'il s'agit de me courser dans tout  Tokyo, autant dire qu'ironiquement je suis ravie d'entendre ça j'aurai donc pas pu lui échapper à moins de changer de continent, mais bon je comptais pas rester éternellement à Tokyo c'est juste le temps de terminer ce que j'ai à faire et ensuite je pourrais redire au revoir au territoire japonais mais je sais pas encore où je vais aller.

- Je ne compte pas changer d'avis, mon choix est bien fait pour rester. Eclaircicais-je afin d'être claire sur ce sujet. Elle m'apprenait en quelque sorte que c'était grâce à moi si elle en était là aujourd'hui, si elle avait gardé son fils Roxas et qu'il y avait pas besoin de le considérer comme une erreur, ça en était pas une. Une personne n'est pas une erreur, sinon elle l'aurait supprimé dès le début ou dès le moment où elle aurait pris conscience qu'elle avait une erreur. Hors elle n'en a rien fait, elle a hésité alors ce n'était pas un bug du système. Ca me semblait logique, connaissant YunHua et la sensibilité qu'elle a, je savais d'avance que se séparer de Roxas n'aurait pas été possible et qu'elle aurait fait faux bon à la famille avant de leur donner en voyant la tête de Roxas. Et autant qu'elle évite ce genre de choses. Je vois. C'est mieux pour toi que tu l'aies gardé. Tu peux lui apprendre beaucoup de choses pour qu'il réussisse sa vie, en plus il a son père. C'est souvent les parents seuls qui galèrent le plus et l'enfant se sent vide même si le parent met toute son âme à l'élever il manquera l'autre parent. Expliquais-je, comme si j'avais toujours besoin d'apporter des informations en guise de vulgarisation pour appuyer mes propos et pour la cultiver. On peut aller chercher un truc à boire genre Starbuck ou une connerie du genre ? Demandais-je sans réellement attendre une réponse positive de sa part puisque je fourrais mes mains dans mes poches avant de commencer à avancer en direction du Starbuck le plus près, elle me suit tant mieux, elle me suit pas c'est pas moi qui irais la chercher. J'ai envie d'une cigarette aussi, je vais attendre qu'on soit dehors pour en sortir une.

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Pseudo : Juh Mes messages : 5102 Yen (¥) : 1058 Avatar : Im Yoona (SNSD) - made by miki ♥ Schizophrène? :

aiko kiyumi & son hye ni Age : 21 ans Date de naissance : 13/03/1995 Astrologie : poisson & cochon Métier : en standby Année : 3ème année Résidant à : un petit appart à shinjuku avec Roxas ♥ Planning :

♚ arrêter de prendre les gens pour des menaces potentielles ♚ arrêter de jouer la forte quand je suis au bout de ma vie ♚ passer un savon à ma mère × m'habituer à vivre toute seule en appartement ♚ disparaître du champ de vision de Royal Shit ♚ prendre soin de Roxas autant que possible ♚ essayer de me dire que revoir une psy me fait du bien ♚ prier pour ne plus jamais recroiser Dakota ♚ penser à me confier à quelqu'un de confiance au sujet de mes problèmes ♚ réussir mon année cette fois ♚ dessiner pour évacuer mon surplus de stress... mais pas des trucs glauques ♚ essayer de ne pas penser que ma vie sentimentale est certainement condamnée pour de bon ♚ éviter mon père comme la peste ♚ me faire toute petite à l'université ♚ décider officiellement si cette impression d'être suivie n'est que le fruit de ma paranoïa ou si c'est une menace bien réelle ♚ faire attention à mon alimentation pour retrouver ma silhouette d'avant la grossesse ♚ mais en même temps je n'aime pas non plus être si fine... dilemme ♚ m'entraîner autant que possible au taekwondo pour être plus forte & savoir faire face à un potentiel danger ♚ penser à ne pas sombrer dans la spirale cap ou pas cap ♚



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Ce message a été posté Dim 21 Aoû - 18:04
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Comment en sommes-nous arrivées là au juste ? Tout paraissait si simple des mois auparavant et pourtant, au vu des circonstances, on ne pouvait pas dire que c’était de tout repos, et j’étais encore plongée dans un nombre incalculable d’incertitudes quant à l’avenir. Cependant, au moins, ma relation avec Anastasia était à peu près claire, on commençait à se rapprocher, à s’apprécier même je pense, je la laissais même entrer dans ce cercle restreint de gens avec lesquels je me sentais suffisamment en confiance pour partager mes problèmes divers et variés. Le fait qu’on ait toutes les deux une vie familiale assez chaotique a certainement dû jouer à un moment ou un autre pour nous rapprocher, même si je ne lui ai jamais dressé le tableau de ma situation. Faire face à la réalité des faux-semblants et de l’hypocrisie ambiante de la fac et de ce niveau de vie élevé qui ne m’attire en rien, cela n’est tout de même pas négligeable et elle a fait partie des premières personnes avec lesquelles j’ai réussi à jouer cartes sur table, à ne pas me fondre dans la masse de ces héritiers pour être tranquille. C’est aussi ça qui ressort de sa personnalité, cette capacité à prendre les gens comme ils sont et à les accepter, sans émettre de jugement moral sur eux, peu importe les circonstances. Je veux dire, c’est quand même elle qui a fait partie des premiers à savoir pour ma grossesse et elle ne m’a pas traitée de traînée. Et pourtant les bruits qui couraient à mon égard n’étaient pas – et ne sont toujours pas – franchement élogieux.

Est-ce alors si surprenant de son point de vue que je veuille m’accrocher à elle, ne pas la laisser partir ? Evidemment que des évènements peuvent nous bouleverser au point de changer notre comportement vis-à-vis des autres et du monde en général. Je ne doute pas qu’elle puisse être affectée par quelque chose, elle a beau jouer les reines de glace, ce n’est pas pour autant que rien ne peut traverser son corps de cristal. Débiter des généralités pleines de sagesse ne signifie pas qu’on ait la réponse à tout quand on est soi-même concerné par des circonstances qu’on n’aurait pas anticipées. Et elle a beau se comparer à un ordinateur – un ordinateur qui m’affirme quand même que je ne suis pas une idiote finie, c’est appréciable – à mes yeux, il n’en est rien. Car les réponses fournies par cette invention sublime qu’est Google peuvent être rédigées par n’importe qui et non, je n’ai pas besoin de l’avis de n’importe qui, mais du sien à elle, celui qui est fiable et qui est en mesure de m’aider à chaque fois que j’en ai la nécessité. Ce que je ne manque pas de lui expliquer avec une petite piqûre de rappel concernant ma décision au sujet de Roxas. Elle a été là pour moi et ça, elle aura beau dire qu’elle n’a pas été la seule, que quiconque aurait pu faire l’affaire et me dire exactement la même chose, cela reste essentiel à mes yeux. J’aimerais simplement qu’elle en prenne conscience, au moins pour cette fois.

Je ne peux retenir un faible sourire en l’entendant parler au sujet de mon bébé justement, énonçant à nouveau des propos pleins de bon sens, notamment sur le fait de l’élever avec ses deux parents côte à côte. Exact, je ne sais pas encore sur quoi va déboucher la recherche d’appartement, mais le fait est qu’il n’est pas question que l’un d’eux ait le monopole de Roxas de quelle manière que ce soit. On a beau ne pas être un couple fou d’amour, ce n’est pas pour autant qu’il faut renoncer à lui faire bénéficier de la présence de ses deux parents, aussi différents soient-ils, et cela est un des rares points sur lesquels Ryû et moi sommes parfaitement d’accord.

« Tu vois, tu ne peux pas t’en empêcher !, lui fais-je remarquer avec un rire joyeux, il suffit de quelques minutes de discussion pour que tu me fournisses un avis plein de discernement et qui me soit utile. Tout de suite, j’ai l’impression d’y voir plus clair et d’avoir la certitude que mon choix est bon. Ou du tout pas trop mauvais. Tu m’apaises et tu me conseilles avec justesse Anastasia et ça, je suis désolée, mais un ordinateur ne t’arrive même pas au petit orteil. »

A-t-elle perdu confiance en elle à ce point ? Ou nie-t-elle tout simplement l’aspect bénéfique qu’elle a sur les gens ? Je n’ai pas besoin de quelqu’un qui me répète des platitudes à longueur de journée, qui me prenne dans ses bras en martelant que tout ira bien sans avoir la conviction ou les arguments pour me rassurer. Je n’ai pas besoin de mots si vides de sens, ce qui m’apaise, c’est le concret, ce qui me saute aux yeux par une démonstration hors pair et c’est justement ce dans quoi elle excelle. Que demander de plus ? J’ai beau être une grande sentimentale, je n’en demande pas tant de la part des gens, je comprends que chacun ait son mode de fonctionnement. Alors je ne suis pas tellement déroutée par le fait que la brunette passe d’une conversation si solennelle à une proposition de boire un truc au Starbuck’s, au contraire, je m’en réjouis, cela détendra l’atmosphère.

« Avec plaisir ! Ce sera plus pratique pour te montrer mes achats par faiblesse pour Roxas. On sait jamais, dans l’entrain j’ai pu faire une faute de goût monstrueuse. »

Non, je ne pense pas non, l’enthousiasme ne me fait pas perdre la tête à ce point, mais je veux juste la faire craquer avec ces habits mignons à souhait. Nous nous avançons donc vers le Starbuck’s en question et je me fais une joie de commander un frappuccino fruits rouges, savourant le plaisir de pouvoir consommer à nouveau de la caféine. Mes petites habitudes m’ont terriblement manqué du temps où j’étais enceinte, tout comme mon envie de fumer, alors je ne me prive pas depuis, même si c’est toujours avec modération, ligne impeccable oblige.

« Sinon, quoi de neuf de ton côté ?, je demande tandis que les boissons sont en préparation, la reprise des cours, tout ça, pas trop dur à force ? Tu devrais penser à leur demander un aménagement d’horaires spécial, j’énonce avec humour. »

C’est vrai qu’à force de disparaître et réapparaître, elle devrait peut-être faire quelque chose, à moins que cette fois, elle ait décidé de se poser pour de bon. On y croit.
@ pyphi(lia)

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