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 Smile to life and life will smile back to you • |

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Ce message a été posté Dim 10 Avr - 22:43




S’il n’avait jamais réellement cru aux miracles jusque là, Roy serait le premier à y croire désormais. Peut-être avait-il juste été trop pessimiste néanmoins jamais il n’aurait pensé s’en sortir aussi facilement. Tout lui était tombé dessus si prestement qu’il n’avait rien vu venir et que ça lui paraissait insensé qu’il puisse en revenir vivant. C’était la peur au ventre qu’il s’était laissé emmener jusqu’au bloc, persuadé qu’il ne se réveillerait pas, que la dernière chose qu’il verrait était cette affreuse lumière qui l’éblouissait mais rien de ceci ne s’était passé. Il avait fini par ouvrir les yeux quelques heures plus tard où on lui avait annoncé que l’opération avait été un succès. Il ne remercierait jamais assez le médecin qui s’était occupé de lui ces derniers mois, qui alors que lui n’y croyait plus avait toujours gardé espoir et l’avait sauvé de ce calvaire. Certes, on n’était à l’abris de rien et si ça avait fonctionné, il y avait toujours un risque. Le professeur en avait conscience et c’était la raison pour laquelle, à partir de maintenant, il comptait ne plus se prendre autant la tête, profiter de chaque instant parce que la vie était précieuse. Il l’avait compris et ce n’était pas parce qu’on l’avait sauvé qu’il devait se reposer sur ses lauriers.

Toutefois, si l’intervention avait réussi, le jeune homme avait tout de même été obligé de rester en observation à l’hôpital. Parce que comme déjà dit, il y avait toujours des risques et afin de les limiter, on l’avait surveillé, multiplié les examens avant de le laisser sortir plus d’une semaine et demi plus tard. Il aurait encore des visites régulières à faire cependant si au fil des mois il n’y avait rien d’alarmant, il en diminuerait le nombre. Hors, cette fois-ci Roy était plutôt optimiste, il osait enfin se dire qu’il était sur la bonne voie, que tout irait en s’arrangeant et qu’il ferait tout pour ça. Surtout qu’il n’était pas seul. Absolument pas.

Depuis le jour où il s’était fait opérer, il n’avait pas revu Ryû non plus mais ça, c’était parce que lui-même le lui avait demandé. Il ne souhaitait pas que son meilleur ami ne le voit dans cet état misérable, il voulait être bien, en forme, lui montrer clairement que tout ceci était enfin fini. Il avait du mal à le réaliser certes cependant c’était bel et bien le cas. Maintenant, il quittait la clinique, il tournait une nouvelle page afin d’en commencer une autre, une bien plus belle selon lui.

C’était seulement après être passé à son appartement afin d’y déposer ses affaires et se débarbouiller que le professeur était sorti à nouveau, prenant la direction du logement de son meilleur ami. Malgré tout, il lui avait manqué cet idiot. Le sourire aux lèvres, patientant devant la porte, il attendit que ce dernier ne lui ouvre et à peine l’eut-il fait que Roy ne se laissa pas prier pour le prendre aussitôt dans ses bras. Il n’avait pas pensé à Yun Hua ni au reste, il avait simplement agi sous l’impulsion, glissant ses mains sous les bras de son vis-à-vis avant d’agripper ses doigts à son haut et chlore ses paupières. Il ne pourrait guère l’expliquer toutefois cette situation, cette chaleur qu’il n’avait pas eu ces derniers jours, peu à peu, ça lui faisait réaliser. Il était toujours là.

- C’est fini, Souffla-t-il en souriant légèrement, Vraiment fini.

L’emprise de ses phalanges s’accentua sur ses mots comme un besoin essentiel de se convaincre que tout ceci était bien réel, qu’il n’était pas en train de rêvé et que Ryû était bel et bien là.

- Pardon.

Sur ses dires, le garçon se recula avant de fermer la porte derrière lui et de se gratter nerveusement les cheveux. Il peinait encore à y croire néanmoins il fut incapable de contenir cette esquisse radieuse qui dessinait ses lèvres. Même si c’était un rêve, au final, ça lui allait parce qu’il était en vie et que le garçon ne désirait rien de plus que cela.

- Tu vas bien ?


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Ce message a été posté Jeu 21 Avr - 17:51




Les premiers jours après mon hospitalisation sont passés terriblement lentement. Évidemment, on m'a interdit de toucher à une goutte d'alcool, comme c'est la raison pour laquelle j'étais là-bas, et j'ai eu droit (quelle chance) à un traitement médicamenteux afin de dissiper les effets du manque. Un manque qui s'est assez rapidement manifesté, à partir du moment où mon corps a commencé à ne pas tolérer qu'on le prive de sa dose d'alcool habituelle. Les sautes d'humeur, les tremblements, les moments de faiblesse. Tu parles de dissiper les effets du manque, j'ai cru que je n'allais jamais réussir à tenir. Par chance, le personnel médical s'est montré incroyablement avenant et m'a assisté dans ma thérapie, même si ce n'était pas gagné. J'ai bien eu envie de partir, mais on m'en a empêché. En plus, partir dans cette tenue n'aurait pas été vraiment une bonne idée.

Au bout du compte, mes quelques semaines de cure se sont passés plutôt bien et, même si je dois encore prendre les médicaments pendant quelques temps, ils m'ont laissé sortir afin que je puisse reprendre le cours de ma vie. L'air de rien, j'ai quand même une famille, maintenant, et je ne peux pas me permettre d'abandonner mon poste à l'école pendant si longtemps. Je n'ai pas envie de me faire remplacer. C'est donc avec un incroyable soulagement que je suis rentré à Shinjuku, retrouvant la maison avec une certaine satisfaction, bien qu'elle me semble toujours bien trop étroite pour trois personnes. Si nous devons continuer à nous occuper de Roxas ensemble, il serait peut-être temps que j'évoque le sujet avec Yun Hua.

Comme je n'ai pas encore du retourner donner cours, mon remplaçant étant encore en service pour un petit moment, je profite de ma présence à l'appartement pour préparer le repas. Rien de transcendant, je l'admets, mais j'ai voulu aider Yun Hua, histoire qu'elle puisse être un peu tranquille maintenant qu'elle a repris les cours. Après tout elle s'est occupée du bébé pendant quelques semaines, totalement seule, et je m'en veux de lui avoir imposé une telle situation. C'était pour le mieux, je le sais et j'en suis convaincu, mais cela ne change rien à mon sentiment de culpabilité, malheureusement.

Je retire le plat de la plaque quand j'entends la sonnette de l'entrée, me dirigeant doucement vers la porte afin de l'ouvrir et de découvrir la présence de Roy. Sous le coup de la surprise, mes yeux se font plus grands et ma bouche s'entreouvre quelque peu. Plus rapidement que je ne le pense, mes bras entourent le corps de mon meilleur ami, même plus que cela, et je ferme les yeux en posant ma tête contre son épaule. À ses mots, un sourire s'étire sur mon visage.

« Tant mieux. » soufflé-je après un instant. «Je n'ai pas osé prendre des nouvelles. »

J'ai eu l'esprit tellement occupé, au cours des dernières semaines, que je n'ai absolument pas pensé à appeler l'hôpital pour prendre des nouvelles de Roy. De plus, j'étais tout simplement effrayé à l'idée de perdre une personne aussi importante que lui et, dans l'espoir de retarder un verdict désagréable, j'ai préféré éviter de m'informer à son sujet. Mes lèvres se pincent discrètement à cette pensée, j'esquisse un sourire à mon ami, puis je hoche la tête en l'affirmant un peu plus.

«Je vais bien, et toi? Tout s'est bien passé ? »

Peut-être ignore-t-il encore que j'ai mis tout en oeuvre pour arrêter l'alcool? Il faut dire que nos dernières conversations, une fois rentrés de New York, n'ont pas été incroyablement détaillées au sujet de nos projets. Nous étions bloqués dans le temps, piégés dans une impasse, face à deux problèmes particulièrement épineux, un pour chacun. Ma promesse à l'esprit, je n'ai pas souhaité abandonner mon idée, et, une fois de retour à Tokyo, j'ai discuté avec Yun Hua et en suis arrivé à la conclusion qu'il fallait trouver une solution plus sérieuse que mes vaines tentatives visant à arrêter la boisson: il fallait que je fasse cette cure.

«J'ai tenu ma promesse. » reprends-je finalement, en relevant les yeux vers Roy.

Mes tremblements sont encore un peu présent, tout comme la fatigue et le sentiment d'être un peu sur les nerfs à certains moments, mais les médicaments me permettent de faire en partie abstraction de tous les aspects néfastes du manque. Ce n'est pas encore gagné, mais je suis sur la bonne voie. Ça va faire un moment que je n'ai plus touché à une goutte d'alcool maintenant, après tout.


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Ce message a été posté Dim 24 Avr - 11:37




Il avait l’impression de sortir tout droit d’un affreux cauchemar. Un cauchemar qu’il aurait été capable d’affronter, de combattre de toutes ses forces afin de reprendre sagement le cours de son existence. Roy ne réalisait toujours pas, il avait encore cette fâcheuse impression que son coeur pourrait lâcher à tout moment mais pourtant, tout était bel et bien fini. Certes, il y avait des risques cependant ceux-ci étaient infimes comparé au mois dernier. S’il respectait les ordres du médecin, qu’il se faisait suivre régulièrement dans les mois à suivre, il n’y avait pas de raison pour que tout se passe mal. Maintenant, il était plus confiant et évidemment qu’il avait l’intention de ne pas faire n’importe quoi dans les prochains jours, de se reposer comme on le lui avait conseillé, de ne pas trop forcer et juste de profiter. Seulement pouvait-on lui en vouloir de peinait à y croire ? C’était comme s’il revenait d’entre les morts. Non, décidément, il ne réalisait pas et plus qu’il n’aurait pu le penser, sentir la présence de son meilleur ami si proche de lui, sentir ses bras, sa chaleur autour de sa taille, il avait la sensation qu’un rien pourrait le faire craquer. Non pas de tristesse mais plutôt de soulagement... Il y avait eu tellement de pression ces derniers mois, tellement d’angoisse que jamais le professeur n’aurait cru pouvoir se tenir là, fièrement, à nouveau. Ce n’était pas croyable... Non pas du tout.

« Hum. Ce n’est pas grave. » Avait-il soufflé à son tour « Je préférais comme ça. »

Il ne voulait pas que Ryû vienne à l’hôpital, il souhaitait réellement que la dernière image qu’il ait de lui soit ce jeune homme souriant et idiot qu’il était. Et ce, même si l’opération fonctionnait - ce qui avait été le cas - Roy désirait qu’il le voit en forme, pas dans la condition misérable qu’il était après être sorti du bloc opératoire. Se voir ainsi, aujourd’hui était bien mieux et cela faisait de meilleures retrouvailles non ?

« Oui, je vais bien. »

Plus que bien d’ailleurs même s’il était toujours un peu chamboulé, cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas senti aussi bien. Il n’y avait plus ce lourd poids sur ses épaules, ni cette épée de Damoclès nichait au-dessus de sa tête... Il allait pouvoir reprendre normalement sa vie, petit à petit, il pourrait à nouveau jouer correctement au baseball - bien que pas dans les premiers jours - s’occuper de son fils sans l’obliger à naviguer entre les différentes maisons familiales. Il n’en revenait réellement pas... Tout était fini. Vraiment.

« Et tout s’est bien passé, il n’y a pas eu de complication même si j’ai du rester à l’hôpital en observation plusieurs jours. »

C’était juste par précaution, pour s’assurer qu’il n’y avait aucun problème, pas d’effets secondaires ou des réactions auxquelles personnes ne s’était préparé. Heureusement, il n’y avait rien de tout cela et il avait pu quitter la clinique aujourd’hui. Enfin. Et Ryû lui avait manqué. Vraiment. Quoi qu’il dise, il avait besoin de lui pour aller de l’avant et garder constamment la tête hors de l’eau. Il était d’un soutien immense même s’il ne s’en rendait sûrement pas compte. Ses prunelles s’arrondirent toutefois à la rétorque de son vis-à-vis. Sa « promesse » ? Qu’est-ce qu’il voulait dire par là ? Est-ce que c’était ce qu’il pensait ?

- Hein ?

Ce n’était même pas une question qui attendait une réponse, il était juste étonné et incroyablement heureux d’apprendre cela. Il lui avait souvent fait la morale c’était vrai mais c’était parce qu’il s’inquiétait, parce qu’il ne voulait que le bien de son camarade et qu’il ignorait comment l’aider à sortir de là. Découvrir cette nouvelle aujourd’hui le rendait incroyablement heureux si bien que sans résister, il se mit à rire d’un rire cristallin et innocent. Toute l’émotion se reflétait dans ce son parce que c’était comme s’ils tournaient une page de l’histoire, une page difficile et qu’enfin, peut-être, ils arriveraient à voir quelque chose de plus beau. Sa maladie était enfin soignée, il était vivant, voilà que Ryû avait aussi choisi d’aller de l’avant, il avait respecté ses paroles et sa vie serait assurément plus belle désormais. Il ne lui souhaitait que ça, que du bonheur et lui se demandait s’il n’était pas en train de rêver. Tout lui semblait si parfait, si irréel que cela ne l’aurait pas étonné du contraire.

Ses pupilles brillaient et ne résistant pas, le jeune homme s’était blotti à nouveau fortement dans ses bras. Ses phalanges se crispèrent violemment à son haut alors que sa tête se nicha doucement sur l’épaule du garçon. Le mot était sorti de lui-même, dans un léger murmure, un souffle, il lui avait déclaré un simple « Merci... » qui en vérité signifiait beaucoup à ses yeux. Ce n’était pas uniquement pour avoir respecter sa promesse mais parce qu’il était toujours là, parce qu’il lui apportait énormément et que malgré les années, il arrivait encore à le surprendre. Ses bras s’entourèrent un peu plus autour de sa taille, renforçant l’étreinte jusqu’à ce qu’il n’y ait quasiment plus d’espace entre eux d’eux. Il en avait besoin... Cela le rassurait et le convainquait un peu plus quant au fait que tout ceci était bel et bien la réalité. Une faible esquisse décora sa figure avant qu’un doux rire, bien plus franc cette fois-ci, ne résonne dans la pièce.

Il se décala de quelques centimètres sur ce geste, ses doigts se posant délicatement sur sa joue avant de la choyer doucereusement de son pouce.

- Alors ça veut dire que tout est bien fini désormais... Pas que pour moi mais pour toi aussi, Déclara l’enseignant sans le quitter des yeux, un fin sourire qui étirait ses lèvres, Et maintenant que je suis là, je te promets que je ne te lâcherais plus non plus.

En somme, il l’aiderait quoi qu’il arrive et ce, qu’il s’agisse de l’alcool, de Roxas ou autre, Roy ne partirait plus. Il serait là et le soutiendrait de toutes ses forces. Toujours.



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Ce message a été posté Lun 2 Mai - 22:53




Si Roy préférait que les choses se déroulent comme ça, alors j’ai bien fait de ne pas avoir cherché à savoir comment il se portait. De toute façon, j’avais suffisamment de choses à penser au cours des dernières semaines pour ne pas songer à l’appeler ou venir le déranger inutilement après son opération. Aurait-il eu besoin de tout ce stress ? Sûrement pas. Roy, avec sa maladie, a dû connaître assez de difficultés pour que je sois en plus venu m’ajouter à tout ça en lui rendant visite ou en lui demandant comment il allait tout le temps. Il n’en avait absolument pas besoin. Heureusement, maintenant, tout est terminé : il va mieux, ou tout du moins en donne-t-il l’impression, et je retrouve doucement la personne qu’il était avant tout ça, avant que nous ne nous trouvions tous les deux dans une situation problématique.

« Tu vois, je t’avais dit que tout se passerait bien. » À ces mots, mes lèvres s’étirent en un sourire alors que je pose les yeux sur lui ; j’aimerais ne pas avoir envie de pleurer, mais je suis devenu trop émotif ces temps-ci. « Je suis tellement content que tu ailles mieux. »

Sans lui, je ne sais pas trop ce que j’aurais fait. Depuis des années, Roy est la personne qui me motive à avancer lorsque je vais mal et, même si j’ai, depuis quelques mois désormais, deux autres personnes dont je dois me soucier, de façon plus ou moins importante, il garde le statut particulier qu’il a toujours possédé à mes yeux. N’oublions pas, de plus, qu’il occupe une place toute particulière depuis notre voyage à New York et que, même si je n’en parle jamais, cela ne m’a pas échappé. Je me demande même, parfois, comment nous en sommes arrivés là. Est-on vraiment devenus inséparables à un tel point ? C’est totalement fou.

Rapidement, je me permets de parler de ma propre promesse, celle que je lui ai faite lorsque nous avons évoqué l’opération pour la première fois : s’il se faisait opérer, je mettais tout en œuvre pour sortir de l’alcool, ce démon qui me suivait depuis des années entières, dans les bras duquel j’étais tombé à cause de la disparition soudaine de Hikari. Aujourd’hui, c’est terminé. Je suis on ne peut plus heureux de pouvoir le dire, de penser que, au final, Ryû Katsura n’est peut-être pas totalement à jeter, qu’il est aussi capable de faire de bonnes choses lorsqu’il en a l’envie. C’est comme cela pour tout, avec un peu de chance ? Je ne peux m’empêcher de penser que cette décision, bien qu’elle ait été difficile à tenir au cours des premiers jours de la cure, sera une véritable porte ouverte pour les projets qui restent larvés dans mon inconscient depuis bien trop d’années. Il y en a tellement.

Le rire de Roy appelant le mien, je suis plus heureux que jamais. J’ai l’impression d’avoir mis un point final à une sombre histoire qui durait depuis bien trop longtemps. Ce n’est pas l’abus d’alcool que j’ai arrêté, mais également l’épisode douloureux de ma rupture avec Hikari, de ce passé complexe et un peu trop lourd à porter. Arrêter de boire, c’est également repartir à zéro, sur une page vierge, dans un style quelque peu plus sobre.

En un sourire, je serre Roy un peu plus contre moi, satisfait d’avoir tenu ma promesse, mais surtout de sentir sa chaleur rassurante, la présence de l’ami dont je ne pourrai jamais me passer, en dépit de nos quelques différends et des disputes que pourra encore avoir dans le futur. L’appeler ami me fait même bizarre, en ayant conscience de tout ce qu’il s’est passé entre nous, mais j’imagine que cela passera avec le temps, si nous devons rester ensemble un peu plus longtemps ? Je ne sais même pas ce qu’il adviendra de la relation particulière que nous avons développée, mais je n’ai pas du tout envie de m’en soucier maintenant ; il est là, il est vivant, c’est tout ce qui importe à mes yeux.

« Je l’ai fait pour moi aussi. » réponds-je en riant un peu, profitant plus de l’étreinte qu’il m’offre. « Ouep. Enfin, j’ai envie de dire. » Un sourire étire mes lèvres alors que je repose le regard sur lui, restant silencieux pendant qu’il parle. « Ne me fais plus jamais peur comme ça, d’accord ? On a besoin de toi. »

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Ce message a été posté Jeu 5 Mai - 15:35




Roy admettait avoir été particulièrement défaitistes ces derniers mois, encore plus ces dernières semaines. Ce n’était pourtant pas son genre de s’avouer vaincu, d’avoir peur d’une intervention. Il était celui qu’on aurait imaginé se battre jusqu’au bout pour revenir vivant néanmoins il avait eu si peur que toutes ces bonnes volontés s’étaient dissipées au moment même où on lui avait annoncé qu’il était malade. Son monde s’était écroulé tout à coup sans qu’il ne puisse rien voir venir. Il adorait la vie, plus que tout, il l’adorait sauf que voilà plus que d’avoir du courage et de la détermination, il avait régressé. Ca lui avait fait la sensation d’une grosse claque en pleine figure, comme si on lui faisait réaliser et que de toute manière, c’était inutile d’être autant optimiste et qu’un jour ou l’autre la mort viendrait à sa porte sans qu’il ne la sente arriver. Après tout, il s’était battu pendant tant d’années, il n’avait jamais baissé les bras pour qu’au final, il apprenne avoir un problème au coeur. Cela avait été la goutte de trop et il avait nagé dans le vide pendant longtemps. Si Ryû n’avait pas été là, le professeur se serait sûrement noyé. Il avait été son plus grand soutien dans cette impasse, il l’avait encouragé, soutenu jusqu’au bout mais surtout, il lui avait permis de garder la tête et de ne pas s’effondrer complètement. Roy s’en voulait un peu de ne pas avoir pu être présent pour lui dans ses problèmes, de ne pas avoir été là autant qu’il ne l’était d’habitude cependant il comptait bien se rattraper désormais. On pouvait lui déclarer le contraire, c’était grâce à lui s’il était en vie aujourd’hui, s’il pourrait peu à peu reprendre le cours de son existence, voir grandir son fils et avoir une vie plus normale.

Se blottissant un peu plus contre lui, l’enseignant échappa un doux rire à l’entente des mots du garçon. Il se doutait bien qu’il avait tenu sa promesse également pour sa personne toutefois ce n’était pas essentiellement pour cette raison que Roy l’avait remercié. Son pouce retourna choyer tendrement sa joue alors qu’il hochait la tête dans un doux sourire.

- Promis,
Souffla-t-il, Mais tu sais, moi aussi j’ai besoin de toi.

Pas uniquement que pour les problèmes, il avait besoin de lui dans sa vie, il avait besoin qu’il soit à ses côtés quoi qu’il arrive. Il avait besoin de lui tout court. Ses doigts attrapèrent son haut afin de le tirer à nouveau contre lui et d’entourer ses bras autour de ses épaules. Peut-être cela serait un geste anodin pour les autres mais pour lui ça ne l’était pas. Cela lui permettait de réaliser un peu plus qu’il était là, qu’il était vivant et que pendant l’espace d’un instant, il avait cru que plus jamais il ne retrouverait cela. Doucement, ses lèvres embrassèrent la peau de son cou avant qu’il ne se décale de quelques centimètres pour lui embrasser le front et abandonner ses phalanges au creux de ses cheveux.

- Donc, ça va maintenant ? Demanda le garçon en souriant, Roxas est là ? Ca se passe bien ?

Avec tout cela, il en avait probablement raté des choses mais il se rattraperait. Il y croyait. Il le devait.



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Ce message a été posté Jeu 26 Mai - 22:01




Arrêter l’alcool est de loin la meilleure idée que j’ai pu avoir de ma vie. Certes, elle n’est pas venue toute seule, il m’aura fallu quelques longs mois pour parvenir à réaliser que, ouais, peut-être que je devais arrêter de boire comme un trou et, une fois dans mon existence, prendre une bonne décision, mais c’est finalement arrivé. Si tard. Enfin, au moins, maintenant, tout va mieux, j’ai l’impression de m’être amélioré avec le temps. Enfin, j’espère que ce n’est pas qu’un sentiment. J’aimerais vraiment devenir une personne meilleure, et pas uniquement lorsque les autres ont un problème ; meilleur pour moi-même, ça serait déjà un bon point. Je hoche doucement la tête à la réponse de mon meilleur ami, souriant lorsqu’il me prend dans ses bras et m’embrasse dans le cou. C’est juste… bizarre.

L’espace d’un instant, je reste silencieux puis hoche la tête afin de répondre à ses questions, amusé en entendant parler de mon fils qui, c’est vrai, n’a pas cessé de grandir en mon absence.

« Il est là, il dort dans la chambre. » Réponds-je en un sourire. « Ça se passe bien, oui, Yun Hua s’est bien occupé de lui en mon absence. »

Et maintenant, j’ai décidé d’arrêter d’être un pauvre alcoolique incapable de gérer sa vie et ses relations, j’ai décidé d’apprendre à être quelqu’un de bien qui ne passe pas son temps à se mêler de ce qui ne le regarde pas en s’attirant des ennuis. Il faut dire qu’entre le coup de l’arbre au cours de ce putain de voyage, le mariage à Vegas avec Mi et ma rencontre avec Dakota et Yun Hua au club, j’ai largement dépassé mon quota de conneries. Je crois que le pire, c’est quand même de l’avoir mise enceinte, Yun Hua, mais maintenant que Roxas est là, que je vois sa petite frimousse, j’ai l’impression d’être le plus niais des hommes. C’est presque ridicule. Au bout d’un moment, je m’extirpe de son étreinte, souriant.

« Bon, j’ai pas d’alcool pour l’instant, tu t’en douteras, mais je t’offre quelque chose ? »

La bière est proscrite. Même si je suis théoriquement sevré, je préfère éviter de tenter le diable et de retourner à mes anciens démons. Je tourne à l’eau, au soda, au café, mais plus à l’alcool pour l’instant. Inutile de dire que le changement est frappant, compte tenu des années que j’ai passées à boire, encore plus des derniers mois. Je me demanderais presque comment j’en suis arrivé là.

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Ce message a été posté Mer 8 Juin - 21:04




Roxas, le fils de Ryû... Peu importait le temps que cela faisait depuis que ce dernier est né, Roy ne parvenait pas à s’y habituer. Ils étaient tous les deux papas désormais et ce, même si leur situation était clairement différente, cela lui faisait bizarre. Une partie de lui était heureux pour son camarade, l’autre était plutôt indécise, ne sachant pas vraiment où se placer néanmoins il ne le répèterait jamais assez. A ses yeux, avoir un enfant, c’était le plus beau des cadeaux qu’on pouvait offrir, cela changeait un homme et il était persuadé que cela changerait Ryû aussi. Enfin, c’était probablement déjà le cas au vue de toutes les bonnes résolutions que celui-ci avait choisi de prendre. Maintenant que tout était terminé, le professeur avait hâte de voir ce que l’avenir leur réservait en priant à ce qu’elle les épargne pendant un moment, leur laissant l’opportunité de toutes ces émotions qui les avaient envahi ces derniers mois, ces dernières années même. Autant pour lui, le jeune homme n’avait pas trop eu à se plaindre en dépit de cette maladie qui lui était tombée dessus, il n’avait pas eu énormément de problèmes. Mais pour son camarade, cela avait été plus compliqué, plus douloureux aussi et il était le plus heureux de le voir évoluer, de le voir se prendre en main. Parce qu’il n’y avait qu’ainsi que Ryû serait capable de tourner la page et d’aller de l’avant, de peut-être tenter un autre pas vers de nouveau projet, qui sait. Dés qu’il y a une petite lueur, on croit plus facilement en l’avenir non ?

« Oh, dommage, j’aurais aimé le voir. Mais tant mieux s’il va bien. »

Et que ça se passe bien aussi. La dernière fois qu’il avait vu la jeune femme, elle avait l’air soucieuse sur ce sujet là toutefois il était content d’apprendre que vraisemblablement, tous deux se débrouillaient. Il se doutait que de toute manière Ryû aurait fait des efforts là-dessus et comme il l’avait dit à l’étudiante, si elle souhaitait que cela se déroule bien, elle devait également y mettre du sien. Son meilleur ami avait des défauts, oui, cependant il avait aussi beaucoup de qualités, il suffisait de ne pas s’arrêter qu’à ce qu’elle voyait puis tenter de connaître un peu plus le personnage.

- Je ne veux pas d’alcool de toute façon, Déclara l’enseignant en se décalant également à son tour, Donne-moi ce que tu prends, ça m’ira très bien.

Sur ses mots, il le suivit jusque dans la cuisine tout en essayant de faire le moins de bruit possible. Ses yeux vaquaient tout autour de lui, d’un geste presque machinal. Il avait l’impression que cela faisait une éternité qu’il n’était pas venu ici et il peinait toujours à croire que tout était en train de s’arranger. C’était comme s’il sortait tout droit d’un rêve.

S’appuyant contre un meuble, Roy ne résista pas à sourire doucement. Peut-être que cela lui donnait un air idiot mais en vérité, il n’en avait que faire parce que tout commençait enfin à aller. Leur vie se remettait lentement en ordre et il ne pouvait qu’en être rassuré, satisfait.

- Je suis content que ça s’arrange. Peut-être que le reste suivra peu à peu, qui sait ! Maintenant tu es papa et ça, c’est quelque chose que j’ai toujours du mal à y croire.

Il ne put s’empêcher de rigoler légèrement à cette déclaration. Probablement que là-dessus aussi, il lui faudrait un peu de temps mais ça n’empêchait pas le fait que quoi qu’il arrive, il serait là pour le soutenir. De toute manière, à présent que son coeur fonctionnait correctement à nouveau, il n’était pas prêt de le laisser tomber. Ca, c’était certain.




Invité
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Ce message a été posté Dim 19 Juin - 21:25




« Tu peux toujours le voir, tu sais ? Enfin, il est à côté… »

Je suis toujours un peu trop heureux lorsqu’il s’agit de présenter mon fils, même si c’est à mon meilleur ami et que notre relation est devenue un peu… Enfin, je n’ai pas trop envie de m’attarder sur le sujet, c’est déjà assez difficile à gérer pour l’instant. S’il veut le voir, il peut, je m’en fous. Ce n’est pas comme s’il allait l’enlever et l’emmener au bout du monde pour l’élever comme son fils, après tout. Il a déjà Haru, chacun ses problèmes.

Après lui avoir proposé une boisson, je regarde autour de nous pour vérifier que rien n’empêchera Roy de prendre ses aises, puis je souris un peu à sa réponse et me dirige vers la cuisine pour m’en occuper. Pas d’alcool ? C’est tant mieux. Ma dernière envie est de recommencer cette merde, même si l’on m’a bien dit que ça risquait d’être difficile, même une fois la cure terminée. On n’est jamais à l’abri de ses anciens démons, tout ça. Non, franchement, j’ai pas besoin d’autant de pessimiste, je le suis déjà assez comme ça, putain.

« Du soda. » La bière est meilleure, mais c’est proscrit. Encore. Un soupir m’échappe alors que je sors deux canettes fraîches du frigo et en tends une à mon meilleur ami. « Tiens. »

Je m’appuie contre le plan de travail en ouvrant ma boîte et hoche un peu la tête avant de prendre une gorgée de ma propre boisson. Roy a raison, oui, les choses s’arrangent. Lentement, mais sûrement. Faudrait peut-être que je pense à arrêter de tourner en rond ? Extérioriser au lieu de rabattre tout ce que je pense sur l’alcool. Oui, enfin, c’est plus facile à dire qu’à faire. Un silence s’installe et je me retrouve à siroter lentement ma boisson, réfléchissant à une façon intelligente d’aborder le sujet et, lorsque ça commence à me peser, je relève les yeux vers mon meilleur ami.

« Roy ? » Mes pupilles l’abandonnent rapidement et j’observe l’armoire qui me fait face en silence pour quelques secondes de plus. « Tout ce qu’il s’est passé. Je veux dire, New York, avant … » Ouais, l’épisode un peu gay. Bordel, je peux pas dire ça comme ça. « On oublie, ok ? »

C’est jamais arrivé. Enfin, si, je sais que c’est arrivé, j’en ai parfaitement conscience… J’espère qu’il comprendra ce que je veux dire par là.

Invité
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Ce message a été posté Mar 21 Juin - 21:00




Il se doutait bien qu’il pouvait le voir s’il le désirait néanmoins Roy n’avait pas envie d’aller troubler le sommeil d’un petit bambin. Il aurait tout le temps de le voir plus tard, en attendant ainsi il pouvait profiter de son meilleur ami qu’il n’avait pas vu depuis plusieurs semaines à présent. C’était un mal pour un bien puisque désormais tout allait dans le bon sens pour eux deux. Evidemment, rien ne serait facile, il se doutait également que pour Ryû, cela ne s’arrangerait pas d’un claquement de doigts et que ce dernier devait faire des efforts considérables afin de s’en sortir, de ne pas replonger mais il pouvait compter sur lui au moindre problème. Maintenant que sa santé était soigné, qu’il pouvait reprendre le cours de sa vie normalement, que son camarade n’imagine pas une seule seconde qu’il continuerait sans lui. Il ne le laisserait pas tomber et le supporterait comme il l’avait toujours fait. Si jamais le jeune homme tombait, que lui le surprenait avec une bouteille d’alcool à la main, il n’hésiterait pas à lui mettre un coup de pied en face. Cela servait à ça les amis aussi cependant pour l’instant, son meilleur ami avait l’air de se débrouiller très bien tout seul et cela ne pouvait que rendre le professeur encore plus fier. Tout avait été si bizarre ces derniers temps et il était difficile de se dire que ceci était derrière eux maintenant, qu’il n’y avait plus à tracasser et que du moment qu’ils n’abandonnaient pas, qu’ils se battaient pour leurs objectifs, ils s’en sortiraient toujours.

Le sourire aux lèvres, il le remercia pour le soda sans relever pour autant. Il n’était pas un garçon compliqué et n’avait jamais été un grand fan d’alcool. Que cela soit maintenant ou par le passé, à choisir Roy préférait la cigarette même si en somme, ce n’était pas forcément mieux pour la santé. Le fait était qu’il n’avait jamais été trop attiré par ce qui pouvait lui faire perdre ses moyens comme la drogue ou l’alcool. Bien sûr, cela lui était déjà arrivé d’être ivre mais il essayait de faire attention et s’il buvait, ce n’était que parce qu’il aimait, non pas par plaisir de se mettre la misère comme dirait les jeunes d’aujourd’hui. Portant la canette à ses lèvres, il la rabaissa aussitôt à la rétorque de son interlocuteur, le fixant avec sérieux sans pour autant lui répondre. Peut-être qu’une telle réaction intriguerait son collègue qui n’obtenait rien mais ça avait eu don de surprendre l’enseignant... Enfin, il ne s’était pas attendu à ce que Ryû lui balance cela ainsi et ça le faisait sourire de se rendre compte ô combien, ils étaient fait pour s’entendre ces deux là. Lui non plus n’était pas du genre à tourner autour du pot et préférait rentrer dans le vif du sujet plutôt que blablater pendant des heures afin de dire ce qu’il avait sur le coeur. Et il comprenait très bien ce que demandait son meilleur ami... Il ne lui en voulait pas, il n’en était pas triste non plus puisque à ses yeux, cela le perturbait également plus que de raison. Comme si tout ça, tout ce rapprochement n’aurait pas du avoir lieu. Ô, ils avaient toujours été proches, n’importe qui avant aurait déjà pu les confondre avec un couple mais cela n’empêchait pas le fait qu’ils étaient que des amis, rien de plus. Probablement que leur amitié était forte, très forte, unique aussi. Roy ne serait pas là sans ce jeune homme à ses côtés, il en avait conscience et lui était terriblement redevable hors tout ce qui s’était passé jusque là... Lui n’avait aucun mot pour le décrire. Car, cela n’avait pas de sens.

Il n’aimait pas Ryû. Pas de cette façon là en tout cas. Il était important pour lui mais ça s’arrêtait là.. Probablement qu’il s’était un peu trop perdu ces derniers mois, qu’il n’avait plus correctement toute sa tête parce qu’il avait l’impression désagréable que tout pouvait lui échapper à tout moment. De toute manière, il n’y avait aucune explication, c’était arrivé, un point c’est tout et ils n’étaient plus en mesure de revenir en arrière pour corriger cela désormais.

- On oublie, Finit par rétorquer le jeune homme d’un fin sourire, Cela n’avait pas lieu d’être.

Sur ses dires, il se pencha un peu en sa direction de manière à cogner sa canette contre la sienne et de lui déclarer de ne pas s’en faire pour ça. Il n’avait pas voulu ajouter quoi que ce soit d’autre, ni chercher à se justifier plus parce qu’il savait qu’avec ses simples mots, avec ses gestes, Ryû comprenait à son tour. Ils étaient des adultes, ils avaient déjà passé tellement d’obstacles que ça aussi, ils pouvaient continuer à vivre avec, oublier et rester ces amis qu’ils ont toujours été.

- Mais je ne veux pas que ça change quelque chose entre nous. Parce que je sais que ça ne serait pas pareil si tu n’étais pas là.

Le genre de mots que Roy n’avouait pas souvent et encore, rien de ceux là n’était clair néanmoins ils l’étaient assez pour que son vis-à-vis comprenne. Il refusait que cette histoire brise leur amitié, qu’elle soit différente de ce qu’elle était par le passé, au contraire, si cela pouvait les rendre plus fort, ce serait bien. Il sourit sur ses propos avant de boire quelques gorgées de sa boisson. Qu’est-ce qu’il pouvait ajouter d’autre de toute manière ? C’était ce qu’il pensait sincèrement.





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Ce message a été posté Ven 1 Juil - 16:44




Depuis le départ de Mi, j’ai réalisé à quel point ma vie a perdu de son sens. J’organisais mes journées de façon à pouvoir la voir, ne serait-ce qu’un peu. Quitte à passer pour un fou, je me débrouillais pour rentrer à l’appartement à temps pour la croiser, puisque nous étions voisins. Ça me semble si loin désormais. Maintenant, je suis papa, je dois m’occuper d’un petit bébé qui n’est même pas encore capable de parler et, quelque part, je ne sais pas si cette vie est-celle à laquelle j’aspirais. Est-ce que c’est mal ? J’ai l’impression de tourner en rond sans être capable de véritablement trouver une réponse à mes questions. La simple idée que Roy et moi ayons eu cette relation étrange me dérange profondément. Ce n’est pas moi. Ça ne l’a jamais été. Il fallait que j’en parle.

« Non, voilà.  »

Pas lieu d’être. Je ne comprends même pas comment c’est arrivé. La simple idée d’y penser me répugne désormais. Comme si je n’avais fait qu’en rêver pour me réveiller en plein brouillard, incapable de dire si c’est vraiment arrivé ou non. C’est peut-être ce que ça aurait dû rester, au final : un rêve. Le plus bizarre et réaliste de mon existence. Rapidement, mon regard retrouve le sien et j’esquisse un sourire.

« Ça changera rien, t’inquiète. »

Je continue à siroter ma boisson dans le calme, le regard toujours ancré sur le meuble qui me fait face, comme s’il allait s’adresser à moi pour me féliciter de l’intelligence dont je viens de faire preuve. Mais non, Ryû, les meubles ne parlent pas. Un ricanement m’échappe et je roule des yeux.

« Tu vas pouvoir reprendre le boulot quand ? »

J’imagine qu’il ne pourra pas travailler directement. Les périodes de convalescence ont toujours été un mystère pour moi, mais j’espère qu’il ne devra pas rester sur la touche trop longtemps. Quant à moi, je suis en train de sérieusement réfléchir à mes choix de carrière. À trente-et-un an, il serait peut-être temps.

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Ce message a été posté Lun 11 Juil - 21:17




Ils avaient été cons. Ils n’auraient jamais du se laisser emporter de la sorte mais ce n’était pas possible de revenir en arrière. Il était trop tard désormais et ça le terrifiait plus que Roy n’osait l’avouer. Il n’avait pas envie de perdre son meilleur ami à cause de conneries que tous deux avaient faites. Il avait déjà failli le perdre une fois et ça lui avait été particulièrement difficile. Que tout redevienne comme avant, c’était tout ce qu’il demandait bien qu’au fond de lui, il savait que plus rien ne serait jamais pareil. Peut-être avec le temps... Le principal était qu’à ses yeux, quoi qu’il arrive, sa porte serait toujours ouverte pour Ryû. Ils avaient partagé tant de choses tous les deux que ce serait idiot de tout renier sous prétexte que pendant une période, ils avaient été trop stupides. Cela le rassurait intérieurement d’entendre les paroles de son camarade, qu’il lui dise que non, ça ne changerait rien et il ne put qu’afficher un sourire discret à cette déclaration. Leur vie avait pris un sacré tourment, disons qu’ils s’étaient tout bonnement paumé en chemin mais petit à petit, tout commençait à rentrer dans l’ordre. Evidemment, tout n’était pas simple et des obstacles, ils en affronteraient encore à l’avenir. Son collègue était aussi papa maintenant, sûrement que son existence entière avait déjà commencé à changer parce que dés qu’on a un enfant, la vision qu’on a du monde devient aussitôt différente non ?

- Je ne sais pas, Déclara l’enseignant posément, portant la boisson à ses lèvres avant de reprendre, J’espère dans pas longtemps. Mais pour l’instant, je dois avant tout me reposer et ne pas trop forcer.

Il était encore en convalescence et il avait d’autres examens à passer dans la semaine afin de contrôler sa santé, s’assurer qu’il n’y ait toujours pas de problèmes. On lui avait expliqué que tout ceci pouvait durer un moment, que cela dépendrait de son organisme mais apparemment, selon les médecins, c’était en bonne voie.

- C’est dur de devoir rester en place mais bon, c’est pour la bonne cause. Ca ira mieux après.

Sur ses dires, le jeune homme sourit sincèrement. Il n’avait pas l’intention de jouer les imbéciles et ne pas respecter ce que les docteurs lui avaient dit. Si cela n’avait pas été aussi grave, probablement qu’il serait déjà à l’école à l’heure actuelle cependant pour rien ô monde, il ne prendrait le risque d’aggraver sa santé et de revivre ce qu’il avait vécu ces derniers mois.

- Et toi alors ? Reprit-il, Tu t’en sors ? Avec ton fils, Yun Hua, tout ça... Cela doit te faire un sacré changement non ?

Ca avait été son cas à l’époque néanmoins aussi étrange que cela puisse paraître, tout s’était fait naturellement. Et rapidement.


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Ce message a été posté Dim 17 Juil - 16:34




Je n'arrive pas encore à comprendre totalement comment les choses se sont passées entre Roy et moi, par quel miracle ou malheur nous en sommes arrivés à nous comporter d'une façon aussi déraisonnable pendant aussi longtemps. Dans tous les cas, je préférerais l'oublier. C'est le genre d'événement qui ne devrait pas se produire dans une relation saine, et surtout pas entre lui et moi. Je suis heureux que ça soit terminé. Malheureusement, je ne peux pas ignorer totalement et faire comme si ce n'était jamais arrivé. Je souris après quelques secondes, assez heureux qu'il comprenne et approuve mon opinion, comme je ne suis pas forcément la personne la plus douée qui soit pour m'exprimer. Maintenant que les choses vont mieux, j'imagine que tout, absolument tout s'arrangera. Bon, je ne peux évidemment pas faire disparaître le gamin d'un claquement de doigts, mais ce n'est pas grave : je l'aime.

« Je pense que c'est mieux, oui... »

Compte tenu de l'opération qu'il a dû subir, j'imagine que c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Un sourire me vient alors que je continue à boire tranquillement, songeant à tout ce qu'il s'est passé et à toutes les conneries qu'on a pu faire. Cela m'oppresse un peu, mais je dois avouer que ça ne me dérange pas. Un élan de conscience, peut-être ? Dire que je la pensais morte depuis bien longtemps. Il semblerait que non, au bout du compte. Elle a toujours été là.

« Ça ira, tu vas bien survivre. Si tu bouges, je t'en colle une. »

Quoi, on ne va pas me dire de ne pas le faire, quand même. J'ai presque trente-deux ans, il peut quand même accepter mon autorité ? Non mais Ryû, quelle autorité? Tu m'as pas manqué, toi... Un sourire étire mes lèvres et je regarde Roy en continuant ma boisson, convaincu d'avoir parfaitement raison. Évidemment, il va se tenir en place, car s'il ne le fait pas, il aura de sérieux problèmes avec moi, son meilleur ami. Il s'en rend compte de ça ?

«  Ça va. »

Un rire m'échappe et je hausse les épaules à sa question, assez amusé. En vrai, les choses se passent plutôt bien, mais j'ai pas envie de m'étendre sur le sujet. Roxas est là, il va bien, Yun Hua fait sa petite vie à côté et moi, bah je fais de mon mieux pour que le gosse aille bien, puisse manger normalement, ce genre de choses que tous les pères devraient faire. Si c'est pas beau ça, Ryû... Qu'on vienne pas me dire que j'étais mieux avant, je ne vous croirais pas. Je continue encore à penser à Mi, j'arrive pas à l'oublier comme je le voudrais, mais ça viendra avec le temps. Enfin, je l'espère. Vraiment, je crois que 2015 aura été chargé.

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Ce message a été posté Lun 25 Juil - 18:57




Evidemment que la tournure qu’avait pris leur relation était bizarre. Roy n’était pas certain d’être capable de pouvoir expliquer le pourquoi du comment tant, au final, ça n’avait pas de sens. Et il préférait ne pas trop se poser de questions, essayant de ne plus y penser, de faire comme si rien de tout ceci n’était arrivé bien que c’était plus facile à dire qu’à faire. Après, à ses yeux, cela ne changeait rien à leur amitié... Ryû serait toujours Ryû, toujours cet ami qui lui avait apporté beaucoup jusqu’à aujourd’hui et qui était irremplaçable. Certainement qu’il peinerait à le regarder en face pendant un moment, qu’il serait moins tactile comparé à ce qu’il avait été jusque là mais ce n’était pas grave... Un jour, cela s’estomperait, cette histoire ferait partie du passé et qui savait, peut-être que dans des années, ils en riraient.

Un fin sourire traça ses lèvres alors qu’ils parlaient de sa santé, de cette maladie qui l’avait touché ces derniers mois et qui était pratiquement guéri désormais. « Pratiquement » parce que tout ne dépendait que de lui et du fait qu’il devait écouter sagement les indications de son médecin, ne pas courir, ne pas forcer, se reposer pendant quelques temps. Cela serait frustrant, surtout pour lui qui était un garçon qui avait besoin de se dépenser, néanmoins Roy était raisonnable et plus jamais il ne souhaiterait retomber là-dedans alors il ne prendrait pas le risque. Tant pis si les journées lui paraitraient longues, tant pis s’il ne voyait pas ses élèves avant un moment mais il respecterait ce qu’on lui avait dit. Puis si, dans le pire des cas, il n’était pas en mesure de tenir en place, il pourrait toujours se rendre au travail sans forcer... Il verrait bien en fonction de sa santé, de comment lui-même se sentait puis il improviserait mais que son collègue ne s’inquiète pas, il ferait attention.

« Tu n’auras pas besoin de m’en coller une » Avait rétorqué le jeune homme en riant doucement « Je n’ai pas envie de faire n’importe quoi. Je tiens à ma vie. »

Plus que lui-même n’aurait pu l’imaginer d’ailleurs. Il arbora une nouvelle esquisse à la réponse de son meilleur ami, rassuré d’apprendre que tout se passait bien à la maison. C’était tout ce qui lui importait.

- Tant mieux alors. Si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas à me demander.

Entre papas, il fallait bien s’entraider. Surtout que Roy était déjà passé par là... Certes, il n’était pas non plus un expert en la matière cependant, si son camarade avait besoin d’un coup de main, du mieux qu’il le pouvait, il essaierait de l’épauler.


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Ce message a été posté Lun 1 Aoû - 16:48




J’espère vraiment que Roy sera capable de reprendre le travail rapidement. À sa place, j’ignore ce qu’il se passerait si je devais à jamais arrêter de travailler et me consacrer à autre chose. Me connaissant, sûrement pas grand-chose. Je crois que je passerais du temps à lambiner dans mon canapé en attendant que les heures passent, avec un espoir incertain de voir les choses arriver sans que j’aie à lever le petit doigt. Un peu de réalisme… Je me mets à sourire avant de hocher la tête, assez satisfait qu’il soit d’accord avec moi. Au moins, c’est bien une chose que nos conneries ensemble n’aura pas ruinée. Nous sommes toujours meilleurs amis, et plus proches que jamais.

« Tant mieux. »

Un large sourire me vient et je porte le soda à ma bouche. Peu importe ce qu’il se passera maintenant, je sais que les choses iront mieux qu’avant. J’ai l’impression que nous avons résolu un bon nombre des problèmes qui se posaient à nous, qu’il s’agisse de cette histoire de grossesse non-désirée, de notre égarement assez particulier, de sa maladie ou de mes problèmes personnels. Reste encore à éclaircir la case Yun Hua, mais je pense que tout ira mieux lorsque nous aurons réussi à trouver une solution par rapport au bébé.

« T’en fais pas, j’y penserai. C’est pareil pour toi. »


Sur ses mots, je m’approche de lui et entoure ses épaules de mes bras, un franc sourire fendant mes traits alors que je lui tapotais l’épaule en fermant les yeux.

« Tu sais que je serais plus là, sans toi. Merci. »

Pour toutes les fois où j’ai été au plus bas et où il est arrivé pour me soutenir, pour toutes les occasions où j’ai été l’ami le plus stupide existant au monde. Je lui adresse un sourire avant de reprendre mon soda et de recommencer à boire. Comme au bon vieux temps.


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