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 only fools fall for you – Issara&chailai

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Invité
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Ce message a été posté Lun 25 Avr - 19:35
Les rues ici étaient beaucoup trop peuplées et rarement sombres. Illuminées par les lumières de ces grands immeubles interminablement longs, quelques centaines d’employés yeux fixés sur leurs paperasses. Illuminées par les lumières des magasins qui ne fermaient sûrement jamais, toujours là pour servir ces couples, ces familles, ces amants, ces personnes tristes et seules. Illuminées par les yeux rayonnants de ces gens, leurs sourires éclatants, leurs ambitions. Les rues de cette ville ne sont jamais vides, tout comme celle-ci ne dort jamais. Et si la vie en Thaïlande terrifiait la jeune Chettawut, la vie au Japon la laissait sans voix. Ça lui rappelait l’hôpital, ces rues. Jamais vide, toujours vivant – et elle n’aimait pas trop ça, les hôpitaux, elle y avait passé la quasi-totalité de son enfance alors adulte, elle croyait pouvoir fuir ces lieux, surtout, ne pas y vivre. Elle croyait à beaucoup de chose, cela dit. A tout cœur. Elle croyait au grand amour, elle croyait au bonheur, elle croyait aux superstitions, aux grigris. Elle y croyait, sans jamais en douter une seconde, elle croyait en ces choses que les médecins, eux, semblent ignorer. Et elle croyait pouvoir y arriver. Dur comme fer, contre tout soupçon, elle croyait pouvoir arriver à rendre sa mère – rendre Issara – fières.

Mais ce jour-là, cette soirée-là, était à part.

Il faisait étrangement sombre, les rues presque vidées de ses passants de ses voitures. Ce qu’était une bonne chose pour la jeune fille qui gardait à peine les yeux ouverts, pourtant quand même au volant d’une voiture de sport inutilement rapide. Elle roulait doucement. Mal, mais doucement. Tellement que le chemin lui semblait s’être rallongé, un peu comme ses journées, depuis qu’elle était aussi. Enfin arrivée, elle ne s’attarda pas à vérifier si la porte était bien fermée, si elle n’avait rien oublié ou quoique ce soit – elle ne voulait qu’une chose, rentrer, dormir, quelque part toujours consciente que le lendemain était son premier jour à la fac de médecine, quelque part consciente qu’il était deux heures du matin et quelque part consciente et sûre que sa meilleure amie était éveillée, en train de l’attendre. Alors, rentrer, il fallait qu’elle rentre car honnêtement, elle était fatiguée. De tout, de rien. De ses muscles engourdis à son choix de métier. Tout la drainait. Rentrer pour se reposer, seule dans son lit ou dans les bras d’Issara.

L’ascenseur lui évita bien des problèmes, la guidant directement vers l’étage de ce petit appartement que les thaïlandaises avaient préféré partager, au lieu de prendre chacune son propre chez-elle. Puis elles avaient beau perdre leurs temps à prétendre se haïr, elles étaient quand même proches et inséparables. Trop proches. Jamais assez proches. Chailai toqua à la porte, tout bêtement, un peu distraite par ce flux soudain de pensées qui s’était emparé d’elle. Un flux d’images, les petits sourires de sa jeune amie, son rire si mélodieux – ah, cette fille allait la rendre dingue. Il fallait qu’elle arrête d’être si belle, mais enfin, c’est inhumain d’être si parfait. Et c’était inhumain d’être si attiré par une personne. Inhumain de ressentir cette envie de – de tout, de rien, d’être là mais en même temps, être le plus loin possible d’elle. Dormir, oublier – ne plus boire autant car même saoule, elle n’oubliait jamais rien – avancer, toujours essayer. Fallait qu’elle se ressaisisse, oui. Elle était obligée, de toute façon. Sa main se glissa dans sa poche pour en tirer un trousseau de clefs quand lui vint à l’idée qu’il faisait tard et qu’elle n’allait pas réveiller tout l’étage, quand même. Deux tentatives de ratées avant qu’elle ne lâche un soupir, long et lourd, et comme si n’importe qui soit-il là-haut avait entendu ses prières, la porte s’ouvrit d’elle-même, l’image d’une Issara peu amusée tantôt apparu à la place.

Chailai la scruta une seconde, stoïque et intriguée, mais à la vue de la femme, un sourire se peint sur ses lèvres. Elle se laissa sourire, enjouée, presque heureuse. Se laissa faire un pas et envelopper son amie dans une étreinte serrée. Se laissa se loger dans le cou de celle-ci et fermer ses yeux une petite seconde, un petit moment, le temps que le parfum si familier de celle-ci la calme et la berce dans un moment de clarté et de sécurité. Se laissa être distraite de tout. « Bonsoir », fut-elle, ses mots tracés contre l’épiderme de la fille. « Tu… m’attendais ? » Il ne faut pas m’attendre, non. « Je suis partie boire un verre et… j’avais besoin d’un deuxième, puis d’un troisième… » Sa voix s’estompa, et ce moment de clarté auquel elle était accroc commença à se dissiper, laissant derrière lui cette vague d’émotions et de peur. Elle inhala une dernière fois avant de se redresser, deux pas en arrière puis un autre sourire. « Je t’ai manqué ? » Deux pas en avant. « Moi tu m’as manqué. » Elle acquiesça d’un hochement de tête. « Issara. Il faut me laisser entrer, maintenant… »

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Ce message a été posté Jeu 28 Avr - 2:40

Only fools fall for you
Chalai x Issara

Elle faisait les cents pas. Seule dans cet nouveau petit appartement ou trônait encore divers cartons, certains déballés et d'autres non, la jeune thaïlandaise était morte d'inquiétude pour sa meilleure amie, partie il y a quelques heures de cela maintenant tout en ne répondant pas aux nombreux coups de fils passés par la jeune fille qui, étant restée à la maison, avait pu – et ce littéralement – se ronger les ongles tant inquiétée par l'absence de son acolyte mais également par le fait d'être seule dans ce logement, seule avec ses pensées et ses tourments. Issara était en colère contre sa dulcinée, elle ne devait pas lui faire ça la veille de leur rentrée dans cette université pour ces études de médecines, la laissant alors stresser seule mais la laissant également se démerder dans cet emménagement qui l'avait épuisé tout au long de la soirée. « Où que tu sois Chalai, je te déteste, sache le... » Un énième soupir traverse ses lèvres et, abandonnant finalement la pseudo haine qu'elle avait envers son amie, l'étudiante était partie se coucher pour tenter de trouver un semblant de sommeil.

Seulement, elle n'arrêtait pas de se tourner dans tout les sens dans son lit, cherchant désespérément à trouver le sommeil, voulant être à tout prix dans les bras de Morphée. C'était malheureux, elle se faisait un sang d'encre pour son amie qui pouvait très bien se débrouiller toute seule après tout. Oui, elle avait passée, tout comme elle, le cap des vingt ans et elle s'assumait depuis son plus jeune âge, tout comme elle, encore une fois. Nan, elle ne pouvait pas rester de marbre, elle l'aimait trop pour dormir paisiblement sur ses deux oreilles et ça, elle le savait pertinemment mais, se voilant la face, elle ne voulait se l'avouer à elle même. Les heures défilaient et la thaïlandaise ne revenait pas. Pire encore, les secondes semblaient être une éternité et, lorsque l'horloge électrique avait affichée deux heures du matin, la fatigue se mêlait au stress et, prête à se relever pour fumer une cigarette, un tambourinement se fit entendre de l'autre de côté de la porte d'entrée, surprenant la jeune fille qui, dans une très grande méfiance, s'était levée en direction du fameux bruit. Puis le bruit des clefs tentant de se frayer un chemin dans la serrure se fit entendre et, comme si sa vie en dépendait, Issara avait accourue vers la porte tout en déverrouillant cette dernière tout en ouvrant la cloison, faisant ainsi face à une Chalai ivre morte, un sourire niais inscrit sur ses lèvres.

« Bonsoir » Prise dans l'étreinte de son amie, les relents des divers consommations alcoolisées qu'elle avait bu répugnait l'étudiante qui avait du patienter durant de longues heures à s'inquiéter. « T'as vu l'heure qu'il est ? Tu t'es demandée une seconde si me prévenir ne serait pas une bonne idée par hasard ?! » Un long soupir traversant ses lèvres et Issara avait refermée derrière elle la porte avant de laisser tomber sur le sol son châle tout en allant se servir un verre d'eau. « Tu… m’attendais ? Je suis partie boire un verre et… j’avais besoin d’un deuxième, puis d’un troisième… » Arquant un sourcil, la thaïlandaise écoutait les explications de son acolyte qui, en une fraction de seconde, semblait être devenue totalement différente, à présent perdue dans ses pensées. « Je t’ai manqué ? Moi tu m’as manqué. Issara. Il faut me laisser entrer, maintenant… » Souriant nerveusement, la jeune fille apportait à présent son verre en direction de sa meilleure amie tout en continuant désespérément de soupirer. « Chalai, on est déjà à l'intérieur... T'as bu combien de verre au juste ? Non, laisse tomber, ce soir tu dors avec moi. Viens, on y va, il est déjà assez tard comme ça. » Se dirigeant vers sa pièce à coucher en compagnie de son acolyte, Issara avait allumée la lumière tout en aidant son amie à se déshabiller sans qu'elle s'écroule sur le sol avant de l'aider à l'installer dans le lit, tout en y allant après elle. « Bon, tu me laisses dormir s'il te plaît, maintenant que t'es la je vais pouvoir ne pas me retourner dans tout les sens à me ronger les ongles si t'es pas morte dans une ruelle ou pas. »

© EKKINOX
 

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