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 Décidément, il faut toujours que je croise ton chemin [Feat. Roy]

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Ce message a été posté Jeu 28 Avr - 15:58

" Décidément, il faut toujours que je croise ton chemin "
••• L’hôpital, un lieu austère que je n’apprécie pas tellement. Moins je m’y rends mieux je me porte mais malheureusement il y a des moments dans la vie où nous sommes obligés de s’y rendre, juste pour un rendez-vous, ou pour passer un examen, ou encore pour avoir une consultation, bref des moments obligatoires que je ne peux reporter. Cela fait déjà deux mois que je reporte mon rendez-vous trouvant toujours une excuse pour ne pas venir dans ces lieux mais à force de changer d’avis, de reporter le rendez-vous je me vois dans l’obligation d’y aller maintenant. Mais heureusement je suis mentalement préparée à y entrer. Pourtant je ne dois pas y venir pour quelque chose d’important, de crucial, dont ma vie en dépend, non pas du tout, c’est juste une petite consultation de routine, rien de mal. J’ai juste besoin de faire quelques examens pour être certain que tout va bien, que je me porte bien, bref un simple test sanguin. Toutefois ce qui peut paraître simple pour une personne peut être insurmontable pour d’autres. Parce qu’en plus de devoir passer un test sanguin je vais devoir aussi passer par la casse piqure et autant dire que c’est le moment que je redoute le plus. Je n’aime pas la vision de l’aiguille s’avançant progressivement vers ma peau pour y pénétrée lentement me prenant quelques gouttes de sang. Je sais pourtant que ce n’est qu’un court moment, que je ne vais pas avoir mal, mais malgré ça, je redoute le moment plus que tout au monde. Je n’aime vraiment pas ce genre de situation et je suis capable de me défiler, encore une fois, juste avant d’entrer dans la salle pour passer l’examen. Je sais au fond de moi que je vais devoir passer par là, que ma mère ne cesse de me mettre la pression pour que j’y aille, s’inquiétant sûrement de m’avoir vu maigrir ces derniers jours. Elle n’a toujours pas compris qu’il m’arrive de ne pas avoir faim pendant une période et donc de cesser de manger autant qu’avant. Chaque fois que je passe par une telle période elle exige que j’aille passer une batterie d’examens, comme si elle avait peur que cela joue sur ma santé alors que ce n’est pas quelques miettes de riz en moins qui va changer quelque chose. M’enfin c’est aussi quelque chose de bien et de positif pour moi de faire assez régulièrement, au moins une fois par an, ce type d’examen, juste pour savoir où j’en suis dans mes globules, mon cholestérol et ainsi de suite. Je m’en vais donc vers l’hôpital, une boule au ventre, mais avec cette pensée que c’est pour mon bien et rien de plus.

Cela fait déjà plusieurs minutes que je tourne encore et encore ne sachant pas où me rendre exactement. Je sais que j’ai rendez-vous à tel endroit mais je ne parviens pas à trouver le chemin et je n’ose pas non plus demander aux personnels m’entourant. Je ne sais pas si je fais exprès de me perdre dans cet hôpital mais dans tous les cas je ne parviens pas à retrouver mon chemin. Poussant un long soupir de désespoir je finis par m’asseoir sur une chaise du couloir, fatiguée de marcher encore et encore. C’est là que deux médecins s’approchent de moi, tout en discutant de manière animée et c’est par mégarde que mon oreille se tend vers leur conversation, entendant quelques bribes de mots dont ‘’hospitalisation’’, ‘’sortie’’, ‘’Kasahara Roy’’ . . . Sur le moment je ne réagis pas mais après quelques secondes d’intégration je sursaute à la prononciation du nom et prénom de Roy. Roy ? Celui que je connais ? Celui qui est malade ? Celui qui est professeur dans mon école ? Celui avec qui j’ai eu une aventure, qui a un fils et qui a fini par être attiré par les hommes ? Est-ce qu’il parle de ce Roy là ou d’un autre ? En même temps le prénom Roy est assez commun au Japon, en revanche son nom de famille j’en doute enfin en tout cas je doute qu’il y ait beaucoup de Kasahara Roy, sauf erreur de ma part. J’ai envie de questionner les médecins sur le patient dont ils parlent mais je sais qu’ils vont plutôt m’ignorer et que ce n’est pas la bonne chose à faire. Je me racle la gorge et m’approche d’eux, toute intimidée. « Excusez-moi je cherche la chambre de Mr Kasahara Roy. Je suis une de ses amies mais n’étant pas très douée je ne me souviens plus vraiment de sa chambre, pouvez-vous me l’indiquer s’il vous plaît ? ». Ils me regardent un peu de manière suspicieuse mais finissent par me faire confiance en indiquant le numéro de chambre. Sans perdre une seule seconde je me dirige vers la chambre en question, craignant d’y croire celui que je connais. Quoique je ne devrai pas craindre au contraire je devrai être contente, ou pas, tout dépend de la raison de son hospitalisation ici, je n’ai pas bien compris les paroles des médecins donc autant dire que sa présence peut soit être positive soit négative malgré le fait que le terme ‘’sortie’’ ait été évoqué lors de la conversation entre les deux médecins. J’arrive enfin devant la porte de Roy et hésite quelques instants avant de frapper. Je ne sais pas si quelqu’un m’a répondu ou pas mais je me permets d’ouvrir la porte, passant la taille entre l’entrebâillement. Au début je n’aperçois personne, puis une ombre, celle de Roy, celui que je connais. « Sa . . . salut » dis-je en entrant totalement, poussant la porte derrière moi, « je te dérange ? ».


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Ce message a été posté Mar 3 Mai - 22:53
L’opération était terminée. Vraiment terminée. Depuis quelques jours déjà et Roy ne savait toujours pas s’il pouvait soupirer de soulagement ou si au contraire, il devait encore paniquer. Les médecins avaient déclaré qu’il n’avait pas d’autres choix que de rester en observation, le temps de s’assurer que tout était en ordre, qu’il n’y ait aucun effet secondaire ou une quelconque réaction. Après une telle intervention, il fallait se préparer à tout surtout qu’il s’agissait d’une opération difficile. Bon, il était déjà content de s’être réveillé et ne pas avoir perdu la vie au bloc opératoire, le jeune homme se permettait d’espérer plus facilement. Les derniers jours avaient été compliqué, il broyait du noir et ne parvenait pas à être optimiste. Il était persuadé qu’il allait y rester mais son envie de vivre était beaucoup plus puissante que ce qu’il n’aurait imaginé. Enfin il savait qu’il ne souhaitait pas mourir cependant il s’était résigné au fait que de toute façon si le destin est contre nous, on ne peut malheureusement pas y faire grand chose...

Et pourtant, il avait ouvert les yeux, il avait pu voir les lumières, le mouvement autour de lui alors que les battements de son coeur, il ne les avait jamais senti aussi fort qu’à cet instant précis. Probablement parce qu’il était simplement heureux de se savoir en vie. Des larmes avaient perlé sous ses yeux fatigué à cause de toute cette pression qui l’avait accaparé et pour lui, même si ce n’était que quelques jours de plus, le professeur avait déjà considéré cela comme une victoire. On lui avait fait d’autres examens les journées suivantes, on avait vérifié son taux sanguin, son pouls, sa tension et si tout allait bien pour le moment, il n’avait pas d’autres choix que d’être patient. Il le sentait dans son corps que ça allait mieux néanmoins il avait peur alors le jeune homme n’osait pas s’avancer. Il préférait attendre, se reposer, profiter des quelques visites qui venaient le voir, la famille pour la plupart. Excepté son fils parce qu’il ne souhaitait pas qu’il vienne dans de tels endroits à son âge, ni qu’il voit son père dans un tel état donc lorsqu’il était assez en forme, Roy l’appelait et discutait avec lui au téléphone. Ca lui faisait plaisir de l’entendre parler de l’école, d’apprendre qu’il s’était fait de nouveaux copains et qu’il voulait encore faire des échanges de balle avec lui. Ah... Le baseball. Si tout s’arrangeait, l’enseignant pourrait y jouer à cent pourcents de plus bel. Ca lui manquait tellement de ne pas être capable de donner toutes ses capacités. Ryû n’était pas venu mais lui-même avait décidé cela puis son camarade avait d’autres choses à penser pour le moment, qu’il ne se tracasse pas pour lui... Bientôt, ils se verraient et lui aussi, il lui manquait. Plus qu’il ne l’admettait d’ailleurs parce qu’au fond, il avait besoin de lui cependant il refusait de le voir dans de telles conditions, lui infligeaient de nouveaux tourments alors que son meilleur ami n’avait clairement pas besoin de ça.

Allongé sur son lit, une perfusion piquée au bras, le garçon fixait l’extérieur au travers de la fenêtre, un fin sourire sur les lèvres alors que le ciel était d’un bleu éclatant. Il n’était pas spécialement superstitieux toutefois depuis qu’il avait quitté le bloc, il faisait beau dehors et lui prenait ça comme un bon présage. Oui, il espérait de plus bel et c’était tellement agréable, comme s’il redevenait enfin lui-même après tout ce temps. On frappa à la porte, l’obligeant à détourner son regard vers cette dernière dans un « Entrez. » Ses pupilles s’arrondirent largement en remarquant sa visiteuse hors un doux sourire orna ses lèvres avant qu’il ne lui réponde que non, elle ne dérangeait pas.

Remontant le dossier de son lit à l’aide de la machine, il s’installa plus confortablement : pas assis, mais pas allongé non plus. Un entre deux de façon à ce que cela soit plus facile pour discuter.

- Qu’est-ce que tu fais ici ? L’interrogea l’enseignant posément, Tu vas bien ?

C’était plutôt à lui qu’il faudrait poser la question puisqu’il était celui qui se trouvait sur un lit d’hôpital cependant Roy ne prêtait pas attention à un tel détail. Il n’était plus qu’en observation désormais, pas de quoi en faire un drame. Puis, il n’était pas le genre d’individus qui appréciait se plaindre. Peu importait son état, cela ne l’empêchait pas de s’inquiéter pour son entourage non ? Cela ne serait pas juste autrement.

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Ce message a été posté Jeu 5 Mai - 23:51

" Décidément, il faut toujours que je croise ton chemin "
••• Je ne sais pas si je devrai me rendre réellement dans sa chambre, si j’ai ma place, de peur qu’il me rejette, ou qu’il me demande de partir ou quelque chose comme ça. Bien sûr je ne suis pas encore certaine que cela soit lui mais si éventuellement c’est le cas, que dois-je faire ? Simplement rentrer et le saluer, l’air totalement innocent, ou dois-je faire comme si je m’étais trompée de porte et que le hasard m’a fait tomber sur sa chambre ou dois-je agir autrement ? Je suis quelque peu stressée de savoir qui se cache derrière la porte que je tiens fermement. Quelque part j’espère voir Roy comme je ne l’espère pas car j’imagine que s’il est actuellement à l’hôpital c’est que rien ne va ? Ou alors au contraire tout va pour le mieux ? Mais j’opte plus pour la première solution. Quand je repense aux paroles de Roy je doute qu’il soit venu jusqu’ici pour se faire opérer, pour se soigner, mais que c’est plutôt pour y mourir. Un frisson glacé me tiraille le corps, me laissant un goût amer dans la bouche. J’ai peur et même si je n’ai plus aucune relation avec cet homme, plus aucun contact depuis des semaines voir sûrement des mois, ou peut-être moins je ne sais plus, cela ne m’empêche pas d’avoir peur pour lui, de ressentir cette crainte d’être face à un être mourant. Cela me rappelle de nombreux mauvais souvenirs, comme la mort de mon père. Certes je n’ai jamais voulu voir son corps, je n’ai jamais voulu le faire détériorer, préférant garder une image positive de lui et c’est pour cette raison que j’appréhende encore plus le fait de voir Roy, sur son lit de mort, peut-être, qui sait. Mais je dois faire face, qu’importe la réalité, je dois la voir et arrêter d’espérer. Inspirant profondément, prenant mon courage à deux mains voir même plus si j’en avais eu plus, je pousse la porte, celle de la vérité.

Je tente de sourire, vainement, mais le fait de le voir sur ce lit me fait un choc, comme un petit électrochoc. Je ne sais pas vraiment où me mettre et je n’ose avancer un peu plus vers lui mais après quelques hésitations je m’avance quand même un peu, jusqu’à son lit, sans vraiment m’approcher au plus près, gardant une certaine distance, au cas où. Ce n’est pas que je ne veux pas m’en approcher mais s’il se refuse à me voir je ne suis pas très loin de la sortie, pour une meilleure fuite. Je me racle plusieurs fois la gorge avant de parvenir à formuler mes phrases. « Je . . . j’avais un rendez-vous et en fait . . . je me suis partie et tu vois . . . j’ai entendu des médecins . . . j’ai cru entendre ton prénom et . . . j’ai voulu . . . vérifier . . . voir si c’était bel et bien le Roy que je connaissais ». Je laisse quelques minutes de blanc semblant être une éternité et je finis par reprendre le fil de la conversation. « Je vais bien . . . et toi ? » dis-je en lui lançant un regard proche du désespoir. En vérité je ne suis pas désespérée, pas autant que ça, je suis juste dans l’incompréhension la plus totale. J’aimerai lui demander la raison de sa présence ici, le pourquoi du comment, mais j’ai peur de sa réponse mais j’ai aussi peur qu’il me mente, juste pour ne pas m’inquiéter. Comment croire un homme qui a provoqué bien des surprises ? C’est difficile. Je ne sais pas si je peux lui poser la question directement ou si j’attends que lui le fasse, car je me doute bien qu’il doit savoir que là, tout de suite, je me pose des centaines de questions sur la raison de sa présence dans cet hôpital. Je regarde aux alentours comme si je cherche une personne autre que lui et moi dans la pièce alors que nous sommes juste deux. « Est-ce que je peux m’asseoir quelques secondes avec toi ou peut-être que tu as d’autres choses à faire je ne sais pas ? ». Je ne sais vraiment pas si je peux m’installer à ses côtés ou pas, mais je prends quand même une chaise avant qu’il ne réponde et m’assoies sur celle-ci, lui faisant ainsi face. J’avale difficilement ma salive et finis par lui demander quand même, « tu es là pour . . . pourquoi ? ».


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Ce message a été posté Mer 8 Juin - 22:26

" Décidément, il faut toujours que je croise ton chemin "
••• C’était vrai que Roy était surpris. Il ne comprenait pas pourquoi Yeo Jin était là, si elle était venue exprès pour lui rendre visite ou si au contraire, il y avait une raison particulière à sa visite à l’hôpital. Il espérait qu’elle n’était pas malade, qu’elle n’avait rien de grave, surtout à son âge. Et avec ce que lui-même avait traversé, le professeur imaginait rapidement le pire. Pour rien au monde il ne souhaitait à ce qu’on vive ce que lui avait traversé ces derniers mois. Il avait cru mourir, à plusieurs reprises et jamais il n’aurait cru s’en sortir si bien. Peut-être avait-il encore une bonne étoile là-haut dans le ciel, quelqu’un qui veillait sur lui et qui refusait à ce qu’il quitte la Terre aussi tôt. Il avait encore tant de choses à vivre, tant de choses à découvrir. Ce serait un sacrilège que de le tuer maintenant alors qu’il n’en était même pas au quart de sa vie. Il était encore fatigué - le contraire aurait été étonnant - il avait subi une grosse opération après tout, si bien qu’il peinait encore à prendre conscience de la réalité. Il avait l’impression d’être sur un petit nuage, de naviguer et de ne pas être tout à fait présent dans ce lit. Peut-être parce qu’il peinait durement à se rendre compte qu’il était envie, que c’était fini et que son existence allait enfin pouvoir reprendre son cours. Pendant un moment, c’était comme si sa vie avait été mis sur pause, il avait choisi de tout arrêter, de se couper du monde, s’enfuir, s’échapper, pensant qu’il ne reviendrait jamais de là, que la mort l’attendait à bout de bras mais non, ça avait été le contraire. Et petit à petit, les morceaux qu’il avait dissipé à droite, à gauche, se rassemblait pour lui rappeler que rien n’était perdu, que sa routine n’attendait plus que lui, qu’il allait pouvoir tout reprendre sans se poser de questions. Sauf que des questions, le jeune homme en avait des tas. Tout son comportement jusqu’ici avait été modifié parce que justement, il avait cru que ses jours étaient comptés alors il avait profité un maximum, il avait changé, avait perdu son chemin mais il commençait à se retrouver. Doucement, sûrement... Il lui faudrait du temps, Roy l’admettait toutefois le principal était certainement que les choses étaient enfin en train de s’arranger, qu’on lui donnait la chance de s’en sortir et pour sur qu’il comptait la saisir. Il retrouvait ce côté positif qui construisait sa personnalité et il s’en voulait presque d’avoir eu des réflexions si noires, si obscures ces derniers jours parce que ce n’était pas dans ses habitudes d’être si négatif. Hors, probablement que lorsque la mort frappe à notre porte, il est difficile d’avoir les idées claires et le garçon en était le premier à en témoigner.

Les yeux rivés vers l’étudiante, il l’écoutait en silence, ne saisissant pas tout à fait ce qu’elle racontait mais juste assez pour comprendre que si elle avait trouvé sa chambre, c’était surtout un hasard. Mais, même s’il ne l’avouerait pas à voix haute, cela lui faisait plaisir que Yeo Jin ait pris l’initiative de venir le voir en dépit de tout ce qui s’était passé entre eux. Roy ne le niait pas, il n’oubliait pas non plus. La seule chose qu’il pouvait regretter était de l’avoir blessé, de l’avoir abandonné lamentablement sans explication alors que c’était vrai que la demoiselle ne méritait pas cela.

« Je vais bien, merci. »

Certes, il pourrait aller mieux cependant il ne s’en plaindrait pas parce que cela faisait longtemps qu’il ne s’était plus senti aussi bien. Comme si un poids s’était retiré de ses épaules et que même s’il était encore épuisé par les récents évènements, son moral était présent, il était en mesure d’entrevoir un avenir. L’enseignant n’en demandait pas plus donc oui, il allait bien.

« Un rendez-vous ? Ce n’est pas grave au moins ? » N’avait-il pu s’empêcher de l’interroger, intrigué malgré tout.

Il l’espérait pour elle bien qu’il n’était pas certain que la jeune fille lui avoue la vérité si elle avait un sérieux problème. Dans tous les cas, il priait à ce qu’elle n’ait rien. Hochant la tête, Roy ne riposta pas quand elle prit l’initiative de s’installer sur une chaise près de lui. Cela lui faisait du bien d’avoir un peu de visite aussi et ce, même s’il n’avait envie d’inquiéter personne. Avoir quelqu’un près de soi, quoi qu’on dise, c’est toujours agréable.

- Je me suis fait opérer, Finit par lui répondre le garçon d’un sourire discret, Tu sais... Parce que j’étais malade. Apparemment ça devrait aller avec ça mais il me garde en observation pour le moment, s’assurer que tout fonctionne normalement. Mais ça devrait aller.

Puisque contrairement à avant, lui-même aujourd’hui en était convaincu. Il positivait et ça avait toujours été sa force. Il ne se laisserait plus submergeait par sa santé, il serait celui qui la dominerait. Sans rien ajouter d’autre, il égara ses prunelles en sa direction, la contemplant dans les yeux avant de lui arborer une nouvelle esquisse, sincère. Cette fille était quand même incroyable. Il ne pourrait pas dire pourquoi, c’était juste ce qu’il ressentait en cet instant alors qu’il la contemplait.



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Ce message a été posté Lun 13 Juin - 20:25

" Décidément, il faut toujours que je croise ton chemin "
••• C'est toujours autant perturbant que d'être face à Roy, je ne sais pour quelle raison mais chaque fois que je croise son chemin, qui se fait de plus en plus fréquemment, je me sens assez mal à l'aise, intimidée, alors que ce n'était pas le cas il y a quelques mois de cela. Ce n'est pas que je ne sois pas heureuse de le voir, de nouveau par hasard, absolument pas, mais c'est juste que c'est perturbant, c'est tout. Encore plus lorsque je le vois dans un tel état, sur ce lit d'hôpital semblant si faible. Je pense que c'est toujours dérangeant de voir quelqu'un dans un tel contexte, car hôpital veut forcément dire problème, opération, voir même la mort.  Je sens ma gorge qui s'assèche légèrement lorsqu'il tente de me rassurer en disant qu'il va bien. Va t-il vraiment bien ou n'est-ce là qu'un moyen de me dire d'aller voir ailleurs, que je n'ai pas à m'inquiéter, comme il l'a fait de si nombreuses fois. Je ne préfère donc rien dire et me contente de cette réponse même si je crains que cela ne soit pas si bien qu'il le prétend, mais de toute manière je n'ai plus rien à redire sur ça, je le sais pertinemment. Je baisse quelques secondes les yeux, quelque peu attristée, mais reprends rapidement le fil de la conversation, chassant ces mauvaises ondes qui m'entourent. Je souris légèrement lorsqu'il semble lui-même inquiet de savoir ma présence ici. Cela me fait quelque part plaisir de savoir qu'il a l'air un peu impliqué. « Oh non, ne t'en fais pas, ce n'est rien du tout, c'est juste un contrôle de routine. Donc rien de bien important » dis-je avec une petite voix. En tout cas je doute que cela soit si important par rapport à lui, sa présence ici, mais je ne dis rien, encore une fois, et puis de toute manière je me mens pas, c'est vraiment sans importance.

Roy finit par me lâcher la raison de sa présence ici et je ne peux m'empêcher d'écarquiller les yeux, surprise par cette nouvelle déconcertante. Il a vraiment décidé de se faire opérer ? C'est vraiment déjà fait ? Cela veut dire qu'il est mieux ? Que tout va bien pour lui ? Qu'il va survivre ? Je ne sais pas si je dois lui sauter au cou ou non mais dans tous les cas je suis particulièrement heureuse d'apprendre cette nouvelle. Je ne m'y attendais absolument pas, je pensais justement que c'était le contraire, qu'il était ici parce qu'il était en fin de vie ou quelque chose comme ça. Je me souviens encore de sa réticence lorsqu'il m'avait parlé de sa maladie et du fait qu'il ne voulait absolument pas entendre parler d'une quelconque opération et maintenant, c'est fait. Je suis tellement heureuse de savoir qu'il a changé d'avis, qu'il a pris initiative de profiter de cette vie qui lui est offerte. C'est vraiment un plaisir pour moi d'entendre une telle nouvelle, je me sens totalement soulagée, comme si un poids vient de partir de mes frêles épaules, poussant malgré moi un soupir de soulagement. Je ne peux m'empêcher de, finalement, lui sauter au cou, malgré le fait qu'il soit allongé dans son lit, trop euphorique en entendant cette nouvelle. « Oh Roy ! Tu ne peux pas savoir à quel point je suis contente de te l'entendre dire, ça me rassure tellement, j'avais si peur que te voir ici signifiait justement la fin ». Je m'éloigne un peu, préférant m'écarter pour ne pas être trop lourde pour lui et surtout s'il a peu de force pour supporter un poids tel que le mien. Je verse quelques petites larmes, ne pouvant contrôler toute cette émotion si soudaine et si intense. « Désolée de réagir de la sorte mais tu ne peux pas savoir à quel point je suis détendue, qu'est-ce qui t'a fait finalement changé d'avis ». Ce n'est pas que je sois curieuse mais j'aimerai savoir ce qui l'a poussé à se prendre en main, ce qui l'a poussé à mener cette opération. Dans tous les cas, je suis vraiment très sereine de savoir qu'il va vivre et que je vais sûrement pouvoir le croiser de nouveau, par hasard, encore une fois. « Tu as bien fait de la faire cette opération . . . » dis-je avec un grand sourire, « ça veut dire que j'aurai d'autres occasions de te revoir . . . encore par coïncidence ». Je lui fais un petit clin d’œil parce que depuis quelques temps je trouve que ça en fait des coïncidences.


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Ce message a été posté Sam 18 Juin - 11:30

" Décidément, il faut toujours que je croise ton chemin "
••• Un fin sourire avait tracé ses lèvres, rassuré d’entendre que Yeo Jin n’était là que pour un contrôle de routine. Evidemment, Roy n’avait pas la preuve qu’elle lui racontait l’entière vérité néanmoins il avait envie de la croire. Peut-être parce que ça l’angoisserait trop d’imaginer le contraire et qu’il ne souhaitait pas découvrir qu’elle aussi avait quelque chose de grave. Surtout à son âge... Elle était encore bien plus jeune que lui, elle avait toute la vie devant elle, cela serait horrible de tout perdre si rapidement. Et lui devenait un peu trop paranoïaque désormais dés que cela touchait la santé d’un proche. Cela était sûrement du à cause de tout ce qu’il avait traversé ces derniers mois, qu’il était devenu une personne extrêmement pessimiste et qu’il aurait tout abandonné si Ryû n’avait pas trouvé les bons mots pour l’encourager dans cette voie. Rien que pour cela, il ne remercierait jamais assez son meilleur ami puisque à présent l’opération était passé et il était encore là. Ce qu’il n’aurait pu concevoir il y a quelques jours. Lui si optimiste habituellement était tellement si défaitiste qu’il se voyait déjà étendu sur son lit de mort, attendant son heure. Certainement que celle-ci n’était pas encore arrivé, qu’on lui accordait un peu de répit afin de profiter de la vie, de son fils et reprendre le cours de son existence tranquillement. Lorsqu’il y réfléchissait, le professeur avait l’impression que justement sa vie avait pris un tourment un peu bizarre qu’il n’était pas capable de justifier mais qui était assurément du à sa condition de ces derniers mois. Découvrir qu’il ne nous reste que peu de temps à vivre, forcément ça change les gens, ça change la vision des choses et on devient différent. Mais, petit à petit, chaque pièce du puzzle finirait par se remettre en place, le garçon croyait en ça.

Ses pupilles s’arrondirent toutefois, étonné par le geste de l’étudiante qui s’était jetée subitement dans ses bras, le sortant ainsi de ses rêveries. Lui-même n’avait su comment réagir cependant comme par réflex, tout à fait naturellement, ses bras s’étaient entourés autour des siens sans qu’il ne dise quoi que ce soit sur le moment. Cela avait le don d’être plutôt agréable, à croire qu’on n’efface pas certaines émotions si facilement puisque qu’il rétorque le contraire ou non, Yeo Jin n’était pas n’importe qui non plus. Bien que cela fut court, ils avaient quand même partagé certaines choses tous les deux et cela ne disparaissait pas d’un claquement de doigt non plus. Hors, sa force était encore faible, cela se ressentait probablement aux légers tremblements qui parcouraient son corps et il remerciait intérieurement sa vis-à-vis pour s’être décalée légèrement. Il ignorait comment réagir face à sa réaction, réaction qui le touchait plus que de raison d’ailleurs mais plutôt que chercher à s’expliquer, d’une simple esquisse et d’une voix douce, le jeune homme lui fit comprendre que ce n’était pas grave. Cela lui faisait même plaisir qu’elle soit autant rassuré pour lui, ça lui donnait l’impression qu’elle tenait vraiment à lui et c’était admirable. Après tout ce qui s’était passé, cette demoiselle arrivait encore à le surprendre.

« Je me suis rendu compte que je n’avais rien à perdre que de tenter alors je l’ai fait. »

Ce n’était pas la totale vérité parce que c’était surtout Ryu qui l’avait convaincu cependant Roy n’avait pas envie de mentionner son meilleur ami maintenant. Ce n’était pas le moment et il ne souhaitait pas la braquer, ni la faire fuir. Ses doigts frêles s’approchèrent doucement de son visage afin de se poser sur sa joue et essuyait les fines larmes qui y étaient encore alors qu’il la remercia d’une petite voix.

- Je pense que oui, il y’en aura d’autre,
Confirma l’enseignant dans un faible rire, Puisque déjà je vais pouvoir revenir à la faculté. Tu devrais venir apprendre le baseball, cela serait plus facile.

Non mais qu’est-ce que tu racontes toi comme bêtise ? Il sourit sur ses dires avant de reposer sa main près du lit et de déclarer qu’il plaisantait.

- Mais c’est gentil d’être passé me voir en tout cas. Ca me fait plaisir.

Passer ses journées à l’hôpital était loin d’être une chose joyeuse et il s’ennuyait plus qu’il ne l’avouerait à haute voix. Heureusement, il avait quelques visites de temps en temps et avoir eu Yeo Jin aujourd’hui, il lui en était réellement reconnaissant. Toutefois, Roy admettait malgré tout qu’il avait hâte de rentrer, que tout soit terminé pour de bon et retrouver son fils. Il avait tellement envie de le voir, le serrer fort dans ses bras puis lui dire que Papa ne l’abandonnerait plus jamais maintenant.



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Ce message a été posté Lun 20 Juin - 18:45

" Décidément, il faut toujours que je croise ton chemin "
••• Voir un homme pour qui nous avons ressenti des choses sur un lit d'hôpital est toujours aussi perturbant et pour de maintes raisons. Même si cette personne nous a fait pleurer, elle nous a quand même fait rire, elle a partagé des moments avec nous, des moments parfois intimes, intenses, émotionnels et c'est bien pour cette raison que je ne peux pas en vouloir à Roy pour toutes les larmes que j'ai versé pour lui, pour toute la souffrance que j'ai dû surmonter lors de son départ et lors de mes retrouvailles avec lui. Mais aujourd'hui est un autre jour et j'ai fini par comprendre ses agissements, j'ai fini par le comprendre et me résigner. Maintenant j'espère juste que notre relation va devenir amicale, ou en tout cas, pouvoir le revoir comme il se doit, n'oubliant pas pour autant le passé, surtout que désormais, il s'est fait soigner et que j'ai donc toute la possibilité de le voir autant que je veux, sans en être inquiète, sans ressentir de la culpabilité vis à vis de lui. Je pense que si ma peine s'est atténuée, mais ma haine envers lui aussi, c'est à cause de sa maladie. Cela m'a beaucoup aidé parce qu'il est difficile d'en vouloir ou de ne pas pardonner à une personne qui est sur le lit de mort. En tout cas je ne cache pas ma joie de le savoir soigner et n'hésite pas une seule seconde à lui sauter au cou, sans retenue, sans le coup de l’émotion. On oublie jamais tout d'une personne. Je lui fais un grand sourire, m'éloignant de lui, heureuse de l'entendre dire qu'il n'avait rien à perdre en faisant cette opération. Il a totalement raison et c'est bien pour cette raison que je suis rassurée de l'entendre prononcer de tels mots, me rassurant de plus en plus. Finalement il a su ouvrir les yeux sur la nécessité de cette opération comprenant que vivant ou mort de toute manière cette opération revenait au même, enfin juste qu'en tant qu'être vivant, il pouvait se faire soigner, survivre. « Tu as bien fait Roy, vraiment tu as bien fait » dis-je d'une petite voix intimidée alors que sa main se pose sur ma joue. Si seulement les choses ne s'étaient pas déroulés comme elles se sont déroulées, je me demande bien à l'heure actuelle ce que nous serions devenus. Parfois j'ai juste envie de remonter le temps et changer de direction, juste pour savoir, juste pour nous voir dans d'autres circonstances.

« Et bien s'il y a d'autres fois, tu risques de me revoir souvent », je rigole, heureuse de savoir qu'il va revenir à l'université, qu'il va continuer à enseigner et que je vais pouvoir continuer à le voir, même si cela peut paraître bizarre au début. Mais de toute manière lui et moi c'est fini n'est-ce pas ? Je ne sais pas pourquoi je me mets à hésiter, quelques secondes, mais tente de chasser rapidement ses idées de mon esprit, pour ne pas tomber de nouveau dans ce piège de succomber. Je ne sais pas trop si je dois accepter de venir apprendre le base-ball parce que j'ai quelques craintes, de chavirer de nouveau, mais j'ai grandi et je me suis endurcie, grâce à lui. « ça sera avec plaisir, en plus si j'ai un professeur comme toi, ça me convient davantage et puis j'ai toujours voulu apprendre ce sport. Je le trouve intéressant et défoulant ». Le fait de courir pour essayer d'arriver aux points, de lancer la balle le plus loin possible, je trouve que c'est beaucoup mieux que de courir derrière un stupide ballon. Je fronce des sourcils quand il me dit finalement qu'il plaisantait, « mais je suis sérieuse moi, ça ne me dérangerait pas tu sais ». Enfin je ne peux que le comprendre, c'est sûrement bizarre de partager de tels moments, avec moi. Je pose ma main sur la sienne, en la tapotant un peu, « mais c'est normal Roy, même si le hasard a juste fait les choses, pour ne pas changer ». Je ris me disant qu'il y en a eu des coïncidences entre lui et moi, nos chemins se croisant toujours et encore, à croire que le destin se joue de nous. J'avoue que je me suis souvent posée quelques questions, concernant nous deux, me demandant si ce n'était pas justement fait exprès, mais je ne sais pas, c'est peut être juste un moyen de nous mettre des bâtons dans le rue ou c'est juste une coïncidence. « Et tu sors quand de l'hôpital ? Car je te préviens, dès que tu sors de l'hôpital, je t'offre un repas digne de ce nom juste pour fêter ça ». Moi je suis très séreuse en disant ça.


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Ce message a été posté Mar 21 Juin - 20:58

" Décidément, il faut toujours que je croise ton chemin "
••• Il n’était pas contre de la revoir souvent. Au contraire, cela lui ferait plaisir puisque de son point de vue, c’était dommage que tout cela se soit terminé ainsi entre eux. Roy en avait conscience, il ne le niait pas que c’était de sa faute car il était celui qui avait coupé les ponts du jour au lendemain mais qu’on lui pardonne, il avait tant de choses en tête à cet instant là, tant de choses à penser qu’il avait fini par se perdre lui-même. Tout seul à Okinawa, il en avait fait des bêtises et à l’heure actuelle, le jeune homme se mettrait des claques pour avoir été si imbécile, pour ne pas avoir été plus fort et avoir été si pessimiste au point de quitter la capitale, d’y abandonner tous ceux qui lui étaient chers. A l’avenir, il réfléchirait plusieurs fois avant d’agir, il le promettait, il ferait attention à chacun de ses actes et compterait plus sur ses proches en cas de besoin. Ce n’était pas en supportant tout, tout seul, qu’il avancerait et ça le professeur avait fini par accepter de le comprendre. Les amis, les amours, la famille, cela servait aussi et s’ils ne souhaitaient pas se tracasser pour nous, ils étaient les premiers qui désiraient savoir si quelque chose n’allait pas. Jamais ils ne chercheront à juger, c’était leur rôle et si quelqu’un osait déclarer qu’il était capable de s’en sortir sans l’aide de personne, qu’il le prouve parce que Roy lui-même n’était pas en mesure de déclarer cela. S’il n’avait pas eu Ryû, son fils ou même ses parents, il ne serait sûrement pas vivant à l’heure qu’il est. Certes, ils n’avaient pas fait l’opération à sa place mais plutôt que le laisser flancher, ils l’avaient encouragé, le soutenant à leur manière pour au final devenir sa force qu’il avait perdu. Un sentiment qui ne reviendrait plus puisque l’enseignant détestait être si faible, si misérable et surtout si défaitiste. Il ne fallait pas qu’il oublie qu’il y avait des gens sur Terre qui avaient besoin de lui et pour qui il devait se battre pour. Haru n’avait déjà plus sa mère, qui serait-il sans son père ? Rien.

Ses pupilles s’étaient arrondie toutefois lorsque l’étudiante lui avoua être sérieuse et être intéressée particulièrement par ce sport. Le garçon ne devrait pas être aussi heureux cependant il était toujours fier quand on lui avouait adorer le baseball et qu’on y trouvait intérêt. C’était stupide de réagir de la sorte néanmoins c’était sa passion, toute son enfance, sa fierté aussi et il souhaiterait que toutes les personnes du monde entier découvre ô combien c’était un sport intéressant avec un esprit d’équipe hors du commun. Le baseball, ce n’était pas que courir de base en base, c’était tellement plus que ça... Il y avait tout un jeu derrière, tout un tas de règles et surtout il s’agissait d’un sport où on ne pouvait pas s’en sortir seul. Si l’un des coéquipiers se trompent, tout le monde tombe. C’est tactique, minutieux avec aussi beaucoup d’adrénaline.

« Vraiment ? Tu es sérieuse ? » S’était étonné Roy en la fixant avec surprise « Je ne pensais pas que ça t’intéresserait. Mais si tu veux alors. »

Ceci n’était probablement pas raisonnable. Pas avec ce que tous deux avaient partagé et avec ce qu’on pourrait raconter à leur égard toutefois avec ce qu’il avait vécu ces derniers jours, le garçon n’avait pas envie de se poser de questions. Il voulait profiter puis où était le mal d’enseigner le baseball à une étudiante ? N’était-ce pas son métier, hum ?

D’un sourire, il ne lui répondit pas, songeant que ce geste était suffisant pour exprimer sa façon de penser alors qu’il la trouvait tout simplement adorable. Même s’il s’agissait du hasard, Rien n’avait obligé Yeo Jin à rentrer dans sa chambre donc c’était formidable de sa part. Vraiment. Par contre, ce qu’elle déclara ensuite, ce fut plus fort que lui, le jeune homme n’avait pu se retenir de rire doucement, elle était décidément trop mignonne.

- D’accord. Je te préviens je suis casse pied quand il s’agit de nourritures, je mange beaucoup !

Plus que beaucoup. Surtout quand on savait que ces derniers temps, il en était arrivé à un point où il sautait même certains repas. C’était étrange concernant une personne telle que lui cependant l’angoisse, le stresse, ne l’avait pas aidé à se sentir bien. Il avait perpétuellement cette boule au creux de son ventre qui lui coupait l’appétit. Maintenant, c’était parti... Et s’il était encore fatigué par l’intervention, le garçon s’était retrouvé frustré d’avoir eu si peu à manger - pas bon en plus - à l’hôpital. Ce n’était qu’une preuve de plus qu’il allait mieux.

- Mais je ne sais pas quand je sors. On m’a dit dans quelques jours si tout va bien. Je te passerais un coup de fil si tu veux.

Promis, il n’oublierait pas. Jamais. Une esquisse sincère avait tracé ses lèvres tandis que lentement fébrilement, il entourait sa main autour de la sienne dans un geste des plus naturels. Si l’avenir le lui accordait, il aimerait réellement pouvoir rester en bon terme avec elle. Il n’en demandait pas plus.




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Ce message a été posté Dim 3 Juil - 13:35

" Décidément, il faut toujours que je croise ton chemin "
••• Je hausse des épaules quand Roy semble être quelque peu surpris de mon intérêt pour le sport qu'il pratique. Certes je ne suis pas une grande adepte du sport et ce n'est pas moi qui vais m'inscrire dan divers clubs pour en faire, mais de temps en temps je trouve que c'est agréable, cela permet d'extérioriser certaines pensées, et puis c'est bon pour la santé, de plus le base-ball est un sport qui a de l'intérêt. De plus en plus populaire, je trouve qu'il a sa place dans les sports favoris dans le monde, c'est totalement compréhensible. Contrairement au rugby ou au football, il y a un véritable objectif qui est de lancer la balle le plus loin possible tout en parcourant le terrain le plus rapidement possible. Après ce n'est que personnel mais je trouve que c'est toujours mieux que de courir après un ballon. Bien sûr, je ne dis pas que je n'aime pas le football, j'apprécie les grands événements, regardant de temps en temps, mais il n'empêche que ce n'est pas tant que ça ma tasse de thé. Mais chacun ses goûts. « Sache que pourtant c'est le cas donc je suis très sérieuse. Je n'ai jamais appris à jouer au base-ball, même dans mes écoles ce n'était pas un sport pratiqué, alors autant dire que je suis curieuse de savoir comment ça se joue ». Je suis sincèrement curieuse par rapport à ce sport et puis avoir un professeur tel que Roy, c'est quelque chose que je ne peux refuser malgré le fait que cela puisse sembler bizarre.

Dans mon euphorie je lui propose de prendre un repas en ma compagnie dès sa sortie, histoire aussi d'échanger réellement, pour une fois. Je crois bien que cela fait un long et très long moment que lui et moi nous n'avons pas échangé autour d'une discussion, telles deux personnes normales profitant du moment pour parler, rien de plus. Je lui fais un grand sourire, rassurée qu'il accepte ma proposition. « Oh je crois alors que . . . » je fais mine de réfléchir, « je vais changer d'avis si tu es casse pied au niveau de la nourriture ». Bien sûr, je plaisante en disant ça, je ne vais sûrement pas me rétracter, difficile soit-il. Si je désire manger avec lui c'est bien pour une raison, pour passer un moment en dehors de ses murs si blancs et puis pour, surtout, fêter son rétablissement. Il le faut. « Tu pourras choisir ce que tu veux et tu peux faire ton compliqué, il n'y a aucun souci, et puis si je te laisse choisir, ça sera plus simple ». Je hoche positivement de la tête quand il me dit qu'il ne sait pas exactement quand il va sortir, j'espère en tout cas que cela ne va pas dure et puis de toute manière il n'y a aucune raison qu'il reste encore trop longtemps à l'hôpital puisqu'il a déjà passé l'opération, donc le plus difficile, même si c'est certain qu'il a besoin de repos. « Hum . . . je pense que c'est la meilleure idée, mais est-ce que tu as encore mon numéro ? » dis-je en ayant quelques doutes. Je ne sais même pas s'il a conservé mon numéro de téléphone ou pas, ou même s'il a changé de numéro tout court, avec tout ce qu'il s'est passé, c'est fort probable. « Je compte sur toi pour réellement m'appeler attention ». Je prends un air quelque peu menaçant. Ce n'est pas que j'ai quelques doutes sur le fait qu'il va me contacter ou pas, mais étant donné qu'il a déjà été capable de m'éviter, par le biais du téléphone, je me dis que je préfère me méfier, même s'il n'y a aucune raison qu'il m'évite. Les choses semblent être revenues à la normale entre lui et moi, enfin j'espère que c'est sincèrement le cas. J'ai envie de reprendre contact avec Roy, pas le voir que par coïncidence mais réellement le voir. Amicalement parlant, si c'est possible.


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Ce message a été posté Lun 11 Juil - 21:20

" Décidément, il faut toujours que je croise ton chemin "
••• Savoir que quelqu’un était curieux d’en découvrir plus sur le baseball rendait toujours Roy heureux et particulièrement fier. Il s’agissait de son sport favoris et s’il pouvait inculquer sa passion à tout le monde autour de lui, pour sûr qu’il le verrait. Voilà pourquoi lorsque Yeo Jin lui avait parlé du sérieux quant au fait de vouloir apprendre, il avait été le premier ravi. C’était avec plaisir qu’il le lui enseignerait puis si ça leur permettait de renouer quelques liens, le jeune homme n’en demandait pas mieux. Il s’était senti terriblement désolé pour elle lorsqu’il avait rompu contact brusquement et il s’estimait chanceux qu’elle lui ait pardonné parce que d’autres l’aurait laissé se débrouiller, l’aurait abandonné sans demander leur reste. Alors, intérieurement, le professeur la remerciait grandement pour cela. Refuser de lui apprendre serait un sacrilège avec tout ce que la demoiselle avait fait pour lui donc en somme, il lui devait bien ça. Plutôt que s’entêter à lui répondre, le garçon avait opté pour un tendre sourire avant d’ajouter qu’il le ferait alors. Ils trouveraient bien une occasion pour jouer puis rien n’empêcher l’étudiante d’assister à ses cours si elle avait le temps et si elle le désirait.

« Changer d’avis ? » Fit-il, faussement offusqué d’une telle rétorque, se doutant que la demoiselle plaisanter.

Un doux rire s’enfuit de ses lèvres à sa remarque alors qu’en vérité, lui-même n’était pas casse pied pour la nourriture. Il prenait tout ce qui se mangeait, moins les sucreries certes cependant le reste, Roy en était fan. Son grand problème était qu’il avait un appétit d’ogre et qu’un vulgaire bol de ramen n’était pas suffisant pour le remplir. En règle général, ceux qui ne le connaissaient pas étaient choqués lorsqu’ils le voyaient manger parce que son corps était fin et il ne grossissait jamais. Certainement qu’il pouvait remercier le sport pour cela bien que déjà petit, il n’avait pas ce souci là... Il remplissait son assiette jusqu’à ce qu’elle déborde, volant même dans les plats de ses frères et il ne prenait pas un gramme. Ce qui attisait des jalousies de sa famille d’ailleurs qui le charriait souvent là-dessus alors que lui profitait de son organisme pour manger encore et encore.

« Tu peux choisir l’endroit que tu veux, tout me va. Je disais ça dans le sens qu’il ne faut pas t’étonner si je mange énormément. Ce n’est pas moi qui vais être satisfait avec une salade tu vois ? »

Lui-même se féliciter quant il pensait qu’il arrivait à avaler la nourriture de l’hôpital et qu’il faisait de son mieux pour ne pas se plaindre. Car il était clair et net que c’était bien trop peu pour lui. Heureusement que ses parents lui amenaient de quoi grignoter...

Ses yeux la fixèrent, quelque peu surpris de sa question bien qu’en y réfléchissait, le jeune homme la trouvait légitime. C’était vrai qu’avec toute cette histoire, il aurait pu changer de numéro cependant il n’en avait rien fait... Il n’en était pas encore arrivé à ce point là.

- Oui, j’ai toujours le même numéro, Déclara Roy en souriant, Je t’appellerais, promis. Je n’y manquerais pas.

Ce qui s’était passé auparavant, il n’avait plus aucune raison d’agir de la sorte ni même de l’éviter. Peut-être avec le fait qu’elle soit étudiante seulement avec ce qu’ils avaient partagé tous les deux, ce n’était pas de garder une relation amicale qui allait le déranger.

- Je suis vraiment désolé pour tout ce qui est arrivé tu sais ? Je n’ai jamais voulu te blesser.


Bien qu’il se doutait qu’en se comportant comme il l’avait fait, la jeune femme en pâtirait forcément.





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Décidément, il faut toujours que je croise ton chemin [Feat. Roy]

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