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 秋 (cho soo-ah)

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Ce message a été posté Ven 29 Avr - 22:39
Ses lunettes posées sur le nez, il marche le long de la cour, une cigarette pendante à ses lèvres. Il s'en tape, des regards et de ce que peuvent penser ses propres collègues. Sa main droite dans sa poche, la seconde tenant sa sacoche en cuir. Il pousse de son épaule, légèrement, la porte principale afin de pénétrer à l'intérieur du bâtiment. La flemme, voilà ce qui l'accablait à cet instant. Parce qu'il allait s'occuper de lycéens, qui sont l'image même de la connerie. Alors il regrette, de ne pas pouvoir se trouver dans son amphithéâtre habituel, remplis de ses petites têtes habituelles et levées pour la plupart. Eux, ils sont là pour réussir, pour avancer. Les mômes, ils réfléchissent pas. Ils veulent rien. Et ça. C'est ça, qui le rend acerbe et peiné. Parce qu'ils ne savent pas, la chance qu'ils ont.
Il penche sa tête, légèrement, devant un autre professeur qu'il croise avant de pénétrer dans sa classe. Il ferme la porte, pose son sac. Et sa cigarette est toujours là. Il retire son manteau beige, le pose à la rapide sur le dos de sa chaise. Il relève la tête. Il constate. Quelques absents, comme prévu, parce que c'est un jour où ils doivent passer des oraux. Il soupire. Ouvre son sac et prend la page d'appel. Il le fait, en s'essayant sur sa chaise ; mais non normalement. Son fessier sur le haut du dossier, ses pieds sur l'assise. Il fume, en appelant les élèves un par un, sachant au fond qui est là, et qui n'est pas là. Bien. Pour ceux qui sont en groupe et se retrouve seul - j'en ai compté trois, vous pouvez passer sur votre partie. Je ne prendrais pas en compte l'absence des autres. Ils se taperont une bulle, j'men tape. Vous, vous serez notés justement. Rien de plus, rien de moins. Il donne les instructions.  Je suppose qu'il n y a pas de volontaire. Il lève les yeux sur les têtes brunes (pour la majorité) en face de lui et pour une fois, il voit une main se lever.  La surprise se lit sur son visage. Mais il ne dit rien, hochant simplement la tête en se levant, écrasant sa barre de nicotine dans son cendrier posé sur le coin de son bureau.
Il range ses affaires. Laissant l'étudiant s'installer à son aise afin de pouvoir présenter son travail. Ceux qui sont en solo passeront en derniers.  Pour le temps.
Une table inoccupée au premier rang, contre la fenêtre. Il ouvre cette dernière, légèrement et s'asseoir sur le petit bureau en bois, en tailleur malgré ses un mètre quatre vingt. Une attitude, une posture désinvolte et inhabituelle pour un homme de son rang. Qu'importe. Ils sont habitués. Non ?

Tout se passe pour le mieux. Du moins, il fait un effort pour ne pas paraître décourageant lorsque cela en vaux la peine. Les enfants, il faut les ménager.  Bon.  Il regarde sa liste. Mlle Cho, c'est à vous.  Depuis, il avait changé de posture. Il était simplement assis sur le bord. Ses jambes ne pendaient pas car trop grandes. Il la regardait se mettre au tableau. Ah, cette gamine.

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Ce message a été posté Jeu 5 Mai - 16:48
Les écouteurs dans les oreilles, la musique résonne si fort que sur son passage on peut entendre la mélodie de la chanson. Lonely Day. Son visage est fermé, elle n’exprime rien même si intérieurement elle bouillonne. Les mains dans les poches de sa veste, elle traverse le couloir d’un pas rapide, déterminé. Elle évite de justesse un projectile sans se retourner. Ce n’est définitivement pas son jour, réellement pas. Et puis en ce moment non plus, entre la punition qu’elle se tape après l’épisode de la bataille de nourriture dans la cafétéria et le magnifique hématome qu’elle se paye sur presque toute la cuisse gauche, le fait qu’elle n’a rien mangé depuis hier et que son ventre gronde de fureur, cette peur qu’elle a que l’établissement puisse appeler ses parents et par la même occasion, de donner encore une raison pour se faire harceler par ses ‘frères et sœurs’ et en plus, devoir présenter l’exposé d’histoire toute seule parce que les deux autres sont absents, l’un est à un enterrement et l’autre est malade. La grosse blague. Elle bifurque rapidement dans sa salle de classe, le cours n’a pas encore commencé mais elle sait déjà qu’il manque du monde. Un sourire grotesque sur les lèvres, elle part s’installer à sa place, s’allongeant comme une masse sur sa table, posant son regard fatigué sur le ciel. Quelques secondes passent, des minutes et elle a l’impression que ce moment dure une éternité, elle est prête à plonger dans un sommeil lorsqu’elle sent quelque chose lui frapper la tête, elle se redresse trop vite, la tête lui tourne et elle regarde ce qui la touché. Un bout de papier. Elle retire ses écouteurs et éteint son portable. Le cours commence.

Les exposés s’enchaînent. Et elle commence de plus en plus à se demander si elle va réussir à terminer le sien. Les feuilles entre les mains, elle relit chaque ligne qu’elle a tapée. Parce que oui, en plus d’être seule à présenter, c’est elle aussi qui l’a fait. Elle écoute brièvement les exposés des autres, de toute façon, elle doute qu’ils fassent de même pour le sien. Elle se détache les cheveux et les laisse retomber sur ses épaules. Ça lui manque, ces moments où elle se mettait sous le porche avec sa mère qui lui coupait les pointes. Ses doigts capturent quelques mèches de cheveux quand elle entend son nom. Elle relève la tête. C’est son tour. Elle se lève d’une façon presque trop nonchalante, les feuilles de son exposé entre les doigts, elle s’avance vers le tableau. Elle arrive devant le grand tableau noir et s’accapare d’une craie blanche pour écrire le titre de son travail. Elle est petite, vraiment ce qui l’oblige à se mettre sur la pointe des pieds. Malheureusement pour elle, si elle avait bien réussit à cacher son bleu, ce geste en dévoile une bonne partie. Une grimace de douleur sur le visage, elle termine d’écrire sa phrase. Après ça, elle se retourne et salue l’auditoire avant de s’adresser au professeur. « .Je suis désolée pour l’absence de mes camarades. » Mais, oui, c’est ça. Elle se penche en avant pour s’excuser. Elle n’attend pas une seconde de plus et démarre son exposé. Plus vite c’est fait, plus vite c’est terminé. Elle présente l’introduction de son exposé, ne jetant que quelque regard à son devoir. Elle le connait presque pas cœur tant elle la écrit et refait.
 

秋 (cho soo-ah)

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