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 team up ! (masaomi + camille)

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Ce message a été posté Sam 7 Mai - 1:15
▹▸▹▸ Camille frotta ses yeux d’un air endormi. Elle avait du mal à suivre Masao dans les dédales de l’université. Ils avaient passé toute une semaine à travailler sur un projet commun portant sur le thème des arts japonais, se renseignant sur les plus grandes techniques dont le Japon vante ses mérites à travers le monde. L’objectif, aboutir à un book thématisé à l’intérieur duquel les lecteurs pourraient découvrir les plus beau-savoir faire qu’avait à offrir le pays du Soleil Levant. Entre photographies, recherches poussées et la mise en page parfaitement divine qu’ils avaient déjà imaginés, Masao et Camille n’espéraient pas seulement y gagner une bonne note, ils comptaient également couper le souffle du jury. Mais pour cela, encore fallait-il que leurs photos relèvent de l’ordre du sublime. Ils avaient occupé ces derniers jours à voyager dans tout Tokyo, parfois même un peu au-delà de ses frontières. Ils avaient assisté à un spectacle traditionnel de cirque, suivit les élèves d’une école d’arts martiaux, réussi à infiltrer les cuisines d’un grand chef sushi (et eu l’occasion d’en déguster par la même occasion). Ils s’étaient également endormis durant une leçon d’origami, avait pratiqué la cérémonie traditionnelle du thé et... Camille ne se souvenait plus de tout.

Elle souffla en regardant tout autour d'elle comme une enfant découvrirait les rayons d'un nouveau magasin de jouet. Elle ne connaissait absolument pas ces recoins de l'université, pourtant pas si éloignés des salles dans lesquelles elle avait ses propres cours. « Est-ce qu’on a le droit d’être là si tôt ? » Ce lundi matin, il était si tôt qu’il n’y avait pas un chat dans les couloirs. Elle s’engouffra à sa suite dans la petite porte ouverte par Masao. Jamais elle n’aurait suspecté l’existence dans l’enceinte des bâtiments d’une véritable chambre noire. C’était la première fois que Camille pénétrait dans un lieu pareil et à part dans les films, elle doutait que cela existe vraiment. Mais pour de plus belles photos, pour un réalisme tranchant et un rendu époustouflant, ils avaient fait le choix de développer eux-mêmes les clichés qu’ils s’étaient écorchés vifs à capturer. Ce ne serait qu’une longueur d’avance qu’ils auraient sur leurs camarades. Elle referma consciencieusement la porte derrière elle et plissa les yeux pour y voir quelque chose. « Il fait super sombre, t’arrives à y voir quelque chose ? » Les bras en avant, elle buta contre une table et étouffa un cri de douleur. « Y a pas de mal... » couina-t-elle, surtout pour se rassurer. Ses yeux s’habituant à la pénombre, elle y découvrit un véritable arsenal de professionnel. « Les photos sont prêtes ? J’espère qu’elles seront réussies... » Elle croisa les doigts. Masao avait déjà fait tout le travail d’extraction des photos sans Camille, qui de toute façon n’y aurait rien compris. Mais elle avait insisté pour assister avec lui au rendu, sur le tas et avide de rendre à chaud ses premières réactions.

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Ce message a été posté Jeu 12 Mai - 21:04
Tenue✟ Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas fournit autant d’effort dans un projet. Généralement il ne travaillait pas en groupe et ses travaux se limitaient surtout à de la peinture, la matière qui lui prenait le plus de temps. Il avait passé toute la semaine avec sa camarade à arpenter les rues de Tokyo et à rechercher les particularités de la culture japonaise qui la rendait aussi unique et inimitable. En ces quelques jours, il en avait appris plus sur son pays maternel qu’il n’aurait pu en toute une année. Il avait surtout apprécié la cérémonie du thé et les backstages des restaurants traditionnels. Il en avait profité pour demander conseil aux chefs et améliorer ses compétences culinaires. Pour une fois qu’il avait pu se défouler avec son appareil photo et prendre des clichés satisfaisants. Il était sûr qu’ils allaient faire une très bonne impression, surtout que leur sujet n’était pas des plus faciles. Ceux traitant des traditions japonaises, il y en avait des centaines. C’était un sujet récurant qui a été mâché et remâché depuis que les étrangers avaient débarqué et avaient commencé à devenir curieux. Il avait eu l’impression de revivre et de découvrir un nouveau monde, c’était aussi ce qui l’avait encore plus éloigné de la culture de l’archipel malgré qu’il s’y était complètement imprégné durant plusieurs jours. Il vit la porte de la chambre noire au fond du couloir de son département et s’empressa d’aller l’ouvrir, impatient de montrer ses clichés à sa collègue. La veille, il avait prit soin de connecter son appareil à son ordinateur pour vérifier le rendement de ses photos et de les trier pour ne prendre que les meilleurs.

Il la laissa entrer en lui tenant la porte après lui puis la referma. « Les élèves en photographie ont le droit d’y aller quand bon leur semble. » répondit-il en attendant que ses yeux ne s’habituent à l’obscurité. Il avait beau faire souvent des allers-retours entre la salle de classe et la chambre, il avait toujours du mal à s’adapter à l’obscurité après être resté dehors. Il entendit les pas de la jeune fille s’éloigner de lui. Il s’inquiéta, de peur que la maladresse de Camille ne lui fasse faire une bêtise. « Non, mais att… » à peine eut-il le temps de la prévenir qu’il entendit un bruit sourd. Il serra les dents de peur qu’elle ait cassé quelque chose. Ne sait-on jamais, il arrivait souvent que des élèves ne fassent tomber des outils ou les clichés pendus aux pincettes attendant qu’ils sèchent. Il ne pu s’empêcher de soupirer de soulagement en se rapprochant d’elle. « Ca va, t’es sûr ? » ne sachant pas si la jeune fille s’était habituée au noir, il posa sa main sur son épaule et la guida vers leurs petits chefs-d’œuvre, qui étaient pendus à des fils par des pinces juste au dessus de larges bassines. Une bonne soixantaine de clichés allant de celui des rues de Shibuya au temple shintoïste entouré de verdure étaient toujours en train de sécher. « Les couleurs sont apparus mais il faut toujours attendre un peu. » répondit-il, tout fière de leur travaille. Il la regarda en lui tendant la main pour qu’elle tape dedans. « Je pense même qu’il y en a plus que nécessaire. » Même s’il en avait supprimé une bonne partie, il en restait beaucoup de très bonne qualité. Ils ne pouvaient tout de même pas se permettre, après autant de dur labeur, de ne laisser que ce ne soit une photo qui puisse être jugée comme médiocre auprès du jury. Ils visaient l’excellence, et c’était surtout grâce à ce but commun qu’ils s’entendaient bien et faisaient un bon duo.
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Ce message a été posté Lun 16 Mai - 0:47
▹▸▹▸ Il faisait sombre mais Camille n’eut aucun mal à percevoir l’angoisse de Masao lorsque sa hanche heurta un coin de table. Tout était si bien rangé et l’équipement de pointe ne laissait pas l’ombre d’un doute sur les moyens que mettait l’école pour s’assurer de la réussite de chacun des étudiants. Inconsciemment, elle ressentit une petite pointe de fierté à se trouver dans ses locaux d’ordinaire réservés aux étudiants en photographie. L’italien était certes son passe-droit pour chacune des portes de ce grand couloir, mais elle aimait beaucoup ce sentiment d’exclusivité et de nouveauté qui coulait dans ses veines. Elle se sentait l’âme d’une enfant, les yeux grands ouverts et émerveillée par le premier point lumineux qu’elle rencontrait.

Elle le rassura d’un mouvement de tête, pas certaine qu’il puisse y voir quelque chose dans le noir et pourtant il parvint à la guider par l’épaule sans le moindre faux pas jusqu’à l’étendu de leurs clichés au fond de la salle. Quand Camille leva les yeux sur les feuilles volantes accrochées au-dessus de sa tête, elle ne put s’empêcher de laisser échapper un « whaaaa... » émerveillé entre ses lèvres. Elle frôla du bout des doigts les photographies sans jamais les toucher. Les couleurs étaient flamboyantes et les contours parfaitement nets. En se concentrant suffisamment, elle parvenait à détailler les images dans leurs plus infimes subtilités. Il était impossible d’y voir clair sous le bout de son nez, mais l’obscurité donnait tout leur sens aux photographies, les rendant encore plus belles et replongeant Camille dans toutes les aventures de cette dernière semaine. « C’est magnifique. » Elle acquiesça en défilant devant les photos comme un fin connaisseur apprécierait chaque tableau d’un musée. Masao était sans conteste un photographe très talentueux et Camille y songeait au-delà de leur projet commun. « Même si les miennes étaient un milliard de fois mieux. » Elle n’en pensait pas un mot mais se sentait le devoir de redorer son honneur après que Masao se soit moqué des quelques photos qu’il lui avait laissé faire avec son appareil. Mauvais cadrage, luminosité déplorable, image floue, trop zoomé, doigt dans le coin de la photo... les critiques amusées du professeur Nuvoloni pleuvaient et Camille redoublait d’efforts vains. A chaque fois qu’elle était persuadée de tenir la photo du siècle, l’œil acerbe du sensei repérait la faille et invalidait la contribution. « Alors, comment tu trouves le Japon au final ? » demanda-t-elle curieuse, faisant mine de regarder les photos tandis que son regard était discrètement tourné vers son camarade. Elle avait bien compris au tout début de leur collaboration qu’il était particulièrement attaché à sa terre latine et que les contrées nippones venaient loin derrière. Elle s’était même demandée à un moment s’il jouerait le jeu et apprécierait de travailler sur un sujet nippo-centré. Mais à présent qu’elle en connaissait un peu plus sur lui et qu’il avait été immergé au cœur d’une nouvelle culture différente en tout point des traditions italiennes, elle était curieuse de savoir si son nouveau pays avait su trouver grâce à ses yeux !

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Ce message a été posté Sam 28 Mai - 22:49
Tenue✟ Il n’était pas tranquille avec Camille dans la chambre noire. Il se sentit obligé de l’accompagner vers leurs photos afin de limiter les dégâts. Il remarqua que la jeune fille était excitée à l’idée de se retrouver ici, surtout que peu d’élèves en dehors de la section photographie y avaient accès. Tout fier, il lui montra chaque image à modèle unique. Son égo se gonfla encore plus après la réaction de sa camarade, qui semblait émerveillée devant chaque cliché. « Je sais. » Il avait travaillé dur pour en arriver à ce résultat. Mais ça, il ne le lui dira pas. Il aimait donner l’impression d’avoir une certaine facilité dans chaque chose qu’il entreprenait. Ca poussait les autres à l’admirer et à booster son égo. Il sourit à son commentaire. Il lui prit le menton et tourna sa tête vers une photo à sa droite. « J’en ai gardé une. » Même si ses photos étaient juste horribles et impossible à corriger même avec tous les logiciels existant sur Terre, il y en avait tout de même une qui était très belle. Une ruelle sombre à peine éclairée par un lampadaire où l’ont voyait un vieil homme le dos courbé sous les efforts accomplis à travers les années et son gros sac rempli d’objets de trocs. Il avait légèrement modifié la luminosité et flouté les contours pour faire ressortir les ombres, le lampadaire et le vieillard.

« C’était un coup de chance. » ajouta-t-il pour la taquiner. « Un sur un milliard. » Il était content d’avoir trouvé une belle photo pour la mettre dans leur mémoire. Il était sûr que ça lui ferait plaisir, surtout après la journée qu’il avait passé à la critiquer et à lui rappeler qu’elle avait bien fait de ne pas choisir la photographie comme voie d’études. Elle avait remplie la carte mémoire de son appareil de clichés immondes qui semblait avoir été pris par un sale gosse de 5 ans. Et ce qui l’avait énervé encore plus ce jour là, était qu’elle avait insisté pour en prendre encore malgré son manque flagrant de talent. Lui-même, après avoir trié ses clichés, ne savait pas si c’était lui qui l’avait prise ou Camille. Surtout qu’il ne se rappelait pas avoir immortalisé une scène pareil. Une certaine mélancolie s’émanait de l’image. Comme si un tout nouveau monde se réveillait une fois le soleil couché. Un univers dont on ne se doutait pas de l’existence. Ce monde s’était petit à petit ouvert à lui durant leur projet. Il se tourna vers elle, perplexe par sa question. « Sympa... » Il ne savait pas quoi répondre, surtout qu’il ne s’était jamais réellement posé la question. Il se faisait des réflexions quand il remarquait certaines choses, ou alors comparait l’archipel à son pays d’origine, mais ça s’arrêtait à là. Il y réfléchit un moment avant de continuer. « C’est très différent de l’Italie mais je m’y fait. C’est agréable de vivre à Tokyo mais en même temps je ne pourrais jamais me sentir chez moi. » Il fronça les sourcils, n’arrivant pas à décrire ses sentiments. Il aimait la nourriture, la culture et la langue malgré ses quelques difficultés. Cependant, il voyait toujours le monde qui l’entourait comme s'il était un personnage tertiaire, il sentait que son existence était fragile ici. Qu’il pouvait disparaître à tout moment sous les gros immeubles de Tokyo. Le plus terrifiant était qu’il y avait des moments où il se sentait réellement disparaître. Il se rappela soudainement une photo qu’il avait prise le même soir, après avoir soustrait de force son appareil des mains de la jeune fille. Il la pointa du doigt, hésitant. « Ca, c’est comment je vois le Japon. » On voyait une rue bondée de personne la traversant, avec une femme en kimono, en trois quart, isolée de la foule, regardant le ciel étoilé de la capitale. Ils avaient eu de la chance d’avoir pu d’immortaliser un ciel aussi pur. Les étoiles ne se laissaient voir qu’en campagne, où il n’y avait pas trop de lumière et l’air était moins pollué. Les immeubles étaient imposants et ressemblaient à des géants prêts à terrasser la ville. Il était conscient que chacun pouvait voir ce qu’il voulait dans cette photo et que Camille n’avait sûrement pas la même vision du monde que lui, mais pour l’instant c’était son seul moyen de répondre proprement à cette question, qu’il renvoya à son tour. « Et toi ? »

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Ce message a été posté Dim 29 Mai - 21:41
▹▸▹▸ Surveillée de très près à chacun de ses mouvements, Camille se sentait dans la chambre noire comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Elle était maladroite et on le lui avait suffisamment répété pour qu’elle ne la sache pas. Mais postée devant les photos elle ne pouvait plus faire aucun mal et elle s’autorisa à se laisser aller, transportée par les superbes clichés que Masao avait capturé, retouché et développé. Elle pencha doucement la tête sur le côté lorsqu’il la mena vers une photo sombre, si sombre que dans obscurité, la japonaise eut du mal à discerner la scène qu’elle représentait. Un soupir étonné franchit le seuil de ses lèvres lorsqu’elle reconnu l’image, le vieillard et son sac de babioles antiques. Il avait attiré l’attention de Camille au détour d’une ruelle en périphérie de la ville. Elle l’avait trouvé si attachant, si courageux et si respectable. Elle ne connaissait pas son histoire, mais tout un tas d’idées lui venaient en tête lorsqu’elle regardait le cliché. Brusquement, son camarade la tira d’une profonde vague de mélancolie. « Un seul coup de chance me suffit. Tu penses que tu pourrais la dupliquer ? Comme ça, si jamais il te reprend l’envie de critiquer mes photos j’aurai un moyen de défense ! » Elle rit doucement. « Je suis contente que parmi tous les ratés, tu aies pu en sauver au moins une. Merci. » Quelque part elle se sentait honorée et flattée. Elle croisa les bras devant le papier glacé et l’admira une dernière fois avec une certaine émotion avant de passer à la suivante.

Elle lui prêta une oreille attentive lorsqu’il mit en parallèle l’Italie et le Japon. Il ne semblait pas convaincu par sa première tentative mais lorsqu’il désigna une photographie pour illustrer son ressenti, Camille entrouvrit les lèvres avec stupeur. « Oh ! Je pensais que tu prenais en photo la foule, je ne l’avais pas vu » s’exclama-t-elle en remarquant la petite femme vêtue de son kimono. Elle était hors du temps, de l’espace, de tout. Les yeux plongés dans les étoiles, on ne voyait qu’elle et pourtant Camille ne l’avait même pas remarqué. « Je te comprends. Quand je suis arrivée au Japon pour la première fois, j’étais perdue. » Mais à l’époque elle était enfant et les enfants s’adaptent très vite, surtout lorsqu’ils ont baigné dans une double culture depuis leur enfance. Puis Camille fronça les sourcils. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui retourne la question, précisément parce qu’elle vivait ici depuis si longtemps qu’elle n’avait jamais pris le temps d’y réfléchir. « Je m’y plais, tout autant que je me plais à revenir à San Diego. Je crois que dans le fond je ne suis pas vraiment compliquée. Mais ça prend du temps de se sentir chez soi quand on a le cœur ailleurs. » Cette nostalgie dans le regard de Masaomi était presque devenue communicative et Camille s’en rendit compte lorsqu’elle laissa ses yeux vagabonder d’une photo à l’autre en silence. Elle secoua alors la tête et se retourna brusquement vers lui. « Tu verras, ça va te plaire. Laisse un peu le temps faire et... oublie les a priori. Tu retrouveras pas au Japon ce que tu avais en Italie, mais c’est le moment ou jamais de découvrir de nouvelles choses ! » Elle pointa du doigt plusieurs photos avec un grand sourire. Les temples sont magnifiques, rien à voir avec les églises italiennes. Les pizzas ne sont pas des sushis. Le café devra être remplacé par du thé... et les japonais sont over-respectueux. Un peu moins chaleureux et tactile qu’un accueil italien, ensoleillé.

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Ce message a été posté Mar 28 Juin - 23:06
Tenue✟ Content d’avoir fait plaisir à sa camarade, il gonfla le torse un léger sourire aux lèvres. Même si elle ne l’avait pas remercié, ça se voyait qu’elle était reconnaissante. Après tout, il l’était tout autant. Sans elle il n’aurait pas pu trouver des endroits aussi beaux et n’aurait pas pu découvrir la culture de manière aussi approfondie. A lui tout seul, il n’aurait même pas pu faire la moitié des clichés suspendus en face d’eux. Peut-être même qu’il n’aurait même pas pu s’attacher un peu plus au pays du soleil levant. Trop orgueilleux pour l’avouer à cet instant, il aurait bien aimé la remercier à son tour. Son sourire laissa ensuite place à un visage perdu. Il essaya de répondre à la question de Camille non sans se sentir troublé. Il lui montra un cliché pour illustrer ses émotions. Il n’aimait pas trop réfléchir à ses sentiments et la plus part du temps, il évitait d’y comprendre quelque chose. Laissant ainsi l’art répondre à sa place, il écouta sa camarade s’ouvrir à son tour à lui. Il sentait qu’il commençait à se murer dans son monde. Après tout, le Japon n’était qu’un pays où il allait rester un moment le temps de finir ses études et devenir pleinement indépendant. Il hocha la tête à tout ce qu’elle lui disait sans savoir quoi y ajouter. Il comprenait ce qu’elle disait mais n’avait pas envie d’approfondir le sujet. Il valait mieux reprendre le travail plutôt que de parler de son ressenti sur ce pays qui le rendait encore plus marginal qu’il ne l’était déjà. « Ouai, j’ai bien l’intention d’en profiter. » Conclut-il sèchement. Dès qu’il essayait de se comprendre un peu mieux ou que quelqu’un d’autre faisait le premier pas, il se renfermait de suite sur lui-même, comme un enfant. Il se frotta les mains et se mit à sourire. « Ca te dit qu’on commence notre album ? » Il se mit à détacher les photos qui ont eu le temps de se reposer toute la nuit. « Aide-moi. Mais tu fais attention ! » Il les empila délicatement les unes sur les autres, dans un chemisier en carton. « On gardera les originaux de côté pour le jury. Je pense t’avoir envoyé un mail avec les images en pièce jointe, non ? » Peut-être n’avait-elle pas ouvert le mail pour garder l’effet de surprise une fois dans la chambre noire ? Tant est-il qu’ils devaient commencer à écrire dessus. Il avait l’intention de rester à la bibliothèque toute la journée pour avancer dans son travail et l’aider. Il n’allait tout de même pas laisser la jeune fille tout écrire toute seule. Il fallait aussi trouver une mise en page qui aille avec le thème et les clichés. Il soupira à l’idée de travailler autant de bon matin. « Le plus dur reste à venir… » Rechigna-t-il en enfilant la dernière photo parmi les autres.

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