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 war of hormones

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Ce message a été posté Sam 18 Juin - 20:15
Tenue Elle dormait, sur ce canapé. Surement épuisée de sa journée. Je rentrais à peine, il était déjà si tard. La télévision, dévoilant un grésillement ignoble sous un écran gris et noir, je pris la télécommande pour l’éteindre. La fuite jusqu’au Japon avait été périlleuse, mais nous avions réussi. Aujourd’hui, nous n’étions plus des nord-coréens, ou des détenus. Nous étions de simples chinois venus s’installer sur cette île. Soupirant, je me penchais vers elle, avant de fixer ce ventre. Même avec une couche de vêtement épaisse comme un mur je pouvais voir sa forme. Cette forme que je connaissais tant. Ce … bébé qui grandissait en elle. Notre bébé. Attrapant le plaid, je la couvrais délicatement, avant de poser les sacs de nourritures que je ramenais du travail. Préparant les bols et autres, je mis au frais ce que nous mangerions demain. D’abord le plus périmés. La laissant dormir, je filais sous la douche, rapide, moins de trois minutes, avant de revenir, en simple short, la serviette autour du cou, laissant mes cheveux goutter sur celle-ci. Me laissant tomber sur la chaise, j’attrapais une bière pour l’ouvrir. Buvant tranquillement, je l’observais. Toutes ces épreuves traversées. On n’en parlait pas. Jamais. Mais comment le vivait-elle ? Elle avait bien plus souffert que moi. Les coups que j’avais pu recevoir ne valait rien, face aux sévices qu’elle avait vécus. Soupirant, je bus une nouvelle gorgée avant de la voir se réveiller et se redresser. « Tu es réveillée petit litchi ? » Je souris de toutes mes dents en lui faisant signe de me rejoindre. Devant elle, jamais, non, plus jamais, elle ne me verra triste, ou pensif. Je me devais de la faire sourire. C’était là, une mission que je m’étais donnée depuis que nous avions posés les pieds sur l’île japonaise. Elle avait souffert. « J’ai ramené à manger, il y avait pas mal de produit périmés. Ce sont les produits les moins périmés que j’ai mis là, pour toi. »


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Ce message a été posté Sam 18 Juin - 21:07
Tenue Allumant la télévision, je laissais les grésillements assourdissants et les flashs lumineux de celui-ci donner vie à l’appartement. Un tout petit appartement de deux pièces seulement, mais cela suffisait à ce que paradoxalement, j’ai une sensation de vide démesuré. Pour tromper ma solitude, chasser l’angoisse, il y avait cette petite boîte magique dont les images donnaient la migraine et le son agressait les tympans. Assise sur le canapé, le dos bien droit, je fixais l’horloge accroché sur le mur au papier peint délavé (la couleur était presque douteuse), il était vingt heure trente-sept. La trotteuse dessinait ses petits cercles, à son rythme, mais bien trop lentement comme cette journée qui me semblait sans fin. Essayant de décrypter ce que la boîte à son et à image me laissait bien entendre, je perdis au fur et à mesure ma concentration, mes paupières se faisant de plus en plus lourdes. Juste soixante secondes, ensuite je me réveillerais. Mais entre le moment où je fermais les yeux pour ensuite les rouvrir, en sursaut, plusieurs heures s’étaient écoulées et toujours aucun signe de lui. Un regard angoissé vers le cadran m’indiquait vingt-trois heure dix. M’étirant, je me levais pour fouler les deux pas qui me séparaient de la fenêtre pour ensuite l’ouvrir. En aérant l’appartement, j’espérais que le froid m’empêcherait de m’assoupir de nouveau. Après tout, je voulais l’accueillir lorsqu’il rentrerait mais sur cette bonne pensée, je finis par m’allonger sur le sofa, me laissant bercer par tous ces petits bruits qui remplissaient les murs, que ce soit la circulation que la télévision. C’est en sentant le plaid posé sur moi, commençant à me réchauffer, le son de l’eau dans notre salle de bain, que je commençais à quitter le monde des songes. Le temps que je récupère toute mes forces, il était déjà assis à siroter une canette d’alcool. Je me redressais, clignant des yeux pour désembrumer mes penser. « Tu es réveillée petit litchi ? » J’hochais la tête d’un mouvement sec et non contrôlé. Pas besoin que j’aperçois la petite boîte en aluminium pour le savoir, l’odeur ne suffisait et j’en étais particulièrement sensible. Me levant du canapé, sans laisser pour autant le drap qui me couvrait les épaules, je tirais la seule chaise libre et qui m’était attitré pour la coller à la sienne avant de m’y asseoir. Posant ma tête sur son épaule nue, je m’agitais quelque peu pour réussir à bien y caler confortablement ma tête. Je l’écoutais parler en fermant de nouveau les yeux, gémissant faiblement du confort que me procurait simplement sa présence, expirant tout l’air de mes poumons. « J’ai ramené à manger, il y avait pas mal de produit périmés. Ce sont les produits les moins périmés que j’ai mis là, pour toi. » Je plisse du nez à l’entente de ses paroles et en sentant des gouttes d’eau perler sur mon visage. Je me redresse quelque peu pour étirer mon pled et l’étendre un peu avant de couvrir Qi Yi avec, partageant ma toute petite chaleur. « Tu devrais sécher tes cheveux, tu vas finir malade et chauve », j’aurais bien voulu les sécher pour lui, mais j’étais encore dans mon état à demi-comateux. Tirant son oreille doucement pour l’approcher de mes lippes, je lui murmurais « j’ai envie d’une soupe de poulet. »


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Ce message a été posté Sam 25 Juin - 12:38
Tenue Assise à côté de moi, elle posait sa tête sur mon épaule ce qui me fit doucement sourire. La voir si calme et si douce était toujours plaisant. Bien plus que lorsqu’elle faisait la folle alors qu’elle était enceinte. La voir heureuse me rendait heureux. C’était suffisant pour moi. Avec tout ce qu’on avait vécu, qui étais-je pour lui dire de ne pas s’amuser ? De ne pas profiter de notre jeunesse ? Je n’étais rien ni personne. Son sauveur boiteux. Celui qui avait fait de son mieux pour limiter les dégâts. J’aurais pu faire mieux. Je m’en voulais assez. J’étais toujours inquiet pour elle, mais je ne pouvais pas constamment lui couper cette joie de vivre. Syiuan avait cette odeur agréable. Le genre d’odeur qui pouvait calmer les battements d’un cœur. C’était agréable. La sentant bouger, pour étirer son plaid je tournais brièvement la tête en baissant le regard pour la fixer. « Tu devrais sécher tes cheveux, tu vas finir malade et chauve » Chauve ? Je ne pus m’empêcher de lâcher un bref rire. Elle avait de l’imagination. Je ne finirais pas chauve parce que je n’avais pas sécher mes cheveux. La moitié de la population serait chauve sinon. Mon oreille se faisant tirer, je fronçais les sourcils en penchant un peu la tête vers elle. « j’ai envie d’une soupe de poulet. » Un rire franc et honnête s’échappa d’entre mes lèvres. Cette canaille ! Ça ne m’étonnait pas d’elle. Elle avait toujours envie d’autre chose. Me penchant tout en me redressant, je fourrageais ses cheveux, déposant alors un baiser sur son front. « Aigo. Sale chipie. Il faut tout de même manger les plats que j’ai posé sur la table tu sais… » Je me levais sans trop de difficulté, arrangeant le plaid sur elle avant d’ouvrir le congélateur. Je prévoyais toujours le coup. Congelant pas mal de viande. On n’en mangeait pas tous les jours mais on n’en manquait pas. Je me débrouillais. Même si la viande était périmée d’un jour, la congeler et la manger plus tard ne nous tuait pas. C’était juste une date sur un produit pour éviter une quelconque plainte du client. Sans attendre, je commençais à faire la soupe de poulet. « Alors mon petit litchi, comment était ta journée ? Pas trop fatigante ? » Je la zyeutais en souriant. Une femme enceinte … Obligée de travailler pour subvenir à ses besoins. J’étais définitivement un sale type qui ne saura jamais la protéger. Ça me peinait…


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Ce message a été posté Sam 2 Juil - 20:51
Tenue Ma main vint se plaquer sur mon front, tandis que je fronçais les sourcils et que mes lèvres se pincèrent. Impossible de savoir si je faisais la tête ou non, mais je ne faisais que cacher mon embarras grandissant. Il avait ses gestes spontanées qui avaient le don de susciter en moins des réactions que je n’avais pas auparavant. J’aimais tant leur nouveauté que leur simplicité. J’aimais particulièrement la façon dont ils s’inscrivaient dans notre quotidien car ils se retrouvaient dotés d’un sens plus léger et agréable que le désespoir et l’amertume. Poussant un gémissement, une prolongation de mon râle au fait que j’étais à présent décoiffé, je ne pus m’empêcher de sourire doucement. « Aigo. Sale chipie. Il faut tout de même manger les plats que j’ai posé sur la table tu sais… » Relevant, la tête je répondis quasiment spontanément à son déclaration, secouant négativement la tête. Pas question de goûter à ses plats, non pas parce que le fait que leur date de péremption soit passé me rendait réticente, j’étais juste devenue malade de leur goût. Les invendus l’étaient parce qu’ils n’étaient pas des plus délicieux, qu’ils ne trouvaient pas satisfaction auprès des consommateurs. Et comme ces autres, j’étais d’accord pour dire qu’ils avaient une saveur des plus étranges. L’observant s’affaisser à la réalisation de mon caprice, je ne me cachais plus vraiment de sourire, une première petite victoire dont je m’en délectais toujours car au final elles étaient nombreuses. Il cédait souvent à mes demandes sans que j’aille à lui rappeler ma pauvre condition, à tel point que je me demandais si c’était dans sa nature ou juste parce qu’il y avait cette chose en moi, cette moitié de lui qui l’y obligeait. Qui avait le pouvoir, moi ou cette petite chose ? Je me posais souvent la question. « Alors mon petit litchi, comment était ta journée ? Pas trop fatigante ? » Je clignais des yeux un instant, le regardant, pas certaine de savoir quoi lui répondre. « Ne m’appelle pas ainsi, ça me donne envie d’en boire » murmurais-je sur un ton de reproche, passant ma langue sur les lèvres, à l’idée soudaine de boire ou juste manger le fruit en question. J’aimais bien mon surnom, sauf qu’il avait ce léger inconvénient. Encore une fois, il savait comment faire pour me sentir à l’aise, alors que je ne lui offrais pas pareil confort, je n’avais pas de surnom à lui donner, et ce n’est pas faute d’y avoir longuement réfléchi. Mais parce qu’il semblait indifférent à ce genre de marque d’affection, j’avais renoncé à me triturer l’esprit plus longtemps. « Plutôt bien, les clients étaient adorables » répondis-je en ayant soigneusement choisi mes mots. Je ne pouvais pas lui évoquer mon léger heur avec ma supérieure parce que des enfants bien trop agités avaient renversé tout une table de confiserie. Me levant, me sentant pas à l’aise de m’adresser à son dos, je collais à sa gauche, le regard rivé vers la soupe. « Et toi ? Il y avait encore cette fille lèche-botte ? »


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Ce message a été posté Mar 5 Juil - 21:24
Tenue « Ne m’appelle pas ainsi, ça me donne envie d’en boire » Je levais les yeux au ciel en souriant. Elle était tellement faible. Un simple surnom pouvant lui donner envie d’en boire. Alalala. C’était bien Syiuan ça. « A vos ordre mon capitaine. » Je fis même le signe, de la main, comme si je venais d’exécuter réellement l’ordre. On savait tous les deux que dans cinq minutes je l’appellerais à nouveau mon litchi. C’était devenu une habitude un peu trop coriace. Préparant le repas tout en discutant avec elle, je lui tournais plus ou moins le dos, pour pouvoir préparer ce qu’elle voulait. Toujours aussi capricieuse. Mais toujours aussi stupide pour faire tout ce qu’elle voulait. Ce n’était pas réellement de la stupidité, je l’aimais tout simplement. Je me devais de la protéger. Ni plus ni moins. « Plutôt bien, les clients étaient adorables » J’hochais alors la tête. Si les clients avaient été agréables, c’est ce qui compte. Elle était enceinte, et même si ça ne se voyait pas au premier abord, je ne pouvais pas arrêter de m’inquiéter. Le travail pouvait être dur pour elle. Je ne voulais pas qui lui arrive un quelconque malheur par ma faute. Je l’avais assez faite souffrir comme ça quand je n’avais pas pu la protéger entièrement. L’entendant se lever et venir à mes côtés, je la regardais rapidement avant de reposer mon regard sur la soupe. « Et toi ? Il y avait encore cette fille lèche-botte ? » J’haussais un sourcil avant de me redresser un peu et la regarder. Souriant en coin, je vins coller mon front contre le sien, comme pour la taquiner. « Absolument pas. » Je déposais un baiser sur son nez avant de m’éloigner et commencer à faire cuir. « De toute façon, je l’aurais viré si elle était venue. J’ai autre chose à faire que du gardiennage. » J’avais tellement de travail… Je passais mon tour sur les filles chiantes. « Tu n’as pas trop mal au dos ? J’ai lu la dernière fois, qu’une femme enceinte pouvait avoir mal au dos. » Je me renseignais oui. Je ne voulais pas la laisser seule. Je me devais d’en savoir un maximum. Bon, je pourrais aussi lui demander si elle avait mal aux seins, ou une libido excessive, ce qui était aussi marqué dans ce que j’avais lu. Mais je préférais ne pas parler de ce genre de chose avec elle. C’était un tant soit peu bizarre. Vraiment beaucoup même.


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