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 we don't talk anymore w/ Wei

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Ce message a été posté Ven 19 Aoû - 23:22


"we don't talk anymore"

L'amour est resté, comme une grande image survit seule au réveil dans un son effacé - Lamartine



Caleb a du mal à s’y faire. Installé dans ce canapé qui n’est pas le sien, il ne se sent pas à l’aise. Il ne se sent pas à l’aise parce qu’il n’est pas libre d’agir comme il le souhaite, parce qu’il n’a pas d’autre choix de rester ici tant que son appartement n’est pas de nouveau habitable et parce qu’il n’y a rien de mieux que de le mettre sur le nerf que de la voir, celle qu’il a le plus aimé au monde entier, jouer à l’épouse parfaite avec un homme autre que lui. A cette simple pensée, la main du jeune homme resserre son téléphone dans une pulsion de colère. Cela l’empêche de casser quelque chose, il serait fort étonnant que le propriétaire qui est le chef d’entreprise dont il est le stagiaire apprécie. Il apprécierait encore moins les raisons de cette colère soudaine.

Quelle était la probabilité pour que son mari soit également son époux ? Infime, minime, aussi insignifiante qu’une poussière et pourtant … Il n’avait pu rien démontrer. Aucune expression, aucun mot sanglant ou quoique ce soit à leur égard à tous les deux. Seul un torrent l’avait dévasté de l’intérieur. Pourtant pas hypocrite mais surtout pas con, il s’était alors mis à faire semblant. Il esquivait son regard, sa présence dès qu’il le pouvait et surtout ces pseudo habitudes de couple qu’ils pouvaient prétendre avoir. Il gardait sa colère en lui mais bientôt il devra trouver un moyen, un moment la déversée. Si Caleb n’était pas avec cet homme au sujet du travail il était seul, mais il ne pourrait pas la fuir éternellement. Il finirait bien par se croiser, être dans la même pièce et bien sûr à un moment il faudrait qu’ils parlent soit car le cerveau leur en dit ou parce que les nerfs voudront se décharger. Les semblants n’ont qu’un temps.

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Ce message a été posté Ven 19 Aoû - 23:31


"we don't talk anymore"

L'amour est resté, comme une grande image survit seule au réveil dans un son effacé - Lamartine


Wei n’aurait jamais cru ca possible. Quelle ironie du sort. L’homme qu’elle a le plus aimé et l’homme qu’elle a épousé sous son toit, sous le même toit. Quand elle l’a vu arriver elle a pensé à une blague, une que son mari adore lui faire subir. Elle pensait vraiment devoir tirer un trait sur lui et n’avoir à jamais lui faire face. En soit, elle aurait voulu. Ne jamais devoir l’affronter. Ne jamais devoir le regarder dans les yeux et lui parler comme à un étranger. Elle ne pensait pas que ce soit possible un jour et pourtant … son cœur souffre. Elle l’aime encore, ça ne fait pas de doute, mais elle est différente de la jeune fille rêveuse d’il y a 3 ans. Tellement différente qu’elle n’a pas l’audace d’aller s’excuser. Elle serre le drap contre elle et grimace en se tournant sur le côté. Son mari a eu envie d’elle ce soir. De cette force et cette fougue qu’elle déteste tant. Elle déglutit et fixe le vide. Elle a soif, tellement soif mais elle sait qu’elle va devoir traverser le salon pour atteindre la cuisine et … elle sait qu’elle va devoir le croiser. D’ici demain la chambre d’ami sera prête et elle pourra lui proposer. Elle n’en peut plus de cette situation et elle espère, de tout son cœur, que son mari ne découvre jamais qui est Caleb. Qui il ‘est pour elle … elle déglutit et souffle en fermant les yeux. Elle ne pourra pas éternellement le fuir … elle se redresse. Elle a mal à l’épaule. Il lui a déboité le mois dernier mais elle en a encore la douleur. Elle se lève, enfile un peignoir en satin court qui lui arrive sous les fesses et sort de a chambre sur la pointe des pieds. Elle espère que Caleb soit endormi et vu l’heure tardive ça n’aurait rien d’étonnant. Dans un silence feutré elle traverse le salon et trottine jusqu’à la cuisine où elle se serre un verre d’eau qu’elle boit d’une traite le cœur fou de savoir Caleb si près d’elle …

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Ce message a été posté Sam 20 Aoû - 1:09


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L'amour est resté, comme une grande image survit seule au réveil dans un son effacé - Lamartine


Les yeux rivés sur les dessins que le clair de lune laissaient parcourir sur le mur, le jeune homme partait à la recherche d’un sommeil qu’il ne trouvait pas. La savoir dans la chambre avec un homme autre que lui le rendait fou, malade et terriblement insomniaque. Ces nerfs bouillaient d’une manière folle en lui, il se sentait tiraillé de toute part parmi tous ces sentiments négatifs. Il avait tellement hâte de récupérer son appartement, de ne plus avoir à sentir ces ondes et ne plus craindre un seul excès de colère.

Son regard continue de glisser sur les halos de lumière lorsqu’il entend un bruit. Intrigué, il relevait légèrement la tête pour découvrir une ombre qui se dirige vivement mais doucement vers la cuisine. La lumière s’allume et il n’y a plus aucun doute, il s’agit bien d’elle. Doucement, Caleb pose à nouveau sa tête sur son oreiller en tentant de contenir toutes phrases ou mots impulsifs à son encontre. Pourtant cette fois-ci semblait plus compliquée que d’habitude pour la simple et bonne raison qu’il les avaient entendus. Il avait entendu ces ébats qu’il ne voulait pas imaginer, penser, connaître. Il se prenait la vérité en pleine figure et cela lui faisait mal. Ainsi, la seule manière par laquelle il savait exprimer son mal être était l’agressivité, la colère, les mots blessants. Cela l’avait rendu dingue, complètement fou. Légèrement tremblant, il contenait sa méchanceté le plus qu’il le pouvait. Une seconde … trente secondes … deux minutes … « Vous avez fait tellement de bruit que j’avais presque l’impression d’y être. » Déclarait-il sèchement, assez fort pour qu’elle l’entende mais pas assez pour espérer que l’homme ne l’entende pas de la chambre. Cette phrase était partie telle une balle, sans la moindre volonté, sans le moindre filtre. Elle était sortie telle qu’il l’avait pensé.


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Ce message a été posté Sam 20 Aoû - 1:23
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"we don't talk anymore"

L'amour est resté, comme une grande image survit seule au réveil dans un son effacé - Lamartine



Elle aurait préféré le savoir endormi que d’affronter ses mots qui claquent si durement à son cœur. Si elle savait à quel point elle avait eu envie qu’il vienne la sortir de là. Elle sent encore les mains de son mari appuyer sur sa cage thoracique pour lui couper le souffle. Lui ne sait pas privée de crier et elle retenait ses larmes. Savoir Caleb dans la pièce d’à côté lui donnait envie de le protéger, de ne pas le faire souffrir à nouveau … elle n’avait pas douté que ses ébats l’avait blessé. Mis en colère. Et elle s’en voulait de lui faire subir ça … Mais elle ne comprenait pas pourquoi il était, cette histoire de stage, d’appartement, de relation avec je ne sais qui … Non ça l’a dépassait et elle préféré ne pas y penser. Elle ferme les yeux et manque de faire tomber son verre. Que peut-elle répondre à ça ? Je suis désolée ? Bien trop pathétique. Il raillerait et ne s’en montrerait que plus méchant. Elle comprendrait, elle encaisserait. Mais elle est fatiguée de toujours devoir protéger les autres. Sa famille et maintenant Caleb. Pourtant c’est son choix, et ce soir encore elle n’hésiterait pas … Elle foule le sol délicatement, avant de s’avancer vers l’entrée de la cuisine. « Pourquoi tu es ici ? » Elle  à l’air plus sauvage avec ses cheveux détachés et relâchés autour de son visage. Sa voix est douce,  un peu triste aussi. Elle laisse la lumière découper son corps dans l’encadrement de la porte. Elle fait tourner son verre entre ses mains qui se cogne à sa bague. Elle déglutit. Son visage à l’air plus vieux. Plus fatigué aussi. Même si seulement 3 ans ont passé. Elle le fixe de ce pas de porte n’osant s’approcher plus. Elle tremble légèrement et réalise que c’est la première fois depuis qu’elle l’a retrouvé qu’elle s’adresse à lui directement …



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Ce message a été posté Mer 24 Aoû - 16:27


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Caleb ne regrettait pas ses mots, il regrettait seulement de ne pas être assez fort pour passer à côté de cela. Il regrettait de ne pas être capable d’oublier toute cette histoire, de la haïr autant qu’il l’a aimé pour lui avoir brisé le cœur en mille morceaux, d’être incapable de retenir ses mots, ses sentiments, d’être incapable de jouer l’indifférent. Mais Caleb est le feu. Imprévisible, impulsif, puissant, brûlant, incontrôlable. Peut-on lutter contre sa propre nature ? Il n’avait pas chercher le moindre contact visuel avec elle mis à part cela lui avec son nombre, cela serait pire de voir son visage alors que la vérité lui gifle encore le visage. Il sait que sa beauté viendrait le frapper comme toujours.
Il l’entend s’approcher un peu, s’approcher doucement comme si elle doutait qu’il s’énerve davantage. Il ne la regarde toujours pas mais se tourne sur le dos pour fixer le plafond comme si cela influencerai positivement sur son énervement. Impossible. « Et toi, pourquoi tu es ici ? » Répliquait-il suite à sa question. Evidemment qu’il savait qu’elle était mariée à cet homme, qu’elle l’avait quitté pour lui sans un mot et sans une explication, mais par le biais de cette réplique, il lui voulait savoir pourquoi elle n’était plus avec lui, pourquoi elle l’a quitté. A vrai dire, il ne s’attendait pas réellement à une réponse, intimement persuadé qu’elle ne trouverai aucune réponse à cette question. Un silence auquel il s’était habitué. Il soupire légèrement tant agacé par la situation que par son énervement avant de poursuivre : « Je dois faire un stage dans l’entreprise de ton merveilleux époux mais mon appartement n’est plus habitable pour l’instant. Alors comme mon père le connaît, il m’a proposé de m’abriter le temps que tout rentre dans l’ordre. » Bien que cette explication soit complète et ne comportait aucune injure, Caleb avait lancé ses mots d’un air sec et agacé. « J’aurai su que tu étais là je ne serai pas venu. » Il le revoit encore la présenter comme étant femme. Quelle ironie alors qu’elle était sienne bien avant lui.



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Ce message a été posté Mer 24 Aoû - 17:07


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Elle l’écoute, elle le fixe, lui et sa colère, elle mordille ses lèvres et ne sait quoi lui répondre, elle sait qu’elle a tous les tords, qu’importe qu’elle soit elle aussi une victime dans cette histoire de mariage, il n’en reste pas moins qu’elle aurait faire les choses différemment avec lui … Si à l’époque lui briser le cœur pour qu’il disparaisse de sa vie du jour au lendemain pour que rien ne lui arrive si le mari venait à découvrir qu’elle était en couple lui semblait être une bonne idée à l’époque, aujourd’hui elle réalisait à quel point c’était une grosse erreur … et elle a du mal à supporter sa colère, elle qui n’aurait voulu que rester ignorante. Elle déglutit et boit son verre d’eau avant de retourner dans la cuisine pour y déposer son verre et encaisser ses mots, son ton, son agressivité. Elle ne sait pas ce qu’elle pourrait faire pour se faire pardonner … alors elle se contente de le rejoindre en murmurant « Je suis désolée Caleb. C’est pas ce que je voulais pour nous … » elle le fixe, osant poser son regard sur son visage avant un air rempli de tristesse. « J’espère que pour ton appartement ça se règlera sans trop d’encombre. » Son ton est doux mais les mots trop polie, trop bien élevée, elle se cache derrière pour ne pas avoir à assumer la douleur qu’elle lui a causée. « Si tu as besoin de quoique ce soit fait moi signe … » elle se détourne déjà, s’en voulant déjà d’être aussi ridicule … et distante avec lui. il ne mérite pas ça …
 



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Ce message a été posté Mer 24 Aoû - 22:35


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Caleb l’avait déjà croisée dans les couloirs de l’université parfois. Bien que à chaque fois animé par une haine sans précédent, il avait toujours su se résigner à rebrousser chemin ravalant sa rage et évitant tout débordement. Mais il n’y a que les montagnes qui ne se croisent pas. Il fallait bien que ça arrive, aussi grand que Tokyo puisse être, on se mange toujours le retour de boomerang. Cette situation était une ironie du sort, la meilleure vanne que Dieu ait pu faire à Caleb : Les réunir sous son propre toit, avec son mari à quelques mètres. Combien de fois l’américain avait-il désiré l’étriper ? Combien de fois s’était-il imaginer à le tuer de plusieurs manières les plus folles et douloureuses ? Combien de fois avait-il pu imaginer sa vie avec Wei si rien de tout ça n’était arrivé ? Un milliard de fois, sûrement. Mais aujourd’hui était un jour de vérité.

Il l’entend s’excuser, affirmer que ce n’est pas ce qu’elle voulait pour eux. Le cœur du jeune homme se révolte. Ses mots ont l’effet d’un poignard dans son cœur. Il se sent trembler de colère ou de douleur. Sa gorge se serre violemment, sa bouche veut lancer sa rage mais il se retient. « Garde tes excuses en carton s’il te plait. » Lançait-il en riant amèrement. Il ne pouvait pas se permettre de s’en prendre à elle, aussi violemment verbalement qu’il le veuille parce que il ne voulait pas être entendu, que son mari s’en mêle fasse beaucoup trop d’histoire, tant pour eux qu’au sujet de ses études. Malheureusement il avait besoin d’un toit, de ce stage tout comme au fond de lui il avait besoin de Wei. « J’espère qu’il sera prêt au plus vite. » Il ne lui accordait pas le moindre regard, pas la même attention. Il crut mourir quand elle lui demandait de l’appeler s’il avait besoin de quelque chose. « J’veux que tu accélères le temps pour arriver à la fin de ce putain de stage, tu peux le faire ça ? » Déclarait-il ironique avant de se lever dans un bond, attrapant un paquet de cigarette dans sa veste afin de se calmer puis en se dirigeant vers le balcon il la frôlait parce qu’il était énervé, parce que dans ce noir quasi complet il se sentait désorienté. Il crut un instant que l’air frais allait agir sur ses nerfs mais non. Sans même prêter attention à elle, il allumait une cigarette, cherchant dans l’horizon la force de ne pas s’énerver davantage.



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Ce message a été posté Jeu 25 Aoû - 17:26


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Wei sentait que c’était le moment pour elle de venir lui parler, qu’il comprenne, qu’il lui pardonne. Elle se sentait tellement … horrible. Elle faisait l’autruche mais de le savoir si … haineux, si mal, … ça lui pourrissait le cœur. Elle n’était pas certaine de trouver les bons mots mais elle voulait à tout prix qu’il puisse … tourner la page ? Non, pas vraiment, mais qu’il puisse aller mieux ? C’était comme tout vouloir, et ce n’était pas comme ça que la vie fonctionnait. Quand il la frôle et qu’il reste si en colère contre elle, elle ne sait pas comment réagir, elle ne sait pas comment trouver la force de lui demander pardon. Sa présence ici n’était qu’une torture pitoyable qui n’avait le mérite que de leur briser le cœur un peu plus. Elle retient ses larmes et s’éloigne alors déjà vers la chambre, laissant passer quelques minutes dans le couloir avant de se raviser. S’il s’est retourné il a dû voir qu’elle n’était plus là, mais ses pas feutrés la guide jusqu’à Caleb sans un mot. Elle referme la porte du balcon et vient se glisser contre lui. Frôlant son torse de ses mains douces et fines, alors que ses lèvres embrassent sa nuque. Elle s’est mise sur la pointe des pieds, et pendant un instant on peut croire à un rêve. « Pardon Caleb … je t’en supplie pardonne moi … » qu’elle gémit de sa voix basse en resserrant son étreinte de peur qu’il ne la repousse brusquement. Il en aurait tous les droits … vraiment … Elle passe une main sur son torse et descend à son ventre, coupable d’être aussi égoïste avec lui … Coupable de se sentir soudain si soulagée de le sentir contre elle …
 


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Ce message a été posté Jeu 25 Aoû - 18:25


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Caleb tourne à peine la tête quand il l’entend rejoindre sa chambre. Il se sent tristement tiraillé entre le soulagement et la contrariété en la voyant fuir une fois encore. Il la veut auprès de lui mais si loin en même temps. Sa présence lui est aussi paisible que douloureuse. Son cœur et sa raison se déchirent : peut-il la haïr malgré cet amour inconditionnel qu’il éprouve pour elle ? Il se sent trembler légèrement. Il a beau tirer longuement sur sa cigarette, il lui est difficile de se détendre. Ses pensées, les souvenirs, les mots et son visage semblent venir le frapper avec davantage d’impact. Il passe une main sur son visage comme pour se réveiller, comme pour quitter un mauvais rêve dans lequel il serait tombé. Il ne se réveille pas.
Il ne se doutait pas une seule seconde qu’elle reviendrait ; Elle était désormais si lâche à son sens que son sentir sa présence contre lui semblait inimaginable. Il pouvait la reconnaitre entre mille : son odeur, son toucher, sa voix, ses caresses … Caleb bougeait la tête négativement animé par un torrent de sentiments. Il se sentait écartelé par ses propres ressentis. « Arrête. » Ces mots étaient sortis de ses lèvres d’un ton fatigué par cette situation. Il a ensuite essayé de se détacher d’elle en ôtant une de ses mains mais il n’en eut pas la force parce que dans le fond, il ne voulait qu’elle le lâche. Il laissait échapper un soupire abimé par la situation, abimé par ses sentiments qui l’étouffent. « Pourquoi tu rends toujours les choses plus compliquées. » Lui reprochait-il en portant sa cigarette à ses lèvres, déchiré de l’intérieur. Il tournait un instant les yeux vers les fenêtres voisines, craignant d’être surpris par son époux. « Tu devrais aller dormir. » Articulait-il amèrement en la laissant tout de même s’accrocher à lui comme si elle s’accrochait à sa propre vie.




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Ce message a été posté Jeu 25 Aoû - 18:35


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Elle n’arrête pas. Elle ne veut pas. Elle ne peut pas. Elle est tellement fatiguée. Elle est lasse. Elle est déchirée entre l’envie d’avoir une vie normale en retrouvant l’homme qu’elle aime, et celle de plaire à ses parents et de tenir ses engagements forcés. Elle a le souffle coupé contre la peau de Caleb. Elle suffoque, resserre sa prise, maintenant qu’elle l’a, elle serait bien idiote de le laisser partir … elle renifle piteusement contre sa peau en fermant les yeux qui lui coupe deux grosses larmes qui roulent sur sa joue. Elle est si faible face à lui, face à la vie. Elle aimerait avoir l’aplomb de Caleb et tout envoyer valser … Elle sait que si Caleb reste avec elle tout ira bien … parce que tout va toujours bien avec lui …. Pas seulement parce qu’il la protège sans le savoir des coups de son mari, mais parce qu’il lui apporte ce qu’aucun homme n’a réussi à lui offrir. Le sourire, la joie de vivre, le plaisir de la vie, les fou rires … La vie. Elle gémit en refusant de la lâcher, plus égoïste encore. Pourtant il ne fait rien pour l’empêcher, il ne la repousse pas, faiblement, comme si la force lui manquait, comme si l’envie lui manquait … elle frissonne en se détachant très légèrement, elle attrape son bras et le force à se tourner vers elle. Elle caresse se torse qu’elle connait par cœur mais qui lui semble plus musclés encore … elle embrasse sa peau doucement, comme si elle osait à peine regoûter à son premier amour … elle respire son parfum, fiévreuse et se hisse un peu plus sur la pointe de ses pieds pour venir l’embrasser, frôler ses lèvres d’abord, puis les capturer. Elle déconne. Elle abuse. Elle va le crever à agir ainsi … mais qu’il ne prétende pas ne rien ressentir, ne rien partager avec elle … elle l’aime bon sang, comment pourrait-il ne pas s’en rendre compte à cet instant ?





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Ce message a été posté Ven 26 Aoû - 15:44


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Que pouvait-il faire face à elle ? Elle n’est pas forte physiquement, très loin de là même mais mentalement, sentimentalement elle est bien plus forte que n’importe qui, bien plus forte que lui. Son cœur se serre aussi fort qu’elle serre son corps contre elle. Il veut l’éloigner mais n’a pas le courage, il n’en a pas l’envie. Le torrent en lui ne se calme pas, il se sent enfermé dans un cyclone de folie. Toute cette histoire n’est que folie. Ses mots ne sont pas représentatifs de son envie. Sa raison affronte férocement ses sentiments. Il sent qu’elle se détache de lui, doucement et il a la sensation que son âme fait une chûte libre. Elle l’attrape par le bras pour qu’il se retourne. Il ne résiste pas. Alors que ses mains passent sur son torse il a l’impression qu’elle peut sentir les battements de son cœur tant il bat fort. Il frissonne quand elle embrasse sa peau, il se sent plus tiraillé que jamais. Il ne sait plus que dire, que faire, que penser. Il reste immobile, incapable de faire quoi que ce soit jusqu’à ce que ses lèvres viennent rencontrer les siennes. C’est comme si le monde entier s’écroulait autour d’eux. Son souffle est chaud, ses baisers aussi doux que dans ses souvenirs. Cela lui est aussi agréable que cela lui est douloureux. Il se laissait faire mais ne bougeait pas comme hypnotisé, comme si il était en plein déni. Il s’écarte légèrement après un contact de quelques secondes, pour la regarder, la dévisager. Elle est aussi belle qu’aux premiers jours. Il reste silencieux, quelques instants comme hésitant avant d’effacer cette distance entre eux dans un baiser passionné. C’était fou, complètement. Il ne devrait pas, il le sait parfaitement mais l’appel de ses lèvres se faisait trop fort, trop puissant. Il l’embrasse quelques instants encore, profite pleinement de ses baisers avant de se reculer brutalement, comme se rendant compte soudainement de ce qu’il faisait. « Arrête Wei … »



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Ce message a été posté Ven 26 Aoû - 17:04


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Quand il se recule elle a le cœur qui lâche … elle ne s’en veut pas de l’avoir embrassé, mais elle s’en veut de lui faire du mal, encore. Elle devrait le fuir pas vrai ? Le laisser tranquille. Mais elle en est incapable. Pas ce soir. Demain elle reprendra son rôle de femme parfaite, demain elle l’ignorera … parce que demain son mari sera là. Parce que sa putain de vie reprendra son cours … elle déglutit, incapable de prononcer le moindre mot avant qu’il ne vienne l’embrasser avec une passion dévorante, une passion qu’elle ne comprend pas, une passion si soudaine qu’elle en gémit. Elle s’accroche à lui et enroule ses bras autour de son cou de peur qu’il ne la repousse … elle dévore ses lèvres avec la même fougue que Caleb. Il lui manque atrocement, encore plus maintenant qu’il est là … Elle gémit à nouveau quand il se recule, une plainte triste qui filtre à travers ses lèvres. Elle le fixe, perdue, avec l’envie soudaine de fuir au bout du monde. Elle tremble et secoue la tête alors que ses larmes roulent sur mes joues. Je ne veux pas être faible face à toi Caleb, si seulement tu pouvais voir mon enfer. Elle recule à son tour, penche la tête sur le côté pour s’excuser et resserre un peu plus sa robe de chambre en soie. Elle déglutit et pose le bout de ses doigts sur la bouche de Caleb alors qu’il lui demande d’arrêter. Elle se rapproche de lui et lui vole un dernier baiser. « Demain on parlera … » c’est une promesse, un bout de vérité qu’elle veut lui livrer …. Elle se détourne rapidement et rouvre les portes fenêtres pour fuir dans le salon. Dans le couloir elle voit son mari sortir de la chambre l’air suspicieux. « QU’est-ce que tu fais ? » prise de cours elle sursaute et balbutie « Je voulais boire de l’eau … » Il la jauge du regard et la regarde de bas en haut. « Va te coucher. » Il entre dans le salon en passant à côté d’elle en la bousculant et chercher Caleb du regard.



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Ce message a été posté Lun 29 Aoû - 19:43


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Caleb se sent remplit de contradiction. Rempli par tant de haine, rempli par tant de douceur par sa présence. Il ne saurait dire si il a chaud ou froid, ce qui est bon pour lui ou non. Un léger pincement vient lui creuser le cœur lorsqu’elle se recule à son tour, obéissant à ses dires. Pendant un instant il ressent une douleur dans sa cage thoracique comme des lésions causées par des battements trop forts. Il s’apprêtait alors à esquiver ses doigts fins sur sa bouche lorsqu’elle venait lui voler un vif baiser. Un léger soupire venait s’échapper de ses lèvres et il bougeait la tête d’un air négatif quand elle lui affirmait qu’ils parleraient plus tard. Pourquoi dire ? Pourquoi faire ? Il avait envie de crier, hurler la haine et tout le mal qu’il avait conservé depuis tout ce temps mais il ne pouvait pas. Elle s’est très vite échappée pour rejoindre l’intérieur, aussi vite et simplement qu’elle l’avait quitté quelques années plus tôt. Tremblants par le torrent de sentiments qui l’emportaient malgré lui, il prit une dernière bouffée de cigarette avant de la jeter. A son tour, il rejoignait l’intérieur pour retrouver le canapé qu’il occupait pour cette première nuit. Il s’y installait paisiblement quand il entendit les voix de Wen et de son mari. Il avait l’air sec, agressif. Les avaient-ils vus ? Peu lui importait, après tout si il venait à avoir un problème Caleb était prêt à le régler. Il fermait les yeux non pas par crainte mais pour tenter de trouver le sommeil. Les pas de l’homme semblaient s’approcher du canapé, doucement mais sûrement puis sa silhouette venait se pencher sur lui. Pendant quelques secondes il le sentit l’observer dans le noir avant de retourner sur ses pas, pensant qu’il dormait sûrement. Ce qu’il finit par faire, fatigué de cette histoire, de ces sentiments, fatigué par cet amour inconditionnel et redoutable qu’il éprouve pour elle.



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