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 Everything is blue [Ruri]

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Ce message a été posté Jeu 25 Aoû - 2:14
Everything is blue
   
ft. Ruri x Noah

   ∆ TENUE ∆           Les basses résonnent dans mes oreilles et ça me fait danser. Je bouge, je sue et je chante avec la musique, levant les bras en l’air et sautant sur place quand le rythme s’accélère. Ça me fait du bien de me dépenser, de voir autre chose, de parler à des étrangers. Ça me fait oublier que dans la foule, si je remue trop vite la tête, je peux y voir Alissa mon ex-petite-amie, ses cheveux noirs rebondissant sur ses épaules. Pourtant j’ai pris mon cachet ce matin, je dois être trop fatigué. Je m’arrête un instant pour faire un check avec un pote qui passe à côté puis me dirige vers le bar, commandant un cocktail au nom compliqué pour paraître cultivé (Je l’ai pris parce qu’il est bleu fluo moi, c'est tout wesh). Je discute avec mon voisin de comptoir, balance quelques blagues pourries et complimente ses cheveux puis finalement me retourne quand on m’appelle pour me servir. Faut dire que tout le monde me connaît dans cette boîte de nuit, je suis un habitué.

Payant en sortant de ma veste blanche un petit billet, je lance un clin d’œil à la barmaid et sirote la mixture en faisant des « haaa » de délectation. Je vague mes hanches sur DJ Snake et me tâte à aller m’en fumer une, sentant l’odeur du tabac sur les gens de la piste de danse. Le jour où j’arrête la Nicotine, je me fais tatouer la marque Pall Mall sur le cul tiens. Alors que je me dirigeais vers le fumoir, j’aperçois pas loin une tête que j’ai déjà vu sous plusieurs coutures et surtout, sur du papier glacé. Mes yeux s’écarquillent de surprise et je pousse un « Hey !! » un peu trop enjoué avec l’alcool qui me monte au nez. Paraît-il qu’antipsychotique et vodka ça va pas ensemble. Moi je vous le dis, ça vous rend heureux pour toute une journée ! Je m’avance rapidement, passant entre les corps en mouvements puis me poste en face de l’artiste que je reconnais mieux de plus près et lui fait un sourire enchanteur.

« Hey Salut ! » Criais-je pour me faire entendre par-dessus la musique. « Z’êtes bien Kusama Ruri, non ? Je suis fan ! J’ai acheté votre livre ! » Je lui tends la main et dans un geste naturelle, attrape entre mes dents ma lèvre inférieure, étirant un peu plus mes commissures, fier comme un coq. « Nakajima Noah, me semble que vous avez bossez avec mon daron le chanteur ! » Je rigole bêtement et je sens que la réalité autour de moi est devenu un peu plus vague et un peu plus colorée, me faisant monter l’euphorie au cerveau.  Je peux plus m’en empêcher et je lâche sans retenu « J’adore ton style ptin ! » et puis recommence à ricaner tout seul, reprenant un peu de mon Blue Lagoon ou Maraçio j’ai déjà oublié à dire vrai. « Ça te dérange pas que j’te tutoie au moins ?! »

Je suis quelqu’un d’un peu trop sociable et sans tact alors parfois la familiarité chez moi, c’est une seconde nature. Je me fais vite pote-pote avec les gens, ce sont ptête des relations « superficielles » pour certains mais un humain, c’est un humain. C’est toujours cool de pouvoir parler avec les gens, de partager. C’est ce qui garde un artiste inspiré héhé.

« Hey, dis, je te sers un verre ? J’aimerai vraiment que tu me racontes ce qui t’as donné l’idée de ton livre, des différentes photos. Je l’adore ! » M'exclamais en faisant un signe un peu ghetto avec ma main droite. Ben écoutez, j'ai raté sa prestation en Finlande, autant en profiter maintenant qu'elle est devant moi hein !


   

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Ce message a été posté Jeu 25 Aoû - 10:46
C'est compliqué d'expliquer comme Ruri en était arrivée à se retrouver dans une boîte de nuit donc l'ambiance n'avait rien à voir avec sa personnalité et ses goûts, enfin si, c'était assez simple à expliquer mais disons plutôt que c'est difficile à concevoir et qu'une personne lambda ne songerait certainement pas à agir comme l'artiste l'avait fait. Pour faire court, alors qu'elle se baladait sur Olga (son vélo), son parcours aléatoire a fait qu'elle s'était retrouvée à passer devant cette fameuse boîte de nuit, et sans vraiment réfléchir, elle y est entrée après avoir accroché son vélo un peu plus loin dans une rue plus tranquille. La décalée aurait pu songé à inviter au moins une connaissance ou un ami, mais non elle s'en fichait, c'était l'occasion de voir comment une communauté pouvait bien se divertir sur de la musique sans intérêt bien qu'elle appréciait la sensation bizarre et pas forcément agréable que les basses donnaient à son cœur, des boom boom qui se propageait à travers tout son organisme, qui lui donnait presque envie de se coller à une baffle jusqu'à ce qu'elle atteigne une extase certaine et finisse certainement sourde, en parlant d'extase elle devait recontacter la personne étant capable de lui procurer de l'opium, elle voulait absolument tester ça, son délire du moment.

Voir ces humains dansaient de façon beaufienne la gava bien vite – parce que vous croyiez peut-être qu'elle dansait avec eux ? Et puis quoi encore, elle était postée dans un coin, à fixer, mimique bizarre mais passant inaperçue pour le coup grâce au monde et l'obscurité, quoi que ça pourrait être bien glauque si quelqu'un la remarquait, dans son habituel accoutrement noir et sophistiqué. Pour en revenir à nos moutons Ruri finit par s'en aller dans le fumoir pour s'en griller on-ne-sait-combien, il faut voir à partir de quand elle sera las de cette ambiance. Plusieurs fois des jeunes gars étaient venus la voir pour lui demander du feu, prétexte pour l'observer de plus près, les plus fous avaient même tenté de lui parler mais voyant qu'elle ne répondait pas ou d'une façon disant clairement « cause toujours tu m'intéresses » ils s'en allèrent bien vite, la jeune femme n'était pas méchante loin de là, simplement un peu rustre et bizarre.

Elle venait de finir sa deuxième cigarette quand un autre type s'approcha d'elle, visiblement un coup dans le nez comme la plupart des gens qui venaient lui parler en soirée – quand elle-même n'était pas ivre. Il la connaissait, si elle s'attendait à croiser un fan ici, en général les gens ici sont beaucoup trop beauf pour s'intéresser à des trucs bien et sophistiqué comme l'art se disait-elle. Ses yeux maquillés de jolis virgules se baissèrent vers la main qu'il tendait, cela lui fit arquer un sourcil avant qu'il ne se présente, si ce Noah n'avait pas rajouté que son père était chanteur rien ne serait venu à son esprit, elle hocha la tête « Ha oui, Nakajima oui. » dit-elle sans forcer sur sa voix qu'elle avait à peine élevée. Il fait des éloges auprès de son style au point d'en être vulgaire, la tutoie et finit par lui demander si ça la dérange, Ruri ne répond pas, regardant simplement le verre de l'individu qui avait une couleur intéressante. On aurait cru voir un tube avec un liquide nucléaire de couleur bleu à l'intérieur, c'était très funky, très sympa. Et, lorsque ce Noah lui proposa un verre, elle n'hésita pas et se permit de relever le verre qu'il avait dans sa main afin d'y boire une gorgée à la paille pour goûter, le goût était trop sucré, l'artiste n'appréciait pas la boisson mais aucun élément sur son visage ne pouvait le montrer. « D'accord, j'en veux un de la même couleur mais pas le même, moins sucré. » comment ça elle était compliquée ? Après quoi elle le suivit vers la sortie du fumoir, revoyant la beaufétie se réaliser avec grandiose, avant de le quitter pour s'installer sur l'une des banquettes autour de la piste, l'air toujours aussi neutre même quand deux types un peu lourds s'étaient assis autour d'elle, en soirée les gens sont beaucoup moins chiants.

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Ce message a été posté Ven 26 Aoû - 17:58
Everything is blue
   
ft. Ruri x Noah

   ∆ TENUE ∆             Dire que Mademoiselle Kusuma est associable serait un peu exagéré mais dirons-nous que j’ai connu mieux pour taper la discussion. Après je m’y attendais un peu, y a des artistes comme ça, ils sont tellement dans leurs mondes, dans leurs trucs qu’ils sont un peu dur à aborder. Mais ai-je l’air de baisser les bras, ai-je l’air de me décourager ? De toute façon, une fois bourré rien ne m’arrête… Non et puis, faut dire que de plus près, elle m’a l’air tout aussi excentrique que sur papier glacé. Comment elle fait son maquillage comme ça ? Ça me subjugue pendant quelques secondes puis laisse tomber ma main quand je remarque aucune réponse positive de sa part à part peut-être du dédain. « J’espère que je dérange pas au moins héhé » Au moins, elle se souvenait de mon père, c’était déjà pas mal, je pouvais me noyer dans mon verre avec dignité. Sauf qu’elle me le vole et à moitié offensé, je hausse les sourcils de surprise et ricane avant de secouer la tête, m’arrêtant juste pour attendre sa réaction, plein d’appréhension. Elle aimera ou elle n’aimera pas ? A sa réaction, ou son manque de réaction, je papillonne des yeux un peu confus puis soulève mes épaules d’indifférence, lançant un « Ok donc ! Moins sucré ! » avant de commencer à me diriger vers le bar, saluant certains potes par-ci par-là, attrapant même une copine avec moi, la traînant jusqu’à ce que je commande. Un baiser rapide et je la quitte, lui promettant de la rappeler, chose que je ne ferai peut-être pas, qui sait ? ~

Je cherche Ruri du regard vite fait puis fronce quand je vois des badauds autour d’elle, remarquant qu’elle n’avait pas l’air plus que ça dans son élément. Avec agilité, j’avance et la rejoins, faisant un sourire narquois aux mecs. « Hey les gars ? Vous faîtes quoi là ? On se connaît ? » demandais-je, sûr de moi mais toujours avec de l’amabilité dans la voix. Je me penche et pose le verre d’une couleur bleu électrique devant la seule de la gente féminine à la tablée, restant debout pour continuer à boire le mien, checkant mon téléphone.

« Normalement c’est beaucoup moins sucré. Si jamais ça va pas, faudra le changer. » J’essaye de ne pas faire attention aux lourds autour d’elle mais j’admets que ça me casser les noix parce que je comptais vraiment parler photo et j’ai aucune idée de si ça la dérange qu’il soit là ou non. Après, c’est peut-être moi aussi le problème… Je fronce les sourcils et continue ma conversation, décidant d’ignorer les intrus.

« J’ai adoré le boulot fait sur la jacket de mon père et depuis je vous suis. Je suis plus du côté de la photographie mais bon. » Je reprends une gorgée, le gin montant au cerveau, le froid des glaçons me gelant les neurones. « Après, j’ai pas un niveau comme le tien… Vôtre » Rajoutais-je en faisant de drôle de signes de mains. « Mais j’en fais de même en tant qu’amateur héhéhé. Plus des paysages par contre. » Toutefois, je suis distrait et zieute les deux nigauds, me demandant si au final je ne devrais pas leur dire de se barrer…


   

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Ce message a été posté Ven 26 Aoû - 20:01
Les deux types lui parlaient sauf que Ruri ne leur répondait pas, elle était occupée avec ce garçon et n'avait donc pas de temps à leur accorder même si elle attendait sagement que Noah revienne avec son verre. Lorsque Noah posa le verre sur la table, l'artiste décroisa ses jambes, se pencha pour prendre son verre et d'y boire une gorgée à la paille, en effet c'était beaucoup moins sucré et l'alcool ressortait davantage, c'est ce qu'elle aimait, on était sûr que l'alcool nous montait à la tête disait-elle. Puis elle le reposa sur la table, pile en face d'elle, puis se redressa avant de lever son visage vers celui qui venait de lui offrir, on aurait dit un robot tant ses gestes semblaient calculés – alors que pas du tout. « C'est beaucoup mieux, merci. » dit-elle sans sourire, mais l'intonation était un peu moins sèche que tout à l'heure, après quoi elle se remit correctement contre le dossier de la banquette, entre les deux zigotos.

Le fêtard commença alors à lui expliquer sa passion pour la photographie et le fait qu'il appréciait ce qu'elle faisait, il était peut-être plus intéressant que ce qu'il en avait l'air et c'était tant mieux pour elle, peut-être que cette soirée ne sera pas totalement absurde. Simplement ces deux types qui parlaient entre eux sans gêne pour tenter désespérément la conversation. Ruri n'avait pas encore répondu à Noah, se contentant simplement de reprendre une gorgée dans son breuvage alcoolisé avant de le reposer plus brusquement, d'une façon à ce qu'un bruit sourd se fasse contre la table et que les deux garçons se taisent, elle n'en regarde alors aucun : « ce garçon discute avec moi et ne peut même pas s'asseoir parce que deux nigauds ont décidé de venir pour tenter de séduire de la femelle, et vous avez encore le toupet de parler ? On dirait bien que la beaufétie se réalise. », deux-trois insultes plus tard il ne restait plus que Ruri et Noah, la jeune femme but également quelques gorgées de sa boisson avant de tourner la tête vers son acolyte de soirée qui venait de s'asseoir.

« Premièrement, tutoie-moi. Ensuite, photographier des paysages n'apporte rien à part un sentiment de satisfaction parce qu'on a réussi à prendre quelque chose de « beau », sauf cas exceptionnel bien entendu. Si on veut considérer la photographie comme un art, que je ne considère même pas comme tel, faut voir plus loin que ça. », Ruri dans toute sa splendeur, à expliquer son point de vue et presque dire que celui des autres était mauvais, mais elle ne disait pas ça méchamment, c'était simplement dans sa façon d'être.
La plupart de ses photos étaient elle dans son plus simple appareil recouverte de peinture sombre, dans différents lieux. Contrairement à sa grand-mère, il n'y avait que très peu de couleurs dans ses œuvres. Mamie Kusama extériorisait ses cauchemars, Ruri extériorisait à l'aide d'un spectre le monde qui l'entourait. « Mais ton père est un assez bon interprète, c'est déjà ça. », encore une fois il n'y avait rien de méchant derrière.

Après quoi, elle but encore dans son verre, il n'en restait plus grand chose quand elle le reposa, ça commençait un peu à tourner là-haut et elle aimait ça. Prenant une position un peu plus détendue elle regarda de nouveau Noah, une question lui venant soudainement à l'esprit, « on a le droit d'être ivre dans ce genre d'endroit ? », il valait mieux prévenir que guérir n'est-ce pas ?

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Ce message a été posté Dim 28 Aoû - 19:47
Kusama Ruri… Me rend nerveux… Et ça n’arrive pas souvent croyez-moi. Ou plutôt que nerveux, je dirais douteux. Si j’arrive à la cerner ? Non. Si j’admire toujours autant cette personne ? Oui. Je n’ai pas « le mythe de l’idole parfaite ». Non… J’aime son art, cela ne veut pas dire que j’aime la personne bien que pour le moment, je reste sceptique, ses gestes me laissant parfois un peu… Sur le cul. Je secoue la tête à son remerciement et réponds simplement « Je t’en prie, c’est normal ! » tenant toujours une image confiante car au fond, je ne vais pas me laisser impressionner par une avant-garde. Ce n’est qu’une attitude parmi tant d’autres et croyez-moi, je m’y connais niveaux attitudes, j’arpente ses lieux remplis de cas différents et ce, un peu trop souvent malgré tout. C’est peut-être pour cela que je n’ai pas cherché à plus m’imposer face à ces deux gars qui cherchaient apparemment à draguer l’artiste ou à simplement nous faire chier, j’admets que la précision m’est égale. Je roule des yeux à leurs insultes et grimace de mépris, habitué à ne pas chercher la bagarre ici par simple raison : Sinon on pourrait me virer (et sachant que je suis déjà banni de pas mal de boîte de nuit…). Je m’assois et continue à boire aussi, lâchant un « Merci. » en même temps. A sa remarque sur la photographie, je fronce un instant les sourcils puis finalement m’installe au fond du siège, en pleine réflexion. C’est vrai qu’en soit, la photographie n’est que la copie du monde que l’on voit, observe. Certains s’amusent à interpréter des choses à la vue d’une rue ou d’un lac. Pour ma part, j’aime juste l’esthétique des endroits. Je hoche la tête accompagné d’un « Humm humm » bien japonais, finalement plutôt d’accord (du moins je pense que cela se rapproche de ce qu’elle vient de me donner comme avis) et tourne la tête vers elle, l’écoutant avec attention. Je pouffe de rire à son observation de mon père et mords ma lippe pour me retenir d’éclater en fait. S’il est bon interprète ? Oui, sûrement. De ce que je me souviens oui. « Il paraît qu’il l’est. » Dis-je avec une pointe de malice mais des yeux déçus. Cela me paraît une éternité que je n’ai pas entendu la voix de mon père qu’en parler maintenant me rends nostalgique. C’est comme si j’avais oublié sa façon de prononcer les syllabes, sa façon de me glisser des « je t’aime, mon fils » en français. J’abaisse mes pupilles sur mon cocktail quasiment fini et le fait tourner dans le verre avant de me sauver de ma déprime et me reconcentrer sur ses mots.

La pression lâche d’un coup à sa phrase et à son visage face au mien et je hausse les épaules « Paraît-il qu’on a le droit d’être bourré, faut juste éviter de trop foutre le bordel… Enfin, je te rassure… » J’accentue le « tu » d’un sourire illuminé et continue : « Les videurs sont bien trop occupés pour faire attention à nous pour le moment. » D’un coup de poignet, je finis mon verre et grogne, l’alcool montant au nez.

« Mais lorsque tu te prends en photo, lorsque tu te montres nu, peinte de noir, que tu te montres face à l’appareil… Est-ce qu’il y a quelque chose qui te reste en tête pour avoir ces expressions aussi fascinantes ? » Je pose la coupe et note l’état de la sienne. « Je veux dire. C’est facile d’interpréter différemment le message que l’artiste essaye de passer… Et bien que ça soit là un des charmes de la photo, je me demande bien ce que toi, tu nous montres. » Sans le voir, mes mains bougent et discutent, essayant de prouver ma curiosité, ma sincérité et surtout, ma grande confusion. « Par exemple dans Bourgeon de pensées que tu as posté récemment. » Mon coude se pose par réflexe sur le dos de la banquette et j’appuie ma tête dessus, le genou plié sur l’autre, captivé par la discussion. « C’est un fond noir mais des fleurs colorées et j’aime l’intensité du contraste. Pour moi j’y vois le miracle de notre imagination mais est-ce que tu vois autrement ? Enfin bien sûr, ça doit être plus profond mais… Et beaucoup plus précis que moi... » Je ricane sous la gêne, je m’emporte quand je parle de choses qui me passionnent et pointe du nez nos breuvages assoiffés : « Besoin de le remplir à nouveau pour supporter un mec comme moi ? »

Parce qu’il faut l’avouer, je peux être gavant quand je m’y mets.

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Ce message a été posté Mer 31 Aoû - 18:44
 « Je me moque des gens au travers de cette photo. », dit-elle tout naturellement avant de prendre une dernière fois son verre et de finir le cocktail à la paille, Ruri ne se gêna pas de le faire bruyamment pour aspirer jusqu'à la dernière goutte (à ne pas sortir du contexte), avec tout ce boucan apparemment musical personne ne l'entendra, puis elle reposa le verre-tube avant de regarder de nouveau le garçon. « D'une certaine manière t'as raison, c'est l'imagination. Les gens sont égoïstes et bornés, même si ils affirment le contraire. », elle fit une mimique bizarre qui lui était propre, sur les quelques interviews qu'on peut trouver d'elle sur le web on constate une gestuelle et une façon de parler qui était propre à sa personne, même que sur l'une d'entre elle qui dure environ quinze minutes on peut retirer au moins cinq minutes durant lesquelles Ruri ne décroche pas un moment. « On alimente notre propre égo et on a une opinion qu'on va défendre parce qu'on la pense meilleure, tout comme ce que je fais au travers de cette photo. », elle s'accoude à ses genoux et y pose sa tête, « on a tellement notre petit confort cérébral et basta. On constate juste la routine courir autour de nous, les salarymen courant à leur train, les écoliers allaient à l'école, les commerces, les stands. Des choses dont on se fout puisque ça ne nous concerne pas. Un monde fade. », l'artiste aurait pu encore dire des choses sur cette photo, mais pour ce Noah elle considérait en avoir dit assez. Elle se redressa ensuite, se mettant convenablement dans son siège et pencha légèrement sa tête sur le côté en le regardant d'une façon neutre, ce pouvait être très flippant à voir si on ne la connaissait pas. « Et je vois pas de quoi tu parles pour ces expressions que tu trouves fascinantes. Je pense seulement à la raison qui me pousse à poser. », c'est vrai que Ruri n'avait pas l'impression d'utiliser un faciès particulier lors de ses shootings, elle trouvait ça normal du fait qu'elle ne souriait quasiment jamais, c'était naturel en quelque sorte, oui, c'était naturel pour elle de faire la gueule sans arrêt, ça lui donnait un certain charme.

Après quoi elle se leva pour disparaître dans la foule un instant, sans prévenir son interlocuteur. En réalité elle s'en allait simplement au bar chercher de la boisson, c'était hors de question que Noah paie à nouveau, c'était hors de question qu'elle se sente assistée – elle voyait la chose ainsi tout du moins, elle pouvait très bien elle aussi lui offrir un verre. L'artiste demanda donc au bar « deux cocktails bleus dont un moins sucré », Ruri et sa précision légendaire, heureusement que la barmaid avait dû être marquée par la précédente demande du garçon qui lui tenait compagnie ce soir. Faisant garder la monnaie à l'employée, l'extravagante jeune femme prit les deux verres en main et les posa avec la douceur d'un bourrin sur la table avant de retourner s'asseoir. « J'en ai déjà supporté des biens pires. » ajouta-t-elle ensuite, encore une fois ce n'était absolument pas méchant, au contraire, il fallait juste l'interpréter à la Ruri. Sans plus tarder, elle s'empara de son verre et y but plus sereine.

« Ce n'est pas distrayant ici. C'est quoi le but de ce lieu ? », en soirée il y avait matière à s'amuser même si cela ne se voyait pas sur le visage de la jeune femme, il y avait des gens qu'elle connaissait, avec qui discutait, avec qui picoler et faire des conneries, ici, tout semblait totalement différent.

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Ce message a été posté Ven 23 Sep - 21:02
Je suis un peu confus, un peu bourré, un peu à l’ouest avec les fumées de tabac que je me suis pris il y a quelques heures de là. Et faut dire que les antipsychotiques plus l’alcool n’ont jamais fait bon mélange. Alors quand Ruri parle et se meut, j’ai un voile devant les yeux et je pige à moitié parce que ça tourne et mes neurones me disent qu’une seule chose « Mec, y a une nana devant toi et t’en es fan. Qu’est-ce que t’attends pour faire bonne impression ? » Toutefois, ses mots et ses paroles, ses expressions faciales… Tout ça ne me semble pas si amicale, ni aimable et peut-être que je la saoule ou alors peut-être suis-je pris d’une vague de paranoïa et la pensée me donne froid dans le dos. Mon esprit me joue des tours facilement sous la panique et si je continue à prendre tout au sérieux, je risque de finir sous une roue de voiture (à noter que ça m’est déjà arrivé et ce n’est jamais facile de se sortir d’une torpeur suicidaire).
Alors je me concentre sur les mouvements de ces lèvres et sur les étirements de ces commissures, je hoche la tête et écoute avec attention, me pinçant le mollet de temps en temps pour rester vif et présent, accoudé gracieusement sur la banquette, la fixant avec un mélange d’admiration, d’appétit et de… Distraction. Il y a sur mon visage cette pointe de curiosité mixé à la gourmandise charnelle qu’apporte la boisson et l’ambiance, la sueur et la danse et il faut l’avouer, l’artiste n’est pas moche. Mais je crois surtout que mes hormones sont simplement en train de jouer avec mes nerfs. Je déglutis et refixe nos coupes et me dis qu’une cigarette ou un cocktail ne me ferait pas de mal pour repartir sur le droit chemin. Comme aurait pu dire ma mère, quand tu tiens une plaque brûlante dans tes mains, ne la lâche pas non, serre la plus fort.

Ce qui est plutôt bizarre venant de quelqu’un qui ne touchait quasiment jamais à la cuisinière… Je manque de pouffer de rire à ma réflexion mais reprend le fil de pensée de Ruri et continue comme si de rien était : « Tu es plutôt pessimiste, on te l’a jamais dit ? » Dis-je sans retenu, un rictus légèrement moqueur, pourtant de loin méchant, pendu à ma bouche. Cette fille qui a l’air de trouver tout ennuyant et abrutissant déchire mon pauvre cœur d’amoureux de la beauté du monde, ça m’attriste de me dire qu’on puisse observer le monde ainsi. Peut-être est-ce pour cela que j’apprécie son art ? Parce que j’y vois quelque chose que je ne ressens pas réellement. Plutôt drôle venant de la part d’un malade mentale… Je vois la beauté blablabla. Quel charmeur je peux faire parfois, je m’étonne moi-même. Je roule des yeux à sa dernière remarque avant de répondre dans un murmure, voir presque un ricanement : « Forcément, tu n’en as pas, tu ne peux voir ce que je vois…  »

Sauf qu’elle m’étonne en se levant abruptement et je me dresse sur mon siège droit comme un enfant qui vient de se faire gronder, clignant des yeux, plutôt surpris faut l’avouer. Finalement, je me lève et la vois au bar et me mords la lippe nerveusement avant de la voire revenir, me coupant dans mon élan pour la retrouver, les mains chargées de coupes. Je me rassois, gifle mon front d’embarras et me lèche les babines. « Merci. » lançais-je avec une grande complaisance, préférant rester bref et ne pas me prendre la tête avec elle. « Et franchement, une fois bourré, tout paraît pas mal tu sais. Même cette endroit qui a l’air de t’ennuyer à mourir »
Je lève mon verre et commence à le siroter comme on boit un thé glacé avant de me stopper, la fixant. « Alors Madame Kusama, avec votre esprit si critique qu’est le vôtre, comment l’alcool vous affecte-t-il, j’aimerai bien voir ça… » Je la taquine et me remets plus à l’aise, me tournant vers elle. « Ne me dis pas qu’un enfant ignorant comme moi te fait peur ? Je ne suis pas un grand compétiteur. Mais je suis pas mal endurant » Je fais tourner le liquide bleuté et reprends une gorgée. « Et boire est une très mauvaise passion et j’aime jouer dangereux. Puis quand je suis complètement torché, je suis prêt à faire n’importe quoi. » J’arque un sourcil. « Ne veux-tu pas jouer avec moi ? » Je lâche le ton provocateur et pouffe de rire, prenant la carte pour de futurs verres et la jette sur la table.

Un petit coup de coude gentil contre son bras et je crois que je suis parti bien plus loin que je ne le pensais parce que la musique ne résonne plus entre les murs de la boîte mais entre les murs que mon crâne offre et j’entends la chanteuse partir et revenir dans mon cerveau et mes oreilles sifflent et mes doigts se dédoublent. Et non, je ne crois pas que je suis parti loin non. Je suis en fait déjà très très loin.

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