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 Laissez-les s'envoler |#| NOAH&AILEEN

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Ce message a été posté Lun 29 Aoû - 19:38
Mon regard passe sur les différents étudiants qui croisent mon chemin alors que je traverse les couloirs de l’université. Comme toujours, on m’adresse des bonjours, on demande de mes nouvelles, tant de propos qui glissent sur moi comme l’eau roule sur une statue d’inoxydable poli avec soin. Je me moque de leurs sourires, de leurs gestes. Non, je ne vais pas bien, j’ai fini par m’habituer à cette situation. C’est une partie de moi, maintenant. Les heures s’écoulent, les secondes s’égrènent, la vie passe et se terminera à un moment, sans doute plus violemment que pour d’autres, compte tenu de l’homme qui me sert de petit ami.

Le fond de teint couvre encore mes contusions, la peau meurtrie que j’ai observée pendant de longues minutes avant de me décider à la dissimuler. Ayano, comme d’habitude, ne s’est pas montré tendre envers moi. Imbécile, tu sais que ce n’est pas ce que je demande. J’entends sa voix comme s’il était à côté de moi. Je frémis à chaque claquement de porte, à chaque bruit de pas un peu trop hâtifs que j’entends résonner dans un couloir. Il aura ma peau, un jour, si je n’ai pas la sienne avant.

Mon livre d’anatomie coincé sous l’aisselle, je m’installe à une table et croise nonchalamment les jambes au-dessous avant de déposer le lourd ouvrage. Les pages se froissent sous mes doigts, écornées par les transports et les utilisations nombreuses que demandent l’étude. Je glisse le plat de la main sur l’une des pages, ondulée à cause d’une tâche de liquide. Un verre renversé, sans aucun doute. L’odeur d’alcool me prend les narines et m’arrache un soupir. C’est précisément le chapitre qui m’intéressait. Illisible. Mais qu’espérais-je, au juste ?

Sans attendre, je me redresse et abandonne la place où je m’étais installée, tirant doucement sur les bords inférieurs de la jupe trop courte qu’Ayano m’a conseillée le matin même. Tes jambes semblent plus longues, répète-t-il, ça te va à ravir. Mais de mes jambes, je m’en moque totalement. Ce qui m’intéresse, c’est l’ouvrage dont je me saisis sur l’étagère, une autre copie de celui que j’ai emporté avec moi, en meilleur état, toutefois. Mes doigts se referment sur la couverture et je me dirige vers la salle où se trouvent les imprimantes et photocopieuses.

« Bonjour. » Je m’exprime à mi-voix quand mon regard glisse sur un visage bien familier. Celui d’un homme que j’ai pris l’habitude de croiser. Charmant, si je puis dire. N’importe qui le serait davantage qu’un idiot que je veux voir mourir. Mon sourire s’élargit doucement, alors que je m’approche de l’appareil qu’il est en train d’utiliser. « Vous en avez encore pour longtemps ? »

À force, c'est devenu comme un jeu. Un peu de vie dans ce quotidien terne. Loin d'Ayano.

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Ce message a été posté Mer 31 Aoû - 23:59
J’avais prévu de rien faire aujourd’hui, j’étais allé à la fac juste parce qu’on m’avait demandé. Eru a insisté pour me passer ses cours de première année en journalisme et pour essayer de me motiver à bosser. Mais clairement, une fois arrivé, je l’ai fui du mieux que je pouvais, me cachant dans des cours que je ne connaissais pas… C’est comme ça que j’ai assisté à un cours sur cartographie du ciel en Astronomie, j’admets avoir rien compris et je suis passé pour un con quand le professeur m’a posé une question. Pourtant j’ai essayé de ressortir ce que m’avait dit Clyde mais bon, tant pis… Alors ce que je fais là ? Devant une imprimante à essayer de l’utiliser depuis maintenant dix bonnes minutes ? C’est une question bonne à poser. Tandis donc que je sortais de ce cours, une personne de l’administration m’approcha et me donna un formulaire et d’autres circulaires. J’admets que e n’avais pas compris en premier jusqu’à ce qu’elle me demande de les photocopier et de mettre à jour mon dossier scolaire dû à mes absences injustifiées et surtout, ma partie médicale manquante. J’avais tout fait pour ne mettre que la moitié des papiers mais ils insistaient… Je me voyais donc obliger d’y caser mes ordonnances et mes rapports. Et j’ai gagné quoi aussi ? Le droit de devoir mettre au courant de mon casier judiciaire et le numéro de mon responsable policier. N’importe quoi…

Je soupire, appuyant sur le bouton « Copier » pour la énième fois, mais toujours rien. Sérieusement ? C’est la dernière de disponible à l’étage et j’ai pas le temps de rentrer chez moi et de faire l’aller-retour. Enfin surtout, je n’en ai pas envie. Je rappuie encore une fois, puis une autre et une autre fois. Mais toujours rien. Un long grognement m’échappe tandis que mon visage se vexe. Je regarde à droite et à gauche et donne un coup de pied ! « Satanée machine à la con !! » Je m’appuie contre le mur et finalement, une idée me vient. Le bouton magique de redémarrage. Une minute après, l’appareil est relancé et ô miracle, ma première copie se lance. Quel soulagement. C’est à ce moment-là que ma tête se tourne vers une beauté entrant dans la salle et je réponds à son sourire immédiatement, reconnaissant ce visage parmi tant.

« Hey ! » Contrairement à elle, je suis beaucoup moins poli et beaucoup plus… Exubérant. Je grimace un peu à sa question puis ris : « Elle vient tout juste de bien vouloir imprimer mon premier document. J’en ai pas énormément mais c’est assez urgent. Désolé. » Je change de feuille sur l’imprimante puis me tourne vers elle, la fixant avec un beau sourire. « Mais si tu peux attendre cinq minutes, je pense que ça devrait le faire. »

Elle a une silhouette fine mais surtout une grande taille et j’admets que ce n’est pas tous les jours qu’on voit une fille aussi haute alors ça me fait plaisir et ça me rend curieux, je veux en savoir plus, je veux continuer à jouer au chat et la souris avec elle. « Je m’appelle Noah. C’est quoi ton petit nom ? » Bien sûr, je ne passerai pas par quatre chemins non plus, ça ne me va pas de trop tourner en rond.


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Ce message a été posté Ven 2 Sep - 19:44
Si l’université n’est pas mon endroit préféré de Tokyo, je dois admettre qu’elle possède un attrait non-négligeable, en ce qu’elle est l’un des rares endroits où je n’ai aucune chance de croiser Ayano par accident. Monsieur est trop occupé à gérer ses petites affaires, les magouilles sans nom dont j’ai si souvent été honteuse, avant de les considérer comme des défauts supplémentaires à ajouter à la liste, déjà kilométrique, de ceux qu’il possède. Je n’y accorde plus d’attention, désormais, aussi longtemps qu’il me garde en dehors de tout cela, chose qui n’arrive que trop peu souvent, hélas. Je ne pourrais énumérer les raisons qui me poussent à souhaiter sa disparition, le nombre de nuits dont je viens à bout en sueur, troublée par une substance qu’il m’a fait ingérer à mon insu. J’ai appris à me méfier de la moindre boisson qu’il m’offre, de la moindre nourriture. Par chance, rares sont les occasions où il cuisine réellement. Est-il surprenant d’apprendre, dans de telles circonstances, que je lui rends la pareille dans l’espoir de le voir un jour s’écrouler, affaibli par les produits que je lui fais si subtilement avaler ? La petite amie modèle, souriante et attentionnée, qui subit sans broncher les coups et les traitements infâmes qu’il ose lui imposer. Comment pourrait-il soupçonner quoi que ce soit ? À l’université, je peux enfin oublier un instant toutes les choses qui m’arrivent lorsque je retrouve notre petit appartement et son ordre discutable. Les règles qui y règnent sont différentes, me permettent de respirer.

Quand l’étudiant présent dans la pièce me répond, c’est un large sourire qui vient éclairer mon visage. Des machines dotées d’une volonté propre ? Je demande à savoir pour quelle raison elle n’a pas souhaité s’y mettre plus tôt. Ce que j’ai compris, de toute façon, c’est qu’il ne me reste qu’à attendre. Ça ne me dérange pas, et sans perdre le léger sourire qui flotte à mes lèvres, je m’approche de l’imprimante en posant un regard distrait sur elle avant de relever les yeux vers l’être qui se trouve à proximité. « Pas de problème, j’attends. Cinq minutes, vingt, j’ai du temps à perdre. » Et de sourire à nouveau alors que je m’appuie à quelques pas de lui pour le laisser continuer ses copies. « Aileen. »

Mes yeux errent un instant sur la salle, attirés un instant plus tard par le bruit de la photocopieuse. Ma capacité à me concentrer s’est amenuisée avec le temps. Au cours de ma premier année à l’université, j’étais assez douée pour étudier et mémoriser, mais Ayano ne m’a hélas pas épargnée à ce niveau. Des séquelles, j’en ai forcément, dont cette confusion presque constante. Un certain détachement. Je finis par reposer les yeux sur Noah, un sourire amusé aux lèvres, alors que je scrute son visage et suis ses moindres gestes. « T’as pas la tête d’un rat de bibliothèque, dis-moi. »

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Ce message a été posté Sam 10 Sep - 22:50
Alors c’est vrai que mes jours à l’université n’étaient pas les meilleurs, sérieusement Royal Private Schools c’est un peu une chaîne de restaurants fast-food. Ça te vend de la merde et ce, à un prix souvent défiant toute concurrence tellement c’est cher et exorbitant. C'est un luxe dont je pourrais me passer sérieusement. J'ai passé tout mon lycée dans un établissement japonais des plus banales et laissez moi vous dire que c'est tout à fait convenable. Je ne comprends pas comment mon père peut penser que je serai en sécurité ici, ou du moins, que je m'y sentira à l'aise. Au moins, il ne m'a pas forcé à vivre dans les dortoirs. Entre les bizutages et les connards, il a bien fallu que je rejoigne le camp des enfoirés qui n’en ont rien à glander et qui feront chier tout ceux le méritant. Je grogne et retourne mon autre feuille, continuant d’observer la demoiselle. Aileen ici présente avec moi est une fille que j’aime à séduire avec quelques petits gestes qui pourraient presque paraître innocents si à chaque fois je n’étais pas en train de la eye-fucker. C’est toujours très intense et plein de sensualité : un petit bouton de chemise enlever par-ci, une langue de sortie par-là. Bref, vous l’aurez compris, je la charme et recharme à chaque fois que je la vois passer dans les couloirs ou autre endroit publique. Je hoche la tête à son prénom et continue de sourire, bougeant mes mains sur les feuilles et quand j’attends une copie, croise les bras et tapote mes doigts sur mon pull.

« Ah bon ? » A sa remarque je me pousse de l'appareil, feignant un air étonné, me désignant de mes paumes comme on présente un monument. « Pourtant je pensais que mon attirail et en particulier ma casquette, inspiré l’intellectualité. » Je pointe le dit vêtement et me mords la lippe. Un ricanement m'échappe puis je change de document dans la machine, la fixant un instant, zieutant de haut en bas. « Et toi alors ? Tu viens souvent ici ou tu ne fais que fuir les cours et tape une sieste sur les grandes tables ? » Ce ne serait pas la première, ni la dernière à la faire. Beaucoup d’étudiants viennent glander à la bibliothèque. Certains étudient vraiment et d’autres ne font que semblant. Pour ma part, la seule fois où j’ai lu un livre ici c’est parce que ma marraine en avait décidé ainsi… Donc bon. Vous savez déjà d'emblée quel genre d'élève je suis.

« Enfin, en voyant le livre que tu tiens, j’imagine que tu fais partie de ceux qui bossent vraiment ? » continuais-je, arquant un sourcil au titre de l’ouvrage. L’anatomie ? Un petit sourire en coin me prend. Si elle a besoin d’un cobaye pour s’entraîner à nommer les organes, je suis prêt à me dénuder. Je pouffe doucement et secoue le menton sous ma connerie avant d’appuyer à nouveau sur un bouton de l’imprimante. « Tu es en sciences je présume ? A moins que tu sois en art et que tu cherches plus d’information sur les proportions ? » Mes lèvres se pincent et je la mate avec impudicité, appréciant les boucles de ses cheveux et le satiné de sa peau découverte de ses jambes. « Ou peut-être est-ce pour un ami ? » glissais-je sur un ton provocateur, testant clairement les limites. Si nous nous amusons à nous courir après, autant savoir si elle le fait exprès ou si elle est simplement en train de m’allumer sans le savoir. Qu’elle est un mec ou non ? Cela n’est pas réellement une question, je suis censé être en couple moi aussi après tout… On a tous notre petit jardin secrets paraît-il. Il faut juste que j'arrive à comprendre si cela peut aller plus loin que de simples regards dans les couloirs ou si cela doit rester excitant mais sans passer par le touché-touché.

Parce que non, je ne suis pas du genre à forcer les nanas à faire quoi que ce soit qu'elles ne veulent pas. Et oui, je sais me montrer gentleman comme ça, parfois.



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Ce message a été posté Mer 14 Sep - 14:02
Heureusement pour moi, tous les étudiants de la Royal Private School ne sont pas identiques. Cet établissement a beau avoir une bonne réputation et être connu pour ses étudiants issus de famille riches, je ne peux m’empêcher de le comparer au travail de mon père. L’embaumement. Un corps corrompu, flétri de l’intérieur, auquel on donne une apparence de vie et de beauté. N’est-ce pas ce qu’il se passe ici, en vérité ? Il faut parfois faire preuve de réaliste et affronter les choses telles qu’elles sont : je suis la petite amie d’un homme pour qui le respect semble inconnu, qui passe son temps à traîner dans les coins les moins recommandables et se procure des substances douteuses. Je doute d’être la seule dans cette situation, mais tant que l’emballage est beau, qui pourrait s’en soucier ?

Mes yeux restent braqués Noah alors qu’il réplique. La casquette. Évidemment. Où avais-je la tête ? Je ne parviens cependant pas à rire et laisse un simple sourire flotter sur mes lèvres. Les questions réponses n’ont jamais été mon fort, malheureusement, et je n’aime pas trop m’exprimer au sujet de ma vie privée. Mais existe-t-il encore une limite, quand on parle d’études ? Elles me passionnent depuis des années.

« Je viens parfois, quand je suis d’humeur studieuse. » Réponds-je avec amusement, sans cesser de suivre ses gestes, appuyée au même endroit, le livre contre ma poitrine. « Ou lorsque je m’ennuie. On rencontre pas mal de monde, ici. » Ce qu’il ajoute me fait rire. « Si j’étais en art et à la recherche de proportions, je pense que je m’intéresserais à des sujets plus… vivants ? » Mon regard glisse sur lui sur ces mots, de bas en haut, et je laisse un rire fuir entre mes lèvres. « Ce n’est pas très courant en médecine, malheureusement. » Mon sourire s’étire et je laisse mon regard croiser celui de Noah, amusée par la situation.

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Ce message a été posté Ven 23 Sep - 21:22
Aileen est mystérieuse et pleine de réserve et je remarque très vite qu’elle n’est pas non plus du genre extraverti comme moi. Alors je reste sur mes gardes et guette ces moindres réactions, à la recherche d’une quelconque mauvaise parole de ma part pour ne pas briser cette électricité alléchante. Mais elle a ce sourire, un peu triste et beau, un peu dramatique et plein de douceur qui me fait sourire en retour, un rictus franc et honnête, juste et droit, de quoi lui montrer que je pouvais comprendre qu’un type qui drague comme ça, c’est pas le meilleur qu’on puisse avoir (mais je suis drôle quand même). Enfin j’en suis sûr, il y a sûrement pire que moi. Je continue mes gestes répétitifs sur la machine et range les papiers déjà finis, soupirant, voyant la pile de documents diminuer rapidement mais pas assez selon moi. De l’autre côté, plus je reste ici et plus je peux m’amuser. Alors je me coupe dans mon mouvement de rappuyer sur le bouton et la fixe, mordant ma lippe à son rire et positionnée dans l’entrée de la porte comme ça, j’aime voir sa longiligne silhouette à la lumière des lampes jaunes. Je hoche la tête avant de la secouer dans un rire « Oh vivant, mort, tant qu’on peut mater ! » Continuais-je comme une blague, riant de plus belle et lançant enfin cette copie. Les touches m’échappent et je plante mon regard dans le sien, prenant tout de suite un air un peu plus… Charmeur ou peut-être plus sérieux. Je jette ma casquette dans mon sac à dos, me tourne un peu et attrape ma gourde d’eau, restant silencieux après l’annonce de son cursus, mes pupilles ne quittant pas les siennes plus de 10 secondes.

Je bois une gorgée, puis une autre et inspire un coup avant de la ranger, mes mains parcourant mon sac avec distraction avant de relever la tête, changeant un document en arquant un sourcil. « Et en médecine, tu préfères l’anatomie comme matière ou c'est une coïncidence que je te vois avec ça ? » Continuais-je dans mes sous-entendus, rangeant tous mes papiers et lui faisant signe d’approcher, signalant l’appareil libre. Je m’adosse contre et croise les bras, provocant de mes iris et de tout mon être cette fille qui réussissait à me faire brûler de curiosité. « Ou peut-être fais-tu de la médecine par contrainte comme la moitié des gosses ici ? » Fis-je en bougeant la main dans une mode un peu égocentrique, un peu à la Jack Sparrow. Il y a chez cette Aileen une envie de la découvrir et la lire, comme un livre qu’on ne connaît pas. Et moi qui aime la lecture, je m’empêche de la dénuder et la voir à cœur ouverte, comme je l’espère, elle s’empêche de vouloir me disséquer, le torse et les boyaux à l’air. Ce n’est pas très romantique mais je ne crois pas que ça soit ce qu’elle cherche, ô non. Pas avec ces sourires en coin et ces boutons de chemises qui volent quand on se croise dans les couloirs. Pas quand la demoiselle arrive à si bien me capter quand nous sommes plus d’une centaine dans un corridor.

Si cela ne tenait qu’à moi, j’aurais déjà demandé à Aileen ce qu’elle veut de moi car je suis prêt à m'offrir un peu pour elle néanmoins, en voyant sa démarche, son comportement, son attitude, ce n’est pas le genre de nana avec qui on joue comme ça… Du moins, pas sans y laisser quelques plumes. Ou peut-être est-ce là juste une impression qu’elle tente de laisser plutôt que la vérité ? Au fond, je m’en cogne un peu, tant qu’elle s’amuse et moi aussi, on est le mal ? Aux dernières nouvelles, je ne suis pas psychologue, au contraire oui, j’en consulte un, pas l’inverse.




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Ce message a été posté Sam 24 Sep - 21:58
Je me moque de ce que ce garçon vient faire ici. Qu’il soit étudiant, surveillant, professeur ou simple visiteur, c’est le cadet de mes soucis, tant que sa présence n’a pas pour but de me faire du mal et de me détruire à petit feu comme le fait Ayano. J’ai depuis bien longtemps cessé de m’intéresser aux motifs de présence des uns et des autres, je réserve mes questions aux moments où elles sont nécessaires. Pourquoi embarrasser mon esprit de pensées inutiles, après tout ? Reste que le commentaire de Noah m’arrache un ricanement discret, et je me hasarde à parler, les bras toujours croisés, en adoptant cette attitude nonchalante qui contraste durement avec celle de certains des étudiants de l’université.

« Il y a des morts plus beaux que d’autres. »

Certains corps que mon père embaumaient conservaient dans la mort toute la beauté qu’ils avaient de leur vivant. D’autres, en revanche, étaient à tel point abîmés qu’ils en devenaient méconnaissables. Je ne peux oublier le nombre de matins où j’allais dire bonjour à mon père et où il ne m’autorisait à rester plus de quelques minutes, de peur que je sois trop affectée par ce qui se trouvait sur sa table de travail. Cela n’aura pas empêché cette malsaine fascination de s’installer, que du contraire. Ma curiosité s’en est vue piquée plus en profondeur.

Je repose les yeux sur Noah et conserve mon sourire, amusée par la situation et les paroles qu’il me tient.

« Je m’intéresse beaucoup à l’anatomie, en effet. » Ajouté-je en m’approchant de l’appareil pour y poser le livre que j’ouvre à la bonne page, avant de tourner la tête vers l’homme qui me tient compagnie. « J’ai à ce point l’air de la petite fille de bonne famille qui étudie afin de satisfaire ses parents ? » Demandé-je avec amusement, pendant que se réalise la copie de l’ouvrage. « Tu souhaites peut-être m’aider à réviser ? » Mon sourire se fait plus large et mon regard s’éclaire d’une étincelle malicieuse. « Tu ne m’as pas l’air très branché médecine, pourtant. »

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Ce message a été posté Lun 3 Oct - 0:06
        Elle a un rire discret et pourtant, j’ai l’impression que je ne pourrai pas l’oublier. Ce genre de petit rire un peu délicat, un peu précieux. Un peu vicieux, plutôt taquin. Un ricanement qui me fait arquer un sourcil et prendre un rictus confiant et carrément dragueur. « Oh. Je suis sûr que certaines personnes font de plus de plus beaux macchabés que d’autres. » Je la fixe un peu comme une proie, un peu comme un trésor et continue de blablater, surveillant ses réactions et ses faits et gestes comme si elle était un livre ouvert. Elle bouge telle une féline, ses cheveux jouant sur ses épaules et ses bras fins autour de ce livre m'hypnotise un instant, je suis un amateur de beauté. Mes pupilles dans les siennes, je me pousse un peu plus pour qu’elle est plus grand accès à la machine cependant reste appuyé contre, montrant mes dents onctueusement à ses questions. Je secoue la tête et étire les bras, mordant ma lippe. « Je ne sais pas si les filles de bonnes familles mettent des jupes aussi courtes. » C’est directe mais je fais en sorte de le dire sur un ton plus comique que loup en rut. Bien sûr, Aileen n’est pas bête, je ne la regarde pas comme on regarde une bonne sœur, elle se doute de mon attraction pour elle sinon, comment aurions-nous pu installer ce petit jeu entre nous ?

Je me détache de l’imprimante, quasiment face à elle, puis dit un peu plus sensuellement « Pourquoi pas ? » avant de rire à la réponse et secouer la tête. « Non clairement. Je ne suis pas vraiment un génie de l'anatomie. » Je ravale ma salive et la laisse respirer, maintenant les mains dans les poches mais toujours à côté, à porter de bras je dirais.

« Du moins, je ne m’y connais pas de façon académique. » Haussement d’épaules, faciès narquois. « J’ai à ce point l’air d’un glandeur ? » répétais-je sur le même ton qu’elle avait employé, tentant de ne pas lui donner l’impression d’être emprisonner en m’éloignant un peu plus, tournant un peu en rond, fixant les affiches au mur.

Toutefois pour être honnête, j’ai cette envie grandissante de couvrir son sourire de baisers. Un peu comme une récompense de bien vouloir me le montrer. Un peu comme pour confirmer que je suis toujours intéressé, même si cela ne se passe plus dans un couloir



Spoiler:
 

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Ce message a été posté Dim 9 Oct - 22:39
Lorsqu’il s’agit de corps, je suis on ne peut plus sérieuse. Combien peuvent se targuer d’avoir vu défiler autant de corps sans artifices ? La mort n’est pas belle, elle n’a rien d’attirant. Personne ne souhaite la rencontrer. La vraie beauté se trouve dans l’art de mon père qui parvient malgré tout à rendre à ces corps l’apparence de la vie qui les a quittés. Tout ça m’a toujours fasciné, même si je n’en dis rien.

Mon rire s’échappe dans l’air. Des jupes aussi courtes ? Mon regard glisse le long de mes jambes et s’arrête à la lisière de ce morceau de tissu, puis je relève les yeux pour les poser sur la machine qui me fait face. Je ne cherche pas à cacher le sourire en coin qui vient se loger aux coins de mes lèvres.

« Seulement quand elles sont sous couverture. » Évidemment. Je suis une fille de bonne famille, cela ne se voit pas ? Mon expression se fait plus ironique encore.

Je n’ai rien d’un ange, encore moins d’une bonne sœur. Mes meilleures heures, je les ai passées sous les draps, dans les bras d’un homme bien bâti qui avait voulu de moi. Pourquoi devrais-je me contenter d’un homme comme Ayano, si je peux avoir accès à plus intéressant ? Il ne m’aime plus, de toute façon. Pas plus que je ne l’aime moi-même. Si seulement il pouvait me laisser, moi, objet. Je déteste le rôle qu’il m’a donné.

« Ah bon ? » Appuyée contre l’imprimante qui crache lentement les copies, je pose les yeux sur Noah, arborant un sourire mutin. « T’as pourtant pas l’air si mauvais que ça en la matière. »

Tous nos regards, les jeux non-verbaux auxquels on se livre depuis un moment. C’est assez drôle, quand on y pense, de se dire que le corps peut communiquer tant de choses sans user de paroles. Après quelques secondes, je m’approche de Noah et l’attire vers moi pour sceller nos lèvres un instant, avant de me détacher, l’air amusé.

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