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 Look over your shoulder | Suki

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Pseudo : Juh Mes messages : 5064 Yen (¥) : 975 Avatar : Im Yoona (SNSD) - made by miki ♥ Schizophrène? :

aiko kiyumi & son hye ni Age : 21 ans Date de naissance : 13/03/1995 Astrologie : poisson Métier : en standby Année : 3ème année Résidant à : un petit appart à shinjuku avec Roxas ♥ Planning :

♚ arrêter de prendre les gens pour des menaces potentielles ♚ arrêter de jouer la forte quand je suis au bout de ma vie ♚ passer un savon à ma mère × m'habituer à vivre toute seule en appartement ♚ disparaître du champ de vision de Royal Shit ♚ prendre soin de Roxas autant que possible ♚ essayer de me dire que revoir une psy me fait du bien ♚ prier pour ne plus jamais recroiser Dakota ♚ penser à me confier à quelqu'un de confiance au sujet de mes problèmes ♚ réussir mon année cette fois ♚ dessiner pour évacuer mon surplus de stress... mais pas des trucs glauques ♚ essayer de ne pas penser que ma vie sentimentale est certainement condamnée pour de bon ♚ éviter mon père comme la peste ♚ me faire toute petite à l'université ♚ décider officiellement si cette impression d'être suivie n'est que le fruit de ma paranoïa ou si c'est une menace bien réelle ♚ faire attention à mon alimentation pour retrouver ma silhouette d'avant la grossesse ♚ mais en même temps je n'aime pas non plus être si fine... dilemme ♚ m'entraîner autant que possible au taekwondo pour être plus forte & savoir faire face à un potentiel danger ♚ penser à ne pas sombrer dans la spirale cap ou pas cap ♚



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Ce message a été posté Jeu 25 Fév - 17:03
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Tenue ♣ Et voilà, le jour fatidique est enfin arrivé. Non contente d’être devenue maman depuis quelques mois à peine, il faut aussi que je songe à assumer mes responsabilités d’étudiante et je ne peux pas décider de me terrer indéfiniment chez Ryû en me contentant de rendre des devoirs maison. Même si en soi c’est compliqué de tricher en arts – même si c’est toujours possible – ce n’est pas très juste vis-à-vis de mes camarades et je pense que mes professeurs sont assez las de devoir se contenter de scans de mes travaux  ou de devoir les récupérer dans une enveloppe envoyée par la poste dans leur casier, sans avoir pu constater le déroulement de mon travail. Et comme les examens de la fin d’année scolaire approchent à grand pas, il serait peut-être temps pour moi de me décider à remettre les pieds dans cette fichue fac. Non pas que j’y aille le cœur joyeux, il s’est passé beaucoup de choses dernièrement et franchement, je ne suis pas d’humeur à faire face à des gamineries d’étudiants immatures, dont le jugement m’importe autant que les battements d’ailes des rares mouches qui survivent à l’hiver. Oui, je m’en contrefous royalement, en revanche, ce dont je me fiche moins, c’est de l’atmosphère néfaste dégagée par leurs regards pleins de jugement. Ainsi, j’espère sincèrement pouvoir me faufiler au sein de l’université sans trop faire de vagues.

C’est donc nerveusement que je resserre la lanière de mon sac sur mon épaule, tête baissée que je m’aventure sur le chemin de la Royal Private, priant pour que mes cheveux coupés récemment suffisent à mettre un léger doute sur mon identité qui me permettra de gagner quelques mètres d’avance sur les potentielles vipères. On frôle la psychose en effet, après tout, ils sont peut-être préoccupés par une autre rumeur plus alléchante que celle qui courait sur ma potentielle grossesse il y a quelques mois de cela. Et jusque-là, j’ai réussi à demeurer en dehors de la ligne de mire de Royal Shit, j’ai donc bon espoir qu’on ne soucie pas vraiment de moi, encore moins avec les examens finaux qu’il faut potasser. Non parce qu’être recalé dans une telle université, vu les frais de scolarité, c’est un peu moche si c’est parce qu’on a la flemme de bosser pour se concentrer davantage sur les potins. Cela dit, je préfère ne pas jouer avec le feu et garder les yeux rivés sur mes boots, en regardant devant moi de temps à autre pour ne bousculer personne, histoire de ne pas me griller en voulant éviter de l’être. Je me comprends.

Première étape, finaliser la régulation de ma longue absence en déposant mon certificat médical attesté au secrétariat. Bon, évidemment, il n’y a pas marqué dessus « a été enceinte et a dû manquer les cours pendant plusieurs mois par conséquent », je n’ose pas imaginer la tête de ladite secrétaire sinon ni les conséquences qui s’ensuivraient. Le médecin ne s’occupe pas uniquement de ce genre de « problème » et est resté très vague, on peut donc juste décrypter un « pour raison médicale » sur le certificat qu’il m’a fourni. Inutile de dire que je lui avais bien spécifié que j’étudiais dans une école très stricte qui risquait de me crucifier sur la place publique si jamais la nouvelle était officiellement confirmée. Soit, j’exagère. A peine. C’est pas comme si un des étudiants s’était amusé à instaurer une dictature avec des cartons rouges distribués à sa bonne guise pour opprimer certains élèves. D’ailleurs, je pense retarder le moment où j’ouvrirais mon casier autant que possible, juste comme ça. Par précaution, encore.

Sans réelle surprise, j’ai l’étrange sensation que la secrétaire me passe aux rayons laser après avoir parcouru le fameux certificat médical, à croire qu’elle me soupçonne presque d’en avoir créé un faux pour pouvoir sécher durant tout ce temps. Honnêtement pour sécher les cours pendant trois mois, j’aurais tout aussi bien fait de quitter cette université tout court, pourquoi s’embêter à devoir rattraper autant de cours juste parce qu’on a la flemme ? Sans compter que mes professeurs peuvent attester de ma bonne volonté à vouloir combler mon retard autant que faire se peut. Mouais. Au bout de quelques secondes d’observation intense, elle se décide à vouloir régulariser ma situation de bonne grâce, non sans lâcher un léger soupir. Je croirais même pouvoir décrypter un « Les jeunes vraiment », mais comme elle le chuchote pour elle-même, je n’en suis pas entièrement certaine. En tout cas, ce n’est pas elle qui risque de faire le moindre effort pour m’aider à reprendre un rythme scolaire décent. Après quelques minutes de griffonage de divers papiers dont j’ignore complètement l’utilité, elle finit par me donner une feuille que je dois présenter à chacun de mes enseignants pour justifier mon absence en début de classe, pour qu’ils puissent m’accepter en cours et que tout reprenne son cours normal. Je ne vois pas bien en quoi c’est utile, mais si ça peut m’éviter de devoir faire des allers-retours pour qu’ils aient la preuve que je ne reviens pas clandestinement, ça me va.

Et comme j’ai la fâcheuse tendance d’être trop prévoyante, il se retrouve que quand je suis finalement libérée de toute cette paperasse, il est encore bien trop tôt pour me rendre à mon premier cours. Ô joie, au moins une bonne heure à errer dans les couloirs de la fac, donnant ainsi l’occasion à quiconque de me reconnaître. J’opte ainsi rapidement pour fumer une cigarette sur la place extérieure de l’université, tranquillement, dans le froid, près de la fontaine, sans jamais franchement relever la tête trop haut. Espérons que rien de fâcheux ne se produise.
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Ce message a été posté Dim 28 Fév - 7:42

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Les écouteurs dans les oreilles, la russe bouge la tête au rythme de la musique de Taylor Swift, Bad Blood. Le son est bas, de sorte que ses camarades ne puissent pas l’entendre. Postée au fin fond de l’amphi, place stratégique pour se faire oublier des professeurs et des autres. Ses cheveux détachés, ondulés, cache la connerie qu’elle fait depuis le début du cours. Non, parce qu’aujourd’hui, elle n’a pas envie de suivre son cours. Les jambes croisés, elle fait semblant de relever la tête et écrire sur sa feuille. Pour autant, aucun mots ne sort, non, juste des lignes, elle dessine. Tout, rien, qui au final ressemble à quelque chose d’unique, intéressant et brouillon. Mais elle continue, rectifie sans gommer, elle arrange les lignes ovales. Dessine du plus foncé au plus clair. We are never ever getting back together. Elle relève son crayon et arête de dessiner. Elle redresse la tête et soudain, des souvenirs refont surface. Cette musique lui parle, plus qu’elle ne le croit. Elle peint parfaitement ses sentiments quant à son ex. Sa mâchoire se crispe. Elle pose délicatement le crayon avec toute la volonté qu’elle a pour ne pas fracasser la table de sa main. Son portable entre ses cuisses, elle regarde l’heure. Elle a besoin d’air, là maintenant. Elle ferme les yeux et inspire profondément. Elle range ses affaires dans son sac à main, sous certain regard curieux. Elle enfile sa veste en cuir et elle se lève de sa chaise. Sa respiration est plus forte, plus douloureuse. Elle sent comme un étau la compresser. Elle ne fait pas attention aux murmures, à tout ce bordel qui est en train de prendre place à cause de son comportement. Elle pousse la porte de l’amphi dans un bruit sourd et marche le plus rapidement possible pour s’éloigner.

Ses pas la guident rapidement hors du bâtiment. L’air frais la saisit et elle se sent revivre. Elle lâche la prise autour de son sac qui tombe par terre. Le visage tourné vers le haut, elle se maudit encore une fois de ressentir ce genre de chose quand elle écoute cette chanson et surtout quand elle repense à cette histoire. Elle date, ça fait longtemps, elle est passé à autre chose, elle contrôle sa vie maintenant, elle est bien. Il le faut. Elle s’abaisse et reprend son sac à main. Elle change de musique et met un truc plus rythmé, qui change, qui pourrait la mettre de bonne humeur. Twice. Ooh Ahh. La musique dans les oreilles, elle traverse le parc sans faire attention à ce qui l’entoure. Jusqu’à elle. Suki s’arrête en plein élan et lui fait face. Elle force sur sa vue. C’est elle, c’est bien elle. Elle a les poings qui se serrent jusqu’à ce que ses jointures deviennent blanches. Elle hurle jusqu’à s’époumonner. « .YAAAAAAAAAAAH. » Elle réveille tout le monde avec son hurlement. Lorsqu’elle se tut, elle reprit sa respiration. Elle s’avance d’un pas décidé, tranchant, rapide vers la jeune fille. Le cœur de Suki bat à tout rompre dans sa poitrine. Elle arrive très vite à sa hauteur.  « . Yaah, Bae Yun Hua !!! » elle est en colère, frustrée, et soulagée de la voir là, sur ses deux pieds. Vivante. Elle ne sait pas depuis combien de temps elle ne l’a pas vu, elle a perdu le fil si bien qu’au bout d’un moment, elle avait perdue espoir de la revoir même avec toute ses recherches, même en gardant contact avec sa mère, rien n’y faisait. Yun Hua avait disparu de la circulation. « .Tu te fous de moi ??? t’étais passé où tout ce temps !? et ne me sors pas une excuse à deux balles, je ne te croirais pas ! » le ton est dit.

Suki se poste face à elle. « .et jette moi cette clope s’il te plait ! » lâche-t-elle sur un ton sévère, en lui arrachant la clope de mains pour la jeter par terre et l’écraser. Yun Hua, c’est un peu sa protéger, comme une part d’elle qu’elle ne soupçonnait pas exister. Une version plus douce, presque perdue dans ce monde. Elle croise les doigts et attend des explications. Suki, elle est partagé entre deux feu, la prendre dans ses bras en la remerciant d’être là et la secouer comme un cocotier pour la faire regretter d’être partie comme ça sans un mot.

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Ce message a été posté Lun 29 Fév - 10:36
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Revenir ici est aussi éprouvant que je l’avais anticipé. Autant je ne me suis jamais réellement sentie à l’aise dans cette université, ayant toujours eu l’impression d’entrer dans un monde parallèle qui n’était pas le mien, autant là, je me sens carrément comme un corps étranger qui est plongé dans un tout nouvel environnement. Mine de rien, retrouver ce lieu où je traînais si souvent il n’y a pas si longtemps encore me donne une sensation étrange, comme si j’en avais été tout bonnement coupée ces derniers mois. Et je n’éprouve pas la moindre nostalgie chaleureuse en posant les yeux sur les différents paysages de la place centrale, alors que je me suis souvent prise au jeu d’en dessiner certains durant mes longs moments d’ennui. Je ne sais pas si c’est dû à la saison hivernale mais ils me paraissent en ce jour terriblement austères et oppressants, je serais presque tentée de fuir à toute vitesse, me cacher n’importe où mais surtout ne jamais remettre les pieds ici. Pourtant, je n’ai pas vraiment le choix, si je souhaite obtenir mon diplôme un jour, je suis bien obligée de me présenter en cours et je n’ai pas de motif suffisant pour exiger de suivre les enseignements à distance. Quel dommage. Enfin bon, heureusement, mes bonnes vieilles cigarettes sont là pour m’épauler dans cette épreuve et j’en use une dès à présent pour essayer de contrebalancer cette atmosphère glaciale.

Sauf que, moi qui aspirais à un retour tranquille, sans vague, c’est rapidement raté. Je redresse à peine la tête quand j’entends un cri soudain, sans savoir exactement ce qui provoque une telle réaction. Personne ne s’est fait agresser que je sache, à moins que je somnole encore plus que je ne le pensais. Mais non, je comprends bien vite quand mon nom retentit enfin sur la place. Et que je trouve la propriétaire de cette voix stridente qui hurle à faire briser mes tympans, pour la simple et bonne raison qu’elle se trouve désormais devant moi. Suki. Oups. S’il y a une chose qui est peut-être pire que les regards méprisants et les chuchotements susceptibles de suivre mes pas, c’est certainement une amie très contrariée et ce, à juste titre. Suki est l’une des rares personnes desquelles je me sens véritablement proche et plutôt en confiance, pourtant, je n’ai pas trouvé le courage de lui parler de ce qui m’était arrivé. Je lui ai tout au plus envoyé un texto pour lui expliquer que je serais absente pendant un moment pour un souci de santé et je n’ai pas eu le courage de lui répondre quand elle a voulu en savoir davantage. Alors je ne m’étonne pas vraiment qu’elle me crie dessus à présent pour essayer d’obtenir les informations qu’elle souhaitait tant.

En revanche, je suis tellement sous le choc de son apparition soudaine que je n’ai pas le temps de réagir quand elle s’empare vivement de ma cigarette, qu’elle écrase au sol sans ménagement. Alors là, je suis sidérée. Et la liberté dans tout ça ?

« Yah ! Tu sais combien ça vaut de nos jours un paquet de clopes ?!, je m’insurge en passant en mode poisson rouge, alternant mon regard entre la cigarette défunte et mon amie. »

On n’y pense jamais assez mais un budget d’étudiant reste limité quand on n’a pas la chance de faire partie de la catégorie des héritiers de renom de la Royal Private School. Sans compter qu’en plus il s’agit d’une des cigarettes du paquet que Ryû est gentiment allé me chercher à ma demande. Non pas que je pense qu’il me fasse un procès pour cela, mais quand même. Voilà, y’a plus de respect. En même temps, je ne me trouve actuellement pas en bonne posture pour faire des reproches, en l’occurrence, c’est plutôt à elle de m’en vouloir pour le coup. Seulement, je ne vois pas bien comment je pourrais lui expliquer la raison de mon absence, et de mon silence par la même occasion. Bonjour, j’ai couché avec un professeur en étant ivre et pas de chance, je suis tombée enceinte et je n’ai pas pu me résoudre à avorter, du coup je suis maman et je vais devoir gérer la fac en même temps ? Ça le fait franchement moyen quand même. En fait, je ne sais pas s’il y a une bonne façon d’annoncer la chose, alors je pense que je ne peux qu’essayer de me dépêtrer comme je peux.

« C’est une longue histoire, je finis par soupirer, c’est assez délicat comme situation je dirais. Désolée si je t’ai blessé en ne te donnant pas de nouvelles, mais c’était compliqué. Et personnel. Et comme je suis la pire idiote aussi, voilà. Excuse-moi, je ne voulais pas t’inquiéter. »

Et voici l’entrée en scène de la moue digne d’un enfant de cinq ans qui demande pardon après avoir fait une bêtise. Je ne sais pas vraiment si cela peut l’empêcher de me frapper pour avoir joué les mortes durant tout ce temps, mais on peut toujours espérer. Pas sûr que cela suffise. Alors je lui fais discrètement signe de s’approcher un peu, histoire que la nouvelle ne tombe pas en possession d’oreilles indiscrètes qui passeraient hasardeusement par là.

« Je suis tombée enceinte. C’est pour ça que j’ai dû m’absenter pendant un moment, je lui confie, un peu mal à l’aise. »

Maintenant il ne reste plus qu’à prier pour qu’elle ne hurle pas de nouveau, sous l’effet de la surprise cette fois.
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Ce message a été posté Mar 1 Mar - 12:32

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Le froid jouait naïvement avec ses cheveux. Ses mains accrochées à son sac, elle s’empêche de l’utiliser pour accompagner ses paroles. Ses joues rougissaient à mesure qu’elle montait en pression. Son regard –emplit de colère, de peur et surtout de tristesse, la russe regarde son amie devant elle. Son cerveau bouillonnait, elle ne savait pas réellement comment prendre la nouvelle. Bien ? Mal ? Heureuse ? Elle traversait tellement d’émotions qu’elle en avait presque le tournis. Yun Hua était l’une des personnes qui avaient réussis à se faire une place sans trop de difficulté dans sa vie et là voilà qui se casse pendant de long mois avec pour simple raison : des problèmes de santé. A d’autre, Suki n’était pas dupe et elle savait très bien qu’il y avait quelque chose qui clochait, elle n’était pas le genre de personne à disparaître aussi soudainement, du jour au lendemain. On la connait Suki, elle et son esprit débordant à s’inventer des scénarios plus tous –et crétins- les uns que les autres. Elle était ainsi passé de l’enlèvement par la mafia à celle des extraterrestres, à un voyage autour du monde (sans elle qui plus est) faut savoir que quand l’idée à germer dans son crâne, elle l’avait mauvaise, vraiment. Et puis un soir, elle avait fait ce rêve étrange et puis l’idée d’un meurtre est née. Mais d’un revers de main, Suki balaye toute ses idées s’saugrenues et puériles à la poubelle. Enfin, vite dit. Yun Hua est revenue mais elle ne sait pas encore le motif de cette disparition, ce qui la mettait dans une colère noire. Et puis elle ne se gêne pas pour lui hurler dessus et si la jeune fille voulait se faire discrète, c’est raté avec la russe. M’enfin, passons. On ne changera pas une russe.

Elle restait silencieuse, presque surprise d’être prise sur le fait et qui plus est par la Petrov –en puissance, surtout dans ces moments-là. Elle n’attendit pas une demi-seconde pour lui retirer la clope de la bouche. Elle proteste, sérieusement ? Suki ne se gêne pas pour rire faussement à gorge déployé. L’hôpital qui se fout de la charité. Elle la fixe du regard, un air ahurit sur le visage. « .yah, t’es pas sérieuse là ? tu te fous de moi ? tu t’absentes pour problèmes de santé et la première chose que je te vois faire c’est de fumer ? » La jeune femme se plaque la main contre le front. Suki tourne la tête sur le côté, son regard se pose sur certaines personnes savourant la scène. Elle ne se gêna nullement de leur lancé un regard plein de sous-entendus, style allez-vous faire foutre ou bien dégager. Message passé, elle repose toute son attention sur la demoiselle. Elles n’ont aucun lien de parenté et pourtant Suki la considère comme étant très proche d’elle, à la limité de la petite sœur. Quoique, personne ne pourra battre sa petite princesse. Elle croise ses bras contre sa poitrine et attend une quelconque réponse.

Longue histoire ? Oh, elle veut bien le croire. Un air intrigué sur le visage, on pourrait presque voir le mot continu sur son front. Elle avale difficilement ce qu’elle lui sert sur un plateau. Blessée ? Plus que ça. Suki s’en veut encore de ne pas avoir assez cherché après elle. De ne pas avoir été là –quel que soit le problème- comme elle l’avait été pour elle. Elle sert la mâchoire et inspire profondément. Son souffle se transforme en buée à mesure qu’elle respire.

Elle ne répond pas, se laisse le temps de digérer ses excuses. Suki baisse la tête et regarde ses pieds. Elle décroise les bras et fourre ses mains dans les poches de sa veste. Étrangement la colère descend rapidement, surtout face à cette moue qu’elle lui lance. Suki tente de garde son sang-froid mais elle combat de toutes ses forces ce sourire qui veut se plaquer sur ses lèvres. Yun Hua lui demande de s’approcher discrètement, ce qu’elle fit, sans broncher.

Et puis vient la bombe. La claque en pleine tronche à laquelle vous ne vous y attendiez pas. Trop choquée par la révélation, Suki reste quelques secondes dans cette position, penchée en avant, la bouche formant un o, telle une carpe. Enceinte. Quoi ? Son esprit hurle et elle se redresse très vite. Ses mains tentent d’ouvrir le manteau de la jeune femme pour voir. Enceinte, elle est pas sérieuse ? Elle s’arrête dans sa fouille et lève les mains en l’air. « .t’es pas sérieuse hein, tu rigoles ?? » elle cligne des yeux de nombreuses fois, elle ne voit pas de ventre rebondi. « .attend, t’es tombée enceinte ? le bébé il est où ? gardé ou pas ? hein ? » elle se garde bien de lui demander si elle a avorté, ce terme peut être dur à attendre.

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Ce message a été posté Jeu 3 Mar - 7:09
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Non, il n’est pas utile d’essayer de prendre des détours ou de cacher la vérité à Suki. Tout d’abord, parce que comme elle me l’a si bien rappelé, elle ne m’ aurait pas crue si je m’étais contentée de réciter la version officielle, terriblement vague, justifiant mon absence. Il s’agit d’une des personnes qui me connaît depuis quelques années déjà et avec laquelle j’ai passé suffisamment de temps pour que mes tentatives d’éviter un sujet crucial lui sautent aux yeux, sans même qu’elle ait besoin d’analyser mes propos. C’est comme ça, à force de se côtoyer, on apprend à se connaître et à décrypter aisément les mensonges quand on y est confronté. Et j’ai beau ne pas apprécier son ton réprobateur lorsqu’elle m’arrache la cigarette et qu’elle l’écrase sans ménagement, ce n’est pas une raison pour l’éviter jusqu’à la fin de mes jours sans jamais lui dire ce qui s’est passé. C’est peut-être une bonne chose après tout de ne pas devoir en discuter avec une autre fille dans mon cas ou avec une autre qui est l’ex-fiancée du père de l’enfant, juste une amie qui, je l’espère, saura être à l’écoute. Ce n’est pas parce que je passe mon temps à lui crier haut et fort que je n’ai pas besoin qu’elle ait une attitude protectrice à mon égard en permanence que je m’oppose au fait qu’elle puisse m’épauler cette fois-ci. Et quand j’en ai besoin en général, mais ça, je ne le reconnaîtrai pas de sitôt.

En tout cas, je ne sais pas si mes excuses ont été acceptées, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle a bien entendu ce que je viens de lui dire. Son air effaré suffit à me le faire comprendre, un de ces airs qui donnent l’impression qu’elle tombe des nues et qu’elle va en perdre l’équilibre. Ou plutôt d’une statue figée en l’occurrence, c’en est presque inquiétant. A force de m’habituer à la fatalité de la chose, j’en ai presque oublié à quel point cela peut être choquant du point de vue d’un autre étudiant, ou de quelqu’un de mon âge en général. Ce n’est pas dans un tel contexte qu’on peut espérer apprendre une telle nouvelle, encore moins dans un cadre tel que cette université. Nul besoin de dire d’ailleurs que je suis reconnaissante à Suki d’avoir découragé les individus aux environs de rester dans les parages plus longtemps pour nous épier. Parfois, j’aimerais aussi avoir son assurance et cette force pour surmonter les choses quand il le faut. Qui sait, à force d’efforts, je pourrais peut-être y arriver un jour, gardons espoir.

Il m’échappe immédiatement un profond soupir quand elle se remet suffisamment de la nouvelle pour reprendre la parole. Une blague ? Si seulement, j’aurais bien aimé que le test de grossesse ne soit qu’une blague aussi, mesquine mais une blague quand même. Et puis c’est quoi cette façon d’ouvrir mon manteau et d’examiner mon ventre de manière insistante ?!

« Non. Crois-moi si j’avais voulu plaisanter, j’aurais trouvé autre chose et j’aurais pris un tout autre ton, je réponds un peu sèchement, en refermant mon manteau d’un geste vif.

Je crois qu’il y a mieux comme sujet de plaisanterie, avec le recul, je crois que je ne verrais plus jamais ce genre de blagues de la même façon. Et qu’on se garde bien de m’en faire. Arrive alors enfin le sujet épineux, le nœud de l’affaire, à savoir le bébé lui-même. Suki a beau n’avoir eu qu’un bref aperçu de mon ventre, cela suffit amplement vu mon petit gabarit pour remarquer que ce n’est pas celui d’une femme enceinte. C’est vrai qu’en annonçant la nouvelle avec plusieurs mois de retard, il faut d’autant plus apporter de précisions, maintenant que ce n’est plus si flagrant. Dans un sens, cela ne me dérange pas tant que ça que mon amie n’ait pas eu l’occasion de m’avoir vue gonflée comme un ballon, ce n’était déjà pas facile à supporter alors bon.

« Il est né, je reprends calmement, toujours à voix basse, et je l’ai gardé. J’étais décidée à le faire adopter, quasiment jusqu’au bout, mais au moment où j’ai vu sa petite tête et que je l’ai pris dans mes bras, je n’ai pas pu m’y résoudre. J’aurais eu l’impression qu’on m’arrache une partie de moi-même. Ce n’est certainement pas l’option la plus facile, mais je suis prête à prendre le risque. »

Sans doute n’ai-je jamais apparu aussi ferme et déterminée dans une de mes résolutions. Je ne regrette pas mon choix, pas même en ce moment où je me trouve de nouveau plongée dans la jungle sauvage qu’est cette fac. On aura beau trouvé cela impossible ou irresponsable, je m’en moque, je suis prête à tout pour cet enfant.

« Ça va, tu ne prends pas trop pour un extraterrestre ?, je relance avec un ton quelque peu amusé. »

Pourvu qu’elle ne trouve pas ça complètement dingue. Un peu certes, mais pas totalement quoi.
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Ce message a été posté Mar 8 Mar - 12:23

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Le monde semble s’être arrêté de tourner. Ses oreilles bourdonnent, elle encaisse difficilement la nouvelle. Elle ? Enceinte ? Yun Hua ? SA YUN HUA ? ENCEINTE ? Impossible, c’est une mauvaise blague, c’est ce qu’elle se dit, très fort si bien qu’elle jurerait que sa voix, beaucoup trop forte dans sa tête puise être entendu aux alentours.

C’est étrange, quand même. De réagir de cette façon quand on n’est pas réellement touché par la situation et à vrai dire, Yun Hua n’a pas de compte à rendre à la russe, mais la situation fait que si. Choquée, Suki ne perd pas une minute pour essayer de voir de ses propres yeux, heureusement, Yun Hua la calme en essayant de se défendre et se recouvrir. Mais elle a eu le temps, elle a eu le temps de voir qu’il n’y a pas de ventre. Son ton est sec, mais elle ne se formalise pas. Elles peuvent être douces comme des agneaux comme se parler de cette façon, typique de leur relation. « .attend, excuse-moi de réagir comme ça, mais tu me lâche ça comme si tu venais de me dire que tu avais mangé le dernier pain de la boulangerie sans l’avoir payer. » Suki et ses métaphores …

Et puis, en y réfléchissant bien, elle a bien dit je suis tombée enceinte donc ce n’est pas le présent, mais le passé. Donc c’est fini. La question qui se pose maintenant, c’est le bébé. Où est-il ? Son cerveau bouillonne à mille à l’heure. Elle ne prend pas par quatre chemins et lui demande de but en blanc. Elle est partagée, entre la volonté d’entendre non, il n’est pas là et oui, il est là et en bonne santé. Elle se sent presque cruelle de se poser de telle question alors que ce n’est pas de sa propre vie dont on parle. Presque honteuse de ses pensées, elle baisse la tête et tente de se calmer. Elle attend quelques secondes, quelques secondes interminables.

Un profond soupir de soulagement s’échappe de sa bouche tandis qu’elle plaque ses mains sur sa poitrine. Son cœur a failli avoir un arrêt. Il est né, donc c’est un petit garçon ? Un sourire presque émerveillé aux lèvres, elle l’écoute attentivement sur les dernières nouvelles. Elle l’a gardé, elle n’a pas pu s’en séparer, l’instinct maternel, sûrement. Non, effectivement. Le pire reste à venir. Mais dans son discours, Suki trouve une sorte de courage, de fermeté et de bravoure dans la voix de sa protégée, celle qui a toujours été fragile à ses yeux et qu’elle se devait de protéger. Émue, elle se dit que maintenant c’est à elle de prendre soin de quelqu’un et pas n’importe qui, son enfant. Elle hoche la tête dans tous les sens lorsqu’elle lui demande si elle la prend pour un Extraterrestre. Oui et Non.

« .Oh ... Yun Hua. » lâche-t-elle dans un soupir avant de la prendre dans ses bras. Elle n’imagine même pas tout ce qu’elle a pu endurer depuis quelques mois. « .et oui et non. » répond-t-elle en riant légèrement avant de se décoller d’elle, ses mains toujours sur ses épaules. Suki affiche un sourire tendre sur les lèvres.

« .pourquoi es-tu partie ? pourquoi ne me l’a tu pas dis, j’aurais pu t’aider, j’aurais dû être là ! » elle dépose une main sur sa joue et la caresse telle une grande sœur. « .sache une chose, je respecte ta décision et je trouve ça courageux, inconscient, mais courageux. » oui, elle devait le lui dire.

Curieuse, elle lui demande des nouvelles de cet enfant surprise. « .alors, le bébé, un garçon ou une fille ? il ou elle s'appelle comment ? raconte moi tout ! » elle avait quand même hâte de savoir à quoi il ressemblait.

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♚ arrêter de prendre les gens pour des menaces potentielles ♚ arrêter de jouer la forte quand je suis au bout de ma vie ♚ passer un savon à ma mère × m'habituer à vivre toute seule en appartement ♚ disparaître du champ de vision de Royal Shit ♚ prendre soin de Roxas autant que possible ♚ essayer de me dire que revoir une psy me fait du bien ♚ prier pour ne plus jamais recroiser Dakota ♚ penser à me confier à quelqu'un de confiance au sujet de mes problèmes ♚ réussir mon année cette fois ♚ dessiner pour évacuer mon surplus de stress... mais pas des trucs glauques ♚ essayer de ne pas penser que ma vie sentimentale est certainement condamnée pour de bon ♚ éviter mon père comme la peste ♚ me faire toute petite à l'université ♚ décider officiellement si cette impression d'être suivie n'est que le fruit de ma paranoïa ou si c'est une menace bien réelle ♚ faire attention à mon alimentation pour retrouver ma silhouette d'avant la grossesse ♚ mais en même temps je n'aime pas non plus être si fine... dilemme ♚ m'entraîner autant que possible au taekwondo pour être plus forte & savoir faire face à un potentiel danger ♚ penser à ne pas sombrer dans la spirale cap ou pas cap ♚



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Ce message a été posté Ven 11 Mar - 10:37
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Mine de rien, cela me fait du bien de me confier à quelqu’un, de faire part de ma résolution avec une force telle que rien ne pourrait me faire changer d’avis sur ce point. Ne pas avoir à mentir ou à jouer la comédie pour sauver les apparences, parce que même si ça ne concerne pas directement mes études, cela pourrait les compromettre à coup sûr étant donné le contexte. Et je n’ai pas forcément envie de voir quelle serait la réaction des autres élèves de cette école si jamais la nouvelle était confirmée pour de bon, parce que oui, tant que personne n’apportera la preuve concrète de ce qu’avance Royal Shit, je persisterai à penser que la marge de doute existe toujours, du moins je l’espère. Dans un sens, le fait que Suki soit aussi surprise par la chose me donne bon espoir à ce sujet. Sa comparaison n’est pas sans m’amuser légèrement d’ailleurs, il est vrai qu’avec le temps, je ne me rends plus forcément bien compte à quel point c’est déroutant et atypique, le sourire lumineux de Roxas suffit à me faire oublier ces aspects de la chose. Alors bon, même si j’ai dû vivre à la limite d’une ermite ces derniers mois, que j’ai eu plusieurs complications et que j’ai paniqué comme ce n’est pas permis, ça le vaut largement à mes yeux, comme je ne manque pas de l’exposer à mon amie, quand bien même elle pourrait me trouver tout bonnement irréaliste et déraisonnable. Beaucoup auraient l’impression de compromettre leur avenir, mais je maintiens l’idée que je peux réussir à préserver les deux, du moins je vais tout faire pour cela.


Il va de soi que j’appréhendais sa réaction maintenant qu’elle a eu les éléments clefs en mains, les grandes lignes de mes dernières péripéties – pas la peine de trop développer non plus – et je ne sais pas vraiment comment elle va gérer tout ça dans sa petite tête. Va-t-elle me jeter la pierre ? Cela ne semble pas être son intention, puisqu’au bout de quelques minutes de réflexion intense d’après son air, elle en vient à me prendre dans ses bras. Ouah. Je ne sais pas comment réagir, ça me touche énormément qu’elle me prenne dans ses bras ainsi, sans la moindre once d’hésitation. Déjà qu’elle ne me rejette pas, c’est fantastique, mais alors là, je suis sans voix. Je peux sentir qu’elle me soutient – une fois de plus – et qu’elle sera là pour moi peu importe que ça puisse paraître bizarre aux yeux des autres. Alors que je l’ai délibérément ignorée ces derniers mois, parce que j’étais trop effrayée et trop lâche pour lui parler de ce qui m’arrivait. C’est fou ce que j’ai honte et ce que je me sens idiote. Sans compter les larmes qui commencent à perler au bout de mes yeux sous le coup de l’émotion.

« Je ne voulais pas que ça se sache, je réponds, la voix un peu tremblante, en passant la main dans mes cheveux pour tenter de ne pas me laisser gagner par des pleurs inappropriés, j’avais peur, j’étais perdue et je ne pensais pas pouvoir en parler tu vois. Désolée de ne pas t’avoir prévenue. »

Et je ne peux retenir un petit rire à l’écoute de son commentaire concernant ma décision. Inconscient ? Oui, ça l’est certainement, il n’y a pas photo, si j’avais choisi d’avorter dès le départ, tout aurait été certainement beaucoup plus simple et j’aurais pu faire comme si rien ne s’était jamais produit, personne n’en aurait entendu et j’aurais poursuivi ma petite existence comme avant. Mais non je n’ai pas pu m’y résoudre, je n’ai pas pu fermer les yeux là-dessus et ne voir en ce bébé qu’un truc minuscule dont il fallait me débarrasser coûte que coûte. Enfin bon, c’est courageux selon Suki, c’est toujours ça de pris, reste simplement à conserver assez de courage pour la suite des évènements car c’est loin d’être gagné mine de rien. Ce qui ne m’empêche pas d’être amusée par la curiosité de mon amie.

« C’est un petit garçon, je réponds, en sortant mon téléphone, à la recherche de photos où figure le bébé en question – protégées par un mot de passe, cela va de soi, on n’est jamais trop prudent – avant de lui montrer le cliché, il s’appelle Roxas et il va bientôt avoir deux mois. »

Bon, je m’abstiens de lui dire que c’est aussi le plus beau bébé du monde et qu’il sera la perfection incarnée, mais cela coule de source je suppose de la bouche d’une jeune maman. Enfin, reste à voir s’il a hérité des gènes turbulents de ses parents – de l’idiotie de son père par exemple – ou bien du meilleur.

« Vous pourriez faire connaissance un de ces quatre si tu n’as pas trop de travail et que le babysitting avec moi t’intéresse, je propose en haussant les épaules. »

Soit, je devrais au préalable demander l’accord du maître des lieux, mais j’ai confiance en elle et honnêtement, un peu d’aide par-ci par-là ne fait pas de mal, au contraire. Surtout quand quelqu’un s’amuse à partir un peu quand il veut en me laissant toute seule, même pour une excellente raison, ahem.
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Ce message a été posté Sam 26 Mar - 10:56
Suki dépose son regard attendri sur ce petit bout de femme. Elle a du mal à se dire que ce petit bout de femme est maintenant maman. Qu’elle a mis au monde un petit être. La nouvelle la rend toute chose. Elle a un sentiment de fierté qui se mêle à une frayeur. Elle s’inquiète pour son amie. Même si elle vient de la retrouver, la peur et l’inquiétude des derniers mois suite à son départ précipité ne s’envolent pas pour autant. Si d’ordinaire, la russe pense plus au présent qu’au futur, elle ne peut s’empêcher de se demander ce qu’elle va faire par la suite. Yun Hua n’a que la vingtaine et la voilà maman d’un bébé. La russe essaye tant bien que mal de cacher son inquiétude et sourit face à la demande de son amie. Elle ne sort que quelques mots à son égard. Le plus important, c’est qu’elle s’approche d’elle, presque instinctivement, pour la prendre dans ses bras. La brunette est presque l’une des quelques personnes qu’elle accepte de prendre dans ses bras –hormis Horobin, mais ça, c’est un sujet autre. Elle n’est pas tellement tactile, mais la situation et surtout Yun Hua la pousse à la réconforter de cette manière.

Suki se détache d’elle et lui caresse la joue, ce geste qu’elle ne qu’avec sa petite sœur quand celle-ci est triste –ce qui connaissant l’énergumène qu’est Ayumi, est une chose rare. La réponse de Yun Hua la peine si bien qu’une moue triste accapare son visage. Elle comprend parfaitement ses peurs, son envie de faire l’invisible ces quelques mois. Pour autant, elle ne la valide pas. Suki n’ose même pas imaginer les moments qu’elle a vécu, ni le désarroi face à cette nouvelle. Ce n’est pas rien. Yun Hua était elle aussi une enfant il y a quelques mois. Suki fourre ses mains dans les poches de son manteau. « .ne t’inquiète pas pour ça, d’accord. maintenant tu n’es plus toute seule, vraiment. je suis là. » lâche la jeune femme après l’avoir rassurer et lui avoir dit qu’elle l’a trouvait courageuse –inconsciente aussi- mais brave de s’être battu. Suki sort une de ses mains de ses poches et la pose sur l’épaule de Yun Hua. Elle le pense vraiment. Elle sera là. Pour elle. Comme elle l’a était quand elle a eu son accident de voiture et qu’elle s’est retrouvée le cul dans un fauteuil roulant et la jambe dans le plâtre et tout le bordel.

Sa curiosité prend vite possession d’elle quand elle pose des questions sur ce fameux bébé. Elle lui pose des questions. Les gens pensent que Suki n’est pas tellement fan des enfants. Faux, complètement faux. Elle adore les enfants et il lui arrive d’aller embêter sa grande sœur à l’école maternelle pour jouer avec les enfants. C’est un peu la tata qui pourri ses petits monstres et qui s’attire souvent les foudres des parents, mais qu’importe. Leurs sourires sont bien plus importants que les plaintes de leurs géniteurs. Elle sent une pointe de fierté dans la voix de Yun Hua quand elle parle de son enfant. Un petit garçon. Il a deux mois et il s’appelle Roxas. Suki sourit de toute ses dents et s’approche d’elle jusqu’à se mettre à côté d’elle pour pouvoir voir les photos qu’elle veut lui montrer. « .Roxas est un magnifique prénom. » Suki redresse la tête quand elle voit que le dossier a un mot de passe. Intelligent. Elle sourit et regarde devant elle. L’endroit commence à être désert et le froid commence à être un peu plus intense. Les mains dans les poches, elle s’engouffre un peu plus dans son manteau.

La proposition de Yun Hun lui fait un choc. Elle la regarde longuement avant de faire apparaître un sourire ravi. « .sérieux ? » elle demande plus pas politesse que par une vrai question. « .ce serait avec graaand plaisir ! » déjà d’une, bien sûr qu’elle veut le rencontrer et de deux, elle ne refuse jamais de babysitting et encore plus, si il s’agit de Yun Hua. Suki se penche un peu plus et voit enfin la tête du bébé. « .il est magnifique. on dirait un bébé alien. » lâche-t-elle le plus sérieusement du monde, combattant de toute ses forces de rire. Elle jette un regard en biais pour voir la tête de son amie. Hilarante, elle explose de rire. « .non, je déconne, il est magnifique ! vraiment ! » surtout ses joues. On aurait presque envie de les croquer.

Elle se redresse et la regarde. « .Yun Hua, tu as fait des photos pendant ta grossesse ? » question banale, question qui sort de nulle part. Mais comprenez-là aussi, c’est une youtubeuse, une bloggeuse, bien sûr que les photos c’est important. Elle frissonne. « .ça te dis pas qu'on aille quelque part ou il fait plus chaud ? »

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Ce message a été posté Jeu 31 Mar - 13:14
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Ce n’est pas tous les jours que je me prends à parler de Roxas en dehors du cercle restreint déjà au courant de son existence, mais je dois le reconnaître, cela fait du bien. C’est tout de même appréciable de pouvoir aborder le sujet, discuter à son propos sans en craindre les répercussions. Parce que malgré tout, Suki me comprend et je peux lui faire confiance, c’est indéniable. Nous nous sommes toujours soutenues, j’ai beau hurler à tout va dès qu’elle se montre un peu trop protectrice à mon égard, cela me fait du bien de ne pas avoir à jouer les fortes insensibles, que rien ne peut faire sourciller ou vaciller, devant quelqu’un. Et avec qui les élans d’affection ne me font pas peur, car je suis certaine qu’ils sont sincères et que je ne vais pas souffrir en m’attachant à elle, parce que je sais pertinemment qu’elle ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Pas comme moi qui l’ai tenue à l’écart durant tout ce temps, par appréhension mais aussi par lâcheté. Le simple fait qu’elle ne m’en tienne pas rigueur est une preuve suffisante de sa fiabilité et de son importance à mes yeux. Cela explique certainement pourquoi il m’est si facile de me livrer à elle sans arrière-pensée et de lui montrer sans gêne à quoi ressemble le petit bonhomme que j’ai mis au monde il y a à peine deux mois.

Qu’elle me rappelle qu’elle est là pour moi, que ce soit à travers des gestes tendres ou par des paroles concrètes, cela me touche profondément et ça me rassure. Sans compter la dose de courage qu’elle me transmet, peut-être inconsciemment à travers cela. C’est beaucoup plus aisé de faire face à l’adversité et de se conforter dans ses choix lorsqu’on se sait soutenu, plutôt qu’en restant seul dans son coin à ruminer sur ses problèmes, mais ça, je commence à bien l’intégrer. Il me suffit de repenser à la manière dont tout a failli foirer simplement parce que je songeais que c’était plus judicieux de me débrouiller toute seule, pour bien garder à l’esprit qu’il faut arrêter de croire que je peux tout faire toute seule sans problème. Surtout quand il y a des personnes autour de moi qui ne demandent qu’à avoir un signe de ma part pour me prêter main forte si besoin. Et se réjouir avec moi une fois que le plus dur est passé et qu’on peut se réjouir d’avoir traversé cette épreuve sans trop de mal. Comme pour complimenter le prénom du bébé par exemple. J’esquisse un fier sourire à l’entente du commentaire de mon amie, toute contente. N’oublions pas qui a eu l’idée de ce nom génialissime.

« Merci. C’est moi qui l’ai choisi. Ry… Le père préférait plutôt Riku, je corrige rapidement, avec maladresse, mais j’ai réussi à lui faire entendre raison et à imposer mon bon goût, j’achève en souriant de toutes mes dents. »

Cela n’a pas été facile, mais j’ai fini par remporter la bataille. De toute façon, les circonstances jouaient en ma faveur, déjà que ce bout de chou porte le nom de famille de son père, on pouvait bien me laisser le choix du prénom, n’est-ce pas ? Non pas que je me serais battue corps et âme pour qu’il ait mon nom de famille dans le cas contraire – on ne va pas lui imposer un nom coréen quand il a de fortes chances de grandir, voire de vivre au Japon – mais bon, c’est un argument qui a dû jouer. Enfin je crois. Et je ne me retiens pas de proposer à mon amie de voir ledit bébé de ses propres yeux. Je ne l’aurais pas suggéré à n’importe qui, cela requiert une confiance importante, mais Suki m’est très proche, c’est presque comme une sœur pour moi. Qui sait, elle pourrait même être sa marraine si on pousse le délire jusqu’au bout. On en reparlera en temps voulu, s’il arrive un jour.

« Bien sûr, il faut que tu le voies ! Je suis sûre qu’il sera tout aussi ravi de faire ta connaissance que toi. »

A vrai dire, je n’en sais rien, je ne suis pas encore suffisamment experte pour remarquer si Roxas sait déjà émettre des avis sur les personnes qui l’entourent. En même temps, comme son entourage est limité à moi et à Ryû, ce n’est pas très révélateur, puisque nous sommes ses parents, donc il apprécie notre présence de fait je suppose. Mais là encore, je ne sais pas lire les pensées d’un nourrisson, disons juste que le fait qu’il ne nous ait pas encore vomi dessus par exemple m’encourage à penser dans ce sens. Même s’il est pénible quand il se met à hurler pour un rien. Ah les enfants. Cela n’empêche que j’écarquille brutalement les yeux, interloquée, quand mon amie le compare à un alien. Plaît-il ? Un petit ourson, je ne dis pas, même un petit dragon à la limite, à l’image de la peluche toute mignonne qui traîne dans l’appartement, mais un alien, c’est quand même fort. Et je mets un moment à comprendre qu’elle me fait marcher. Evidemment. Elle redouterait ma fureur si elle était vraiment sérieuse.

« Yah !, je me plains en lui donnant une petite tape sur l’épaule, ne me fais pas de frayeur comme ça. On n’insulte pas un être aussi mignon voyons, même pour rire. Il peut s’avérer rancunier aussi tu sais. »

Je plaisante, bien entendu, mais je serais presque certaine que ce petit démon sait quand il faut se venger d’une moquerie faite à son égard. Il sait tout, j’en suis sûre. Sa question n’est pas sans me surprendre. Des photos durant ma grossesse ? Non, disons que j’avais autre chose en tête qu’à immortaliser ces moments où je ressemblais littéralement à une baleine avec mon ventre gonflé. Pour rien au monde je n’aurais voulu immortaliser ces moments.

« Non, ça ne m’est pas vraiment passé par l’esprit. Je n’étais pas d’humeur à penser à cela, c’était assez bizarre et dérangeant comme ça. Mais depuis qu’il est né, j’en prends énormément. Pratiquement tous les jours en fait. »

Sans parler des dessins que je me prends à réaliser quand le petit est tranquillement dans son berceau ou qu’il fait la sieste. Je vais bientôt finir tout mon calepin à ce rythme. Par réflexe, je resserre les pans de mon blouson quand j’entends Suki frissonner : il est vrai qu’il ne fait pas encore très chaud à cette période l’année et le printemps se fait encore désirer.

« C’est une bonne idée je pense. Allons-nous réfugier au chaud !, je lance avec détermination, en la prenant soudainement par les épaules pour rentrer, au fait, je t’ai dit que tu étais une amie formidable ? Genre la meilleure du monde ?, je reprends, plus sincère que jamais, merci Suki, sans toi, je ne sais pas ce que je ferais. »

Je me débrouillerais, cela va de soi, mais mon moral serait sans doute très différent et beaucoup moins optimiste. Ne serait-ce que grâce à ses conseils et nos sorties shopping.
@ pyphi(lia)

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Ce message a été posté Ven 15 Avr - 14:37
Un enfant. Sa Yun Hua a eu un enfant. Elle doit accepter ce fait, de toute façon, que peut-elle faire ? Elle n’a pas tellement son mot à dire, elle n’est pas de sa famille et puis les choses sont déjà faites. Elle a donné la vie à ce petit bout de chou il y a déjà deux mois. Ils ne peuvent pas effacer les choses et puis quel monstre pourrait le faire ? Que peut-elle faire si ce n’est apprécier la nouvelle et lui montrer qu’elle est là, que si elle a besoin de quoi que ce soit, elle pourra toujours compter sur la russe. Et elle le pense, sincèrement. Yun Hua est une des personnes qu’elle apprécie profondément. Elle pourrait presque la mettre dans le même sac que ses deux sœurs, alors pour dire.

« .hum, je vois, tu as eu raison de lui tenir tête alors. lâche-t-elle en hochant la tête. Elle ne pose pas plus de question sur le père, déjà d’une, parce que ce ne sont absolument pas ses affaires et de deux, si elle a eu ce léger bégaiement quand elle a commencé à parler de lui, c’est peut-être pour une bonne raison et qu’elle n’a pas forcément envie de parler de lui. Ce qu’elle comprend tout à fait, si elle a caché sa grossesse pendant des mois, elle ne va pas clamer haut et fort le nom du père de son enfant. Tous ce qu’elle espère, c’est que ce ne soit pas trop compliqué pour elle. Le sujet passe rapidement à la trappe, ce qui soulage Suki. Voir le bébé, bien sûr qu’elle veut le voir ! Bon, pour le moment les photos feront l’affaire. « .j’y compte bien et puis tout le monde m’aide alors, ça sera pas difficile ! » lâche-t-elle en riant. Ironie quand tu nous tiens.

Yun Hua dégaine son portable tandis que Suki détourne la tête pour lui laisser de l’intimité. Elle remarque très vite que le parc s’est vidé et que le temps s’est rafraîchit, bon ça, elle l’avait remarqué bien avant au vu des frissons qui la parcourent depuis tout à l’heure, mais en tant que fille de russe, elle se tait. Le temps au Japon et le temps en Russie n’est absolument pas pareil. Reportant son attention sur les clichés, la métisse tombe en amour sur le petit Roxas, se laissant aller à une certaine plaisanterie qui a le don de faire réagir l’instinct maternel de la jeune mère. Suki ne peut s’empêcher de se moquer d’elle et la rassure en lui disant que c’était une blague. « .non, c’est vrai. excuse-moi petit al-roxas elle jette un regard malicieux à sa mère. .là, pour le coup, tu ressembles vraiment à ta maman ! » elle se cache la bouche avant d’exploser de rire. « .non, c’est bon, je m’arrête, je suis désolée, mais ta tête ma chérie, j’aurais dû te prendre en photo, c’était magnifique ! »

Son côté bloggeuse ressort lorsqu’elle lui demande si elle a pris des photos de sa grossesse. Sa réponse est compréhensible, elle hoche la tête, un regard assez triste et un sourire désolé sur les lèvres. « .oui, je comprends. M’enfin, si tu as besoin de faire des photos plus ‘officiels’ avec décors et tout le bazar, fais-moi signe, je le ferais avec plaisir ! » la jeune femme frissonne de nouveau et elle n’hésite pas à proposer à son amie de rentrer quelques part au chaud. Elle approuve en passant son bras autour des épaules de la russe. Elle s’en offusque pas, ce geste est presque naturel avec elle. Elle affiche un visage de petit chiot quand elle lui dit qu’elle est une amie formidable. Suki lui caresse les cheveux et fronce légèrement le nez avant de lui répondre. « .ouais je sais ! avant de lui lancer un clin d’œil. .arrête, tu vas me faire pleurer ! mais honnêtement, c’est normal. c’est toi. »

Leurs pas se font un peu plus rapides pour pouvoir pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Le sourire aux lèvres, Suki passe également son bras autour des épaules de la jeune mère.

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Ce message a été posté Ven 22 Avr - 11:37
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Renouer avec mes vieilles habitudes me fait du bien, enfin, si on omet le fait que je suis en train de me confier à Suki au sujet de mon nouveau-né, oui, nos retrouvailles peuvent s’apparenter à un semblant de retour à la normale. Et j’en ai bien besoin, dans tout cet amas de complications imprévues, avoir un pilier me rattachant à mon existence à peu près banale est essentiel. C’est sans doute pourquoi c’est aussi important pour moi qu’elle réagisse aussi bien face à la nouvelle, qu’elle ne me juge pas et qu’elle souhaite en savoir davantage, comme dans ses habitudes. Son caractère curieux et joyeux m’avait manqué, avoir une vision si optimiste et plutôt légère sur le sujet m’aide à relativiser. Quand elle me parle de choses aussi superflues en comparaison avec les épreuves que j’ai dû traversées comme le prénom du bébé ou des histoires de photos, ça me donne l’occasion d’envisager la situation sous un tout autre point de vue, et je ne suis pas contre le fait que me laisser gagner par une pulsion mielleuse et complètement gaga quand il s’agit de mentionner mon petit bout de chou. On aurait presque peine à croire qu’il y a encore quelques mois je me faisais un sang d’encre monstre rien qu’à la pensée de l’avenir que j’allais choisir pour ce dernier.

Non seulement je suis ravie de voir qu’elle me soutient à cent pour cent dans le choix dudit prénom, mais en plus, elle s’est gardée de relever ma maladresse alors que j’ai failli lâcher le prénom du père. Ce qui aurait été bien plus gênant. J’adore Suki, vraiment, je me confie à elle bien plus qu’à la plupart des gens de mon entourage, mais malgré cela, je ne suis pas encore prête à lui révéler la totalité de l’histoire autour de la naissance de Roxas. Donner la vie à un bébé quand on est étudiante est une chose, qu’il s’agisse en même temps de l’enfant d’un enseignant de la même université à cause d’une soirée trop alcoolisée en est une autre. C’est en grande partie à cause de cet aspect si j’ai préféré n’en parler à personne je pense.

« Il faudra qu’on organise ça alors !, je reprends joyeusement, souriant de plus belle, faudra que je demande l’autorisation du papa, mais en principe, ça devrait le faire. Par contre, je suis pas responsable si tu craques en le voyant. »

Bon, en soi, je doute que des envies de maternité l’envahissent à la simple vue d’un bébé – même si c’est le mien et donc le plus magnifique par définition – mais je préfère prévenir. N’oublions pas que c’est en croisant ces petites prunelles adorables que j’ai finalement décidé de ne pas me séparer de lui, et ce, en ignorant délibérément la galère qui m’attendait au tournant. Cela dit, il semblerait qu’elle préfère faire des blagues stupides sur la bouille de Roxas pour l’heure plutôt que de s’attendrir devant les traits de ce dernier. Et franchement, il ne faut pas plaisanter sur un sujet comme celui-là, parce que je suis du genre à réagir comme une lionne qui sent que son petit est en danger : je sors les griffes. Heureusement qu’il ne s’avère que d’une piètre plaisanterie de sa part, décidément, elle a toujours l’art de me faire marcher. A se demander comment je fais pour toujours tomber dans le panneau.

« Eh bien je suppose que je n’ai plus qu’à me réjouir que tu n’aies pas eu ton portable ou ton appareil photo en mains à ce moment-là. Ça se paiera ma chère, je réplique avec un regard malicieux. »

Je ne sais encore ni comment ni quand, mais j’aviserai le moment venu. Ce ne doit pas être si difficile à trouver, enfin je crois. Changement de sujet, j’écarquille les yeux d’étonnement, à nouveau, suite à sa proposition après lui avoir expliqué que je mitraillais Roxas de photos. Des décors ? Des clichés plus officiels ? Ouhlà, elle ne s’emporterait pas un peu trop ? Et moi qui pensais que j’en faisais déjà bien trop et que c’était déjà limite de faire une photo groupée avec Ryû et ses parents à la naissance du bébé, là je ne sais plus trop quoi penser. Ce n’est pas vraiment comme si j’étais dans un contexte réellement propice à ce genre de proposition. Mais pourquoi pas après tout ?

« Ça marche ! Si j’ai besoin d’immortaliser une paire de beautés pour les années à venir, je te ferai signe. Je suis certaine que tu sauras comment faire pour qu’on rayonne. C’est vrai que des photos « officielles » ça peut être sympa… »

Et voilà, je me suis fait prendre au piège. J’imagine déjà différents tableaux, avec les différents grands-parents, le papa, la maman, mais les amis aussi, une espèce de famille élargie, j’en aurais presque les yeux qui rayonnent. C’est officiel, je divague, mais je n’y peux rien, c’est plus fort que moi, je trouve l’idée fantastique. Même si je prévois déjà de me prendre un coup de poêle sur la tête si jamais j’évoque l’idée au père en question. Ce n’est pas comme si on était réellement une belle famille unie, toute rose et toute étincelante. Mais ce n’est pas pour autant qu’on ne peut pas afficher notre bonheur quant à la naissance du bébé, n’est-ce pas ? Affaire à suivre. Pour le moment, je préfère avouer à mon amie combien elle est géniale et combien elle compte à mes yeux.

« Je suis très sérieuse tu sais, j’insiste, une fois à l’intérieur et au chaud, ça compte vraiment beaucoup pour moi. Je ne m’attendais pas à ce que tu me pardonnes si facilement de ne pas avoir donné de nouvelles. Ni à ce que tu m’épaules en apprenant la nouvelle. Je sais bien que je le rends pas toujours très bien, mais je n’oublie pas. Et je te revaudrai ça. »

Elle m’a toujours aidée quand j’en avais besoin et elle me comprend certainement mieux que personne à ce jour. Si j’ai réussi à ne pas me laisser ronger par tout ce que j’ai traversé, c’est en grande partie grâce à elle. Ce qui me fait songer qu’en ne donnant pas de nouvelles ces derniers mois, je n’en ai pas pris non plus. Et que des choses ont pu se passer en mon absence, c’est possible.

« Sinon toi, ça va ? Il s’est passé des choses pendant mon absence ? »

Il n’est pas question que je sois la seule à relater mes péripéties des derniers mois.
@ pyphi(lia)

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Ce message a été posté Ven 6 Mai - 15:11
Suki hoche vigoureusement la tête lorsqu’elle lui déclare que ça va pouvoir se faire, avec de l’organisation et surtout l’accord du papa. Elle sourit de plus belle. « .Après, si tu veux tu peux toujours venir avec lui à la maison et puis tu sais très bien que je vis toute seule donc si tu veux il n’y a pas de soucis pour moi. » Lâche-t-elle un peu trop vite, pour autant, elle ne regrette pas sa proposition. Si cela peut l’arranger et garder l’intimité du père de Roxas, Suki est clairement prête à faire un effort et l’inviter à la maison. « .faudra juste que tu me préviennes avant, que je range un peu. » pas qu’elle soit très bordélique mais quand même, bébé ou pas, elle aime quand même avoir une maison propre avant l’arrivée de quelconque invité. « .et puis pour le craquage, j’en prend la responsabilité ! » de toute façon, il lui est difficile de ne pas craquer et devenir gaga devant un enfant. Elle a toujours aimé les enfants et ça depuis toujours. Mais surtout depuis le premier jour ou sa mère à déposer sa petite princesse dans ses bras. Gamine, elle ne voulait pas être patineuse, ni youtubeuse comme aujourd’hui, elle voulait être celle qui reste toute la journée avec les enfants. Une envie qui s’est atténué avec le temps.

Lorsqu’elle voit la photo du petit bonhomme, elle s’empêche de lui sortir la vérité, il est beau ce gosse. Elle ne sait pas du tout qui est le père, mais il est magnifique. Une petite envie de faire peur à la nouvelle maman la prend. Sa réaction est à mourir de rire, elle met quelques instants à s’excuser. Elle rit encore plus face à sa menace. « .Ouais, c’est dommage que je ne l’avais pas, c’était juste magnifique ! » Suki secoue légèrement la tête de droite à gauche, essayant de reprendre son souffle. « .Non, plus sérieusement. Il est beau ton fils, Yun Hua, tu peux être fière de toi. » elle pose une main sur son épaule avec une expression sincère sur le visage. Et devant une telle beauté, elle ne peut pas s’empêcher de lui proposer de faire des photos de lui. Avec un bébé comme ça, elle est sûre et certaine que les clichés seraient juste magnifiques. En ce moment, c’est la grande mode. De prendre des photos de nouveaux nés ou bébé en bas âge en le mettant en scène. Certains clichés sont à mourir de rire. Elle n’a pas l’air très convaincu puis au final, elle accepte la proposition. Elles se mettent en route pour un endroit plus chaud. « .call. tu me diras alors ! » elle sourit. « .oui, ça peut faire de joli souvenir pour plus tard. » elle s’abstient fortement de dire que ça peut embellir toute cette partie compliqué de la grossesse et la naissance de l’enfant. Il est important de tenir un album photo de l’enfance.

La chaleur de l’enceinte calme ses petits frissons tandis que les paroles de son amie lui réchauffent le cœur. Le visage légèrement incliné vers le bas, un sourire triste sur les lèvres, la jeune russe est à moitié perdue dans ses pensées. Ça a dut être difficile pour elle, tout ce temps, toute seule. « .Tu sais, je le fais sincèrement crois-moi. Tu n’as pas besoin de me redevoir quelque chose. C’est normal que je te soutienne Yun Hua, je te considère comme une petite sœur. » Elle la regarde rapidement avant de reposer son regarde droit devant elle, à la recherche d’un petit stand pour acheter quelque chose à boire ou à manger de chaud. La jeune brune lui demande de ses nouvelles. Des choses ? « .moi ça va bien, mise à part que mon genou recommence à être douloureux par moment mais sinon … ah si. Je suis en plein dilemme. » enfin, quelqu’un qui pourrait peut-être l’aider. « .j’ai une marque de lingerie qui m’a contacté récemment suite à un partenariat que j’ai fait avec eux, pas la lingerie coquine du tout hein, le genre de chose juste magnifique que tu n’oserais même pas la toucher … et suite au retour, ils voudraient que je devienne la nouvelle image de la marque. Bon, ce sera surement pour la collection d’été mais je ne sais pas vraiment … j’hésite vraiment à la faire … » au fond, elle se voit plutôt bien la faire, mais est-ce que les choses retomberont comme elle le voudrait ? Ce n’est pas certain.

Pseudo : Juh Mes messages : 5064 Yen (¥) : 975 Avatar : Im Yoona (SNSD) - made by miki ♥ Schizophrène? :

aiko kiyumi & son hye ni Age : 21 ans Date de naissance : 13/03/1995 Astrologie : poisson Métier : en standby Année : 3ème année Résidant à : un petit appart à shinjuku avec Roxas ♥ Planning :

♚ arrêter de prendre les gens pour des menaces potentielles ♚ arrêter de jouer la forte quand je suis au bout de ma vie ♚ passer un savon à ma mère × m'habituer à vivre toute seule en appartement ♚ disparaître du champ de vision de Royal Shit ♚ prendre soin de Roxas autant que possible ♚ essayer de me dire que revoir une psy me fait du bien ♚ prier pour ne plus jamais recroiser Dakota ♚ penser à me confier à quelqu'un de confiance au sujet de mes problèmes ♚ réussir mon année cette fois ♚ dessiner pour évacuer mon surplus de stress... mais pas des trucs glauques ♚ essayer de ne pas penser que ma vie sentimentale est certainement condamnée pour de bon ♚ éviter mon père comme la peste ♚ me faire toute petite à l'université ♚ décider officiellement si cette impression d'être suivie n'est que le fruit de ma paranoïa ou si c'est une menace bien réelle ♚ faire attention à mon alimentation pour retrouver ma silhouette d'avant la grossesse ♚ mais en même temps je n'aime pas non plus être si fine... dilemme ♚ m'entraîner autant que possible au taekwondo pour être plus forte & savoir faire face à un potentiel danger ♚ penser à ne pas sombrer dans la spirale cap ou pas cap ♚



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Ce message a été posté Ven 13 Mai - 10:16
&

look over your shoulder


Au fond, je suis tellement heureuse de voir que la conciliation entre l’avant et l’après Roxas est possible et qu’elle se fait en douceur, bien mieux que je n’aurais jamais pu l’imaginer. Je ne sais pas si c’est à force de regarder des séries sur les filles qui ont eu des enfants imprévus à un âge plus jeune que la moyenne, mais je craignais vraiment de ne pas pouvoir joindre les deux bouts. Pour ce qui est du travail à l’université, je verrai bien ce que ça donnera à la fin de l’année et dans les prochains mois, mais je ne m’angoisse pas trop, j’ai toujours réussi à me débrouiller pour gérer les cours, même quand j’avais un petit boulot à côté. Mais je redoutais surtout de voir tous mes liens sociaux se couper peu à peu, parce que je me serais trouvée dans une situation peu courante et qu’on aurait pu ne pas me comprendre et se perdre de vue peu à peu. L’enthousiasme de Suki dépasse toutes mes espérances, je suis si heureuse de voir qu’elle a hâte de rencontrer Roxas. Je devrais peut-être songer à elle si jamais il est question un jour de lui attribuer une marraine, haha. Planifier leur entrevue est amplement suffisant pour le moment je pense, à vrai dire, j’ignore ce que penserait Ryû quant au fait de présenter notre petit garçon à mon entourage étudiant, mais je ne vois pas tant en quoi cela peut poser problème. D’autant plus que mon amie propose de venir chez elle si c’est plus commode et je lui en suis reconnaissante. Le brun n’a peut-être pas envie de voir son domicile être exposé ainsi, même en son absence.

« C’est gentil de proposer, ce serait peut-être plus préférable tout bien réfléchi, je réponds avec un rire nerveux, ce n’est pas vraiment chez moi, c’est bien que j’évite de m’imposer un peu trop si tu veux… »

Je m’emporte dans l’euphorie de nos retrouvailles mais il est vrai que je ne dois pas oublier que pour le moment, je vis toujours aux crochets de Ryû, dans son appartement, et qu’il vaut mieux éviter d’organiser une soirée retrouvailles de folie à son domicile, ça risque de ne pas le faire. Quand bien même je serais exemplaire pour ce qui du rangement et du nettoyage. Il faudrait vraiment que je songe à considérer ce problème sérieusement un de ces jours et que j’y trouve une solution. Pour l’heure, je me contente d’esquisser un sourire niais, empli de fierté, à l’entente du compliment de Suki à la vue de la bouille de Roxas. Cela rattrape sa blague précédente dirons-nous. Et sa proposition de faire de jolies photos du bébé ne cesse de me trotter en tête, il faudra que j’en touche deux mots au père, parce que plus j’y pense, plus le concept m’attire. Après, s’il ne veut pas, je ne vais pas le forcer, mais qu’on ne s’étonne pas si je pose des photos de moi et Roxas un peu partout. Mais je crois que ça peut vraiment nous faire du bien après tout ce qui s’est passé.

Cela fait du bien de retrouver une température supportable une fois à l’intérieur du bâtiment, j’avais peut-être besoin de m’aérer un peu plus tôt – et de fumer surtout mais bon, avec mon amie, il faut me faire une raison pour le coup – mais désormais, un peu de chaleur est plus qu’appréciable. On est encore loin des beaux jours de printemps, j’espère qu’ils arriveront assez rapidement. Heureusement, les paroles réconfortantes de Suki suffisent à me réchauffer le cœur en cet instant et je ne trouve à lui répondre qu’un simple « Merci. », simple mais sincère, et surtout reconnaissant. L’avoir près de moi, faisant preuve d’une si grande compréhension m’est plus qu’une aide précieuse en cet instant. La Royal n’est pas vraiment l’environnement le plus propice pour reprendre tranquillement les cours, c’est un peu comme entrer dans une fosse aux lions, sauf que les lions sont tapis dans l’ombre et peuvent vous sauter à la gorge à tout moment. Alors si on peut ne pas avoir à les affronter seul sans ressource, c’est préférable. Evidemment, elle ne pourra pas me suivre partout, mais la savoir à mes côtés est déjà pleinement satisfaisant. Tout comme écouter ses récents péripéties, car oui j’en suis consciente, il a dû s’en passer des choses durant mon absence.

Si je ne suis guère étonnée par les tracas que lui cause son genou, charmant calvaire hérité de son accident, elle pique ma curiosité à l’évocation d’un certain dilemme. Je suis plus qu’attentive à chacun de ses mots, puisqu’elle m’a écoutée et conseillée de son mieux, je crois que je peux en faire autant de mon côté. Cela dit, je ne comprends pas bien où se trouve le problème et ce qui peut la faire hésiter. Suki a un visage et un corps magnifiques et à mes yeux, elle est plus que qualifiée pour devenir l’égérie d’une marque de lingerie. Le seul aspect surprenant c’est que vu la filière qu’elle a choisi à l’université, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’elle s’oriente vers le mannequinat, malgré sa réputation de youtubeuse qui n’est plus à présenter.

« Sérieux ? Je ne vois pas pourquoi tu hésites, je suis certaine que tu seras magnifique !, je l’encourage, en m’adossant contre un mur, les bras croisés, de quoi as-tu peur ? De choquer les âmes bien élevées de cette école ? Allez, Suki, ce n’est pas parce qu’ils ont un portefeuille deux fois plus épais et qu’ils marchent comme si le monde leur appartenait que ce sont des saints. Tu leur foutras juste des complexes, c’est tout. Tu sais, ma mère aussi a fait des photos de lingerie, ça ne l’a pas dévastée. »

J’aurais juste aimé ne jamais savoir que le père de Roxas ait pu voir ces photos quand il était plus jeune, mais passons. Elle ne doit pas douter de son potentiel et ne pas se laisser influencer par les autres, juste parce qu’elle a peur de l’impact que ça pourrait avoir. Encore une fois, je suis meilleure pour donner les conseils qu’il faut plutôt que de les appliquer moi-même.
@ pyphi(lia)

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Look over your shoulder | Suki

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