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 I always felt myself to be an unlucky person like Donald, who is a victim of so many circumstances. [Feat. Masaomi]

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Ce message a été posté Mer 16 Mar - 21:56

"i always felt myself to be an unlucky person like donald, who is a victim of so many circumstances."
••• Naissons nous chanceux ou est-ce nos choix qui nous rendent chanceux ? Telle est la question. De mon point de vue je dirai qu’il y a un peu des deux. Par exemple si un enfant naît dans une famille problèmes, avec une histoire singulière, il est difficile de dire que c’est un enfant chanceux d’avoir une telle famille et probablement que cela risque de jouer sur son développement futur, l’enlisant dans une infortune interminable. Cet enfant ne fait pas le choix de naître dans telle ou telle famille, ce n’est pas de sa volonté. Toutefois il est vrai que certains de ses choix risquent de jouer en sa défaveur ou en sa faveur,  de l’entraîner encore plus dans les abysses ou au contraire de lui permettre de voir un semblant de lumière. Dans tous les cas, cela revient à dire que tout dépend du contexte, de la personne et de son propre environnement. Me concernant, je suis plus une femme maladroite que malchanceuse mais il arrive que la malchance me tombe dessus quand je m’y attends le moins et sûrement dans un lieu peu probable, et ça, je vais très prochainement le savoir.

Aujourd’hui est un jour comme les autres, certes le temps n’est pas au rendez-vous et le soleil semble être particulièrement timide et n’ose pointer son nez mais il n’en reste pas moins que cette journée est aussi banale qu’une autre journée, en dehors du fait qu’aujourd’hui est mon jour de shopping. Enfin shopping, c’est plutôt du repérage. Contrairement aux apparences et malgré mes études dans le stylisme et dans le mannequinat, je ne suis pas une femme qui achète très régulièrement des vêtements, même si je reste quand même dans la mode, il le faut bien de toute manière. Ceci dit je ne vais pas acheter de manière compulsive ou juste parce que ce sont les soldes ou parce que certains accessoires ou vêtements me plaisent, j’ai tendance à réfléchir deux fois avant d’acheter et surtout je fais plusieurs magasins avant de me lancer dans l’achat. Pourtant je ne manque pas d’argent et je suis même dotée d’une certaine richesse qui en fait rêver plus d’un mais cela ne m’empêche pas d’être prudente avec l’argent. Ce n’est pas parce que ma mère et mon beau père sont riches que je le suis tout autant, d’où ma prudence vis-à-vis de l’argent. Je ne suis pas non plus égoïste ou même avare, je suis juste sage, rien de plus. Bref, dans tous les cas aujourd’hui c’est journée repérage parce qu’il me faut absolument un tailleur pour présenter mon projet dans le domaine du stylisme et je n’en ai aucun qui puisse me convenir, d’où ma présence dans ce grand centre commercial, et seule. Je n’ai pas voulu demander à quiconque de m’accompagner, même pas à ma meilleure amie et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que j’ai un objectif bien précis et que donc je ne compte pas m’éterniser dans des magasins où mon but ne peut être atteint, ensuite parce que je risque d’être tentée par le mal si je suis accompagnée d’une personne qui a besoin de faire elle aussi du shopping ou qui aurait l’envie d’acheter des choses, et enfin je risque de perdre énormément de temps à discuter au lieu de me concentrer sur mon but premier, d’où mon désir d’y être seule. Ce n’est pas forcément très joyeux et c’est très certainement moins amusant mais c’est une stratégie pour que je reste concentrée sur ma cible. Marchant d’un pas déterminé dans le premier hall, je me mets soudainement à courir en apercevant un ascenseur qui s‘apprête à fermer ses portes. Autant ne pas perdre de temps et entrer immédiatement dans un ascenseur qui compte s’en aller. Essoufflée, je remercie rapidement l’individu qui semble avoir retenu l’ascenseur pour moi et reprends calmement mon souffle. A peine l’ascenseur a-t-il démarré qu’il se retrouve soudainement au beau milieu du chemin en arrêt. Fronçant des sourcils, j’appuie sur quelques boutons pour le remettre en marche mais rien ne semble fonctionner, « oh merde » dis-je sans pouvoir me retenir devant la personne présente avec moi dans cet ascenseur. Je me tourne vers la personne, enfin l’homme, présent avec moi et lui demande d’une voix peu rassurée, « Est-ce que vous pensez que nous sommes coincés dans cet ascenseur, là maintenant, tout de suite ? ».
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Ce message a été posté Ven 18 Mar - 8:47

"i always felt myself to be an unlucky person like donald, who is a victim of so many circumstances."
••• Tenue✟ Il était tranquillement allongé sur son lit, en train de dessiner un croquis pour trouver l’inspiration pour son projet quand il reçut un appel de sa sœur. Il ne s’était jamais autant dédié au dessin. Il répondit, de la lassitude dans sa voix. « Prend un papier et un crayon, j’ai des courses pour toi ! » Il n’avait pas la force de rouspéter, c’était peine perdue avec elle. Il se plia docilement à son caprice et partit chercher à contre cœur de quoi noter ce qu’elle s’apprêtait à lui dire. Elle voulait de nouveaux vêtements mais n’avait pas le temps d’aller faire du shopping à cause de son travail. Elle lui donna les marques et le nom exact des vêtements en question, comme l’on pouvait s’attendre d’un mannequin professionnel. « D’accord, d’accord. Je ferai ça le plus vite possible. » répondit-il avant de raccrocher.

Partir faire les courses pour sa sœur, encore et toujours. Si ce n’était pas pour son amour pour elle, il l’aurait envoyée bouler plusieurs fois déjà. Il entra dans le gros Mall. Tout ça pour des pantoufles et quelques t-shirts, se lamenta-t-il. Elle était bien la seule femme sur Terre avec sa mère à pouvoir lui faire faire ce qu’elles voulaient sans qu’il puisse refuser. Il se dirigea vers l’ascenseur, y entra et poussa le bouton du deuxième étage. Au moment où les portes se fermèrent il remarqua une silhouette se précipiter, il mit son bras entre les deux portes pour empêcher l’ascenseur de monter. La jeune femme entra en le remerciant rapidement. Une bonne action pour la journée, se dit-il. Il avait envie de faire vite fait du shopping et de rentrer étudier. Surtout qu’il avait un projet en cours dont il s’était dit qu’il allait terminer l’encrage et les couleurs aujourd’hui. L’ascenseur montait en une sonnerie typique des supermarchés à la fermeture des portes quand il s’arrêta d’un coup. Masaomi regarda l’écran où s’affichaient les étages, perplexe. Il allait perdre du temps et sa sœur allait lui tomber dessus. Il vérifia son téléphone, pas de réseau. Il se tourna vers la jeune fille qui lui parla, elle paraissait légèrement paniquée. « Oui. » il ne pouvait tout de même pas lui mentir. Il lui demanda de se décaler et poussa la sonnerie d’alarme. Une voix masculine répondit « Oui bonjour, l’ascenseur est bloqué. Dans combien de temps pourrez-vous envoyer une équipe pour nous faire sortir de là ? » La voix s’excusa et expliqua qu’à cause d’une autre panne dans un autre secteur, les techniciens mettrons deux heures avant de venir. « Deux heures maximum ou minimum ? » demanda-t-il, irrité par l’incompétence des salariés. Il avait certainement légèrement idéalisé les japonais. « Maximum. » il s’excusa encore une fois et leur dit que ça n’arrivait pas souvent et que ce sera la dernière fois. Il regarda sa camarade de malchance en levant un sourcil. « Ca va ? » devait-il la réconforter ou juste la laisser seule dans son angoisse ? Manquerai plus que je sois coincé ici avec une claustrophobe. Il recula et se colla contre le miroir, dans un coin, pour laisser un peu plus d’espace à son interlocuteur juste au cas où, pour éviter un quelconque malaise. « Deux heures, ça passe vite. » ajouta-t-il en lui souriant poliment.
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Ce message a été posté Sam 19 Mar - 13:10

"i always felt myself to be an unlucky person like donald, who is a victim of so many circumstances."
••• Au plus profond de mon âme je souhaitais que la réponse de mon voisin soit négative, qu’il me rassure en me disant que ça devait juste être un petit problème technique mais que l’ascenseur allait rapidement se remettre en route, que c’était une chose qui survenait depuis quelques temps dans ce centre commercial, qu’il n’y avait pas de quoi paniquer, que tout allait revenir à la normal, qu’il suffisait juste d’attendre quelques secondes avant de reprendre le bon rythme mais malheureusement la réponse ne fut pas celle escomptée. Je suis véritablement coincée dans cet ascenseur avec un inconnu et pour combien de temps ? Telle est la question. Je ne sais pas, pour le moment, si je dois rire ou si je dois pleurer, j’hésite entre les deux comportements à adopte. Toutefois le choix est rapidement fait quand une voix nous annonce le temps de délai des secours. Comme par hasard . . . Il faut que cela soit aujourd’hui, en même temps, à la même heure et à des endroits opposés et forcément c’est un autre ascenseur qui a la priorité, ce n’est pas mon ascenseur. La malchance s’abat sur moi, c’est certain. Certes deux heures ce n’est rien et cela peut passer très vite surtout lorsque nous ne sommes pas seuls, la conversation s’établit rapidement, cela peut engendrer une amitié, c’est intéressant d’un certain point de vue sauf lorsque comme moi, nous avons une envie particulièrement pressante qui ne peut malheureusement pas tenir deux heures. Deux heures ?! Est-ce qu’il est possible pour un humain normalement constituer de tenir deux heures avant d’aller aux toilettes sachant que l’envie se fait encore plus pressante à l’écoute de cette annonce ? Est-ce qu’il est concevable d’avoir une telle option ? Non, c’est clairement impossible.

La gorge nouée, je ne me sens pas très bien, non pas parce que nous sommes enfermés dans un ascenseur, je n’ai pas peur d’être enfermée quelque part, mais le fait de devoir me retenir autant me perturbe et m’angoisse. Je ne connais pas cet homme et je me vois mal lui avouer que personnellement je ne peux pas tenir deux heures parce que j’ai envie de faire pipi, ce n’est pas très glamour comme première rencontre et comme début de conversation. Qu’ai-je donc fait au ciel pour mériter un tel sort ? Je suis maudite, c’est sûr et certain. Pourquoi est-ce que j’ai bu du thé avant de venir ici pensant que j’allais pouvoir accéder rapidement aux toilettes ? J’ai vraiment de ces idées parfois, mais je compte bien les extraire à jamais de ma vie. Je ne sais jamais ce qu’il peut arriver sur le chemin et pour mon plus grand malheur je découvre les conséquences de mes actes. Leçon de la journée : ne jamais boire de thé avant de se rendre dans un quelconque lieu en cas de non possibilité de se rendre dans des toilettes. « Hum . . . oui je pense que ça devrait aller », NON CA NE VA PAS DU TOUT ! Je ne vais jamais réussir à tenir deux heures et même si la honte va me permettre de tenir quelques temps, deux heures semble hors de portée. « Et vous, ça va aller ? ». J’ai espoir qu’il soit claustrophobe ou quelque chose dans le genre, juste pour ne pas être la seule à être dans un certain état d’angoisse, même si le type d’angoisse n’est pas le même mais tout de même, je ne veux pas me sentir seule. J’aimerai continuer à parler mais je suis tellement concentrée sur la situation que j’ai quelques difficultés à entamer un sujet de conversation, j’espère que lui tentera de faire la discussion, que je puisse oublier pendant quelques secondes, voir minutes, voir même quelques heures ce sentiment d’impuissance et d’envie.
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Ce message a été posté Mar 12 Avr - 21:45

"i always felt myself to be an unlucky person like donald, who is a victim of so many circumstances."
••• Tenue✟ Généralement Masaomi disait les choses telles qu’elles étaient, du moins, telles qu’elles lui paraissaient. De par sa franchise et son réalisme, il était vraiment la dernière personne sur qui l’on pouvait compter pour se faire remonter le moral. Même si généralement ses paroles partaient d’une bonne attention – il croyait dur comme fer que dire la vérité était toujours la bonne solution, il arrivait qu’on prenne mal ce qu’il disait, croyant qu’il ne cherchait qu’à blesser son vis-à-vis. De ce fait, il remarqua que dire ce qui en allait à la jeune femme n’était pas la bonne solution. Il remarqua que son état ne s’était pas amélioré après la discussion qu’il eut avec l’homme de maintenance non plus. C’est vrai que deux heures ne sont pas une part de gâteau, surtout si l’on voulait faire nos courses vite fait sans perdre trop de temps, mais de là à avoir l’air aussi abattu ? Que devait-il dire ? Que devait-il faire ? Il n’était normalement pas du genre à ce sentir concerné mais là, d’une certaine manière, il était lié à cette situation. Il n’avait pas du tout envie de passer deux heures avec une personne qui puisse, qu’importe la façon, dégrader son humeur plus que cela.

Il lui demanda si elle allait bien par pure politesse en reculant vers le miroir. Une fois qu’il sentit la surface lisse de la glace sur son dos, il s’immobilisa pour prendre appuie sur les rembarres qu’il y avait en dessous. « Oui, ça ira. Merci. » Du moins il l’espérait. Qu’elle ne fasse pas une crise ou quelque chose du genre. Il n’avait pas envie de s’occuper d’une malade. Il devait trouver un moyen de faire passer le temps et peut-être même de mettre son interlocuteur plus à l’aise ? Il sortit son portable de la poche de son manteau, porta un écouteur à son oreille en tenant l’autre dans sa main, tendue vers elle. « Ca te dis un peu de musique ? » Ca allait peut-être la rendre plus sereine, qui sait.
Il regarda les titres défiler sur son écran. ‘Sound of Silence’ ira je pense. Il mit la chanson. Elle était plutôt calme et bien rythmée, il aimait bien l’écouter quand il était seul en train de lire ou dessiner. Il avait téléchargé le remake avec des percussions et de la guitare électrique; il trouvait qu’elle avait plus de style comme ça. Bon après, il n’était pas connu pour être critique musical non plus. « Si ça ne te plait pas, je peux mettre autre chose. » Il lui montra son écran qui affichait l’application Deezer. Qu’importe ce qu’elle pouvait demander, il allait le trouver là. « Après tout, on a tous des goûts différent. » Il vérifia la batterie et constata qu’elle pouvait tenir plus de deux heures. C’était déjà ça de gagné.

Il s’assit à terre en tailleur, il n’allait tout de même pas rester planté sur ses deux jambes durant deux heures. « Au fait, je suis Nuvoloni Masaomi. Enchanté. » Autant se présenter s’ils allaient passer tout ce temps ensemble dans un espace aussi confiné.

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Ce message a été posté Lun 18 Avr - 21:37

"i always felt myself to be an unlucky person like donald, who is a victim of so many circumstances."
••• C’est particulièrement difficile pour moi de me dire que je me retrouve dans une situation très délicate, enfermée dans un ascenseur avec un inconnu et une envie pressante. Sincèrement si j’avais été seule dans cet ascenseur je me serai très certainement débrouillée pour vider ma pauvre vessie souffrante de seconde en seconde. Certes je me serai retenue jusqu’à la fin, m’efforçant de tenir jusqu’aux secours pour ne pas paraître ridicule à l’arrivée des secours, pour ne pas avoir la honte de ma vie mais je préfère que cela se passe avec des personnes compréhensibles, avec des secours qu’avec un inconnu comme ça. Pourtant les secours sont aussi des inconnus mais ce n’est pas pareil, ce n’est pas le même genre d’individu. Je ne sais vraiment pas comment je vais m’en sortir, je sais que je suis capable de tenir, en tout cas un minimum d’une heure et qu’il faut que je pense à autre chose, que mon attention soit focalisée autre part mais en même temps ce n’est pas très simple quand justement le contexte pousse à y penser toutes les secondes en s’imaginant les pires scénarios. Le fait d’être enfermée dans un ascenseur avec un homme ne me dérange pas, en tout cas pas autant que le fait d’avoir une envie pressante. D’ordinaire je me serai sûrement mise à paniquer un peu car le fait d’être enfermée peut raviver en moins des souvenirs, des angoisses mais à l’heure actuelle je n’y pense même pas je n’ai qu’une seule pensée : les toilettes. Fort heureusement mon compagnon de cage semble être apte à entamer une conversation contrairement à moi et heureusement il semble garder son sang-froid aussi. Cela aurait été compliqué si j’avais eu une personne nerveuse à mes côtés, ça ne m’aurait pas aidé.

Je hoche positivement de la tête quand il me propose d’écouter de la musique. Je pense que cela ne peut que me détendre. « Euh . . . Oui, si ça ne vous dérange pas, merci » dis-je avec un sourire discret. Je m’approche donc prudemment de lui et prends l’écouteur qu’il me tend. Autre point positif : je ne suis pas tombée sur un pervers ou un psychopathe, il aspire même plutôt bien confiance mais après il est connu que les plus fous se cachent derrière un masque de bienveillance. De toute manière je n’ai pas le temps de penser à ce genre de choses, me méfiant de cet homme, on est enfermé tous les deux alors je n’ai pas vraiment le choix de lui faire confiance ou non. La musique est plutôt douce et m’apaise même dans ma crispation et m’aide à oublier par lapse de temps mon envie d’aller aux toilettes. « Oh non ne t’en fais pas » dis-je en utilisant finalement le tutoiement, « j’écoute un peu de tout et puis je pense qu’une musique douce dans une telle situation est la meilleure des choses. Ça me permet d’oublier ». Je ne lui dis pas quoi précisément lui faisant ainsi croire que c’est pour oublier le fait d’être enfermée dans un ascenseur alors que c’est surtout pour oublier mon envie pressante. Je m’assois à mon tour contre la paroi encore froide, essayant de me mettre à l’aise. Autant être confortable. « Enchantée Masaomi », je lui tends ma main comme signe de salutation, « ce n’est pas un nom ni un prénom très commun. Moi c’est Han Yeo Jin. Je peux te questionner sur quelque chose ? ». Je regarde pendant quelques secondes cet homme essayant de deviner de quelle nationalité il est, « tu es de quelle origine ? Parce que je doute que cela soit japonais ou encore coréen ou même chinois, ça donne plutôt . . . lointain ! ». Son nom de famille sonne plus russe qu’autre chose. « Et tu as quel âge ? Tu es étudiant ou . . . ? ». Autant se focaliser sur un bout de conversation au lieu de penser aux toilettes.
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Ce message a été posté Ven 22 Avr - 22:49

"i always felt myself to be an unlucky person like donald, who is a victim of so many circumstances."
••• Tenue✟ N’importe qui des personnes ayant connu Masaomi en Italie saurait qu’être enfermé avec lui dans un espace confiné était l’une des pires choses qui puisse lui arriver. Heureusement qu’au Japon, personne n’est encore au courant de son côté instable et imprévisible Cette ignorance à son égard lui permettait ainsi de vivre dans l’anonymat et le calme le plus total. Pas d’image à entretenir, pas de réputation à garder ni de corvées dont il fallait s’occuper. Malgré ses nouvelles résolutions, il gardait ses mauvaises habitudes telles que se balader avec au moins une arme sur lui. Il savait que ça ne lui servirait pas ici, mais sait-on jamais. Il savait qu’il pouvait se créer des problèmes en deux minutes étant donné son sang chaud. Il jaugea la femme qui se trouvait à ses côtés, la scrutant de haut en bas. Elle paraissait plus vieille que lui. De toute façon, il ne fera jamais du mal à une femme de son plein gré.

Ayant accepté l’oreillette, elle semblait apprécié la chanson. « Généralement, même si on écoute de tout on a toujours un genre qui plait plus que les autres. » répondit-il en hochant au commentaire de sa compagne d’infortune. C’est vrai que dans ce genre de circonstance, une chanson relaxante était la meilleure des solutions. C’est sûr que s’il mettait du métal ça ne ferait que les stresser davantage. « Tu comprends l’anglais ? » demanda-t-il en espérant que sa réponse soit positive. Il aurait bien aimé avoir son avis sur les paroles de la chanson. Il aimait bien les années 60, ou plutôt, presque tout ce qui est sortit entre les 60s jusqu’aux 80s. Il trouvait que c’était la meilleure période. Il enviait les plus vieux d’avoir vécu ces deux décennies. Il accepta l’invitation de la jeune femme et lui serra la main. « De même, Han-san.. ? » Il ne s’y connaissait pas vraiment en noms coréens et hésita un instant où mettre la particule honorifique. Il savait juste que le nom de famille se composait d’une syllabe et le prénom de deux. Il en déduit que Han était son nom de famille.

Il sourit à sa constatation. En effet, son nom venait de loin. Jusqu’en Italie. « Mon père est italien, répondit-il, je suis italo-japonais. » Il savait qu’il n’avait pas du tout l’air d’un métissé. Seul son comportement désinvolte des européens le trahissait. En poussant, les inconnus pouvaient croire qu’il ait juste vécu ailleurs. Son physique, mis à part sa grande taille, avait tout pris de son côté maternel. Ce qui l’a pendant longtemps rendu très complexé de son apparence. Etre le seul asiatique de son lycée l’a poussé à s’affirmer de manière peu commune. L’obligeant à prendre un chemin très différent de l’éducation qu’il a reçu. Il se frotta les mains, soudainement gêné par ses souvenirs qui refaisaient surface. Il se demanda comment l’inconnue allait réagir au fait qu’il soit de sang européen malgré sa tête stéréotypée. « Je vais vers mes 19 ans. Je suis étudiant oui. »

La chanson se termina, il déverrouilla son téléphone et en mit une autre. Beach Boys cette fois : Pet Sound. Il se tourna vers Yeo Jin, un léger sourire aux lèvres. « Qu’en est-il de Han-san ? » Il se doutait bien qu’elle devait déjà être dans le monde du travail. Il voulait juste entretenir la discussion pour ne pas trop s’ennuyer. Il vérifia l’heure, vingt minutes sont déjà passés.

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Ce message a été posté Dim 24 Avr - 13:13

"i always felt myself to be an unlucky person like donald, who is a victim of so many circumstances."
••• Les écouteurs dans mes oreilles je me laisse bercer par la musique si apaisante me faisant ainsi oublier le lieu et le contexte dans lequel je me trouve avec ce parfait inconnu. Je sais pertinemment que je devrai plus prendre mes distances avec cet homme, sait-on jamais, après tout je ne connais pas ce jeune homme mais je sais que de toute manière même si je tente de m’éloigner de lui l’endroit est si confiné qu’il n’aura aucun souci à me rattraper donc autant paraître totalement à l’aise et faire passer le temps en conversant avec lui, même si mon esprit est quelque peu parasité par mon envie d’aller aux toilettes, encore bien présente. Je hausse un peu des épaules quant à sa réflexion. Il est vrai qu’en général une personne a toujours un style de musique qu’il préfère mais dans mon cas il est difficile de le dire puisque je varie mes musiques en fonction de mon humeur, du moment, et en fonction d’autres paramètres. Parfois je me mets à écouter des balades, puis des musiques du passé ravivant ainsi certains souvenirs souvent douloureux, parfois j’écoute de la pop et puis quand je souhaite m’amuser j’écoute de la musique me faisant danser, ça peut aussi être du rock. Bref il m’est difficile de trouver mon style de musique. « Peut-être plus pop ? Sincèrement je ne saurai te le dire et toi quel est ton style de musique ? ». J’ai l’impression d’être à un rendez-vous arrangé, essayant d’en apprendre plus sur l’autre, c’est drôle. « Hum . . . je me débrouille assez bien je pense en anglais pourquoi ? ». Je ne suis pas excellente mais je peux tenir une conversation, comprendre les phrases, répondre, bref j’ai un plutôt bon niveau. Je ne dirai pas que je suis forte car je n’ai jamais vécu assez longtemps dans un pays anglophone pour me permettre de le dire mais j’y arrive.

Je lui fais un grand sourire satisfait quand il prend à son tour ma main pour la serrer entre la sienne. « Oh tu n’es pas obligé d’utiliser ce suffixe tu sais. N’étant pas japonaise j’ai parfois quelques difficultés avec la hiérarchie japonaise, Nuvoloni-san ?! » Dis-je avec une pointe d’hésitation. J’ai beau habité ici depuis quelques années c’est quelque chose qui m’échappe encore. Et puis de ce qu’il me dit par la suite lui-même n’est pas totalement japonais, certes il a une partie japonaise mais pas totalement, ce qui me rassure étrangement. Au moins je ne suis pas la seule étrangère dans cet ascenseur. « Je me doutais bien avec un tel nom de famille. Tu es ici depuis longtemps ? ». Je n’ai pas besoin de détails mais j’aimerai juste savoir s’il est ‘’nouveau’’ comme moi ou s’il a toujours vécu au Japon. Même si son père est italien il a bien pu naître ici et vivre ici depuis sa naissance, j’en sais fichtrement rien. J’écarquille des yeux quand il m’annonce son âge. Sincèrement dans ma tête il avait minimum 23 ans mais il est finalement plus jeune que moi ce qui est assez étrange. Ce n’est pas le fait d’être avec un homme plus jeune que moi qui me paraît étrange mais c’est le fait de me sentir soudainement plus âgée face à lui. Il a tellement l’air plus mature que les autres hommes que j’ai pu croiser que je suis forcée d’être surprise d’entendre son âge. « Tu étudies quelle matière ? ».

Je ne peux m’empêcher de sourire en entendant la chanson suivante. Décidément il écoute des chansons peu communes et il est facile de savoir qu’il a une petite préférence pour les chansons qui datent. « Moi j’ai 21 ans et je suis étudiante en mode, mais plus dans le stylisme ». Je fais une petite moue attendant certainement de sa part quelques idées préconçues concernant les étudiants en mode. Il est vrai que la plupart des femmes qui travaillent dans le stylisme sont très particulières, en tout cas au niveau du caractère. En même temps je peux comprendre que les personnes qui catégorisent immédiatement les individus en fonction des études, de la classe sociale, tout le monde le fait, même moi.
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Ce message a été posté Mer 27 Avr - 0:52

"i always felt myself to be an unlucky person like donald, who is a victim of so many circumstances."
••• Tenue✟ Le fait que la jeune femme était plutôt ouverte à la conversation l’arrangeait beaucoup. Et qu’elle apprécie sa musique encore plus. Il a toujours eu un faible pour les vieilles chansons, qui sont ce qu’il considère comme ‘de la vraie musique’. Comme aimait dire son grand-père à chaque fois qu’il faisait tourner ses vieux disques de collection en vinyle. Il a toujours eu du mal à bien s’intégrer parmi ceux de sa génération en parti à cause de ses goûts légèrement différents, que ce soit en musique ou autre. En effet, les jeunes appréciaient plus la pop et les chansons à la mode qui passaient souvent sur MTV. Il n’aimait pas vraiment jouer les anticonformistes, mais mis à part quelques chansons, la musique commerciale du XIX n’était pas trop son truc. En dehors de Beyoncé, Madona, Britney Spears et quelques autres artistes, sa playlist était majoritairement composée de vieux titres. « Tant que c’est de la bonne musique ça ne me dérange pas. Sinon je t’avoue avoir plus de facilité à apprécier le rock. » Fermant les yeux et appréciant les quelques vers qui restaient avant que la chanson ne se termine, il lui répondit. « Que penses-tu des paroles ? » Il voulait savoir si la jeune femme à ses côtés pouvait faire preuve d’une certaine sensibilité. Après tout, si cette chanson avait fait un tabac à son époque, ce n’était pas pour rien. « Je veux dire, que ressens-tu en l’écoutant ? Que vois-tu ? » Il confirmera ainsi si les livres de psychologie qu’il lisait en Italie avaient servis à quelque chose.

Il rouvrit les yeux pour lui faire face et se présenta. Le courant passant plutôt bien entre eux, il lui rendit son sourire en secouant légèrement la tête. « Masaomi, ça ira. » Il n’était toujours pas habitué aux formes de respect typiquement japonaises. En Italie, on l’appelait ou Nuvoloni ou Masa. Son oreille ne s’étant toujours pas habitué, il trouvait que ‘-san’ –ou qu’importe la particule, juste après son nom de famille sonnait plutôt faux. Peut-être était-ce parce que son nom était italien et que ça ne collait pas. « Depuis même pas un mois. Toi ? » De toute manière, il savait que même en restant ici jusqu’à la fin de ses jours, il ne pourra jamais considérer le Japon comme son pays. Il s’était trop attaché à la péninsule en forme de botte et avait laissé derrière lui sa vie entière en venant au Japon. En ayant quitté l’Europe, il avait en quelque sorte changer de chapitre. Il ne lui restait plus qu’à remplir les pages blanches qui restaient avec de nouvelles histoires. Malgré son jeune âge, il avait vécu beaucoup de choses. C’était probablement pour cela qu’il paraissait plus mature de ce qu’il ne l’était. Il remarqua l’expression surprise de sa camarade, il était habitué à ce genre de réaction au moment où il avouait son âge. « Je suis en première année en art. J’étudie la photographie, le cinéma, la peinture et le dessin. » Si ça ne tenait qu’à lui, il aurait fait un peu de tout. Il fallait dire qu’il avait sous-estimé les efforts à fournir dans cette section en pensant que rien que le fait qu’il aimait bien ces matières, il aurait pu faire parti des meilleurs sans pour autant se fouler.

C’était à son tour de dévisager son interlocutrice. Il la regarda de haut en bas pour ensuite replonger son regard dans le sien. « Pour tout te dire, je suis mannequin. » lui dit-il après avoir remarqué sa moue. S’attendait-elle à ce qu’il réagisse comme la plupart des garçons de son âge à l’entente de jeunes filles voulant devenir styliste ? Il est vrai qu’ils aient l’habitude de penser qu’elles soient des fashionistas effarouchées, ne jurant que sur les nouvelles collections en gardant un exemplaire du magazine BAZAAR sur leur chevet comme d’autres le feraient avec la Bible. « Je trouve ça cool d’avoir de l’ambition. » ajouta-t-il en se frottant la nuque. Il ne savait pas trop quoi dire. Il se rendit vite fait compte qu’à Tokyo, on trouvait vraiment de tout. C’était la première fois qu’il rencontrait une étudiante dans la mode. Surtout qu’il était habitué à être entouré de professionnels qui devaient avoir fini leurs études depuis longtemps déjà. Il se mit un peu plus à l'aise, allongeant ses jambes sur le sol et en redressant légèrement son dos. « Donc ça fait quoi d’être étudiante en stylisme ? Raconte. » il se demanda quel parcours avaient bien pu faire la plus part de ses collègues.

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Ce message a été posté Jeu 28 Avr - 15:54

"i always felt myself to be an unlucky person like donald, who is a victim of so many circumstances."
••• Je dois avouer que c’est assez étrange de voir un individu aussi jeune que lui qui aime les chansons qui datent. Fort heureusement ce n’est pas non plus une perle extrêmement rare mais il faut avouer que de nos jours les personnes sont plus centrées sur les musiques qui passent actuellement que les chansons anciennes mais cela fait toujours plaisir d’entendre de nouveau ce type de musique. J’acquiesce de la tête lorsqu’il me dit qu’il a quand même plus de facilité à apprécier le rock, ce qui ne me surprend absolument pas. Je ne souhaite pas catégoriser les personnes ni même juger les personnes en fonction de leurs styles vestimentaires, de leurs physiques, mais je dois avouer que lui, il a la posture de ceux qui apprécient la musique rock mais après j’aurai très bien pu me tromper. Fermant quelques secondes les yeux je les ouvre soudainement quand il me pose une question assez étrange enfin sur le moment je suis assez surprise et j’en perds presque mes moyens. Ce que je pense de la chanson ? Qu’est-ce que je ressens ? Je dois avouer que je ne me suis pas réellement concentrée sur les paroles pour savoir de quoi ils parlent du début jusqu’à la fin mais si j’en crois les quelques bribes de paroles dont je me souviens c’est plutôt heureux et positif comme chanson, une chanson qui met de bonne humeur en tout cas. « Hum je dois t’avouer que je ne me suis pas concentrée sur les paroles pour réellement les traduire mais de ce que j’ai pu comprendre c’est une chanson qui permet sans doute d’être de bonne humeur dès le matin, très positive. Et aussi quelque part que tout est possible. Comme le fait de sortir de cet ascenseur » dis-je en souriant.

Je suis bien contente de ne pas utiliser les termes à la suite des prénoms avec lui, non pas que je trouve cela gênant, c’est la tradition japonaise alors il faut la respecter mais en tant qu’étranger, deux étrangers, je pense que l’on peut oublier quelques minutes les formules de politesse et de hiérarchie japonaise. En plus de cela contrairement à lui, moi je suis arrivée depuis quelques années alors que lui ça ne fait qu’un mois. Il est encore à découvrir le pays du soleil levant, il est tout nouveau. Un mois c’est très peu mais en même temps s’il vient tout juste d’arriver ça se comprend. « Oh depuis un mois seulement ? C’est très peu contrairement à moi. Je suis là depuis 4 ans » même si je dois avouer que j’ai commencé à être vraiment présente dans la ville depuis 3 ans mais c’est déjà beaucoup plus que son pauvre petit mois. « Même si cela ne fait que trois ans que j’y suis-je n’y connais pas grand-chose mais si tu as une question n’hésite pas, je peux peut-être t’aider ». S’il a besoin d’un renseignement, d’un lieu précis je pense que je peux sûrement l’aider, en tout cas je dois connaître mieux la ville et même le Japon que lui, surtout que c’est très grand. Je le scrute pendant quelques secondes lorsqu’il me précise ses études. C’est une personne qui s’intéresse beaucoup au domaine de l’art et dans toute sa splendeur. Au moins il n’est pas centré que sur un type d’art bien précis mais sur tout, ce qui est très intéressant. Je pense que je n’ai encore jamais croisé d’étudiant comme lui ou alors je n’en connais juste pas. En même temps il faut avouer que l’art c’est très vaste, peut-être trop même mais lui au moins il touche à tout. « Woah, ça en fait beaucoup mais au moins tu n’es pas que sur le dessin ou la peinture ou la photographie, c’est tout l’art. Mais il n’y a pas un domaine spécifique qui t’intéresse plus ? Le dessin ? La photographie ? La peinture ? Le cinéma ? ». C’est difficile de tout aimer et il y a toujours un domaine qui intéresse plus que l’autre, cela ne veut pas dire qu’il n’aime pas les autres domaines mais il doit avoir une petite préférence.

Je m’étrangle presque avec ma salive quand il m’annonce qu’en plus d’étudier l’art il est mannequin. Vraiment ? En même temps ça ne m’étonne pas trop, il a la silhouette pour être mannequin. Mais je suis quand même surprise de croiser un mannequin. Bien sûr j’en ai vu mais en début de carrière, lors de show ou encore lors de stage mais rien de plus. En général les mannequins restent dans leur domaine du mannequinat et ne se frottent pas trop aux autres. Certes il y a une bonne entende parfois, quelques repas échangés mais toujours sur le lieu du travail. « Et bien nos chemins vont sûrement se croiser un jour, toi en tant que mannequin et moi en tant que styliste. C’est un vrai plaisir de rester coincer dans un ascenseur avec toi ». Non pas que cela aurait été le contraire s’il n’avait pas été mannequin mais disons juste qu’il connait mon domaine et je connais son domaine. J’esquisse un petit sourire quand il me demande ce que ça fait d’être étudiante en stylisme, ce à quoi je réponds, « et toi ? Ça fait quoi d’être étudiant en art ? ». Je sais que je ne lui ai pas répondu mais c’est quelque part une forme de réponse. Tout ça pour lui dire que ça ne fait rien en soi, tout dépend de comment on s’investit dans les études, comment on apprécie ces études-là. « Je ne peux pas dire que j’ai toujours voulu être styliste mais disons que je m’y sens bien, comme un poisson dans l’eau au milieu de son environnement. C’est assez stressant, très dans la compétition, il faut suivre la mode jusqu’à la dernière nouvelle, être toujours au courant des choses dans le domaine de la mode et puis parfois les autres peuvent porter des regards erronés. Par exemple tout le monde pense que c’est parce que l’on fait des études de styliste que l’on doit forcément être bien habillé, mais ce n’est pas vrai, ce sont juste des idées certes elles sont fondées mais pas pour tout le monde. Mais j’aime ce que je fais alors ça me convient . . .  et toi ? L’art ? C’est tout un domaine aussi, assez particulier en tout cas ce sont les idées ! ».
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Ce message a été posté Jeu 5 Mai - 7:05

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••• Tenue✟ Quand il était petit, il ne vivait que de musique classique et de quelques autres artistes comme –et surtout- Vasco Rossi. Un chanteur rock italien des années 80. Ses parents lui avaient acheté tous les CD des symphonies de Beethoven, pensant surtout que ça allait l’aider pour ses cours de piano mais aussi à affiner son oreille musicale. Après Beethoven, Masaomi s’était penché sur Vivaldi et Verdi. Il lui arrivait d’écouter les Quatre Saisons quand il s’enfermait dans son monde avec un gros casque qui couvrait ses oreilles. Il se créait sa petite bulle à lui tout seul, un mélange de Bach et de Fabri Fibra qui en laissait perplexe plus d’un. Personne n’arrivait à comprendre comment pouvait-il passer d’un extrême à un autre sans que ça ne le dérange. Au fond, Masaomi s’était toujours dit qu’il n’y avait que deux genres de musique : la bonne musique et celle qui n’était pas à son goût. Du coup, pour lui, passer du Hip Hop au Symphonic Metal ne lui posait aucun problème. Il remarqua néanmoins, au fil des années, que les personnes ne ressentaient pas forcément la même chose que lui en écoutant une même chanson. Pourtant il pensait qu’un titre ne pouvait avoir qu’une seule signification. C’était sur cette réflexion qu’il posa la question à la jeune fille. Il sourit à sa réponse. « Je vois que t’es une personne très positive huh ? » Il ne s’y fera jamais à la diversité. Lui qui ressentait de la mélancolie et la frustration que le monde ne changera jamais comme il le voudra en écoutant cette chanson, voilà qu’il croise quelqu’un qui pense tout le contraire. Décidément, ça le rendra toujours perplexe.

Sa relation avec le Japon ne se limitait qu’à de simples séjours de quelques jours pour ensuite retourner dans son pays natal. Il n’avait jamais réellement eu le temps de s’imprégner de sa culture maternelle. Déjà qu’étant petit, on avait du mal à le considérer comme un italien, se renseigner sur le Japon était le dernier de ses problèmes. Il n’empêche que rencontrer une étrangère lui faisait plaisir. Au moins ils pouvaient se comporter de façon plus à l’aise, sans cette retenue propre à ses compères. « Merci pour ton aide futur. » se força-t-il à dire. Il trouvait les expressions japonaises bien étranges. En tant normal il n’aurait répondu qu’un ‘Ouai ok merci.’ dans un dialecte peu compréhensible puis serait passé à autre chose. Là, il se retrouvait coincé avec une inconnue et en plus ils étaient obligés de communiquer en utilisant la langue du pays, qui, même en étant le plus grand des rebelles, force à être poli. Parce que les japonais n’ont rien laissé de côté, grogna-t-il intérieurement. Il n’avait pas vraiment besoin d’aide, il habitait dans les dortoirs de son université et tout ce dont il avait besoin ne se trouvait pas loin. De plus, il pouvait se vanter de s’être plutôt bien intégré, même en tant que loup solitaire. Il s’était rendu compte que pas tous les japonais étaient renfermé mais aussi que Tokyo était rempli d’étrangers, avec qui il pouvait s’amuser. « J’aime beaucoup la photographie, avoua-t-il, même si ces derniers temps je suis plus concentré sur mes projets en peinture et dessin. » Il est vrai qu’il a toujours aimé se trimballer avec un appareil photo et immortaliser tout ce qui lui tombait sous la main. Malheureusement, sa vie quotidienne au Japon s’était restreinte à des allers-retours entre la papeterie et son université pour ensuite s’enfermer dans sa chambre et bosser toute la sainte journée.

Il savait que Tokyo était une ville primordiale dans le monde de la mode, tout comme Milan, Londres ou Paris mais de là à croiser une styliste dans un hypermarché… A croire que le hasard se moquait de lui. Il espérait juste que s’ils se croisaient dans un futur proche, il n’aurait pas la mauvaise idée de l’habiller bizarrement avec des vêtements d’ermites. Il en avait connu des stylistes aux goûts pas nets, faisant du grand n’importe quoi au nom de la mode et de l’originalité. Depuis quand le mauvais goût était une mode ? Il savait qu’il ne pouvait pas se vanter de ses goûts pour les tenues –de plus un mannequin était là que pour s’habiller point barre, lui qui trouvait qu’un jean et un tshirt suffisaient pour être ‘potable’. « Bein c’est dur. Je dois toujours être créatif, penser à de nouvelles idées et ne jamais quitter mon crayon ou mon pinceau au cas où j’ai un moment d’inspiration. » Il ne pouvait pas le résumer autrement. C’était dur et il s’en était rendu compte trop tard. Il y avait même des moments où il se disait qu’il aurait du faire d’autres études telles que sciences-po ou encore langues. Quelque chose qui requiert moins l’imagination. Surtout que son monde n’était pas si en couleur que ça, et le montrer au prof le gênait. « C’est vrai qu’il y en a des clichés… » souffla-t-il pour lui-même. Bien que son métier lui avait appris à ne plus juger les gens par leur apparence, il avait néanmoins connu des personnes qui semblaient être la cause de tous ces préjugés. Du photographe qui ressemblait à Andy Warhol au styliste portant des chaussures plateforme. Il fallait dire que certaines personnes s’en fichaient du regard des autres. « Oui c’est particulier surtout que si tu n’es pas un géni, t’as peu de chance de déboucher. C’est surtout un domaine où la chance prime plus qu’autre chose… Après c’est juste mon avis. » Il espérait au fond de lui que ce qu’il pensait était faux, après tout, il n’était pas si chanceux que ça. La preuve, il était enfermé dans un ascenseur pour encore 1h30.


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Ce message a été posté Jeu 5 Mai - 23:48

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••• Je ne peux m’empêcher de penser intérieurement et de me poser ma propre réflexion lorsque cet homme précise que je suis une personne positive. Cela me fait bien rire car au fond je n’ai pas vraiment de raison de l’être et je n’ai jamais eu de raisons de l’être. Entre les nombreuses déceptions, les mauvais souvenirs, les situations délicates et autres péripéties peu joyeuses, je ne sais pas comment je fais pour encore véhiculer une once de positivisme mais quelque part je sais aussi que ça ne sert à rien de voir tout sombre. A quoi bon ? Ça ne m’apporte rien, juste des mauvaises ondes, de mauvaises images, alors que si je positive un peu, mon humeur ne peut en être que meilleure. « Très je ne sais pas, mais sûrement assez » dis-je avec un petit sourire au coin. Si seulement je pouvais être totalement positive mais c’est difficile, surtout après avoir subi autant de mouvements dans ma vie ces derniers temps. « Pourquoi, tu en penses quoi de cette chanson toi ? ». Je me dis qu’il n’a sûrement pas la même vision que la mienne s’il m’a dit cela et que la sienne est plus du côté d’un aspect négatif. Après chacun à ses propres avis, il faut bien de tout pour faire un monde.

Je lui fais un petit sourire compatissant. Je sais ce que cela peut faire que de se retrouver dans une ville immense et inconnue, cela m’a fait la même sensation. Certes il ne m’a pas directement parlé de son ressenti, de comment il vit le fait d’être ici, de son adaptation ou non à la culture, aux japonais, aux autres, mais je sais ce que l’on peut ressentir la première fois que l’on se retrouve jeter tel un morceau de viande au beau milieu d’une arène. Ce n’est pas toujours facile de s’adapter à un nouveau fonctionnement, à une nouvelle langue, à une tradition souvent différente. Pour ma part j’ai la chance d’avoir grandi dans un pays proche du Japon et ayant certains points communs mais concernant l’Italie, pour lui, ça doit être totalement différent. Les européens n’ont pas du tout le même fonctionnement, les mêmes envies, que les asiatiques et ça se comprend. En tout cas il sait qu’au moins s’il a besoin d’aide je saurai être là, « de rien, c’est normal, je suis passée par là », dis-je simplement. La conversation dévie ensuite sur les études et j’en apprends des choses sur cet inconnu plus si inconnu que cela au fil des minutes. J’imagine déjà cet homme photographiant tout ce qui l’entoure, comme il en est de la réputation des asiatiques, cherchant sûrement des lieux magiques, des endroits étranges, peu communs, des places sympathiques où il est bon d’y prendre quelques photographies. « C’est intéressant, j’imagine que tu dois avoir un appareil photo de professionnel n’est-ce pas ? Et malheureusement ce n’est pas toujours facile de faire plusieurs choses à la fois, il faut toujours faire un choix ». Je parle pour lui, insinuant ainsi que de toute manière faire tout ce que l’on souhaite ce n’est pas possible, allier diverses activités est difficile.

Hochant vigoureusement de la tête je comprends totalement ce qu’il souhaite dire par là car je suis là encore dans la même situation. Je n’ai pas le droit de quitter vraiment mon crayon, je dois souvent avoir des idées nouvelles, voir comment il serait possible de présenter tel ou tel produit, tel ou tel vêtement. Pourtant à première vue cela semble être un travail difficile mais ce n’est qu’une apparence. « Je te comprends, je me dois aussi de toujours faire preuve de créativité et autant dire que ce n’est pas toujours facile, au bout d’un certain temps la créativité s’épuise je pense. Bonne chance en tout cas ». Parce que je suppose que dans l’art ce n’est pas toujours facile, voire pas du tout même et pas qu’à cause des clichés mais aussi des débouchés qui ne sont pas si nombreux que ça. « Il faut juste y croire, je doute que la chance soit la seule clé de la réussite, ce n’est pas qu’une question de chance c’est une question de détermination ». Comme dans mon cas actuel, je suis déterminée à me retenir même si je n’ai pas la chance d’avoir des toilettes juste à côté de moi. Malheureusement malgré le fait que tenir une conversation avec cet homme me fait oublier quelques secondes mon envie, je ne peux rien faire contre et je sens que c’ici 15 minutes je risque de lâcher prise. Je baisse les yeux me taisant quelques instants et me mordant les lèvres. « Je peux tenir, je peux le faire ». Je me racle ma gorge, « tu penses qu’ils vont arriver quand les secours ? ».
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Ce message a été posté Mer 25 Mai - 22:42

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••• Tenue✟ Même s’il essayait, il n’avait jamais réussi à totalement voir la vie du bon côté. Il faisait de son mieux pour constater les quelques points positifs mais sans plus. C’était surtout comme ça qu’il arrivait à profiter des petits plaisirs de la vie. Un rien pouvait le satisfaire. Que ce soit rester sous un arbre à lire un livre ou sur un toit à contempler le couché du soleil, il chérissait n’importe quel instant de paix qui s’offrait à lui. Il hocha légèrement la tête à la réponse de la jeune fille et réfléchit un instant à sa question. Il ne voulait pas paraître rude en répondant sèchement le contraire de ce qu’elle lui avait dit. Il ferma les yeux. Que voyait-il ? Que ressentait-il ? « Je pense qu’elle est triste. Elle nous montre un monde où chacun est solitaire, un monde étouffé par les non-dits et le silence, où tout est noir ou au contraire, aveuglant. » Il voyait tout d’en haut, sa vision englobait tout. Une rue sombre illuminée par quelques lampadaires. Il faisait froid et les passants marchaient lentement sans se regarder, sans s’effleurer. A peine s’ils respiraient. Son esprit suivait juste les paroles de la chanson en les synthétisant à sa manière, il en eu la chair de poule en rouvrant ses yeux. Comme à chaque fois qu’il écoutait cette chanson, qui lui rappelait qu’il avait beau crier, personne ne l’entendra jamais. « Je t’avoue préférer ta vision. » blagua-t-il, un léger sourire aux lèvres.

Même si l’Italie était son chez-lui, Masaomi avait la chance d’être un ‘enfant du monde’. On pouvait le mettre en plein milieu de New York comme de Casa Blanca, il allait réussir à se conformer à la culture. Il était la personnification du caméléon et ses nombreux voyages l’ont aidé à accepter la diversité. D’ailleurs c’est à force de découvrir que lui était venue l’envie de se créer des souvenirs en les immortalisant. Au début avec des appareils photos jetables et maintenant avec son Canon. Il prenait tout en photo ; du pot de fleur sur un balcon aux montagnes scandinaves. Tout ce qui l’inspirait finissait sous son objectif. Des fois il réutilisait ses photos pour des projets, des fois juste pour se remémorer, tout seul dans sa chambre, ses diverses aventures. « J’ai un Canon EOS 5D Mark III et aussi un Fujifilm XT-1. » Il hocha positivement la tête au commentaire de son interlocutrice. Il lui arrivait souvent de crouler sous les tâches. Il n’arrivait jamais à ne se limiter qu’à une seule chose. Il voulait, ou plutôt, sentait qu’il devait tout faire en même temps. « Pour l’instant, je n’en suis pas encore arrivé à là. » Les choix qu’il avait faits n’étaient pas en fonction de sa liste overbookée. Il arrivait toujours à s’en sortir. Même si ça tête était sous l’eau, il se ménageait pour refaire surface et ne pas se noyer.

Il remarqua qu’ils détenaient certaines affinités. Généralement, on avait tendance à sous estimer le domaine de l’art. Surtout à cause de l’art moderne qui ne se limitait qu’à quelques traits à la règle et deux tâches vertes sur une toile. « Et comment fais-tu pour retrouver l’inspiration dans ces moments là ? » Dans la mode, tout a déjà été fait. Plus qu’inventer, il fallait rénover. Ce qui expliquait les 80s qui refaisaient surface. Ca devait être difficile de se tenir à jour et de devancer ses collègues. La panne d’inspiration, il connaissait ça très bien. Dans ces moments, il valait mieux ne pas se forcer et juste tout oublier pour ensuite se mettre à faire une autre activité le temps de se reprendre. Toujours se creuser la tête pouvait être très fatiguant. « Oui. J’espère que tu as raison. » La motivation faisait parti des clés de la réussite. Mais comment expliquer le fait que la plupart des grands artistes n’ont été reconnus qu’après leur mort ? Ils avaient vécu dans la misère malgré leur talent. Ils étaient plus passionnés et talentueux que lui, en clair, des génies. Il dévisagea Yeo Jin d’un air curieux au moment où elle toussota. « Tu n’as pas l’air bien, je te mets mal à l’aise ? » Il avait remarqué qu’elle semblait quelque peu nerveuse depuis que l’ascenseur s’était arrêté. Il vérifia l’heure sur son téléphone. « Dans à peu près une heure et demi. » Il posa sa main sur son épaule et pressa légèrement en signe de soutien. Il ne savait pas ce qu’elle avait, mais en cas de soucis il allait faire de son mieux pour l’aider. Il ne voulait pas avoir des problèmes une fois les secours arrivés.

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Ce message a été posté Ven 27 Mai - 15:37

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••• Je cligne plusieurs fois des yeux en observant attentivement l'individu à mes côtés, restant quelque peu perplexe face à sa vision de la chanson qui est, il faut le dire, très différente de celle que je me fais. Certes chacun a sa propre manière de voir le monde, d'entendre les paroles de la musique, mais parfois cela se rapproche, se complète alors que là la différence est palpable. Cet homme semble broyer du noir, quoique ce n'est même pas une impression c'est une certitude. Je me sens alors soudainement triste pour une raison inconnue. Je ne sais pas si c'est parce qu'il semble broyer du noir ou si c'est parce que ma vision vient d'être tâchée d'ombres triste mais dans tous les cas je me sens légèrement moins joyeuse qu'il y a quelques secondes. Moi aussi je préfère mon point de vue concernant la chanson, elle est beaucoup enjolivée que la sienne. « Euh . . .  Oui je t'avoue que je préfère ma vision de la chanson aussi, la tienne est bien moins joyeuse et bien trop triste. Mais après nous voyons tous les choses différemment et même s'il y  des ressemblances ça ne sera jamais identique ». Cependant désormais je visualise cet homme comme quelqu'un de plutôt dépressif. Mais je ne préfère pas creuser plus parce que je le connais pas pour me permettre une telle approche et puis c'est de la curiosité mal placée.
Je suis tout de même agréablement surprise de savoir qu'il fait de la photographie et en entendant le nom de ses appareils photos je me dis que ses photographies doivent être particulièrement belles. J'ai toujours eu le désir d'avoir un énorme appareil photo, juste pour le plaisir d'avoir de belles photos, mais pour avoir un tel appareil il est préférable d'avoir eu une petite formation pour connaître aux mieux le fonctionnement. Cela ne sert à rien d'avoir un appareil photo cher pour ne savoir qu'appuyer sur le bouton ''démarrer'' et juste pour faire des photos par ci par là. Il faut connaître les manipulations, les réglages, c'est tout un concept qu'il est crucial d'apprendre. « Ouah ! C'est ce que tu as des appareils de qualité. J'espère avoir l’occasion de voir une de tes photographies un jour ». Je ne dis pas ça parce que je souhaite revoir cet inconnu, ce n'est pas du tout ça c'est juste que je suis curieuse de savoir comment sont ses photos, ce qui est normal. Ce sont aussi des paroles en l'air puisque je doute le croiser de nouveau. C'est une ville immense où il est difficile de croiser les mêmes inconnus plusieurs fois dans l'année, quoique . . .

Je suis contente de savoir qu'il existe dans ce monde une autre personne qui connaît un peu le monde de la mode, le mannequinage et tout ce qui s'ensuit. Bon il existe d'autres personnes, j'en ai conscience, mais la majorité des personnes que je côtoie ne sont pas très accès là-dessus. Je hausse des épaules, ne sachant pas quoi répondre à sa question. « Je t'avoue que dans ces moments là, c'est très difficile mais j'écoute soit de la musique, soit je me promène dans les rues à la recherche d'idée, mais encore pour le moment n'étant pas une professionnelle ce n'est pas bien grave si mes idées sont juste une modification partielle d'autres idées, mais c'est quelque chose de très difficile puisqu'il faut toujours renouveler, chaque année, c'est un cercle sans fin ». Je lui fais un sourire rassurant, pour tenter de le motiver un peu, mais je comprends que cela puisse être difficile, surtout dans son domaine. Mais je me dis qu'il ne faut jamais perdre espoir même quand l'espoir ne semble plus être présent. Je suis quelqu'un de très positif, enfin, en règle générale et surtout pour les autres. J'ai vécu plusieurs années dans la maltraitance mais je suis sortie plus forte, je crois. Je rougis de honte lorsqu'il me demande si je me sens mal à l'aise avec lui. Je secoue mes mains et ma tête, « Non, non, ce n'est pas ça, tu ne me rends pas mal à l'aise, pas du tout, c'est agréable de discuter avec une personne comme toi ». Sauf que le problème vient surtout de ma vessie mais je ne peux pas lui avouer que j'ai envie de faire pipi, ça ne se fait pas. J'écarquille les yeux, en me disant qu'une heure et demie c'est trop, beaucoup trop, je ne vais pas tenir jusqu'à là. Peut-être vont-ils être plus rapide ? « Une heure et demie ? Encore tout ce temps ? » dis-je sans même me rendre compte de mes mots, « enfin ce n'est pas contre toi », je tente de me rattraper au plus vite, « mais c'est juste que j'ai . . . un rendez-vous important ». Mon rendez vous important : les toilettes.
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Ce message a été posté Mer 29 Juin - 20:51

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••• Tenue✟ La dernière chose à faire serait de rendre triste une autre personne avec ses pensées dépressives. Il ne manquerait plus qu’une inconnue pense qu’il soit du style à tout le temps broyer du noir, même si ce n’était pas totalement faux. Il lui adressa un sourire suivi d’un petit rire gêné comme pour s’excuser d’avoir un peu refroidi l’ambiance alors qu’ils écoutaient une chanson plutôt agréable. Cependant il oublia bien vite ce moment de gêne pour parler de sa passion, et plus particulièrement, ses petites perles. Certes ils lui ont coûté cher mais c’était pour la bonne cause. Il avait ressenti un sentiment d’accomplissement après l’achat. Comme s’il était passé à un niveau supérieur. Il ne voulait pas trop étaler ses connaissances en la matière afin de ne pas trop passer pour un présomptueux, déjà que les noms des appareils faisaient assez technique et professionnel du style ‘ J’ai de l’argent, je le montre et en plus je me permets d’acheter des choses aux noms étranges pour bien faire voir aux autres que je suis quelqu’un. ’ Petit, il trouvait que ses noms ressemblaient à des prototypes de drones utilisés à des fins politiques. Alors qu’en fait, ça faisait juste ‘clic’ et l’image était immortalisée à jamais sur le petit écran. « Oui ce sera avec plaisir si on se revoit un jour. » Il savait qu’il y avait peu de chances qu’ils se recroisent dans une ville aussi immense mais sait-on jamais. Il arrivait bien à croiser des personnes du lycée dans des pays complètement différents quand il partait en voyage, comme quoi le monde était petit. Bien que ce fût par pur politesse, il se sentait tout de même flatté. Savoir qu’une inconnue pouvait peut-être apprécier ses clichés le satisfaisait.

Le sujet dévia vers un domaine qui lui était familier : la mode, qui était aussi une forme d’art particulière assez sous-estimée. Il hocha la tête aux paroles de sa camarade de mésaventure, comprenant tout à fait ce qu’elle disait. C’était dur de rester dans le milieu et il pouvait le voir à la manière dont elle lui parlait. Un cercle sans fin, répéta-t-il dans son esprit. Il n’aurait pas pu trouver mieux pour exprimer ce qu’il pensait de ses études non plus. Il lui rendit son sourire, sentant qu’ils se comprenaient mutuellement. De toute manière, même s’il lui arrivait de vouloir jeter l’éponge, il se débrouillait toujours pour sortir quelque chose de sa tête. Il n’était pas du genre à se dire que n’importe quoi aurait fait l’affaire. Quand il était en panne sèche il ne se forçait pas, pensant qu’une idée lui viendrait à l’esprit le moment venu. Il lui demanda ensuite si tout allait bien par curiosité quand elle se mit à se justifier. Il avait posé la question sans vraiment y penser mais apparemment ça l’avait quelque peu déstabilisée. « Eh bein merci. » Il ne s’attendait pas à recevoir un compliment à la place. Ca faisait toujours plaisir de savoir qu’il était quelqu’un avec qui la discussion était agréable. Il lui sourit, amusé par sa réaction quelque peu exagérée. « Ca va, tu n’as pas à te justifier. C’est normal de ne pas vouloir rester enfermé dans un ascenseur. » Il se leva, lui donna le deuxième écouteur en laissant son téléphone chez elle et se posta au milieu de l’ascenseur. « On va faire comme dans les films. » murmura-t-il tout en essayant de déplacer le bloque qui donnait accès au toit de l‘ascenseur. Il l’avait déjà fait dans l’immeuble d’un ami et avait remarqué qu’il était facile d’atteindre les escaliers de secours.
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Ce message a été posté Dim 3 Juil - 13:52

"i always felt myself to be an unlucky person like donald, who is a victim of so many circumstances."
••• Je suis vraiment impressionnée par la quantité d'appareils qu'il a. A première vue, lorsqu'on le regarde de haut en bas, il n'a pas l'air d'être une personne comme ça, ce n'est pas négatif, mais c'est juste qu'il ne donne pas cette impression d'être passionné, autant, par la photographie, même si en y regardant de plus près il a une certaine aura qui peut éventuellement évoquer cette passion. Enfin dans tous les cas je suis agréablement surprise de le voir aimer autant la photographie, même si je ne le connais que depuis quelques minutes seulement. « Comme tu l'as dit, si on se revoit un jour », dis-je avec un petit sourire aux coins. Certes j'aimerai bien qu'il m'apprenne certaines fonctionnalités, qu'il m'en dise plus mais concrètement je doute le revoir un jour, avec le nombre d'individus présents dans cette ville cela risque d'être complexe. Mais je ne serai pas contre pour le revoir, en tout cas, pas pour le moment.

Après avoir parlé de choses et d'autres, il me demande si tout se passe bien. J'espère qu'il ne voit pas à quel point mon visage est crispé non pas par la peur d'être enfermée à l'intérieur d'un ascenseur mais surtout par la peur de me pisser dessus, ce qui n'est franchement pas agréable. Si j'avais été seule, je pense que j'aurai osé, certes, cela aurait été tout autant ridicule mais j'aurai trouvé un moyen pour le faire discrètement, sans que personne ne remarque quoique ce soit, ou du moins, juste les pompiers mais actuellement, il semble très difficile pour moi d'être discrète dans ce type d'acte et à force d'attendre ma vessie risque de sincèrement explosée. Je parviens à me contenir mais jusqu'à quel point ? Je doute pouvoir le faire plus longtemps. J'aimerai lui dire que non, que ce n'est pas ça, que je n'ai pas peur de l'ascenseur, d'être enfermée à l'intérieur, mais autant qu'il pense ainsi au lieu qu'il pense autrement. « Oui . . .  enfin . . . si tu veux ». Je grimace légèrement et sourcille quelques secondes quand il propose de se débrouiller seuls. Je veux bien croire qu'il y a une possibilité de sortir par nous-même de cet ascenseur mais on ne sait pas où nous nous trouvons, ni même si c'est dangereux donc je ne sais pas si c'est une bonne idée de sortir sans l'aide des professionnels. « Hum . . .  es-tu certain de ton coup ? Non pas que j'émets des doutes mais n'oublions pas que les films restent des films, donc est-ce que c'est une bonne idée que d'utiliser ce mode pour sortir d'ici ». Je ne veux pas paraître poule mouillée ou autre, mais c'est juste que je ne connais absolument pas les ascenseurs et pour avoir vu des films où les personnes restaient coincées à l'intérieur, autant dire que je ne suis pas très motivée à sortir par ce bloc. Ceci dit s'il s'y connaît, pourquoi pas, mais je pense juste que cela risque d'être compliquée. C'est en me levant pour aller voir ce qu'il en est que ma vessie finit par lâcher prise, sans même que je ne m'en rende compte sur le moment, sentant de l'eau coulé entre mes jambes. « Oups » dis-je en prenant soudainement conscience de la situation, mon pantalon quelque peu trempé.
Adieu monde cruel !
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I always felt myself to be an unlucky person like Donald, who is a victim of so many circumstances. [Feat. Masaomi]

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