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 [flashback] you can't water flowers with vodka (feat. jung shôta)

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Ce message a été posté Ven 15 Mai - 0:38
you can't water flowers with vodka

But the dream is over. I have no one now to fly to. I am among strangers, and my wretchedness is more than I can bear. Δ Edgar Allan Poe




Dix-huit ans, ce n'est pas un âge si magique, mais la jeune femme sait se contenter de qu'on lui offre chaque jour. C'est sa première année dans cette université et elle sait déjà qu'elle n'aura pas de mal à s'intégrer, elle s'est déjà intégrée en réalité ; Amy n'a jamais de problèmes avec ce genre de choses, elle a toujours été sociable. Alors qu'elle marche dans la rue principale, la main de la jeune femme serre celle de Shôta comme si elle avait peur qu'il disparaisse soudainement. Une voix tente de la rassurer en lui disant que si ça devait arriver il n'y a rien qu'elle puisse faire mais ça ne la rassure pas vraiment en réalité. Ils se sont un peu disputés ces dernières semaines, elle a voulu croire que ce n'était rien tout ça, tous les couples se disputent à un moment donné pas vrai ? Elle voulait croire que ce n'était rien, que tous les couples passaient par l'hiver à un moment donné et que le printemps finirait par venir. Mais pour le moment elle se sentait en hiver et elle avait besoin de tenir sa main. Ils allaient dans ce café qu'elle aimait tant. Littéralement, Amy pouvait passer des heures dans ce café, arranger ses carnets dans lesquels elle mettait des tas de photos de tout et de rien, réviser quand elle ne voulait pas rentrer chez elle tout de suite, faire passer le temps. C'était un endroit où le temps passait plus vite, et elle s'y sentait bien tout simplement.



Amy – J'espère qu'il n'y a pas beaucoup de monde, elle murmure distraitement plus pour elle que pour lui.


Il ne fait pas froid dehors, il y a beaucoup de soleil et toujours autant de monde enfaite, la météo disait le contraire pourtant. La météo, elle a bien fait de ne pas l'écouter, ils ne disent jamais la vérité et apporter un parapluie était trop encombrant de toutes façons. La jeune femme a attendu le weekend toute la semaine. Ils n'ont pas eu l'occasion de tant se voir durant la semaine, essayant de faire passer les cours plus rapidement, les heures plus rapidement, les jours plus rapidement. Mais la semaine est passée très lentement malgré tout, comme si elle avait tout fait pour ne pas avancer jusqu'à ce moment. Malencontreusement, elle se fait bousculer par quelqu'un et elle revient à la réalité en passant finalement son bras sous celui du jeune homme. La semaine a été longue et les messages échangés en comparaison de sa présence, ce n'est pas la même chose. Ce ne sera jamais la même chose, mais c'est tout ce qu'elle a pu avoir.



Amy – Dis dis dis, tu pense qu'on devrais aller voir ce film d'horreur ? Il sort la semaine prochaine elle dit avec un faible sourire, levant la tête vers lui tout en poussant la porte Si jamais tu viens avec moi, j'y vais


Elle a cela dit tellement peur des films d'horreur, mais avec lui tout semble faisable et moins effrayant. Le futur, demain, la semaine prochaine, dans un mois, dans un an. Elle est incapable de prévoir quoi que ce soit avec le jeune homme, parfois il est en colère, ce n'est rien pourtant et d'autres fois il semble de bonne humeur. Elle fait de son mieux pour qu'ils se comprennent, mais en réalité, parfois elle aimerait pouvoir lire dans ses pensées tout simplement. Ils se retrouvent tout en haut du côté des fenêtres. Un café avec deux étages, c'est impressionant ; chaque étage a une ambiance différente et celle-ci est la plus calme. Or, Amy n'est pas calme, Amy est simplement Amy. Mais quand elle est avec lui, oh, c'est tellement différent. Peut être qu'il la change un peu. C'est évident oui, il la change un peu, la calme dans un sens plutôt positif, elle et son éternelle insouciance... Comme d'habitude, à chaque fois qu'ils se retrouvent ici, ils décident de s'asseoir à la même place vers la grande baie vitrée où ils peuvent voir les gens marcher sans se bousculer. C'est calme ici, positivement, c'est calme. Elle pose le regard sur son smoothie qui vient d'arriver puis lance dans un faible sourire ;


Amy – Ils font définitivement les meilleurs smoothie de Tokyo ici


Elle passe les mains dans ses cheveux qu'elle a coupé durant la semaine puis jette un regard à travers la baie vitrée avant de regarder du côté des tables. Il n'y a pratiquement personne ici.


© GASMASK

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Ce message a été posté Sam 16 Mai - 16:36
YOU CAN'T WATER FLOWERS WITH VODKA

BUT THE DREAM IS OVER. I HAVE NO ONE NOW TO FLY TO. I AM AMONG STRANGERS, AND MY WRETCHEDNESS IS MORE THAN I CAN BEAR. Δ EDGAR ALLAN POE 

20 ans. Le cap de la vingtaine était passé. Je ne faisais officiellement plus partie des adolescents ; j'étais adulte, désormais. Ma majorité approchait, je vivais seul dans un appartement, je faisais des choix pour moi-même. Enfin, certains choix. Si l'ombre de ma vie d'avant planait toujours, si ma mère restait toujours un poids dans mon dos ; je savais qu'il y avait Amy. Amy, c'est de la joie de vivre qui déborde trop pour un petit corps comme le sien. Les dernières semaines n'avaient pas été faciles, parce qu'on réussissait à se prendre la tête pour des broutilles. Et puis ses horaires et les miennes n'étaient pas compatibles. Alors le week-end, on se le consacrait totalement. Je savais que j'allais pouvoir sentir sa main dans ma main, ses lèvres se poser sur mes lèvres. C'était ça, l'amour, non? Se disputer avant de réconcilier? Je n'avais jamais rien connu d'autre. Toutes mes relations avaient été entachées par des coups de sang, plus ou moins violents. Mais elle était différente, non? Toutes les filles étaient différentes. Mais Amy, elle était... vraiment gentille, et compréhensive. Alors le problème venait de moi, non? Pourquoi toujours devenir colérique ; alors que sa main, à cet instant précis, tenait la mienne. Il n'y avait pas d'autres mains sur Terre qui nous tenaient. On était juste à l'un et à l'autre. Mon cœur se serra en pensant qu'un jour, cela finirait sûrement. On dit que ce qui a été pensé ne peut pas être reprit. Mon regard se tourna vers ma dulcinée ; ma main fit passer la sienne dans mon dos, avant de dériver sur le sien à son tour. Je déposais un baiser sur sa tempe, pour apaiser mes sales pensées. Le pire, c'est que ça marchait à chaque fois. Je la laissais m'entraîner à travers Tokyo, vers un endroit que nous ne connaissions que trop bien, pour y avoir passé des soirées à refaire le monde.

« J'espère aussi.. », m'autorisais-je à répondre à son chuchotement. Je sais que ça ne m'était pas spécialement destiné, mais je n'avais pas pu m'en empêcher. Même son air distrait était craquant comme tout. La brise faisait voltiger doucement ses cheveux. Elle les avait coupé il y a peu, mais cela assagissait son air, et lui donnait un visage doux, plutôt charmant je dois bien l'avouer. L'insouciance de l'amour reprenait peu à peu mon coeur ; comme à chaque fois que je l'avais à mes côtés. La semaine sans elle avait été difficile, surtout que nous nous étions quittés en « mauvais » termes, dans le sens où le week-end dernier avait entraîné des haussements de tons mal venus. « Tu es belle, chérie. », lui dis-je après avoir fusillé du regard la personne qui venait de la bousculer dans l'allée. Un petit sourire prit place sur son visage quand elle me proposa un film d'horreur, qu'elle n'irait visiblement voir qu'avec moi. La surplombant en rentrant à sa suite, je plaçais mon bras autour de ses hanches une nouvelle fois, exprimant clairement à ceux nous entouraient notre situation. J'avais bien vu les regard qui nous fixaient ; qui la fixaient, et ça avait le don de réveiller mon côté possessif. « Je suis partant, surtout si c'est pour te voir agripper mon sweat avec un air terrorisé, haha! Tu pourras te cacher dans mon épaule comme ça ~ », lui répondis-je en riant, tentant de détendre un peu l'atmosphère. J'avais bien remarqué ses tentatives pour engager la conversation, même sur n'importe quoi, et ça me touchait. Et en même temps, je remarquais tout de même que nos conversations n'étaient pas aussi faciles qu'a notre début, c'était clair.

Nous rejoignîmes notre éternelle place au deuxième étage ; mon étage préféré, de part sa vue sur la ville et son ambiance reposante. Elle commanda un smoothie, comme elle le faisait à chaque fois, et moi un cappuccino, comme je le faisais à chaque fois. Nous avions nos habitudes désormais, nos repères. Des choses qui ne faisaient références qu'a nous. Ça me plaisait, parce qu'en semaine, j'avais l'impression qu'elle m'échappait. Je savais qu'elle voyait d'autres gens, qu'elle riait, pleurait, se questionnait sur d'autres sujets que les nôtres. Les rares fois où j'avais rencontré des amis à elle, Amy m'avait semblé une autre personne. Plus enthousiaste, vive ; pas dans le mauvais sens, mais j'avais clairement l'impression qu'elle était plus « bridée » avec moi. Par ma faute...? je ne sais pas ; mais j'avais l'impression qu'il y a avait encore beaucoup de choses que je ne savais pas sur ma petite-amie. Des non-dits, des choses qu'elle ou moi n'avions pas réglés, et qui au final empoisonnaient nos moments. C'est étrange de penser ça, non?

J'hochais la tête face à son affirmation, avant de la fixer, attendrit. « Comment va la plus adorable fille de Tokyo? », lançais-je avant de me traiter d'idiot intérieurement face à cette phrase cliché et puérile. Un rire m'échappa, à cause de la gêne qui me gagna par la suite. « Je veux dire, ta semaine, le club des pompom girl, les cours, tout ça. ». Un petit sourire prit place sur mon visage, alors que je regardais mes mains en attendant une réponse. Je le pensais vraiment, qu'Amy était la fille la plus adorable de Tokyo. Dans mon cœur, à cet instant, c'était le cas. La plus drôle, la plus belle, la plus rayonnante. Mais pourquoi avais-je peur de sa réaction une fois l'avoir dit? Je me trouvais encore plus bête, et restais silencieux en attendant sa réponse.

© GASMASK

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Ce message a été posté Lun 18 Mai - 4:12
you can't water flowers with vodka

But the dream is over. I have no one now to fly to. I am among strangers, and my wretchedness is more than I can bear. Δ Edgar Allan Poe




Un faible sourire se dessine sur ses lèvres quand elle entend le compliment du jeune homme. Incompréhensiblement, elle se sent mal à l'aise quand il lui fait ce genre de compliments. Ce n'est pourtant pas parce qu'elle se sent inférieures aux autres filles ; non elle ne se sent ni en-dessous ni au-dessus. Pourtant c'est tout le temps la même chose quand ça vient de la bouche de Shôta, et elle ne sait pas quoi répondre alors elle sourit. Ce ne sont pas des compliments désagréables pour autant. C'est quelque chose qu'elle ne peut pas décrire, c'est tout. Faire des plans, pour demain, pour la semaine prochaine, le mois prochain, l'année prochaine même. Faire des plans. Elle avait peur au fond, qu'il n'y ait plus rien de prévu et que finalement ils se perdent de vue, comme ça. Aussi simplement que ça. Amy rit doucement quand il tente de l'imiter et sa main vient légèrement taper son bras tandis qu'elle lance ;


Amy - Les films d'horreur ne me font plus si peur que ça tentant de se justifier.


Finalement ils se retrouvent au deuxième étage. C'est fou comme cet espace lui a manqué, mais elle a l'impression que c'est toujours un peu plus différent à chaque fois qu'ils viennent ici ensemble. Elle veut croire que c'est parce que le temps passe, c'est tout, le temps passe. Elle relève la tête vers lui face à sa question et, lorsqu'il se met à rire, tentant de se rattraper, elle sourit à nouveau et fait mine de n'avoir entendu que la fin. Elle croise ses jambes tout en tapotant sur son grand gobelet en plastique. Sa main libre attrape doucement celle du jeune homme alors qu'elle lui répond ;


Amy - Oh, je vais être nommée capitaine des pom pom girls, elle commence d'un ton plutôt enthousiaste avant de rajouter d'un ton légèrement amusé Je n'ai jamais fais ça, je ne sais pas pourquoi les filles ont votées pour moi Elle secoue doucement la tête pour accentuer son désespoir puis dit d'un ton calme C'est assez triste à dire, mais la routine... Métro, boulot, dodo Elle relève la tête vers lui avec un faible sourire Mais ce genre de choses, ça passe au bout d'un moment, ça va finir par passer


Elle décale une mèche de cheveux de son visage avant d'ajouter ;


Amy - Rien de nouveau pour toi ? ... Tu sais honnêtement, si on ne se voit pas, ces derniers jours je n'ai pas trop envie de sortir alors... Elle ne finit pas sa phrase et hausse doucement les épaules


Alors il n'y a rien de vraiment nouveau, c'est tout ce qu'elle voulait dire ; "C'est terne sans toi".


Elle sort son carnet remplie de photos et le pose sur le bord de la table. Il y a tout un tas de photos déjà ; des plantes, des couchers de soleil, des photos d'eux, des photos de ses amies, des photos de la ville, des photos prise avec son polaroid. Elle ne se lasse pas de prendre des photos, pourtant, on aurait du mal à y croire si on ne le connait pas tant que ça. Elle boit quelques gorgées de son smoothie silencieusement, écoutant le jeune homme.


© GASMASK

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Ce message a été posté Sam 23 Mai - 23:26
YOU CAN'T WATER FLOWERS WITH VODKA

BUT THE DREAM IS OVER. I HAVE NO ONE NOW TO FLY TO. I AM AMONG STRANGERS, AND MY WRETCHEDNESS IS MORE THAN I CAN BEAR.  Δ EDGAR ALLAN POE   

Je ne savais jamais comme prendre les choses quand elle venait d'Amy. Comment voir ce sourire qui restait parfois figé sur son visage? Était-ce de la gêne? Un sourire heureux et sincère? Une moquerie sous-entendue? A quoi pensait-elle, là, tout de suite? Se disait-elle que j'étais adorable avec mes compliments, et qu'elle aussi pensait la même chose? Ou alors le parfait opposé? Je n'en savais rien, je ne comprenais pas, j'étais perdu. J'avais l'impression qu'elle s'éloignait de moi dans ces moments où je n'arrivais pas à comprendre le fond de sa pensée. En fait, ces derniers temps, j'avais l'impression qu'elle s'éloignait de moi. Et faire le pitre était la seule chose que j’avais trouvé pour penser à autre, détendre l'atmosphère, éviter les sujets qui fâchent. On ne s'était pas vu de la semaine, et je comptais bien profiter de ce moment à ses côtés. Elle tapa gentiment mon bras en riant face à mon imitation très mauvaise, et sa phrase, si elle n'était sûrement pas pensée dans ce sens, me figea pourtant. Changeait-elle si vite, sans que je ne m'en rendre compte? Je crois que je devenais un peu parano, en fait. L'air voilé, je lâchais pour conclure, un rire forcé sur le visage, histoire de cacher mon trouble : « Haha, je demande à voir ça! ». J'avais très envie d'aller au cinéma avec elle, ça faisait longtemps. Et retrouver nos marques dans un autre endroit connu, je crois que c'est une bonne idée.

Parce que l'ambiance de ce café où nous nous trouvons me rassure, je crois. Je préfères qu'on se retrouve ici, c'est un peu comme notre « chez nous ». Je la complimente, un peu gêné, et me rattrape en lui demandant comme c'était passée sa semaine. Je suis un peu déçu quand avec sa réponse, je sens qu'elle évite de répondre à mon compliment. Pourquoi s'obstinait-elle comme ça? Il y avait un problème? Elle attrapa tout de même ma main ; mais cela ne répondis pas à ma question. Je la laisse parler, sentant mon cœur se serrer quand elle évoque la lassitude de la routine. Pourquoi j’avais l'impression que c'était comme un reproche qu'elle me formulait? Moi j'aimais notre routine. Nos habitudes. Nos « trucs ». Les blagues qui ne faisaient rire que nous, les références que nous ne faisions qu'entre nous. Le fait de savoir que ça n'était peut-être pas partagé rajouta une couche à mon trouble. « C'est super... d'être nommé à ce poste si vite. », je lui souris faiblement, sans la regarder, avant de dire, les yeux dans le vague, « Je content pour toi. ». Reste pour toujours avec moi, Amy. Ne part plus voir ses gens, reste avec moi. Quel égoïste. Je me dégoûtais. Jamais ces mots ne pourraient sortir de ma bouche.

Je caressais sa main avec mon pouce, heureux d'entendre sa phrase. Voulait-elle dire par là qu'elle regrettait de ne pas passer assez de temps avec lui? Je lui lançais un doux sourire, heureux et insouciant, oubliant totalement mes sales pensées de tout à l'heure ; encore. « Mon coach dit que j'ai du potentiel pour la natation, et que je devrais arrêter de privilégier le foot, donc... c'est ce que j'essaie de faire. C'est dur, je suis meilleur en sport d'équipe je trouve. Faut croire que je me trompe. ». J'avais réellement l'impression, ces derniers temps, de ne faire que des erreurs. Des fautes bêtes, en tout, tout le temps. Je lâchais un soupir, avant de lui dire, mon sourire toujours sur les lèvres : « Mais je vais pas ma plaindre, pas maintenant. Je suis avec toi, ça me suffit. ». Encore une phrase de loveur? Vous me croyez si je vous dit que rien n'est prémédité, et que tout sort tout seul? Je n'vaais pas vu ma petite amie de la semaine, j'avais besoin de lui dire que je l'aimais, qu'elle était belle, qu'elle m'avait manqué. Mais tout ça restait bloqué au fond de ma gorge. Je bus une gorgée de cappuccino en la regardant sortir ses photos. « T'en a prit des nouvelles? », lui demandais-je aussitôt. C'est entre autre sa passion pour la photo qui m'a contaminé et donné envie de m'inscrire au club de photographie. Comme quoi.

« Amy? Je t'aime, tu le sais, hein? », lui dis-je subitement, sans vraiment réfléchir. J'avais besoin de l'entendre me le dire en retour. Vite.

© GASMASK

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Ce message a été posté Jeu 28 Mai - 21:31
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Cela ne fait pas si longtemps que ça qu'ils ne se sont pas vus, pourquoi est-ce qu'elle a l'impression que des tas de choses se sont passées entre temps malgré tout ? Elle le regarde lui et son faible sourire, sait, sent bien que ça ne va pas si bien que ça, mais décide de fermer les yeux là dessus. C'est ce qu'il y a de mieux à faire pas vrai ? Il est inutile qu'ils se disputent. Il est inutile qu'ils s'embrouillent de cette façon alors qu'ils n'ont sans doute pas beaucoup de temps, qu'ils n'en auront pas la semaine qui viendra. Pourtant, elle voit bien que son sourire n'est pas le même quand il parle de natation et foot et quand il l'écoute parler du club de cheerleaders. Mais elle décide de fermer les yeux puisqu'elle n'a pas envie d'être aussi égoïste aujourd'hui. Elle n'a pas non plus envie de le devenir un jour, c'est trop d'efforts, trop de pertes, trop tout simplement.


Elle hoche doucement la tête avec un léger sourire tout en lançant ;


Amy - Tu ne pense pas que c'est plus important de faire ce que tu préfère ? Devoir arrêter, je pense que ce serait un peu triste peu importe la décision que tu décide de prendre.. Elle lève les yeux vers lui, légèrement surprise et secoue la tête avec un faible rire tout en lançant Ah, non non, ça ne me dérange pas de parler de ça, tu sais bien que si jamais tu as besoin de parler ça ne me dérangera jamais...


Elle pose son attention sur les photos et hoche doucement la tête ;


Amy - Hm, cette semaine. Le temps était vraiment agréable alors j'en ai profité. Elle marque une pause puis ajoute en levant la tête vers lui avec un sourire enthousiaste s'appretant à dire quelque chose Tu sais je pense que...-


Mais les paroles du jeune homme la prennent de court. Elle le regarde quelques secondes, avant de finalement sourire et hocher doucement la tête.


Amy - Oui, je sais, elle murmure, reposant son attention sur les photos, parce qu'elle ne peut tout simplement pas le regarder là, tout de suite.


Ce n'est pas dans leurs habitudes, du moins dans celles d'Amy de lancer de telles paroles. Elle a du perdre l'habitude en cours de route, ou elle ne l'a jamais eue. Elle lève à nouveau les yeux vers lui puis tente un faible sourire avant de lui demander ;


Amy - On devrait aller dans le parc ? Je suis sûre qu'il n'y a pas beaucoup de monde à cette heure ci, ça doit être calme...



Comme si le bruit la dérangeait...


© GASMASK

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Ce message a été posté Sam 6 Juin - 10:26

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BUT THE DREAM IS OVER. I HAVE NO ONE NOW TO FLY TO. I AM AMONG STRANGERS, AND MY WRETCHEDNESS IS MORE THAN I CAN BEAR. Δ EDGAR ALLAN POE 

La distance pouvait-elle être si destructrice que ça? Deux êtres qui s'aiment peuvent-ils réellement s'éloigner autant l'un de l'autre? Cela ne remontait pas à la semaine dernière, depuis quelques mois, Amy et moi étions plus distants qu'a nos débuts. Les sentiments sont, je le pense, toujours là, mais pour autant les preuves d'amour se font plus rares. Amy n'a jamais été très expressive à ce niveau là ; j'étais tout le contraire. S'embrasser, dire « Je t'aime », « Tu es belle », « Je me sens bien avec toi », ça n'était pas pour elle ; pas trop, tout du moins. J'ai peut-être simplement du mal à comprendre ça? Pourquoi ça me serre tellement le cœur de ramener nos sujets habituels sur le tapis ; le sport, le club? J'ai l'impression que nous nous sommes pas pareils, plus pareils. « Ça », ça n'est plus nous. Dans mes souvenirs, nous n'étions pas si éloigné l'un de l'autre. Je lui réponds, parle un peu de moi, de mes doutes ; elle est de si bons conseils, mon Amy. Je hoche la tête face à sa réponse, me contentant de boire une nouvelle gorgée de café. J'ai l'impression de ne pas être moi et qu'en face de moi, ça n'est pas elle. Quand sommes-nous devenus étrangers l'un à l'autre, Amy? Je lui souris : « Oui, je sais. », lui répondis-je, sans conviction, un faible sourire sur les lèvres.

Le sujet dérive rapidement sur les nouveaux clichés qu'elle a pu prendre au cours de la semaine ; je les observe attentivement, l'air doux. Elle a vraiment un certain talent, c'est beau ; je me dis souvent, en regardant ses photos, que sa vision du monde est très différente de la mienne. J'aurais, je le croit, cadré certaines choses d'une autre façon. Mais pour autant, je pense que c'est elle qui a raison. Dans celles qu'elle me montre actuellement, par exemple, je ne vois pas ce que j'aurais pu modifier ; je me sens juste incapable de photographier de telles choses. Il doit me manquer sa sensibilité, j'en sais rien. Et soudainement, j'ai besoin de lui dire que je l'aime. Parce que c'est vrai. Parce que j'ai le coeur qui bat en la voyant. Parce que je la vois s'éloigner de moi à petit feu, et que ça me fait peur. Elle va finir par me laisser seul, elle aussi? Une chose est sûre, je m'attendais à une réponse plus élaborée. Choqué par sa nonchalance, je la toise, soudainement muet. Et profondément blessé, aussi. Sec, je lui répond, presque dédaigneux : « Tant mieux si tu le sais alors. ». Amy, ne lis-tu pas la douleur dans mon regard?

Elle a du comprendre mon trouble – ma rage? Parce qu'un fin sourire ancré sur les lèvres, elle relance le sujet sur autre chose, souhaite partir dans un endroit calme. « Comme tu veux. », répondis-je en me levant immédiatement jetant une poignée de billet sur la table pour payer nos commandes. En enfilant ma veste, je me dirigeais déjà vers la sortie. Je soupirais, profitant de l'air sur mon visage sans me soucier de savoir si Amy m'avait déjà rejoint ou pas. C'est bon, j'étais saoulé. Je détestais ce sentiment d'abandon qui me surprenait dans de telles situations. Pourquoi aimer si compliqué?

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Ce message a été posté Mer 10 Juin - 1:03
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Ils sont en train de se perdre, elle le sent bien mais fait comme si elle ne le savait pas. Elle n'a pas envie que ce soit réel, que tout ça devienne réel et elle pense que si jamais ils n'en parlent pas alors ce serait simplement des mots manqués, irréels et que ça disparaîtra éventuellement. Le ton de la voix du jeune homme change progressivement, non, trop vite à son goût et elle n'arrive pas à le suivre. Elle préfère ignorer tout ça et changer de sujet. Tout comme ses pas, elle le voit marcher trop vite à son goût. Trop vite pour qu'elle arrive à le suivre. Donc elle le suit du regard sans rien dire avant de décider de se lever.


Pressant légèrement le pas pour retenir la porte qui se ferme, elle n'ose même pas passer son bras sous le sien. "Comme tu veux", c'était un peu trop froid pour elle, mais elle n'ose pas le dire tout de suite. Eviter les problèmes. Eviter toujours. Mais c'était ralentir l'arrivée du problème qui de toute façon, à un moment ou un autre allait finir par cogner fort. Amy regarde le jeune homme assez discrètement, marchant à ses côtés sans rien dire en premier lieux. Plusieurs minutes s'écoulent avant qu'elle finisse par lui dire ;


Amy - Shota... Elle passe nerveusement la main dans ses cheveux sans pour autant s'arrêter de marcher. Le regard de la jeune femme croise le sien avant qu'elle ne secoue doucement la tête avec un faible sourire Non non rien, ce n'est rien, allons-y...


Ils finissent par atteindre le parc au bout d'une vingtaine de minutes de marche. Toute l'agitation est soudainement partie pour laisser place à un silence qu'elle voulait il y a peu de temps, mais qu'elle ne veut plus. Doucement, la jeune femme s'allonge dans l'herbe après avoir posé sa veste pour éviter d'avoir de l'herbe dans les cheveux. Elle lui fait signe d'approcher, s'allonger à côté de lui et quand finalement il est assez proche, elle murmure d'un ton inquiét ;


Amy - Tu es fâché ?



© GASMASK

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Ce message a été posté Mer 24 Juin - 14:39
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Clairement, cet après-midi avait un arrière goût de fin. Comme quand on se rend compte qu'un film ou qu'une soirée très agréable se termine. Sauf que plus les choses évoluaient, plus cette sortie perdait son côté « agréable ». Alors fuir. Partir. C'était certainement la faute du café, non? Oui, c'était ça. La faute du café. De l'été. Du marchand de crêpes au coin de la rue. Des voitures qui roulaient trop vite. Voilà. C'était certainement à cause de tout ça que notre relation partait en sucette. Non? Non, bien sûr que non. Mais trouver un coupable est tellement plus simple que de se pencher sur le problème. Je ne voulais pas me pencher sur le problème, je ne voulais pas perdre Amy, je voulais qu'elle reste avec moi pour le restant de mes jours. Mais plus de cette façon, pas comme ça. On disparaissait, l'un pour l'autre, comme des mirages sur une route brûlante quand on s’approche trop.

Avec toute mon impulsivité habituelle, j'étais sortit, sans attendre Amy à ma suite. Je ne pouvais plus soutenir son regard, c'était trop dur. Il finit par me rejoindre, marchant à mes côtés comme à son habitude. Mon cœur battait vite, mais plus ce rythme endiablé de l'amour des débuts ; la rage courrait dans mes veines. M'aimait-elle? Pourquoi j'en étais à douter d'une chose si basique dans un couple? Ça partait trop loin. Elle m'interpella, mon prénom faiblement murmuré entre ses lèvres. Mon visage se retourna vers le sien, rempli de confusion, peut-être de peur aussi. J'attendais, silencieux, les sourcils légèrement froncés, la suite de sa phrase. Elle secoue sa tête pour dire que c'est rien, et je cache ma surprise par le masque de l'indifférence. Je préfère continuer ma route et ne rien laisser paraître ; surtout pas ma douleur. Amy, comprends-tu, au moins, pourquoi je souffre?

Le parc, l'herbe verte qui plie doucement au vent. Vraiment rafraîchissant comme endroit. Plus de voitures, plus de bruits assourdissant. Des rires d'enfants, parfois, mais du calme surtout. Elle s'allonge et me fais signe de la rejoindre. En temps normal, j'aurais enroulé mes bras autour de son corps, et l'on aurait improvisé une sieste. Aujourd'hui, je gardait un peu plus de distance entre nos deux corps. Les yeux fermés, sa question ne me surprit pas. « Non. », la réponse du siècle, ouah! Un soupir m'échappa ; non, il fallait en parler. Maintenant avant que les choses ne pourrissent d'elles-mêmes et nous empoissonnent par la suite. « En fait, si. ». Je rouvris mes yeux, et tournais mon corps vers le sien, demandant d'une voix sérieuse : « Amy, tu m'aimes? ». La bombe était posée.

© GASMASK

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Ce message a été posté Dim 28 Juin - 2:46
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Essayer de retenir ces instants le plus possible. Essayer de ne pas les gâcher stupidement ; c'était ce que Amy voulait faire. Mais soudainement, les choses vont mal et c'est comme si une tâche indélébile s'était étalée de plus en plus sur le tissus que représente leurs relation. Au point de ne plus pouvoir l'ignorer. Naïvement, Amy avait voulu croire que tout ça passerait, que tout ça disparaîtrait éventuellement sans qu'ils en parlent.


Durant un assez long moment, la jeune femme regarde le ciel, ce temps agréable et ce soleil qui semble soudainement se moquer d'eux. Puis elle a finalement le courage de lui demander s'il se passe quelque chose. Continuer à ne voir que ce qu'elle veut voir, ce n'est pas son truc. Et ça ne l'a jamais été d'ailleurs. Elle passe la main dans ses cheveux quand il lui répond simplement négativement. Étrangement, elle trouve la réponse trop légère.


Mais la suite met juste du temps à arriver, c'est tout. Elle le regarde quand il finit par se tourner vers elle et a l'intention de lui dire quelque chose mais il parle bien plus vite qu'elle ;


Amy - Tu sortirais avec une personne que tu n'aime pas toi ? La réponse est un peu évidente... Elle marque une pause tandis que sa main libre se balade le long de sa veste puis rajoute J'ai peur de te perdre mais, tu n'est pas à moi... Et parfois tu semble déjà très loin, trop loin... Une autre pause Je sais que je ne suis en rien comme les filles que tu as pu rencontrer elle dit d'un ton toujours aussi calme C'est vrai, je ne serai jamais comme elles mais je n'ai pas l'intention de changer pour autant... "Pourquoi ?" parce que ce n'est pas le plus important dans une relation.. Si tu n'est pas capable de le comprendre et m'attendre, alors tu n'as qu'à rompre et en finir avec moi...


Elle n'était simplement pas prête à passer à l'étape supérieure avec qui que ce soit. Tout est une question de temps après tout, et elle n'en avait pas eu assez. Peut être qu'elle veut simplement que ça ait du sens, et ce n'est pas que ça n'en a pas avec Shôta. C'est juste qu'elle a besoin de temps. Un peu plus. Prononçant ces paroles trop insouciamment, la jeune femme ne pense pas vraiment à rompre. Honnêtement, elle se sent bien avec lui même si parfois c'est difficile.



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Ce message a été posté Lun 13 Juil - 18:06
YOU CAN'T WATER FLOWERS WITH VODKA

BUT THE DREAM IS OVER. I HAVE NO ONE NOW TO FLY TO. I AM AMONG STRANGERS, AND MY WRETCHEDNESS IS MORE THAN I CAN BEAR. Δ EDGAR ALLAN POE 

Pourquoi suis-je toujours si impulsif quand il s'agit d'elle? Je suis tombé amoureux tellement vite, que c'en était déconcertant au départ. Puis je m'y suis fait. J'ai comprit l'urgence de notre situation, de l'amour que je ressentais pour elle. Quand elle a accepté de sortir avec moi, j'étais le plus heureux des hommes ; je me voyais déjà la présenter à ma mère, c'est dire. Je me sentais bien ; vite et fort. La colère qui est montée dans mes veines à cet instant... je crois qu'elle l'a senti. Je suis soudainement amer, triste. Je sens que tout ça, que notre histoire, notre amour file entre mes doigts ; et j'assiste, impuissant, à la fin de tout ça. Je ne peux pas le supporter. Ma question semble la troubler. On en est là, Amy? Tout ce que je fais, c'est te troubler?

Je l'écoute me répondre, silencieux, les bras croisés. Mes sourcils se froncèrent vers la fin de son discours. « Attend, Amy, on parle de quoi là? ». Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que le sujet dérive? L'attendre? Elle parle du sexe, là, non? « Je sais pas pour qui t'essaie de me faire passer, mais j'ai pas l'impression d'être le méchant de l'histoire! Je t'aime, alors je te le dis, c'est si dur de me répondre de la même façon? Ça fait des semaines que j'attend de te l'entendre dire! », mon ton était sec, dur ; mon regard intransigeant, laissant ma douleur s'exprimer à travers. « Je ne t'ai jamais forcé à quoi que se soit, Amy. Je ne fais que ça, t'attendre. Si tu m'aimais vraiment, tu me ferais suffisamment confiance pour « ça ». », ouch, ça c'était pas gentil du tout. Je n'avais pas conscience de la portée de mes mots, et comme un abruti j'étais entrain de tout gâcher.

Mes mains passèrent sur mon visage et un long soupir m'échappa. « Pourquoi tout est toujours si compliqué.. », soufflais-je pour moi-même. Ma vie de couple avec Amy, si différente de celles que j'avais pu avoir avec Ji-Hyun ou d'autres filles, était par contre entrain de finir comme toute les autres. N'est-ce pas elle-même qui avait évoqué la rupture?

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Ce message a été posté Lun 24 Aoû - 1:27
you can't water flowers with vodka

But the dream is over. I have no one now to fly to. I am among strangers, and my wretchedness is more than I can bear. Δ Edgar Allan Poe





Elle n'aime pas la façon dont se transforme la conversation. Mais à un moment ou un autre il aurait fallu en parler. Loin d'elle l'idée qu'elle n'était pas heureuse avec lui ; il y a toujours des moments comme ça, des moments où ils ne sont pas forcément d'accord. Mais là, là, elle sent bien que c'est différent. Elle s'est attachée à lui, beaucoup, et maintenant, elle a juste l'impression que ce n'était pas assez. Est-ce que ce n'était pas assez ?


Amy - Tout semble tellement facile dit comme ça ; je passe pour la méchante insensible, pourtant j'ai été tellement déçu que les mots sont devenus difficiles à prononcer, désolée de ne pas avoir les "je t'aime" facile elle dit en secouant doucement la tête.


Elle n'insinuait pas que le jeune homme prononçait ces paroles trop facilement, mais maintenant, ça sonne un peu tout comme. Et de son côté, forcément, le jeune homme riposte en parlant de confiance. Le regard de la jeune femme croise le sien, un faible sourire se dessine sur ses lèvres l'espace de quelques secondes alors qu'elle secoue doucement la tête tout en se levant. Finalement, elle revient sur ses pas ;


Amy - Tellement égoïste, elle dit dans un chuchotement pour elle même. Elle pose la main au niveau de ses lèvres, non pas parce qu'elle s'en veut de dire des choses pareille, mais plutôt pour ne pas dire des choses qu'elle pourrait regretter justement. Pour toi, ce n'est peut être plus aussi signifiant pour mettre l'excuse de la confiance... Mais pour moi c'était plut une question de temps. "Si je te faisais confiance", je commence déjà à avoir une confiance presque aveugle pour toi ! ... Mais bien entendu, ce n'est pas assez, ce ne sera jamais assez pour toi elle dit en hochant doucement la tête Je ne serai jamais assez.



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Ce message a été posté Mar 25 Aoû - 15:14
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BUT THE DREAM IS OVER. I HAVE NO ONE NOW TO FLY TO. I AM AMONG STRANGERS, AND MY WRETCHEDNESS IS MORE THAN I CAN BEAR. Δ EDGAR ALLAN POE 

Pourquoi tout se fini toujours comme ça? Pourquoi dès qu'une fille me plaît tout s'envole comme c'est apparu? Je suis connu pour ça, pour mes histoires d'amour foireuses. On me trompe, ou on me traite de connard possessif. J'ai pris l'habitude. La seule chose, celle qui fait mal à chaque fois, c'est que je crois toujours que c'est la bonne. Tout était si naturel, si dénué d'artifices avec Amy... J'ai l'impression qu'au contraire, je n'ai fait que me voiler la face. On est différents, tous les deux. Il va falloir que j'apprenne à reconnaître que les gens sont différents de moi, et que l'on ne peut pas trouver quelqu'un de semblable. Être en couple, c'est savoir aimer ces différences là. Est-ce que j'aime celles d'Amy? Est-ce qu'elle aime les miennes?

« Moi aussi j'ai eu des relations difficiles, okay? Pour autant, je considère les nouvelles comme une seconde chance, et je m'y donne à fond. Que tu sois prudente à cause de tes mauvaises expériences, je le conçois, mais je pensais qu'on avait dépassé ce stade tous les deux. Moi je t'aime Amy, je t'aime et je n'ai pas de problèmes pour te le dire. C'est pas parce que je te le dis souvent que ça ne compte pas autant pour moi. »

J'étais blessé, profondément blessé, et c'était comme si un amas de rancœur revenait après tant de semaines de silence. Ces mots, ceux que je n'avais pu prononcer, sortaient tout seuls désormais, aussi blessants soient-ils. Je sais que c'est con, horriblement con tout ce que je lui balance à la gueule. Attendre, ça ne me pose pas de problèmes, j'ai juste l'impression qu'Amy ne me fait pas suffisamment confiance pour s'offrir à moi, et je lui fait comprendre. Sa réponse me fend le cœur, et je me retiendrais presque de pleurer. Elle me passe entre les doigts, comme de l'eau ; et moi je ne peux rien faire. J'assiste, impuissant, à la débâcle de notre couple.

« Bien sûr que si ! Tu es tout ce que j'attends d'une femme ! J'ai l'impression qu'en permanence c'est moi le problème. Que tu as peur de moi, presque. Est-ce que c'est ça? Est-ce que tu as peur de le faire avec moi? Ça me crève le cœur de penser ça, c'est comme si je devais te retenir, me comporter comme tu l'attends, pas comme je suis réellement. »

Et c'était vrai. Mais une nouvelle fois, je ramenais tout à moi sans me soucier d'elle. Égoïste, elle avait parfaitement raison, c'était le mot. Plus tard dans ma vie, je comprendrais peut-être qu'en réalité, je ne peux pas être « comme je suis » avec les femmes -en couple, je veux dire-, simplement parce que je préfère les hommes. Amy paye pour mes doutes, pour le voile devant ma face. Je suis un vrai connard.
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Ce message a été posté Sam 12 Sep - 0:41
you can't water flowers with vodka

But the dream is over. I have no one now to fly to. I am among strangers, and my wretchedness is more than I can bear. Δ Edgar Allan Poe






Plus les minutes passent, plus il y a de mots échangés et moins les choses s'arrangent. Ils semblent de moins en moins se comprendre. Il y a des mots toujours un peu difficile à prononcer pour la jeune femme, même s'ils semblent évident, elle n'arrive pas à les partager parce qu'au fond, elle a toujours aussi peur de ce qui pourrait arriver si. Maintenant elle ne sait pas si elle devrait être triste ou en colère, d'une façon ou d'une autre quand la colère prend place, même si elle n'en a pas envie elle se met à pleurer. Mais pour le moment, elle tente de garder son calme et murmure d'un ton calme ;



Amy - Je n'ai pas dit que ça ne comptait pas...



C'est difficile de garder son calme avec un sujet aussi important. C'est leurs relation qui est en train de se fissurer. Doucement elle se pince les lèvres et se concentre sur ses paroles bien qu'elle ne soit plus capable de le regarder.



Amy - Je me sens bien avec toi, comme je ne l'ai jamais été avec qui que ce soit jusqu'à maintenant... Mais j'ai l'impression qu'on est en train de se perdre petit à petit. Sa voix tremble légèrement malgré elle mais elle poursuit dans un souffle Si tu n'as pas envie d'être comme tu es maintenant, ne le fais pas... Ne fais pas ça pour moi. Ne prétend pas être quelqu'un d'autre pour me plaire...


Elle balaie les larmes naissante avant d'ajouter


Amy - Mais moi aussi, je n'ai pas envie d'être quelqu'un d'autre, te donner quelque chose que je ne suis pas prête à partager pour te prouver quoi que ce soit. Je ne ferai pas ça pour toi peu importe à quel point je tiens à toi. Elle souffle doucement pour se calmer puis ajoute en hochant la tête C'est vrai, je t'aime... Mais je n'ai pas envie de te détruire et je n'ai pas envie de devenir quelqu'un d'autre... J'ai besoin de temps pour me reconstruire et tu n'as peut être pas tout ce temps à me consacrer après tout... Je... J'ai pas envie de m'éloigner de toi mais, je n'ai pas envie de garder un mauvais souvenir de cette relation alors... Alors c'est peut être la seule chose qu'il nous reste à faire finalement elle hausse doucement les épaules en balayant les larmes de son visage.



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